Kol Hator - La Voix de la Tourterelle
Kol Hator
-
La Voix de
la Tourterelle
Auteur : Rabbi Hillel de Shklov Rivlin (1758
-1838)
D’après les enseignements de son maître le Gaon de
Vilna (1720-1797)
Traduction : Rav Y.S.
Supervision de la Traduction et commentaires :
Rav Menahem Akerman
A l’initiative de
Maurice Moché Habib
Table des matières
Avant-propos
et Introductions.......................................................................................... 1
Introduction du Rav Menahem Akerman........................................................................ 2
Introduction de Maurice Habib...................................................................................... 4
Introduction de Rav Haïm Friedlander............................................................................ 6
Chapitre
1 : Les principes du commencement.................................................................. 10
Chapitre 2 :
Première partie - Les 156 notions ................................................................ 32
Chapitre 2 :
Deuxième partie - Les deux oints des
générations......................................... 66
Chapitre 3 :
Allusions saintes au sujet du début de la
Rédemption................................... 72
Chapitre
4 : Une triple conjonction dans les « talons du Messie ».................................... 87
Chapitre
5 : Première partie - Les sept fonctions du dévoilement des choses cachées
(tsafnat panéa’h) en vue de la préparation de la Guéoula................................................ 91
Chapitre
5 : Deuxième partie - Porte « Beer Cheva »...................................................... 105
Chapitre 6 :
Les Principes de l’entreprise à réaliser et son processus selon la théorie du
stade du commencement............................................................................................. 128
Chapitre 7 :
Tu seras libérée par la justice...................................................................... 138
Glossaire ..................................................................................................................... 139
Tefilat Od
Yossef Haï en Hébreu.................................................................................... 141
Tefilat « Yossef
est toujours en vie » en Français........................................................... 144
Téhilims –
Psaumes (en Hébreu) ................................................................................... 146
בס"ד
"Barouh' Hachem
cheehianou vekiyemanou vigianou lazeman Hazé"
Cher lecteur,
Nous sommes
heureux de présenter pour la première fois dans l'histoire au public francophone
le seul ouvrage de Torah dont le sujet central est le Machiah ben Yossef. Tout
le monde connait l'importance du Machiah ben David, et la majorité croit qu'il
n'y a que lui. Ceci est normal car, ainsi que ce sera expliqué dans ce livre,
le rôle du Machiah ben Yossef, premier Machiah dans la chronologie de la
délivrance, devait être tenu secret par les grands maîtres qui en connaissaient
l'importance afin de le préserver, lui et son projet, des difficultés de
l'histoire du peuple Juif.
Le Kol Hator est le
résumé de l'enseignement de Rabbi Hillel de Chklov Rivlin sur la guéoula, telle
qu'il a reçu de son maitre Rabbi Eliahou, le Gaon de Vilna.
Comme l'a
expliqué le Rav Haïm Friedlander dans son introduction, l'édition et la
diffusion de ce livre a été laborieuse jusqu'à l'édition de Rav Menah'em Cacher
en 1967 dans son livre monumental: "Atekoufa Aguedola", puis celle de
Rav Haim Friedlander lui-même en 1969.
Mais allons à
l'essentiel: cet écrit nous livre un enseignement systématique du processus du
retour à Sion du peuple d'Israël, processus qui correspond en tous points à ce
que l'on vit depuis maintenant cent cinquante ans, que ce soit le retour de
notre peuple en Erets Israël et notre indépendance, ou les évènements que l'on
a vécu en dehors comme la Shoa ר"ל . Cette identité incroyable entre ce que nous a livré le Gaon
de Vilna à la fin du dix-huitième siècle et les évènements contemporains nous éveille
à un phénomène de vision prophétique telle que le décrivent ses élèves dans ce
livre. Bien entendu, comme chaque fois que la Torah, les prophètes ou nos sages
nous ont livré un enseignement aussi précis sur l'avenir, la défense psychologique
de ceux qui ne peuvent supporter une telle vérité est de mettre en doute la
véracité de l'enseignement, voire de le targuer de falsification.
Il nous révèle
aussi cet élément historique stupéfiant : le sionisme n'a pas commencé avec
Théodore Herzl mais avec les élèves du Gaon de Vilna. Le sionisme moderne a
continué à sa manière ce que ces grands Tsadikim avaient commencé cent ans
auparavant ! Seul Akadoch Barouh' Hou savait de quelle manière maintenir le
contenu du processus de guéoula coûte que coûte ….
Les sources du
Gaon de Vilna étant toute la tradition de nos sages, essentiellement dans la
tradition ésotérique, continuation directe de l'enseignement des prophètes, il
est compréhensible que lorsque les évènements arrivent, ils se déroulent selon la
précision de notre tradition. Comme disait notre maitre Rav Yéhouda Ashkenazi -
Manitou à ce propos: "ceux qui sont les plus étonnés quand cela arrive
sont ceux qui savaient! ".
Afin de permettre
au lecteur de vérifier par lui-même les sources du livre, nous avons aussi
traduit les remarques de Rav Chlomo Zalman Rivlin et de Rav Yossef Rivlin, son
petit fils et éditeur de cette édition du livre en 5754 - 1994.
La raison pour
laquelle cet enseignement sur l'identité fondamentale d'un premier Machiah', le
Machiah' ben Yossef, n'était pas connu de la grande majorité des gens qui
étudient la Torah est liée avec la notion de Sod dans la Tora. Le secret n'est
pas secret à cause de la difficulté de compréhension, mais à cause du danger de
divulguer avant terme les évènements à venir. C'est pourquoi il n'est transmis,
sous le sceau du secret, qu'aux initiés qui savent quoi en faire. Lorsque le
temps arrive, la logique s'inverse et il est alors interdit de ne pas le
divulguer afin de ne pas permettre des déviances dans la guéoula.
C'est pour toutes
ces raisons que nous avons pris l’initiative de le diffuser aussi au public
francophone, même s'il n'a pas accès à l'original. Le mouvement de retour à la
Torah et à la terre d'Israël que nous vivons ces dernières années nous confirme
que "le temps est arrivé".
Le lecteur doit
être averti que le support de Torah de cet enseignement est celui de la Kabala
et qu'il est donc plus difficile d'accès que d'autres textes. Cependant nous
nous sommes efforcés de donner quelques explications minimales.
Nous sommes convaincus
que la divulgation de cet enseignement au public Francophone permettra au lecteur
de mieux comprendre les évènements historiques que, grâce à Hachem, nous vivons
depuis plus d'un siècle. Il comprendra qu'au lieu d'être la victime ou le
contemplateur de ces évènements, il peut et est appelé à devenir l'un des acteurs
de ce processus Divin en se joignant activement à la guéoula d'aujourd'hui, la
géoula du Machia'h ben Yossef et du mouvement de retour à Sion.
Je tiens à
remercier Maurice Habib qui est l'initiateur et celui qui a financé ce projet
avec beaucoup de modestie et de persévérance. Que le mérite de cette œuvre et
des Tsadikim qui l'ont transmis soit sur lui et sa famille présente et future בע"ה.
Merci aussi au
traducteur R.Y.S. qui a tenu à garder l'anonymat.
Je remercie ma
femme pour le chemin de Tora dans lequel nous sommes associés depuis plus de
trente ans:
עמו"ש," תהי משכורתך שלמה מעם ה' ".
Rav Menahem
Akerman
Cher lecteur,
C’est avec une
immense joie que nous avons l’occasion de publier pour la première fois le
Séfer Kol Hator traduit intégralement en français, et de l’offrir gracieusement
à tous ceux qui souhaiteront s’abreuver à sa source.
Comme l’explique
le Rabbi de Loubavich dans son discours du 23 Kislev 5752, il existe une mitsva
de faire « Parsoumei Nissa », de faire connaître les miracles
d’Hachem, car l’avènement messianique, la guéoula elle-même, en dépend.
Et c’est
réellement ce qui frappe le lecteur à l’étude du Kol Hator, dont le thème
central est d’expliciter l’identité du Machiah Ben Yossef, le moins connu des
deux messies de notre tradition, et le premier qui se révèle à la « fin
des temps » par lequel se fait le rassemblement des exilés par l’éveil
d’en bas, comme expliqué plus loin dans le livre.
En particulier,
la bonne compréhension de cette identité permet au lecteur d’appréhender de
quelle façon Hachem a souhaité se révéler dans l’Histoire telle que nous la
vivons concrètement, notamment depuis le retour en masse du peuple Juif sur sa
terre ancestrale ces deux derniers siècles.
C’est à la fois
un choc et un grand soulagement de réaliser que ce retour n’est pas qu’une
conséquence hasardeuse de mouvements erratiques de l’Histoire (guerres,
pogroms, sionisme politique…), mais que ces mouvements eux-mêmes suivent un
plan préexistant, une historiosophie, dont une partie longtemps restée secrète
est révélée dans cet ouvrage.
Pour ne citer
qu’un seul exemple, il suffit de rappeler que le Gaon de Vilna a confié cette
mission sainte d’émigrer en Eretz Israël ainsi que ses enseignements tenus
secrets sur la fin des temps à son disciple et auteur du Kol Hator, la Gaon
Rabbi Hillel de Shklov Rivlin au tout début du 19ème siècle.
Et
qu’aujourd’hui, au mois de Adar 5777, soit deux siècles plus tard, leurs
descendants directs respectifs, à savoir Messieurs Binyamin Netanyahu et Yossef
Rivlin, occupent tous deux les plus hautes fonctions de direction de l’Etat
d’Israel, Etat du peuple Juif à nouveau réinstallé sur sa terre ancestrale
après 2000 ans d’exil…
Ce projet de
traduire et diffuser gratuitement les enseignements du Kol Hator est né de la
volonté de remercier Hachem pour tous Ses bienfaits, et en particulier à titre
personnel, la naissance de ma fille après de longues années d’essais
infructueux.
Il m’a semblé que
le meilleur présent que je pouvais offrir en retour pour remercier Hachem était
de diffuser des enseignements de Torah. La Providence a voulu qu’au même moment
je désirais étudier le Kol Hator, un enseignement du Rav Leon Yehouda Askhenazi
m’en ayant irrémédiablement transmis l’envie initiale.
Une traduction
existait en anglais, disponible gracieusement sur internet, mais
malheureusement aucune en français. Il m’a donc semblé opportun de prendre sur
moi la traduction et la diffusion de cet ouvrage en français, pour moi-même et
pour le plus grand nombre de nos frères qui ne pouvaient y accéder dans le
texte original.
Peu de temps
après je rencontrais le Rav Yehiel Bar Lev à son domicile à Petah Tikva ;
il est l’auteur de nombreux ouvrages prestigieux de Torah, notamment Yedid
Nefesh, un commentaire du Talmud Bavli...ainsi que l’élève du Rav Haïm
Friedlander dont l’introduction a été traduite également dans notre édition.
Il m’accueillit
très chaleureusement et me donna l’autorisation, ainsi que tous les
encouragements nécessaires au lancement et à la réussite du projet, qui
n’aurait pas vu le jour sans son incroyable support, que le Rav Yehiel Bar Lev
en soit pleinement remercié ici.
L’ouvrage étant
écrit dans le langage spécifique de la Kabbalah, il est particulièrement
difficile d’accès car extrêmement codé, et nous avons souhaité innover et accompagner
le lecteur par une série complète de cours video en français dispensés par le
Rav Menahem Akerman à la Midreshet Yehouda à Jerusalem, disponibles sur son
site http://www.midreshet-manitou.org
ainsi que sur Youtube (premier cours de la série https://youtu.be/RUDnJ0b8hdg).
Ces cours
audio/video nous semblent incontournables pour qui souhaite appréhender dans un
langage simple des notions complexes, et accompagneront le lecteur bien au-delà
de la présente traduction avec des exemples concrets, questions/réponses etc...
Nous avons
également retranscrit aux pages 100 à 102 de cet ouvrage la prière pour la
survie de Machiah ben Yossef. Il s’agit d’une téfila qu’ont inaugurée ensemble
à Jérusalem les élèves du Gaon de Vilna, du Baal Chem Tov, et des Sefaradim Kabbalistes
peu après l’installation des élèves du GRA en terre sainte et qu’il est bon de
réciter de nos jours.
C’est dans cet
esprit que notre traduction aura elle-même rassemblé des intervenants issus de
quasiment tous les horizons du judaïsme, qui auront œuvré ensemble avec
beaucoup de respect et de joie, tout en conservant la sensibilité propre à
chacun.
Je ne remercierai
jamais assez le Rav Yossef David Cohen du Centre Maor Kitov à Paris et le Rav
Menahem Akerman de leur implication dès les débuts et jusqu’à la version
finalisée que nous diffusons aujourd’hui et qu’a supervisé avec un dévouement
sans faille le Rav Menahem Akerman.
De nombreuses autres
personnes ont participé et je ne pourrai malheureusement pas toutes les citer,
mais les associe pleinement à la réussite de la présente publication.
En particulier il
m’est impossible de ne pas citer aussi le Rav Haïm Dynovisz, le Rav Mordekhai
Chriqui pour leurs enseignements, encouragements et bénédictions et le Rabbi
David Pinto et sa famille pour leurs berakhotes.
Nous ne doutons
pas que le lecteur trouvera dans cet incroyable ouvrage une source inépuisable
d’enseignements inédits et d’opportunités de mieux appréhender les temps
passés, présents et à venir.
Je souhaite
dédier la présente publication à la mémoire bénie de mon arrière-grand-père,
Rabbi Avraham Sebbag, ainsi que de son maître et ami Rabbi Israël Abouhassira,
Baba Salé, que leurs mérites nous accompagnent.
Et pour
l’élévation de l’âme de Monsieur Zalmann Szlavynn, un ami de notre famille qui
aura dédié toute sa vie à la Torah, de la Russie Bolchévique aux camps des
nazis, sans jamais faillir, jusqu’aux premières lueurs de l’aube, que son
souvenir soit une bénédiction.
Maurice Moché
Habib
Le 15 Adar 5777,
jour de Pourim Shoushan, à Paris, France.
Préface de Rav ‘Haïm Friedlander.
Le livre
« Kol Hator » a été édité pour la première fois grâce au Rav Chlomo
Zalman Rivlin zal il y a vingt ans à Jérusalem. Il est difficile d’en donner la
date exacte, car par manque de moyens, il a été imprimé peu à peu durant
plusieurs années. Il semble que de toute la première édition, il n’est resté
que quelques ouvrages en possession de l’auteur ou de ses proches. Et tous ces
livres issus de la première édition sont incomplets, il manque la fin, car par
manque de moyens, le Rav Chlomo Zalman n’a pas pu en assurer la totale édition.
La préface du premier éditeur, le Rav Chlomo Zalman Rivlin zatsal n’a pas été
imprimée lors de la première édition et nous l’avons trouvée sous forme de
manuscrit chez monsieur Chmouël Rivlin. Qu’il en soit remercié ainsi que les
autres fils de l’éditeur pour nous avoir permis de la recopier et de l’imprimer
avec le livre. Nous ne trouvons dans cette préface aucune mention de la vie de
l’auteur, le Gaon Rabbi Hillel ben Rabbi Binyamin de Chklov. Peut-être est-ce
dû au fait qu’il s’est appuyé sur son livre « ‘Hazon Tsion » qu’il a
écrit plus particulièrement au sujet de la famille Rivlin et à la montée en
Erets des élèves du Gra. Quoiqu’il en soit, ce serait une grande lacune pour un
tel magnifique livre, si quelqu’un devait le lire sans connaître la qualité de
l’auteur. C’est pourquoi nous nous somme proposé de remplir cette lacune, et,
en nous inspirant du livre « ‘Hazon Tsion », nous avons évoqué par
quelques traits la personnalité de l’auteur et de ses descendants qui ont
marché à la lumière de sa Tora.
Le Gaon Rabi
Hillel de Chklov, l’auteur du livre « Kol Hator » est né en 5518
(1758). Son père, le Gaon Rabi Binyamin Rivlin était le cousin de notre maître
le Gra et l’un de ses élèves les plus proches. Rabi Binyamin était un homme
énergique et très actif dans la Tora et la bienfaisance. Il édifia à Chklov une
Yechiva de ses propres deniers, une Yechiva dont le programme d’études était
établi selon la pensée du Gra et avec son accord. Sous l’influence de Rabi
Binyamin, de nombreux riches de ses connaissances établirent leur domicile et
leurs affaires à Chklov. Son intention était de fonder un groupe qui
soutiendrait le magnifique centre d’études de la Tora qu’il avait édifié. De
son vivant, il a pu voir la ville de Chklov mériter le surnom de « Yavné[1] de
Raysin », et lui-même, Rabi Binyamin a été surnommé le « Fondateur de
la ville de Chklov et de ses sages ».
On a raconté que
lorsque Rabi Binyamin a atteint cinquante deux ans, il est devenu extrêmement
riche. C’est à cette époque qu’il eut en rêve une vision extraordinaire au
sujet de Jérusalem. Encore sous le coup de l’impression de ce rêve, Rabi
Binyamin se rendit chez son maître le Gra, et lui fit part de son rêve et de sa
grande fortune. Le Gra lui montra qu’il était annoncé dans ce rêve qu’une
mission élevée du Ciel lui était dévolue à lui et à Rabi Hillel, son fils. Ils
devaient monter en Erets Israël et s’y installer. En parallèle, ils devaient
commencer une action de grande envergure pour sensibiliser les Juifs au retour
à Tsion. Rabi Binyamin fut très impressionné par l’interprétation de son rêve
par le Gra, une interprétation qui expliquait en même temps son rêve et sa
fortune. De retour à Chklov, il se mit immédiatement en devoir d’accomplir sa
mission. Il nous reste de cette époque un des discours enflammés de Rabbi
Binyamin sur le rassemblement des exilés qui se fondait sur le verset « Je
veux les ramener des régions du Nord » (Jer. 31, 7). D’après Rabbi
Binyamin, ce verset nous apprend que c’est « de la région du Nord »,
à savoir la Russie qui est à l’extrême Nord de Jérusalem, et plus encore la ville
de Chklov, qu’aura lieu l’éveil pour le retour à Tsion et la reconstruction de
Jérusalem. Un mouvement enthousiaste naquit à Chklov en vue du retour à Tsion,
un mouvement auquel le Gra donna le nom de « ‘Hazon Tsion ». C’est
ainsi que Chklov a eu le mérite de voir émaner d’elle la majorité des premiers
hommes à monter en Erets Israël. Ce fut un étendard pour toutes les communautés
de l’exil. Rabbi Binyamin quitta lui-même Chklov en 5572 pour monter en Erets
Israël, mais il ne put atteindre sa destination, car il décéda en chemin.
L’auteur du
« Kol Hator », Rabbi Hillel, le fils de Rabi Binyamin, eut aussi le
mérite d’être compté parmi les élèves les plus proches de notre maître le Gra,
qu’il servit pendant dix-sept ans. En 5543 (1783) lorsque que le Gra constata
que son Créateur ne lui permettrait pas d’entrer en Erets Israël, il décida de
transmettre à son élève la mission qu’il avait reçue du Ciel, à savoir :
œuvrer en vue du rassemblement des exilés et de l’établissement en Erets
Israël. Ce fut Rabbi Hillel qui fut choisi par le Gra qui lui confia la
direction de ce magnifique mouvement, le mouvement « ‘Hazon Tsion », dont nous avons
parlé plus haut. Le Gra lui transmit tous les secrets du commencement de la
Rédemption, et le détail de chaque action qu’Israël devrait accomplir pour
rapprocher la Rédemption complète. L’enseignement portant sur le début de la
Rédemption, que Rabbi Hillel reçut du Gra, a été un enseignement ample et
approfondi. C’est cet enseignement que Rabbi Hillel a rassemblé dans un
important livre profond, et le condensé de ce livre est le « Kol
Hator » présenté ici.
Notre maître le
Gra est décédé en 5558 (1798). Il avait quitté ce monde, mais son enseignement
-l’enseignement relatif au début de la Rédemption – est resté et a été gardé
vivant par ses élèves. C’est cet enseignement qui leur a insufflé le courage
pour se lancer a priori dans toutes les tribulations qui les attendaient lors
de leur long voyage, et pour braver les nombreux dangers qui les attendaient
lors de leur établissement dans un pays ravagé et désolé. C’est en 5569 (1809),
que les premières caravanes partirent de Russie. Le cinq Elloul 5569, la
première caravane arrivait à Safed après un voyage de dix mois sur un chemin
rempli d’embûches. A sa tête se tenaient quatorze élèves du Gra. En ‘Hechvan
5572 (1811), sept élèves du Gra, avec à leur tête le Gaon Rabbi Hillel,
partirent s’établir à Jérusalem. Arrivés à destination, ils n’y trouvèrent
qu’une vingtaine de Juifs sépharades et neuf Juifs ashkénazes. Dès leur arrivée
à Jérusalem, Rabi Hillel et ses compagnons entreprirent de fonder toutes les
institutions vitales à l’établissement juif. Ils créèrent des institutions de
Tora et de bienfaisance. Ils se préoccupèrent d’améliorer la situation en ce
qui concerne la santé. Ils fondèrent une société de garde surnommée
« Haguevardia » sans laquelle l’établissement n’aurait pas pu se
maintenir ne fût-ce qu’une heure. Un dévouement surnaturel fut exigé de Rabbi
Hillel et de ses compagnons dans la conduite de l’établissement dans les
conditions de cette époque : épidémies, bandits et accusations
mensongères. Le manque d’eau et de nourriture, les difficultés dans la
communication avec les Juifs de la gola, ceci et d’autres nombreuses
difficultés durent être affrontées par les premiers habitants. Sans leur foi
extraordinaire dans la mission du Ciel qui leur incombait et la lumière de
l’enseignement du commencement de la Rédemption que le Gra leur avait transmis,
ils n’auraient pas pu se maintenir en Erets Israël dans ces conditions. Lorsque
la rumeur arriva en Russie que Rabi Hillel et une partie de ceux qui étaient
montés en Erets Israël avaient réussi à s’établir à Jérusalem, l’enthousiasme
se répandit, et un grand nombre parmi les Juifs de Russie décida de monter à
Jérusalem.
Alors qu’il était
encore un jeune homme de quinze ans, Rabbi Moché, le fils de Rabbi Hillel,
avait déjà la réputation d’être un darchan (orateur) qui émerveillait tous ses
auditeurs. Son père l’amena une fois à Vilna et le présenta au Gra afin qu’il
entendît son talent d’orateur. Le Gaon complimenta le jeune Moché et lui
dit : «Sache que grâce à ce don que Hachem, qu’Il soit loué, t’a donné, il
te faut être orateur pour Tsion, comme l’ont enseigné nos Sages (Roch
Hachana 30a) sur le verset : «Cette Tsion dont personne se soucie
(dorech ein la : elle n’a pas d’orateur) » (Jer. 30,17),
"Tsion a donc besoin d'orateurs ». Il lui ajouta aussi une
allusion : « dorech Tsion » a la même valeur numérique que
« Moché ben Hillel ben Binyamin ». Ces paroles laissèrent une
impression profonde dans le cœur du jeune homme. Et ce fut avec un grand
enthousiasme qu'il remplit l’ordre du Gra, et que, durant de longues années, il
émerveilla par ses discours sur Tsion, à tel point que tout le monde le
connaissait sous le nom de « Rabbi Moché dorech Tsion ».
Rabbi Moché
« dorech Tsion » eut un petit fils nommé Rabbi Yossef Rivlin. Jusqu’à
son époque, les actions menées à Jérusalem en vue de l’établissement et de
l’amélioration des conditions de vie étaient concentrées à l’intérieur des
murailles de Jérusalem. Rabbi Yossef fut le premier à commencer la construction
de quartiers à l’extérieur des murailles de Jérusalem. Avec une grande
détermination, Rabbi Yossef a voulu accomplir la prophétie « Etends
l’emplacement de ta tente ! » dans l’esprit de notre maître le Gra.
Les treize premiers quartiers en dehors des murailles de Jérusalem furent tous
construits par Rabbi Yossef qui œuvra ainsi avec un grand dévouement pour
accomplir le précepte de l’extension. La première maison qu’il construisit fut
le fondement du quartier « Nah’alat Chiva ». La construction de cette
maison historique fut achevée en Tamouz 5629 (1869). A cette époque, les
alentours de la vieille ville de Jérusalem n’étaient qu’un désert désolé, et
les portes de la ville étaient fermées dès le début de la tombée de la nuit.
Pendant deux ans et huit mois, Rabi Yossef habita seul dans cette maison, sans
se soucier de la désolation qui l’entourait. Il avait l’intention d’éveiller
ses frères de la ville pour les en faire sortir et s’installer à l’extérieur
des murailles afin d’accomplir le brûlant désir du Gra et de ses élèves quant à
la reconstruction de Jérusalem et de l’extension de ses limites. C’est en 5632
(1872) que Rabbi Yossef put voir les fruits de son action, car, cette année-là,
quarante-cinq maisons furent construites à côté de la sienne, et plus de
cinquante familles s’établirent dans le quartier. Telle était la coutume de
Rabbi Yossef durant toute sa vie : dans chaque quartier qu’il construisait
il était le « Na’hchon » (le premier à avoir sauté dans la Mer Rouge
et provoqué ainsi son ouverture, NDT); le premier à habiter là jusqu’à ce que
le quartier fût bien établi, et que d’autres l’eussent suivi. Outre ces treize
quartiers que Rabbi Yossef construisit, qui sont la stèle éternelle dressée en
son souvenir, il a laissé encore après lui de nombreux hymnes et écrits. Chacun
de ses hymnes se fonde sur l’enseignement de la fin dévoilée dont il est
question dans le livre « Kol Hator ». Ses principes sont aussi inclus
dans ses nombreux écrits qui ont, pour la plupart, été publiés dans des
ouvrages et dans différents périodiques de son époque tels que
« Hamaguid », « Hatsfira » et « Halébanon ».
Le fils de Rabbi
Yossef, le Rav Chlomo Zalman Rivlin est le premier éditeur du livre « Kol
Hator », comme nous l’avons dit. Et nous le remercions pour nous avoir
épargné la perte de l’enseignement de la magnifique « fin dévoilée »
de notre maître le Gra.
Chapitre 1 : Les principes du commencement.
Contenu du chapitre :
Notre mission, la mission de notre maître le Gaon,
lumière du Messie fils de Yossef pour la dernière génération est la
suivante : d’après notre maître Rabbi Eliahou toutes les étapes du
commencement, le rassemblement des exilés et la réinstallation en Erets Israël,
les généralités et les détails jusqu’à l’ultime fin, ressortent de la fonction
du premier Messie, le Messie fils de Yossef, et viennent du côté gauche, c’est
à dire la midat haDin (la rigueur),
par un « éveil d’en bas », de manière naturelle, comme à l’époque de
Cyrus. Ensuite, la Rédemption s’achèvera par la midat ha’hessed (mansuétude) du côté droit, le Messie fils de
David.
La pensée de base de notre maître est « Yossef
est encore vivant », et alors que nous nous tenons au seuil du
commencement nous devons étudier attentivement toutes les 156 intentions,
caractéristiques, appellations, et qualités du Messie fils de Yossef, ainsi que
les principes du commencement dont il est fait allusion dans les œuvres saintes
de notre maître – afin de connaître le chemin et les actions qui se présentent
à nous, à la lumière de notre maître qui nous devance en nous éclairant jusqu’à
ce qu’apparaisse le plein jour, avec l’aide du ciel.
1)
Nous trouvant au seuil du début de la rédemption (le « et ha zamir iguia ve kol hator
nichma be artzenou" : le « temps
du chant qui est arrivé, et la voix de la tourterelle s’entend dans notre
pays au sixième»)[2]. Sur
ordre et avec la bénédiction de notre maître le Gaon Rabbi Eliahou nous devons
étudier et comprendre quel est l’intégralité du cheminement des « talons[3]"du
Messie et les actions que nous devons entreprendre en fonction de l’objectif et
des enseignements de notre maître le Gaon qui a eu le mérite d’être la lumière
du Messie fils de Yossef[4] pour
rassembler les exilés et dévoiler les allusions de la Tora qui concernent les
étapes de la venue du MessieC’est pour cela que D. a fait descendre le Gaon du
ciel[5] (
Selon le Sod « le petit sera un millier etc. »( Is. 60), et tet tsadik tsadik final : 999 selon
la sefira de Yessod et l’origine de la lumière supérieure au niveau de Matat., le prince de l’intérieur[6]).
Tous les allusions au commencement et les secrets des talons du Messie, jusqu’à
la fin ultime incluse, ont été dévoilés à notre maître. Il a écrit longuement
sur la fin ultime dans son explication sur le Sifra Detsiniouta et il a fait jurer au Nom du D. d’Israël de ne
pas le dévoiler[7].
Mais, il a dévoilé toutes les étapes du commencement à beaucoup de ses élèves
qui lui avaient promis fidèlement de monter à Tsion et de commencer à œuvrer
activement au rassemblement des exilés par « un éveil d’en bas » avec
l’aide du ciel[8].
Selon le grand principe général de notre maître le Gaon dans le Sifra Detsiniouta : tout ce qui a
été, est et sera, dans tous les mondes supérieurs et inférieurs, tout, en
général et en particulier, ce qui arrive dans chaque génération, est évoqué
dans la Tora (comme expliqué plus loin dans le chapitre trois : « Les
allusions saintes »)[9].
2)
Selon notre maître le Gaon toute l’œuvre du
rassemblement des exilés, de la construction de Jérusalem, de l’élargissement
du peuplement d’Erets Israël, en vue du retour de la Présence divine, tous les
points principaux de cette entreprise et ses points particuliers, et leurs
détails, relèvent de la mission et de la fonction du Messie du commencement, le
premier Messie, le Messie fils de Yossef. Le Messie, fils de Yossef, est la
force miraculeuse qui vient en aide à toutes les actions qui sont faites par un
« éveil d’en bas », de façon naturelle. Car le Messie fils de Yossef
vient de la terre (d’en bas) et le Messie fils de David vient du ciel (d’en
haut), en vertu de la notion Ra’hel/Léa, comme nous le savons , lors du
commencement du temps messianique et de la fin dévoilée. Le Messie fils de
Yossef lui-même relève de ces deux notions : Yossef fils de Ra’hel de la
terre et Yossef fils de Yacov du ciel[10]. C’est pourquoi nous devons
étudier et comprendre les 156 qualités, appellations et toutes les notions et
attributs concernant le Messie fils de Joseph (comme expliqué plus loin dans le
chapitre 2)[11],
afin que ceci éclaire nos pas et soit comme un « Choul’han Aroukh »,
« une table dressée » (recueil de lois) devant nous pour l’action et
les différentes façons de l’œuvre qui se présente à nous avec l’aide du
Rédempteur d’Israël, que cela arrive rapidement.
3)
Selon notre maître le Gaon, si nous ne le méritons
pas, le commencement de la Rédemption débutera par un « éveil d’en
bas » semblable à celui qui a eu lieu à l’époque de Cyrus, au temps du
deuxième temple, par le côté gauche c'est-à-dire par la midat hadin[12].
« Sa gauche soutient ma tête » (Cantique 2,6) qui est dit au sujet du
Messie fils de Yossef[13]. Ce
sera donc avec l’autorisation des rois des nations[14]. Viendra ensuite la
rédemption complète par le côté droit,
c'est-à-dire par la midat ha’hessed et ainsi par la ligne de miséricorde (ligne
médiane), selon ce qu’il est dit : « Avec une grande miséricorde je
te rassemblerai [15] »
(Isaïe 54,7). Selon notre maître le Gaon, le rassemblement des exilés du
commencement de la rédemption se fera par la délivrance et le repentir comme il
est écrit : »Les rachetés de D. reviendront et ils viendront à Tsion
dans la joie[16] »
(Isaïe 35,10). Tout cela se fera par le Messie fils de Yossef, le rachat de
l’asservissement du corps et de l’âme. Le pluriel
« reviendront » indique ces deux choses : le retour à
Tsion », comme c’est écrit, « et ils viendront à Tsion » :
ils reviendront (yechouvoun) en faisant téchouva (en se repentant), en vertu du
secret de la fin du verset, Ils parviendront à l’allégresse et à la joie »[17].
C’est un
grand principe général selon notre maître le Gaon que les choses qui sont
appelées à venir, lors de l’achèvement de la rédemption, commenceront aussi
lors du début de la délivrance peu à peu selon les 999 « pas » du
Messie, les pas du troupeau[18].
4)
Notre maître a commencé à dévoiler les allusions de la
Tora alors qu’il était âgé de vingt ans en l’an 5500 (1740), le début de la
première heure[19] du
matin le sixième jour dans le sixième millénaire. C’est alors que le souffle de
D., le souffle du Messie, a commencé à lui donner son inspiration sainte pour
dévoiler petit à petit les secrets de la Tora quant à la mission du premier
Messie[20], au
dévoilement de secrets et de principes les plus profonds sur les « talons
du Messie »; aucun secret ne lui a été caché[21]. Comme nous le savons, il a
commencé à voyager en Terre sainte
au début de la deuxième heure, c'est-à-dire en 5542 (1782). C’est «alors qu’a
commencé la tempête de son inspiration, « la tempête d’Eliahou » pour
le rassemblement des exilés avec plus d’efforts[22].
Les « pas du Messie » ont commencé dans
l’ensemble au début de la première heure du sixième jour du sixième millénaire,
c'est-à-dire l’année 5500 de ce sixième millénaire. D’heure en heure, les pas
progressent de différentes façons. Comme nous le savons chaque heure est de 41
années et 8 mois[23].
C’est depuis que les liens qui retenaient les talons du Messie fils de Yossef
sont dénoués, comme il est écrit « Tu as dénoué mes liens » (Ps.
116,16)[24], et
selon le secret : « Témoignage qu’Il établit dans Yehossef [25] »
(Ps.80, 6), « J’ai déchargé du fardeau son épaule, ses mains sont
affranchies du lourd panier » (Ps. 80,7)[26]. Et à partir de la deuxième
heure, c'est-à-dire à partir de l’année 5042 (1782) a commencé la dimension de
toute la maison d’Israël, tant au niveau global qu’au niveau de chaque homme
d’Israël en particulier au moment de l’éveil du Messie du commencement, le
Messie fils de Yossef[27]
5)
Notre maître le Gaon savait par son inspiration sainte
où était fait allusion dans la Tora au nom et à la mission de chaque personne
d’Israël, chacun sous la bannière de ses ancêtres selon l’origine de son âme et
les mérite de ses pères, selon des guematriot (numérologie) et des notarikon
(acrostiches)[28]. Il
a trouvé pour lui-même de nombreuses allusions (32) au sujet de son importante
et sainte mission de rassembler les exilés, comme expliqué plus loin dans le
chapitre 3.
6)
Voici selon notre maître le Gaon les sept principes de
base sur la notion des « talons du Messie » : « Sur une
seule pierre il y a sept yeux » (Zacharie 3,9) :
(1) « Yossef est encore vivant » Le
fondement de la pensée de notre maître était ; « Yossef est encore
vivant », c'est-à-dire que le Messie fils de Yossef vit et vivra et
annulera le décret de mort prononcé par Armilus le méchant[29], car, comme dit, tout le
début de la rédemption dans tous ses aspects dépend du Messie fils de Yossef[30]. Ce
décret est annulé par la longueur de l’exil et « par les souffrances qu’il
endure et nos maladies qu’il supporte » (Isaïe 53,4)[31], par les actions qui sont
faites avec dévouement pour rassembler les exilés qui est sa mission, par les
souffrances de l’enfantement du Messie, les épreuves d’Erets Israël[32], et
par nos prières quotidiennes pour la vie et la réussite du Messie fils de
Yossef, des prières fixées comme nous l’expliquerons plus loin. Ceux qui
s’occupent du rassemblement des exilés allègent les épreuves du Messie fils de
Yossef lors de la période dite « les talons du Messie ».[33] Le
décret sera annulé en étant partagé en
petites parties à l’exemple de ce que dit le Midrach : «cela ressemble à
un roi qui s’était mis en colère contre son fils et qui s’était juré de lui
jeter une pierre. Mais ensuite il l’a regretté et a eu pitié de son fils, mais
comme il devait accomplir son serment il a brisé la grande pierre en petits
morceaux et lui a jeté ces morceaux un à un ». Le fils n’a donc pas été
tué mais malgré tout il a souffert des petites pierres[34]. Ce sont les souffrances du
Messie qui viendront peu à peu en même temps que les 999 « pas du
Messie », de façon que le décret soit lui aussi partagé en 999 petites
parties. En contrepartie il y a le côté libérateur, comme il est fait allusion
dans le verset : « C’est un temps de détresse pour Yacov »,
c’est par elle qu’il sera sauvé car les lettres composant certains mots de ce
verset : Veet tsarah hi (hé alef yud) leYacov (lamed yud ayin kof vet) ont
une valeur numérique totale de 999[35] .
La
mission générale du Messie fils de Yossef consiste en trois points : Le
dévoilement des secrets de la Tora, le rassemblement des exilés, l’élimination
de l’esprit d’impureté de la terre d’Israël[36]. Le rassemblement des
exilés consiste en trois tâches : la reconstruction de Jérusalem, le
rassemblement des exilés, l’observance des préceptes relatifs à Erets Israël[37].
Tout ceci est évoqué dans les versets : « Qui gravira la
montagne de l’Eternel (Ps. 24,3)» qui se réfère au retour des exilés
(Initiales de Messie fils de Yossef : Mem yod bet), »Qui se dressera
sur sa montagne sainte », c’est la construction (Initiales de Machia’h ben
Yossef). Chaque fois l’expression « se dresser » fait référence au
Messie fils de Yossef, selon le principe : « Ma gerbe s’est dressée
(Gen. 58, 7)[38],
« Celui-là recevra (portera) la bénédiction de l’Eternel » (Ps.
24,5), c’est la plantation (Yissa berakha met Hachem » : Initiales Messie
fils de Yossef)[39].
Ainsi que dans les versets : «Reviens dans ces villes qui sont les
tiennes» (Jer. 31,20), « L’Eternel reconstruira Jérusalem » (Ps.
147,2), « Car c’est temps de lui faire grâce (‘hénéna) ((Ps.102, 14)[40] »,
« ‘hinena » c’est la plantation, comme il est dit dans la suite
de ce verset : « et afara ye’honénou – Sa poussière ils
chérissent »[41].
Chacun de ces versets a la même valeur numérique que les mots « Edout be
Yéhossef » (Témoignage sur Yossef) qui sont dit au sujet du Messie fils de
Yossef[42].
Ces trois tâches ont été dites aussi au sujet de la mission de Cyrus[43],
comme il est dit : « J’accomplis la parole de mon serviteur. Et fais
aboutir le dessein de mes envoyés. Et je dis de Jérusalem :
« Elle sera habitée… Je dis aux eaux profondes :
Desséchez-vous ! ». Je tarirai les fleuves. Je dis à Cyrus :
« Tu es mon berger !». Lui exécutera ma volonté toute entière… »
(Isaïe 44, 26, 27, 28). Selon l’explication de notre maître « tsoula »
(eaux profondes) à la même valeur numérique que « Sam… » car la
reconstruction d’Erets Israël a pour but
de chasser Sam… des portes de Jérusalem[44].
Voici donc ce qui est du ressort de la fonction de Cyrus dans le cadre de la
mission qui est du ressort du Messie fils de Yossef, du côté gauche
c'est-à-dire la vertu de din (la rigueur)[45]. La puissance du Messie
fils de Yossef réside dans l’aide miraculeuse pour toutes les actions qui
concernent le rassemblement des exilés, actions qui viendront par le
« réveil d’en bas »[46]
7)
(2) Il
agit et réussit. L’une des caractéristiques du Messie fils de Yossef
c’est la réussite par l’action, comme il est écrit au sujet de Yossef « Il
(D.) faisait réussir toutes les œuvres de ses mains (de Yossef) » (Gen.
39, 5).Et la grande idée de notre maître le Gaon est connue : il y a deux
préceptes que l’homme pratique en y faisant entrer la totalité de son
corps : La souccah et Erets Israël. Il a trouvé une allusion à cela dans
le verset : «Son tabernacle (souco) n’est-il pas à Shalem [ou « il
est entièrement dans sa soucca » *NDT], et sa demeure à
Tsion ? » (Ps.76.3). Et il a ajouté que le précepte de la soucca
consiste à en construire une et non à occuper une soucca qui est déjà
entièrement couverte. Et il en va de même pour Tsion[47]. Comme dit le Midrach sur
le verset : « Il viendra en rédempteur pour Tsion (Isaïe
59,20) : « Tant que Tsion n’a pas été reconstruite, le Messie ne
viendra pas encore[48] ».
Comme l’ont dit nos Sages (Guémara Meguila 17) : « Une fois que
Jérusalem sera reconstruite, le fils de David viendra ». Et le Midrach
dit : « Le fils de David ne viendra pas tant que Jérusalem ne sera
pas reconstruite »[49]
8)
(3)
« L’heure venue, moi l’Eternel Je me hâterai d’accomplir ces
promesses » (Is. 60,22). Au sujet des paroles de nos Sages (Sanhédrin 98)
: « S’ils le méritent « Je me hâterai d’accomplir ces
promesses », s’ils ne méritent pas ce sera à « l’heure venue »,
notre maître a dit qu’en fin de compte aucun verset n’échappe à son sens
premier. Et le sens premier de ce verset est que même « l’heure venue, Je
me hâterai ». Et quand cela se produira-t-il ? « Quand le petit
sera un millier et le jeune une puissante nation ». le « petit »
et le « jeune » sont dits au sujet d’Ephraïm qui est le Messie fils
de Yossef. Et comme nous le savons, le niveau le plus élevé du Messie fils de Yossef qui vient par
« un éveil d’en bas » est mille moins un, soit 999 dans la sefira de
Yessod[50].
« Lorsque le petit sera un millier », c'est-à-dire lorsqu’il
atteindra par ses actions le niveau jusqu’à mille, alors : « Je suis
l’Eternel, même l’heure venue, Je me hâterai », et telle est l’intention
du verset «Il se hâtera d’être propice pour son peuple lorsqu’Il les verra à
bout de forces… » (Deut. 32,36). Selon les paroles de notre maître[51] le
verset « Il y a un temps pour chaque désir » (Eccl.3, 17)
signifie que la fixation d’un temps dépend d’un désir qui est le désir d’en
bas, et comme il est écrit au sujet de Cyrus « Lui exécutera ma volonté
toute entière" (Isaïe 44, 28). Et Cyrus a été placé dans la mission du
Messie fils de Yossef du côté gauche, c'est-à-dire la vertu de din qui viendra
par le « réveil d’en bas »[52]. J’ai souvent vu notre
maître qui faisait des allers retours dans sa chambre et déclarait, sur un ton
véhément, « Maître du monde. N’as-tu pas une voie intermédiaire entre
« l’heure venue » et « Je me hâterai »[53], nous nous en tenons de
toute notre force au sens premier de tes promesses : « Je suis
l’Eternel, l’heure venue, je me hâterai »[54].
9)
(4) Possession et conquête lors de la fin
révélée. Toutes les actions du début de la rédemption de notre époque,
qui est le commencement ultime de la
dernière génération,[55]
doivent correspondre à deux lignes : la ligne dEzra et Né’hémia et la
ligne de Josué. Notre maître le Gaon a dit (« Aderet Eliahou »
Devarim 11) au sujet du verset : «Vous en prendrez possession et vous y
demeurez » (Deut. 11,31) que « c’est par le mérite de la prise de
possession de la terre que vous pourrez
y demeurer. », « et comment pourrez-vous en prendre
possession ?». La prise de possession consiste à planter et à construire
afin de s’approprier l’ensemble d’un sol, et ceci est dans la ligne d’Ezra et
Né’hémia. En cas de nécessité, cela pourra se faire par la force (NDT S’il y a
un kamats sous le ‘het le mot « hozka" signifie alors par la force,
alors qu’avec un hataf-pata’h sous le ‘Het ce mot signifie possession)[56], ce qui ressort de la ligne de Josué. Notre maître nous
a indiqué une magnifique allusion dans le fait que les mots « Ezra
Né’hémia » ont la même valeur numérique que « Yehochoua (soit
391)». Josué est un descendant d’Ephraïm fils de Yossef et c’est lui qui combat
Amalek. Et le mot « Amalek », lorsque toutes les lettres (ayin, mem,
lamed, kouf) sont comptées dans leur intégralité, a la même valeur numérique
que les mots « Sitra a’hara » (« le côté de l’impureté»)
soit 480. La mission de Josué fils de Noun est « Sors (Tse =91) combattre
Amalek. C’est Josué qui est le Messie fils de Yossef. Et de même c’est le
Messie fils de Yossef qui combattra à la porte, c'est-à-dire aux portes de
Jérusalem, « à l’entrée de la cité »[57], là où se concentre la
guerre contre Esav, comme il est dit : « Là il brise les traits
enflammés de l’arc » (Ps. 76,4). C’est la mission du Messie fils de Yossef
qui est évoquée dans le verset : «Sa soucca sera entière, ainsi que sa
demeure à Tsion » (Ps.76.3). C’est là que notre maître voyait sa
mission et une allusion à son nom car l’ensemble des mots qui composent ce
verset a la même valeur numérique que son nom et les trois générations qui
l’ont précédé : « Eliahou ben Chlomo ben Zalman ben Isachar Dov » (comme expliqué plus loin dans le chapitre 3). Ces
versets nous garantissent que dans notre guerre contre Amalek notre
« souca » sera entière dans tous ses aspects, avec l’aide D. Et le
Gaon explique que la prise de possession est la fin révélée mentionnée par nos
Sages (Sanh. 98a et Meguilah 17b) au sujet du verset : « Et vous
montagnes d’Israël, vous donnerez votre frondaison et vous porterez votre fruit
pour mon peuple Israël, car ils sont prêts de revenir » (Ezech. 36,8). Tel
était le désir brûlant de notre maître le Gaon. Le Gaon a énoncé un grand
principe, à savoir que toutes les actions dans les voies du commencement
doivent être semblables à celles de l’époque d’Ezra et de Néh’émiah et à celles
de l’époque de Cyrus. Et il écrit expressément que le rassemblement des
exilés dépend du mérite de l’accomplissement des mitsvot liées à Erets Israël.
La deuxième interprétation que l’on trouve dans les paroles de notre maître sur
le verset : « Vous en prendrez possession (Avec un kamats sous le
‘het, le mot « hazaka signifie alors par la force) va dans le sens de
celui (Kidouchin 26a) qui cite le verset : « Etablissez-vous dans les
villes dont vous vous êtes emparé (Jer. 40,10). » Le but de notre action
pour le rassemblement des exilés est de faire la guerre pour D. contre Amalek,
ce qui était la mission essentielle de Josué dans la ligne du Messie fils de
Yossef. C’est une guerre contre Amalek, dans tous ses aspects, contre tous les
ennemis d’Israël, contre Armileus le prince du "Erev Rav", afin
d’éliminer le souffle d’impureté du pays, faire émerger l’Ame d’Israël (Knesset
Israël) et la Présence divine (la Che'hina) de dessous de la poussière de la
terre, et entamer le processus contre la guerre de Gog et Magog lors de la
première rédemption en vue de la venue de notre Messie : le Messie fils de
David, que ce soit rapidement de nos jours. Les actions principales sont la
reconstruction de Jérusalem, le rassemblement des exilés et l’accomplissement
des préceptes relatifs à Erets Israël, selon le secret de la fin dévoilée. Tout
ceci relève de la mission de notre maître, la lumière du Messie fils de Yossef,
et de ses sublimes indications qu’elles soient explicites, ou de l’ordre de
l’allusion, le secret du « Tsafnat panéa’h », le secret de l’action
et du calcul, et le grand et sublime principe « Kol Hator » qui
concerne le commencement en actes de la fin dévoilée. Car ceci était
l’aspiration de notre maître le Gra et de ses élèves. C’est ainsi encore que le
verset « mais tu verras Tsion, la cité de nos réunions de fête, tes yeux
contempleront Jérusalem » (Isaïe 33,20) recèle la mission de notre maître.
Ce verset fait référence à la mission du Messie fils de Yossef, et le Ari
Hakadoch y a aussi vu, en vertu d’allusions connues, sa propre mission en tant
que Messie fils de Yossef.[58].
10) (8) Le refuge à Tsion. Selon le
verset : «Alors quiconque invoquera le nom de l’Eternel sera sauvé ;
car sur le mont Tsion et dans Jérusalem le salut sera assuré, ainsi que l’a dit
l’Eternel, comme il le sera, parmi les survivants, à ceux qu’élira le
Seigneur » (Joël 3,5).D’après le Midrach Tan’houma, Tsion est dans la
ligne du Messie fils de Yossef. Ce qui est arrivé à Yossef arrivera à Tsion[59].
Notre maître a trouvé aussi une allusion à ceci dans le mot « sridim
(survivants) » qui a le même total numérique (566) que « Machia’h ben
Yossef » car, d’après notre maître,
c’est par lui qu’aura lieu le rassemblement des exilés. Et dans la
mesure où le rassemblement des exilés prendra de l’importance, le "sitra
a’hara" (force d'opposition)[60] se
renforcera. Alors s’ajoutera aussi une accusation contre ceux qui ne
soutiendront pas le rassemblement des exilés après que le commencement de
celui-ci aura débuté, car c’est alors que « le salut sera assuré sur le
mont Tsion et dans Jérusalem » (Ceci est suffisamment clair pour le sage).
C’est à ce sujet que le Gaon
s’inquiétait énormément[61].
Le lien
avec l’influx d’en haut. Le refuge à Tsion et à Jérusalem, le rassemblement des
exilés ouvre la voie de l’abondance d’en haut pour Israël, une profusion de
toutes les trésors supérieurs qui viendra par l’intermédiaire de Tsion et de
Jérusalem : bénédiction, salut, paix, bienfaisance, compassion, le bien,
etc. La profusion de vie est évoquée dans le verset : « Comme la
rosée du Hermon qui descend sur le mont Tsion, car c’est là que D. a placé la
bénédiction de vie pour toujours » (Ps.133, 3), ainsi que dans le
verset : «si je n’avais la certitude de voir la bonté de D. sur la terre
des vivants » (Ps.27, 13). La profusion de salut est évoquée dans le
verset : «Puisse venir de Tsion le salut d’Israël » (Ps. 14,7)
et la profusion de la bénédiction dans les versets : «Que le Seigneur te
bénisse de Tsion » (Ps.128, 5), «car c’est là que D. a placé la
bénédiction » (Ps.133, 3). Il est fait référence à la profusion de paix
dans le verset : « la paix de Jérusalem » (Ps.122, 6), et
Jérusalem est la ville de la paix. La profusion de bienfaisance (‘Hessed) est
évoquée dans le verset : «Comme la rosée
(qui est de l’ordre du ‘hessed) du Hermon qui descend sur le mont Tsion,
car c’est là que D. a placé la bénédiction de vie pour toujours » (Ps.133,
3). La profusion de miséricorde (Ra‘hamim) se trouve dans le verset : «Qui
construit Jérusalem par sa miséricorde (actions de grâces après le repas), le
bien dans le verset : « Que le Seigneur te bénisse de Tsion !
Goûte le bien de Jérusalem tous les jours de la vie » (Ps.128,
5) et dans le verset : «Que je voie cet heureux pays qui est
au-delà du Jourdain, cette belle montagne du Liban» (Deut. 3,25). Tout
ceci est du ressort de la mission du Messie fils de Yossef, car Tsion est dans
la ligne de Yossef (comme dit dans le Midrach cité plus haut). Tant que Tsion
est désolée, le souffle d’impureté y règne et obstrue la voie par laquelle
passe l’abondance d’en haut. Seule la construction de Jérusalem contient ce
lien comme il est écrit : «Jérusalem qui est bâtie comme une ville d’une
harmonieuse unité » (Ps.122, 3).
11) (6) La Tora de Tsion. « Car la Tora
sortira de Tsion » (Is. 2,3), c'est-à-dire la révélation des secrets de la
Tora, dont la source principale se trouve à Tsion et à Jérusalem. Le Gaon a
écrit à maintes reprise que la rédemption dépend de l’étude de la Kabbale car
c’est ainsi que se dévoilera peu à peu la Tora du Messie, et c’est la Tora
d’Erets Israël selon le principe : « L’or d’Erets (de ce pays) est
bon » (Gen 2,12)[62]
12) (7) Tsafnat panéa’h. Au début de la
rédemption, lorsqu’arrivera le « temps de lui faire grâce
(‘hinena) » (Ps.102, 14) qui est du ressort du Messie du commencement,
commenceront les révélations des allusions qui sont dans la Tora et les paroles
de nos Sages , et on pourra comprendre grâce à cela les voies du commencement
et « les pas du Messie »
évoqués dans les mots : « missions » (eoudim),
« temps convenus » (moadim), « chargés de la mission »
(meyouadim), ainsi que le disent les versets : «Les bourgeons se montrent
sur la terre, le temps du chant est venu, la voix de la tourterelle ( Kol
Hator)se fait entendre dans notre terre » (Cantiques 2,12) et
«Déblayez dans le désert la route de l’Eternel » (Is. 40,3), comme
expliqué plus loin dans les chapitres 3 et 4[63].Et notre maître est
descendu du Ciel pour dévoiler les allusions de la Tora au sujet des « pas
du Messie » selon le secret de « Tsafnat panéa’h » (*NDT Surnom
donné à Yossef par Pharaon) et nous diriger grâce à elles dans la voie de
l’action lors des « pas du
Messie » (voir plus haut 4) et plus loin chapitre 3).
13) Les sept démarches actives du commencement, avec
l’aide de D.
(a)
Souffrances
et plaisirs. Il faut savoir au préalable que le commencement de
la rédemption vient par la souffrance et le plaisir, comme il y est fait
allusion dans la formule « des souffrances pour Yossef ». Ce
commencement viendra par la vertu de din, par un éveil d’en bas. «Les pas du
Messie » viennent par les souffrances et parfois aussi de manière détournée.
Mais d’un autre côté, la vertu de ’hessed peut intervenir en contrepartie, de
l’ordre de ce qui est dit dans le verset : « Israël étendit sa main
droite, la posa sur la tête d’Ephraïm » (Gen. 47, 14), afin qu’au
préalable nous sachions que de chaque souffrance sortira une délivrance lors
des « pas du Messie ». La délivrance viendra dans la souffrance,
comme il est dit dans le verset : « c’est un temps de détresse pour
Yaacov, par elle il sera sauvé » (Jer. 30, 7). C’est à ce sujet que
le Gaon a dit dans son explication sur Habakuk que le verset « Puis-je
rester calme devant ce jour de malheur » (Hab. 3,16) porte sur le messie
fils de Yossef pour nous avertir qu’Erets Israël est acquise par les
souffrances. Mais c’est ainsi qu’elle est vraiment acquise. Les « pas du
Messie » viennent au milieu de difficultés et d’obstacles du fait de
l’ange tutélaire d’Esav, et d’Armileus, le prince du "Erev Rav". Mais
il finira par tomber dans les mains de l’ange de Yossef comme cela est dit dans
le Midrach Tan’houma (Ki Tetse-fin 10)[64], grâce à l’aide du Messie
fils de David, selon le principe : « Yéhouda sauve Yossef »[65]. Et
même que « de ce qui est dur sortira le doux ». Et l’œuvre de
nos mains sera agréée par l’Eternel. A D. ne plaise que nous reculions un tant
soit peu si nous rencontrons une quelconque difficulté, un quelconque obstacle
sur le chemin de notre travail. Nous devons penser que c’est d’elle que
viendra la délivrance pour Yaacov, et de l’oppression nous atteindrons
l’aisance[66]
14) Marcher
avec discrétion. Toute action du début de la Rédemption doit être exécutée en
fonction de l’ordre : «Marcher discrètement avec ton
D. » (Michée .6, 8) selon le principe « Place dans l’oreille de
Josué », Josué qui est dans la ligne du Messie fils de Yossef. « Dans
les oreilles » est à prendre au sens premier, mais il y est fait aussi
allusion au mot «sod » (secret) par sa valeur numérique[67] . Une des
allusions de notre maître se trouve dans le verset : « Le secret de
l’Eternel appartient à ceux qui le craignent », le mot « sod »
(secret) écrit pleinement (samekh, vav, dalet) a la même valeur numérique que
les mots « Messie fils de Yossef », parce que c’est par lui que se
fera le rassemblement des exilés. De même sur le verset : « La gloire
de l’Eternel c’est le voilement (ester davar) » (Prov. 25,2),
« « ester davar » ayant la même valeur numérique que « la
montée (en Erets Israël) des tribus. C’est dans ce sens que notre maître nous a
ordonné de nommer l’organisation responsable du rassemblement des exilés
« Vision de Tsion » et non « retour à Tsion ». « La
vision de Tsion » se réfère à ce verset : «Tsion, la cité de nos
réunions de fête (ou Tsion la cité des nos temps fixés) » (Is.33,
20), c'est-à-dire que le temps fixé pour la Rédemption dépend de Tsion. Et ce
verset est dit du Messie fils de Yossef. Ceci est conforme aux écrits du Ari
hakadoch, ainsi qu’au verset « C’est de contempler la splendeur de
l’Eternel et visiter Son temple» (Ps.27, 4). Voir plus loin chapitre 2 au
sujet des 156 aspects du Messie fils de Yossef[68].
15 (B) Peu à Peu. Il faut savoir au préalable que le
commencement de la Rédemption vient petit à petit, tout doucement, comme l’ont
dit nos Sages (Talmud de Jérusalem Bera'hot 1-1) : « Ainsi est la
rédemption d’Israël, elle vient petit à petit, comme l’aube", « Si je
suis confiné dans les ténèbres, l’Eternel est une lumière pour moi (Michée
7,8) », « qui va croissant et qui brille jusqu’à ce qu’il soit grand
jour » (Prov. 4, 18). C’est pourquoi il convient de commencer toutes les
actions du début même petit à petit comme le dit le verset : «Je vous
prendrai un par ville, deux par famille, et je vous amènerai à Tsion
(Jer. 3,14).Notre maître a énoncé un grand principe, à savoir que tout ce
qui doit advenir dans le futur, dans l’accomplissement complet de la Rédemption,
commencera, même au début, petit à petit. Il en va de même pour la construction
de Jérusalem qu’il faudra commencer par une seule pierre, comme le dit le
verset : «Voici, je vais dans Tsion, ériger une pierre de
fondation… » (Is. 28,16). Car cette pierre sera une pierre de
probation, ce qui prouvera la volonté de reconstruire Jérusalem et d’agrandir
le lieu de sa tente (son territoire), et alors l’Eternel nous viendra en aide.
Nous avons aussi interrogé notre maître au sujet du secret du verset « Moi,
je cheminerai lentement » (Gen. 33,14), lui demandant pourquoi le
commencement devrait-il se produire obligatoirement petit à petit. Si le temps
de la volonté de D. de rassembler les exilés est venu, Ses moyens sont-ils
tellement restreints qu’Il ne puisse y procéder à grande échelle en une seule
fois ? Et notre maître nous a expliqué que le commencement de la
Rédemption n’est pas justifié par le mérite, c'est-à-dire le mérite qui
provient de notre droiture. Si la Rédemption survient d’un seul coup : d’une
part, nous ne pourrions pas supporter la quantité de souffrances qui viendrait
de la valeur du din, comme dit plus haut ; et d’autre part, nous ne
pourrions pas assumer la grande lumière qui viendrait du ‘hessed (bonté,
bienfaisance) qui surviendrait d’un seul coup. Nous devons savoir tout ceci dès
le départ en ce qui concerne notre travail actif du rassemblement des exilés[69].
J’ai demandé à notre maître s’il était possible
matériellement d’amener en une seule fois tout Israël en Erets Israël. Comment
pourrions le faire alors que se posent à nous bien des questions épineuses en
ce qui concerne l’organisation de l’instalation ? Après une longue réflexion consacrée à cette
question, notre maître nous a répondu : S’il était possible d’amener six
cents mille personnes en une fois en Erets Israël, il faudrait le faire
immédiatement car ce nombre de six cent mille a une grande puissance et est
parfait pour vaincre Sam… aux portes de Jérusalem. Alors la Rédemption serait
achevée tout de suite de manière miraculeuse par les « nuées célestes
», comme il est écrit dans le verset : «Les rachetés de l’Eternel
reviendront ainsi et rentreront dans Tsion en chantant » (Is. 35, 10).
Ceci qui fait référence, selon notre maître, au Messie fils de Yossef, et comme
l’ont dit nos Sages (Chabbat 88a) : « Ce verset parle de six cent
mille personnes». Nous devons savoir d’avance qu’en face de toutes les
bonnes choses qui viendront petit à petit lors des « pas du Messie », selon l’important principe
que notre maître a énoncé, comme expliqué plus haut, viendront des obstacles du
côté du "sitra a’hra", qui sont recensés dans les enseignements nos
Sages (Sota 9-15), que D. nous en préserve ! Cependant, grâce à notre
action nous les surmonterons avec l’aide du Ciel, comme nous l’ont promis nos
Prophètes et nos Sages, et selon les directives de notre maître et de sa sainte
bénédiction. En même temps que débutera le commencement de la Rédemption par le
rassemblement des exilés, par l’ « éveil d’en bas » du Messie fils de
Yossef, commenceront peu à peu tous les précieux bienfaits du Messie fils de
Yossef, les portes de la délivrance, comme il est dit : « J’étais
abaissé et Il m’a porté secours » (Ps.116, 6), « Par elles il en sera
sauvé » (Jer. 30,7), « Maintenant je sais que l’Eternel portera
secours à Son Messie » (Ps. 20,7), ces versets étant dits au sujet du
Messie fils de Yosssef, le bon canal, qui transmet le bien qui équivaut à 999,
comme révélé dans le secret (sod) « Celui qui voit la lettre
« Tet » en rêve, c’ est un signe favorable », de même la
bénédiction de E-L Chad-Aï, car tout ceci ressort de la sainteté. Tout cela se
rapporte à la mission du Messie fils de Yossef, la lumière du Messie fils de
Yosssef dans la dernière génération, à savoir la lumière de notre maître qui va
en s’intensifiant jusqu’à la clarté du grand jour[70].
16) (4)Un pauvre juché sur un âne. Le
commencement de la Rédemption sans l’apport de mérites est de l’ordre d’un
pauvre juché sur un âne. Il viendra dans la pauvreté, le rassemblement des
exilés tout autant que la construction de Jérusalem se feront dans la pauvreté,
comme il est écrit : « Avec des larmes ils reviendront et dans des
supplications je les ramènerai … Ephraïm est mon premier né » (Jer. 31, 8)
(Dans les allusions de notre maître le terme «be ta’hanounim » [dans des
supplications] a la même valeur numérique que les mots : « Messie ben
Yossef »). De même le verset : « J’étais abaissé et Il m’a
porté secours » (Ps.116, 6), qui est dit du Messie fils d’Ephraïm. C’est
dans ce sens que David a prié pour qu’il ne meure pas comme l’a expliqué notre
maître dans son livre « Ya’hel Or ». Et au sujet de la construction
de Jérusalem, il est pareillement écrit : «L’Eternel a fondé Tsion et les
pauvres de Son peuple y trouvent refuge » (Is. 14, 32). Tout ceci est
à l’image d’un pauvre assis sur un âne. Tout ceci dans le cadre d’un
« éveil d’en bas » qui viendra de manière naturelle jusqu’à ce que
nous méritions des nuées célestes[71]
17) (5) Des gens intègres. Un des principaux
moyens de l’accomplissement de tout notre travail est l’établissement de gens
intègres. Comme l’ont dit nos Sages (Chabbat 119b) : « Parce que
Jérusalem n’a été détruite que parce que les gens intègres en avaient
disparu ». Il faut donc créer un groupe de gens les plus intègres possible
dans notre ville sainte, car sans cela tous nos efforts et nos actions n’auront
aucune valeur, à D. ne plaise. Et ceci selon toutes les bases et les règles que
nous avons mises en place, avec l’aide de D.[72]
18) (6) Des mesures uniformes. Le
rétablissement de notre terre sainte en général et la construction de Jérusalem
en particulier doivent être faites avec des mesures uniformes. Selon nos Sages
le Messie fils de David ne viendra pas tant que tous les prix du marché ne
seront pas uniformisés (Sanhédrin 98a),
et aussi selon le principe de l’égalité des mesures des jardins comme nos Sages
l’ont expliqué (Baba Batra 75b et Tossefot
sur place). Tout ceci fait partie de la mission de notre maître comme il
y est fait allusion dans le verset « N’aie point dans ta maison deux mesures,
l’une grande et l’autre petite » (Deut. 25, 14) qui précède le
verset : « Un poids parfait et exact (even chlema ve tsedek) tu
auras… » (Deut. 25, 15) dans lequel il voyait dans la Torah son nom et sa
mission. Et notre maître a expliqué que les mots « dans ta maison »se
réfèrent à Erets Israël selon la fin du verset 15 : « Si tu veux
avoir une longue existence sur la terre… dans le pays que l’Eternel ton D. te
donne ». Il est écrit, parallèlement, en lien avec Jérusalem reconstruite :
« Que la paix règne dans tes murs » (Ps. 122,7), ce que le Targoum
traduit par « Que la paix règne sur tes biens ». Et il ne peut y
avoir de paix durable que lorsqu’elle règne dans tes biens grâce à des mesures
uniformes, comme dit plus haut. Et pour accomplir ainsi l’intention du
verset : « Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et
colline s’abaissent » (Is. 40, 4), et selon le verset : « Tu
seras affermie par la justice » (Is.54, 14), c'est-à-dire d’une manière
uniforme pour tout le monde, comme au verset « J’emploierai le droit comme
cordeau et la justice comme fil à plomb » (Is. 28, 17).
Et au
sujet du peuplement de Jérusalem nos Sages ont déjà dit qu’elle ne sera pas
partagée entre les tribus et qu’on n’y louera pas de maison. Ce sujet sera
expliqué longuement dans le chapitre 6. C’est ainsi que s’accomplira « Il
y aura des semences de paix : la vigne portera son fruit et la terre
donnera son produit » (Zach. 8, 12), car selon nos Sages (Sanhédrin 98a) ceci parle de la fin révélée, et c’est
le fondement essentiel de l’existence des gens intègres évoqués plus haut. Tu
en as un signe dans la formule : « Des gens intègres » et
« Une ligne uniforme ». Voici qui suffit[73].
19) (7)
« Tu seras affermie par la justice » (Is.
84,14). Nos sages (Sanhédrin 98a) ont
dit que Jérusalem ne sera rachetée que par la Tsedaka (justice/charité). Et la
notion de rachat relève toujours du
domaine du Messie fils de Yossef. C’est ainsi
que notre maître a vu une allusion dans les mots « bemichpat
tipadé (il rachètera par la justice) (Is.1, 27)» dont la valeur
numérique(920) équivaut à celle des mots « Machia’h
richon (premier Messie»). Et il est écrit : « Dans la justice
(Tsedaka) vous serez rétablis». Or le terme « tsedaka » a une
double signification : « équitable, juste », comme il est dit
des poids et mesures, ou dans son sens premier : un don généreux,
charité ». C’est un décret et une grâce que le rétablissement d’Erets
Israël se fasse par la tsedaka, car D. a voulu donner le mérite à quiconque
d’Israël, qu’il soit proche ou lointain, de prendre une part de la
reconstruction de la propriété de D., comme il est écrit : «Recueillez de
l’argent dans tout Israël pour réparer la maison de votre D. »
(Chroniques II, 24, 5). La construction de Jérusalem est incluse dans cette
formule qui recèle bien d’autres préceptes de la Tora comme nous l’expliquerons
plus loin dans le chapitre 7[74].
20) « Joseph est toujours en vie »
(Gen. 45, 26.) L’essence du Messie fils
de Yossef est de trois sortes :
a)
La dimension du Messie fils de Joseph dans les sphères
supérieures est Matat…, le « ministre de l’intérieur » [NDT. Ange
représentant la Sefira Yessod] et comme nous le savons tous les deux sont
issus de la lumière d’en haut, tous les deux appartiennent à la sefira Yessod
dans son action de la guerre contre Armileus (en particulier dans la guerre de
Gog et Magog). Il est aidé par Seriah ben Dan.
b)
Il y a un Messie fils de Yossef d’en bas à chaque
génération, qui est en son temps « le juste qui soutient le monde »,
qui mérite de par ses actes et la racine de son âme d’œuvrer en faveur de la
rédemption d’Israël, de mener des actions rédemptrices et de relever la gloire
de la Tora dans un grand dévouement. Ce qui lui fait atteindre ainsi le chiffre
élevé du Messie fils de Yossef qui est de 999 dans la sefira du Yessod.
c)
Le Messie fils de Yossef qui réside dans chaque maison
d’Israël en général, selon le principe : «Chéérit Israël » (les
vestiges d’Israël) qui est dit d’Israël dans son ensemble, et dans
chaque Juif en particulier. Il réside dans les 999 étincelles de l’âme de
nombreux enfants d’Israël, ces gens d’action
qui ont le mérite de promouvoir le rassemblement des exilés. Quiconque
mérite en fonction de ses actions et du mérite de ses ancêtres de mener ces
actions, qui font partie des fonctions caractéristiques du Messie fils de
Yossef, est une étincelle de la racine de l’âme du Messie fils de Yossef,
chacun selon le niveau de ses actes[75]
21) « Joseph est toujours en vie » (Od
Yossef ‘haï). Ces trois termes relèvent de la sefira Yessod. « Od »
se trouve dans « hod » de la sefira Yessod sur la ligne de gauche.
« Yossef » sur la ligne du milieu. « ‘Haï » est le Netsa’h
de la sefira Yessod sur la ligne de droite[76].
22) Yossef
est toujours en vie. La lumière du messie fils de Yossef se répand à trois
niveaux :
a)
Le Messie fils de Yossef de la terre, dans la lignée
de Yossef fils de Ra’hel, de l’ordre du receveur.
b)
Le Messie fils de Yossef du ciel, dans la lignée de
Yossef fils de Yaacov, de l’ordre de celui qui donne et influence.
c)
Le Messie fils de Yossef de la terre et du ciel. Le
sod : « Car tout est dans le ciel et sur la terre » (Chron. 1
29). « Car tout » (ki col) relève de la sefira Yessod, de même
pour ce qui est de la guematria (numérologie). En effet «(Ki) col bachamayim
ouva arets » (Car tout est dans le ciel et sur la terre) a la même valeur
numérique que les termes « Machia’h ben Ephraïm » (Messie fils
d’Ephraïm). De même la valeur numérique « keren yeschouah » (la corne
de délivrance) qui, selon notre maître se rapporte au Messie fils d’Ephraïm.
Dans
toutes ses actions pour le rachat et la délivrance, le Messie fils de Yossef
est aidé par le Messie fils de David, de l’ordre de « Yehouda sauve
Yossef », comme il est écrit : « Quel profit aurions-nous de
tuer notre frère et de dissimuler son sang » (Gen. 17, 26). C’est
pourquoi, Yehouda a mérité que la royauté de David émane de lui[77].
23) « Joseph est toujours en vie » :
Les Patriarches eux-mêmes, la plupart des prophètes de l’Eternel, les rois
d’Israël, et la plupart des Tanaïm et des Amoraïm, la plupart de Grands d’Israël
et les gens ayant commis de bonnes actions dans toutes les générations entrent
dans la catégorie du Messie fils de Yossef. Le premier fut Avraham, notre père,
comme recelé dans les mots « Comment saurai-je que je vais
l’hériter » (Gen. 15, 8). Et chaque fois que l’expression
« j’hériterai » se rapporte à Erets Israël, il s’agit de la catégorie
du Messie fils de Yossef. Il est fait allusion à ceci dans le terme
« irachena » (j’hériterai) qui a la même valeur numérique (566) que « Machia’h
ben Yossef ». Notre ancêtre Avraham a entamé le début de la première
rédemption, c'est-à-dire la sainte rédemption d’en bas qui a lieu sur la terre
d’Erets d’Israël. Notre ancêtre Yits’hak est entré dans la catégorie du Messie
fils de Yossef du jour de la Akéda (ligotage, sacrifice). Il est fait allusion
à ceci dans son nom car Yts’hak (yud, tsadik, ‘het, kof) comprend les mots
« kets (kof tsadik = fin)» et « ‘haï (‘het yud = vivant).
Et notre ancêtre Yaacov depuis sa lutte avec l’ange de Esav, comme il est
dit : « Yaacov arriva entier (chalem) » « soucota ».
Yehouda du jour où il a sauvé Yossef. Yossef depuis son premier rêve. Moché,
notre maître, du jour où il emmena les ossements de Yossef. Yochoua fils de
Noun parce qu’il a été le premier à mener la guerre de l’Eternel contre Amalek.
Chaoul et David qui se sont livré à la guerre de l’Eternel, et nous savons que
toutes les guerres de l’Eternel sont du domaine du Messie fils de Yossef. Et
dans les dernières générations, le Ari Hakadoch et son élève le plus proche le
pur et saint Rabbi ‘Haïm Vital, ainsi que le Rav auteur du « Or
ha’haïm » ont fait partie de la catégorie du Messie fils de Yossef, comme cela est connu.
Enfin dans cette dernière génération, notre maître le Gaon, lumière du Messie
fils de Yossef, dont la lumière nous précède en s’intensifiant jusqu’au plein
jour. Et aussi, d’aucuns de ses élèves, qui accomplissent ses préceptes dans la
vision de Tsion pour recevoir et s’inspirer de son esprit et de sa grande
lumière, sont du domaine du Messie fils de Yossef[78].
24) « Joseph est toujours en vie »
« Le juste vivra dans sa ferme loyauté » (Hab.2, 4). Avec toutes nos actions qui ressortent de la
mission du Messie fils de Yossef, nous avons l’important devoir de beaucoup
prier pour la vie et la réussite du Messie fils de Yossef, car c’est lui qui
détient notre existence selon le principe «Chéérit Yossef » et c’est par
lui que se produira le rassemblement des exilés. C’est le Messie fils de Yossef
d’en bas, qui existe à chaque génération, et qui ne doit pas être tué par Armileus,
l’impie. Il ne faut pas qu’il meure avant d’avoir accompli sa sainte mission
dans son intégralité. Il faut qu’il tienne bon en face d’Armileus qui veut le
mettre en échec dans toutes ses démarches, qu’il se renforce dans sa foi envers
sa sainte et grandiose mission jusqu’au dernier jour. C’est l’intention du
verset « Le juste vivra dans sa ferme loyauté ». Il faut aussi prier
pour le Messie fils de Yossef d’en haut afin que sa lumière ne s’éteigne pas,
car c’est la lumière qui relie l’Assemblée d’Israël à notre Père céleste, qui
est la charnière qui relie Yessod à Malkhout et Yessod à Tiferet dans la ligne
du Ra’hamim (compassion- ligne médiane). Le roi David, que la paix soit sur
lui, a prié à maintes reprises en faveur du Messie fils de Yossef pour qu’il ne
meure pas, afin de le soutenir quand Israël sera dans la misère, afin d’annuler
le décret qui vise le Messie fils de Yossef selon le principe : «J’étais
abaissé [dans la misère]et Il m’a porté secours » (Ps.116, 6), qui est une
de prières que le roi David, que la paix soit sur lui, a prié pour le Messie
fils de Yossef, comme c’est expliqué dans les paroles de notre maître le Gaon.
Nous
avons particulièrement l’obligation de prononcer les prières suivantes :
La prière « Od Yossef ‘haï » (qui commence ainsi : « Prends
pitié, Notre père dans les cieux, pour les vestiges de Yossef…)[79], la
prière « pour le trône de David Ton serviteur (Amida), dans la bénédiction
de la Amida : « Et reconstruis Jérusalem », la prière
« Pour le descendant de David nous espérions continuellement Ta
délivrance » et « Fais pousser la corne de délivrance » (Amida),
« Prière d’un malheureux qui se sent défaillir et répand sa plainte devant
l’Eternel » (Ps. 102, 1), « Tu te lèveras, Tu prendras Tsion en
pitié, car il est temps de lui faire grâce, l’heure est venue. Car Tes
serviteurs affectionnent ses pierres et ils chérissent jusqu’à sa poussière.
Alors les peuples révèreront le nom de l’Eternel » (Ps. 102, 14, 15, 16),
«J’aime que l’Eternel écoute ma voix, mes supplications… J’étais abaissé et Il
m’a porté secours… » (Ps. 116, 1, 6), « Du fond de ma détresse, j’ai
invoqué l’Eternel … Je ne mourrai point
mais je vivrai » (Ps. 118, 5, 17), «A l’Eternel appartient la terre
et ce qu’elle renferme… Qui s’élèvera sur la montagne du Seigneur » (Ps.
24, 1 et 3), « L’Eternel a dit à mon maître, assieds-toi à ma droite
jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis un escabeau pour mes pieds » (Ps.
110, 1), « Que le Seigneur t’exauce au jour de détresse » (Ps. 20,
2), « Viens à mon secours, ô D., car les flots m’ont atteint,
menaçant ma vie… Car le Seigneur viendra au secours de Tsion : Il rebâtira
les villes de Yehouda, on s’y établira et on en prendra possession » (Ps.
69, 1 et 36), « Que le désert et le sol brûlé se réjouissent… Les rachetés
de l’Eternel reviendront ainsi et rentreront dans Tsion en chantant » (Is.
35, 1 et 10), « Je suis enflammé pour Tsion d’un zèle ardent, et pour elle
je brûle d’une grande colère… Il y aura comme des semailles de paix : la
vigne portera son fruit et la terre donnera son produit, le ciel répandra sa
rosée et à ceux qui restent de Mon peuple je donnerai en partage tous ces
biens » (Zach. 2 et 12), « Comme elle se dresse magnifique, joie de
toute la terre, la montagne de Tsion, aux flancs dirigés vers le Nord »
(Ps. 48,3), « Seigneur, le roi se réjouit de Ta puissance… Il T’a demandé
le don de la vie ; Tu lui as octroyé ; ce sont de longs jours se
suivant sans fin » (Ps. 21, 2 et 5). Et aussi selon le Ari Hakadoch
la prière : « Le trône de David » (Amida) concerne le Messie
fils de Yossef. Et encore d’après le Gaon (qui se fonde sur les « Tikouné
HaZohar ‘Hadach ») les versets suivants : « Quand l’Eternel
ramena les captifs de Tsion, nous étions comme des gens qui rêvent »
(Ps.126, 1), « Seigneur ne me réprimande pas dans ta colère, ne me châtie
pas dans ton courroux » (Ps. 6, 2), « Célébrez D., notre force,
acclamez le D. de Yacov… C’est un témoignage qu’il établit dans
Yossef… Dans la détresse tu as appelé et Je t’ai délivré» (Ps.81, 2, 6,
8), «Sa souca est entière, et Sa demeure dans Tsion, Là Il brise les
traits enflammés…» (Ps. 76, 3, 4), «En toi, Seigneur, je
m’abrite » (Ps. 31,2), « A cause de mes ennemis je suis un objet
d’opprobre » (Ps. 31, 12), « Je t’exalterai, Seigneur, car Tu m’as
relevé » (Ps. 30, 2), « Qu’ils parlent ainsi, ceux que l’Eternel a
délivrés …» (Ps. 107, 1), «Il enverra sa parole pour les guérir… »
(Ps. 107, 20), « Le Seigneur est ma lumière et mon salut… Qu’une
armée prenne position contre moi, mon cœur n’éprouve aucune crainte…» (Ps. 27,
1 et 3), « Si je n’avais la certitude de voir la bonté de D. sur la terre
des vivants » (Ps. 27, 13).
Par nos
actes et par nos prières, nous allons aider le Messie fils de Yossef, par des
actions menées de toutes nos forces, et par un « éveil d’en bas »,
nous arriverons à réaliser l’unification des deux messies : le Messie fils
de Yossef et le Messie fils de David, « l’arbre de Yossef et l’arbre de
Yehouda ». Au départ ils seront unis dans tes mains, et
ensuite « ils seront unis dans Ma main ». L’unification des
deux Messies est le fondement de l’unification du Saint béni soit-Il et de sa
Présence, ce qui constitue la plénitude de la Rédemption[80].
Il nous
incombe d’étudier et de comprendre les notions, les aspects et les différentes
qualités du Messie fils de Yossef en nous fondant sur l’approche de notre
maître qui parle de ce sujet dans ses saints écrits, qu’il s’agisse de ce qui
est révélé ou de caché, afin que nous connaissions le chemin que nous devons
emprunter, ainsi que les actions qui vont se présenter à nous, car sa lumière
et son esprit nous guident et nous accompagnent, avec l’aide du ciel.
Toutes
nos actions en faveur du rassemblement des exilés en Erets Israël en général et
à Jérusalem en particulier, toute action générale et particulière, qui se
présentent à chaque moment à l’ensemble d’Israël et à chaque individu,
dépendent de l’existence et de la réussite du Messie fils de Yossef, et son
existence et sa réussite dépendent de « l’éveil d’en bas »dans
l’accomplissement de toutes les choses et les actions qui sont données et
cachées dans les 156 qualités, appellations et aspects du Messie fils de
Yossef, comme cela a été expliqué plus haut et sera expliqué plus loin, pour
nous associer de toutes nos forces à ses souffrances et ses vertus jusqu’au
niveau élevé de 999 dans la sefira de Yessod, c'est-à-dire les 999 degrés de
« l’éveil d’en bas », car c’est à ce sujet qu’il est dit :
« le plus petit deviendra millier », jusqu’au niveau de 1000,
« et le jeune un peuple puissant », le petit et le jeune étant dit
d’Ephraïm qui est le Messie fils de Yossef. Et alors : « Je suis
l’Eternel. Même en son temps, Je le hâterai ». Tout ceci entraine aussi
une grande obligation de diriger nos prières pour la vie et la réussite du
Messie fils de Yossef.
Chapitre 2 première partie – les 156
notions
« Tu verras Tsion, la cité de nos réunions de
fête ; tes yeux contempleront
Jérusalem, résidence paisible » (Is. 33, 20).
« De contempler
la splendeur de l’Eternel et de fréquenter Son sanctuaire » (Ps.
27, 4)
Enseignement de « Ephraïm mon premier né »[81], La
hauteur de sa tâche.
Voici le contenu de ce chapitre :
C’est une grande mitsva et une importante obligation
qui incombe à chaque homme d’Israël, à tous ceux qui s’occupent du
rassemblement des exilés, et a fortiori à quiconque porte une quelconque
responsabilité dans l’administration des affaires publiques en Terre sainte et
plus encore pour ce qui concerne l’établissement en Erets Israël. Cette
importante obligation d’étudier, de connaître et de bien comprendre en
profondeur et complètement toutes les 156 caractéristiques et qualités du
Messie du commencement de la Rédemption, le Messie fils de Yossef car c’est par
lui que se produira le rassemblement des exilés par toutes les actions du
commencement de la Rédemption qui vient par un « éveil d’en bas ».
Voici les 156 caractéristiques du Messie fils de
Yossef dans lesquelles sont incluses toutes les appellations et vertus du
commencement de la Rédemption. Tu as un signe dans le fait que le nombre 156
est égal à « Yossef » et à «Tsion », les deux se trouvant dans
la sefira Yessod. Et de même selon le Midrach (Tan’houma fin de la paracha
Vayigach) : « Tout ce qui est arrivé à Yossef est arrivé à
Tsion »[82].
(Ces 156 caractéristiques sont organisées selon l’ordre alphabétique
Hébraïque).
1)
« Ephraïm est mon premier né » (Jer. 31, 9),
« Il viendra un jour où les sentinelles s’écrieront sur la montagne
d’Ephraïm : Debout ! Montons à Tsion vers l’Eternel, Notre
D. ! » (Jer. 31, 5), « J’entends Ephraïm se balance » (Jer.
31, 17), « Ephraïm est pour moi un fils chéri, un enfant choyé »
(Jer. 31, 19), tous ces versets qui évoquent les caractéristiques fondamentales
du Messie fils de Yossef sont écrits dans un seul et même chapitre (Jer. 31).
« Ephraïm est mon premier né », parce qu’il est le premier Messie par
lequel se fait le rassemblement des exilés, c'est-à-dire la sortie de l’exil.
« La montagne d’Ephraïm », parce qu’il fait monter Israël à Tsion,
comme il est dit : « s’écrieront sur la montagne d’Ephraïm
Debout ! Montons à Tsion vers l’Eternel, Notre D. ! ».
« Ephraïm se balance », car le Messie fils de Yossef n’a pas de
repos, il oscille du nord au sud et du sud au nord. C’est à son sujet qu’il est
écrit : «Réveille-toi du nord et viens vers le sud (Ouri tsafon Ouboi teiman)»
(Cantiques 4, 16), les initiales (ayin, tsadik, vav, tav) de ces mots forment
le mot « etsot » dont la valeur numérique (566) est égale à celle de
« Messie fils de Yossef ». « Ephraïm est pour moi un fils
chéri » est de l’ordre de la vertu de ’hessed (bonté), car Ephraïm
lui-même est du côté gauche, c'est-à-dire la vertu de din (rigueur) et il
reçoit continuellement l’influence du côté droit, la midat ha’hessed, et telle
est l’intention de l’Ecriture quand elle dit « Il posa sa main droite sur
la tête d’Ephraïm » (Gen. 48, 14). Et c’est une obligation d’en parler
continuellement comme il est écrit : « Puisque plus j’en parle plus
je veux me souvenir de lui » (suite du verset Is. 31, 20).
« Ephraïm » est celui qui mène la guerre contre Armilus, et leurs valeurs
numériques (Armilus et Ephraïm) sont égales (soit 331).
Toutes
ces caractéristiques sont de la catégorie de Yossef fils de Ra’hel qui est de
la terre et tout ce chapitre de Jérémie est dédié à Ra’hel. « C’est Ra’hel
qui pleure ses enfants… Que ta voix cesse de gémir et tes yeux de pleurer, car
… ils reviendront du pays de l’ennemi » (Jer. 31 14 et 15). Il s’agit ici
de la sortie de l’exil, et « Tes enfants reviendront dans leur
frontières » (Ibid. fin du verset 16) se rapporte à la montée à Tsion[83].
2)
« Puis-je rester calme en ce jour de détresse
» (Hab. 3, 16). Le commentaire de notre maître sur Habacuc explique que
ceci est dit du Messie fils de Yossef comme le verset : «Que l’Eternel
t’exauce au jour de détresse » et il est dit à la suite :
« L’Eternel sauve Son oint » (Ps. 20, 2 et 7). Et nous savons
que l’expression « sauver » (hochiah) fait partie des
caractéristiques du Messie fils de Yossef[84].
3)
« La vérité va germer de la terre et la justice
briller du haut des cieux. Hachem donnera le bien et la terre donnera sa
récolte » » (Ps. 85, 12, 13). Ces versets se réfèrent au Messie fils
de Yossef, issu de La terre (d’en bas), et « la justice »
qui représente la vertu de din (rigueur)[85] .
4)
« La pierre qu’ont dédaignée les bâtisseurs était
la pierre angulaire » (Ps. 118, 22). Comme il est expliqué dans le Zohar
(Les Nombres), ce verset est dit de Yossef, car les initiales des mots de ce
verset ont la même valeur numérique (161) que le mot « Yehossef »
dont il est dit : « De là il est devenu le berger, la pierre
d’Israël » (Gen. 49, 24)[86].
5)
« Un poids parfait et juste (une pierre entière
et juste) » (Deut. 26, 1) Notre maître a vu ici sa première mission en
tant que lumière du Messie fils de Yossef. Le verset suivant parle de
l’anéantissement d’Amalek, suivi tout de suite par le verset « Quand tu
viendras dans le pays » (Deut. 26, 1) qui s’apparente au verset :
« Quand vous viendrez dans le pays et que vous planterez » (Lev. 19,
23). C’est d’ici que le Gaon a déduit son importante mission dans le cadre de
la fin dévoilée. Et notre maître a écrit sur le verset « une pierre
entière » qu’il relève de la vertu de din, du côté gauche. Et c’est
seulement alors qu’il était en chemin pour Erets Israël qu’il a vu qu’il avait
atteint le niveau de « berger fidèle » (surnom de Moïse, notre
maître) comme au verset «Avec une grande miséricorde (sefira de tiferet) je te
rassemblerai » (Is. 54, 7). C’est pourquoi, il ne lui a pas été
donné l’autorisation du Ciel d’entrer en Erets Israël, et il a donc ordonné à
ses élèves, représentants la dimension de « Josué », de commencer le
rassemblement des exilés[87].
6)
« La lumière se répand sur les justes et la joie
sur les cœurs droits » (Ps.97, 11). Comme nous le savons, « le terme
« juste » évoque la ligne de Yossef. Voir plus loin (109) : « Son
jugement se ramène à l’équité : à lui se rattachent tous les cœurs
droits » (Ps. 94, 15)[88].
7)
« Dans la tente de la fille de Tsion »
(Lamentations 2, 4) qui est sur la ligne médiane, la ligne du Ra’hamim. De
même, « la pierre d’Israël » est à droite et la « La maison de
Yacov » à gauche[89]
8)
« La flèche de l’aube (Ayelet hacha’har)»
(Ps. 22, 1). Nous trouvons dans ce psaume : « Mon D., mon D.,
pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ibid. 2), qui est la prière de la
reine Esther qui était le Messie fils de Yossef. Voir plus loin (141). C’est à
ce sujet que nos Sages ont dit (Talmud de Jérusalem traité Berakhot ch. 1
halacha 1) : « La rédemption d’Israël est semblable à l’aube qui
pointe. Et tout ce qui concerne le Début de la Rédemption qui est la mission du
Messie fils de Yossef est de l’ordre « Une gazelle (ayala-est le même
terme que "la flèche de l'aube") lancée » (Gen 49,
21) dans la ligne du Messie fils de Yossef, selon la notion « Le premier
né de son taureau » (Deut. 33, 1). Conformément au commentaire du Gaon sur
le chapitre 2 du livre d’Habacuc[90].
9)
« Car D. délivrera Tsion, il rebâtira les villes
de Yehouda » (Ps. 69, 36). Cela correspond au verset : «J’étais dans
la misère et Il m’a libéré » (Ps. 116, 6) qui selon le commentaire de
notre maître est dit du Messie fils de Yossef et « Tsion » est dans
la ligne de Yossef[91].
10)
«Dans l'oppression Tu m'as mis au
large » (Ps. 4, 2), et aussi « Du fond de l'oppression j’ai
appelé l’Eternel. Il m’a répondu en me mettant au large ». Ces versets
sont en concordance avec le verset : « Dans l'oppression tu as appelé
et Je t’ai délivré, Je t’ai répondu… " (Ps. 87, 8), et dans le même
chapitre il est écrit : « C’est un témoignage qu’Il établit dans
Yossef ». Toute expression qui relève d’un appel à D. en temps
d'oppression suivi d’une réponse de D. lors de cette oppression, est du domaine
du Messie fils de Yossef[92].
11)
« Le taureau qui est son premier-né est
splendide» (Deut. 33, 1). Le taureau est caractéristique de Yossef, du côté
nord, et correspond à « l’éveil d’en bas ». C’est à son sujet qu’il
est dit dans les Tikouné haZohar ‘hadach (pg.30) : « Le Messie
éveillera par le bas », voir le commentaire de notre maître sur ce point.
Pareillement le verset : «Laisser circuler librement le taureau »
(Is. 32, 20) se rapporte au Messie fils de Yossef, comme cela est dit dans le
Midrach Tan’houma (Genèse). Voir plus loin (85) la formule : « Sa
terre est bénie du Seigneur » (Deut. 33, 13)[93].
12)
« Bénédiction de E-L Chada-ï (l'un des noms de
D.)» (Gen. 28. 3) E-L Chada-ï écrit pleinement alef, lamed, chin, daleth, yud,
a une valeur de 1000 moins 1, c'est-à-dire 999 dans la sefira Yessod, comme l’a
dit notre maître dans son explication des lettres (Likouteï haGra). Voir aussi « Chaar
hachamayim » sur le verset « Que E-L Chada-ï te bénisse ». Ce
nombre de 999 est le niveau le plus élevé du Messie fils de Yossef dans
« l’éveil d’en bas », selon le verset : « Le petit
deviendra mille » (Is. 60, 22)[94].
13)
« Venir il reviendra dans l'allégresse … »
(Ps. 126, 6). Notre maître a expliqué dans son commentaire sur Habacuc (2, 3)
que ce verset (« Venir, il viendra ») se rapporte aux deux Messies,
c'est-à-dire que la première venue est celle du premier Messie, le Messie fils
de Yossef, et la venue suivante (« viendra »), c’est le dernier Messie,
le Messie fils de David[95].
14)
« Au matin je me présente à Toi et suis dans
l’attente » (Ps. 5, 4). Le matin est du domaine du Messie fils de Yossef,
selon la même valeur numérique que « Edout be yehossef »[96].
15)
« La bénédiction de D. s’étendra sur sa maison et
sur son champ » (selon Gen. 39, 5). Ce verset est dit de Yossef. Cette
bénédiction est incluse dans le principe de la valeur numérique de six fois le
Nom de D.(26) qui correspond à la valeur numérique de Yossef et de Tsion[97].
16)
« C’est … dans La discrétion et la confiance que
sera votre héroïsme » (Is. 30, 15). Et au début de ce verset il est
écrit : « C’est par le retour (ou le repentir) et la quiétude que
vous serez libérés ». « Dans la discrétion », comme « dis-le
dans les oreilles de Josué » (Ex. 17, 14) : le mot "les oreilles"
(beoznei) a la même valeur numérique que le mot
sod (secret). « C’est par le
retour : (ou le repentir) et le repos que vous serez libérés »,
c'est-à-dire que le « hé» reviendra (chouvah = chouv hé) auprès du
« vav » (ve na’hat/le repos), comme expliqué dans le Zohar sur le mot
«techouvah» : « Alors, le "vav" se reposera sur
le"Hé" ». Et comme le rapporte le Zohar : c’est le principe de
la Rédemption, c’est ainsi que "vous serez libérés". Nous trouvons
aussi une allusion dans le mot « tivachéoun »( vous serez libérés)
qui a la même valeur numérique que « Erets Israël »[98].
17)
« La maison de Yacov sera un feu, la maison de
Yossef une flamme, et la maison d’Esav un amas de paille » (Obadia 1,
18).Nos sages ont dit (Tan’houma, Vayétsé) que l’ange d’Esav tombera dans la
main de l’ange de Yossef[99].
18)
« Une alliance de paix » (Nombres 25,
12). Ces deux mots ressortent de la sefira Yessod et se rapportent à Pin’has,
dont l'âme tire sa racine de l’âme de Yossef, et le Messie fils de Yossef est
aussi du ressort de la racine de l’âme de Pin’has[100].
19)
« Dans l'oppression tu as appelé et Je t’ai
délivré » (Ps. 81,8), est en lien avec le verset : «Un témoignage
qu’Il établit dans Yehossef » (Ibid. 6) ainsi qu’avec le
verset : « Du fond de l'oppression j’ai appelé l’Eternel, Il
m’a répondu en me mettant au large » (Ps. 118, 5)[101].
20)
« Parmi les survivants, à ceux qu’appelle
l’Eternel » (Joël 3,5) fait allusion au Messie fils de Yossef, il en va de
même pour la valeur numérique[102].
Et dans le même verset il est dit : « Alors quiconque invoquera le
Nom de l’Eternel sera sauvé ; car sur le mont Tsion et dans Jérusalem le
salut sera assuré, ainsi que l’a dit l’Eternel, comme il sera, parmi les
survivants, à ceux qu’appelle l’Eternel ».
21)
« C’est par le retour (ou le repentir) et le
repos que vous serez libérés ». (Is. 30, 16). C'est-à-dire quand le hé
reviendra vers le vav comme expliqué dans le Zohar hakadoch. L’intention de
cette formule se trouve dans ce verset « Quand reviendra (bechouv – ha) le hé (ha) et reposera (ve
na’hat)", et comme a expliqué le Zohar hakadoch : la Rédemption est
dans le vav; après que le hé, c’est-à-dire l’Assemblée d’Israël (qui est
représentée par le "hé" du nom de D.) se rapproche du vav dans un
« éveil d’en bas ». Ceci fait partie de la fonction du Messie fils de
Yossef, dans la ligne de Yossef fils de Ra’hel (voir plus haut 16) :« dans
le calme et la confiance » [103].
22)
« L’éclat de l’aube »et « la pointe de
l’aube » : les deux sont dans la ligne du premier Messie[104].
23)
« Avec des pleurs ils reviendront et avec des
supplications (beta’hanounim), Je les dirigerai… Ephraïm est Mon premier
né » (Jer. 31, 8). Le mot « ta’hnounim » a la même valeur
numérique que « Messie fils de Yossef » dans ce verset. Et la fin de
ce verset : «Ephraïm est Mon premier né » vise le Messie fils
de Yossef. « Des supplications » : pour expier la faute des
frères de Yossef: " parce que nous n'avons pas entendu lors qu'Il nous a
supplié" (Gen. 42-21). Le Zohar hakadoch rapporte que le mot
« bekhi » (pleurs) a la même valeur numérique que le mot « dal »
(abaissé) comme au verset « J’ai été abaissé et Il m’a sauvé »
(Ps.116, 6). Voir plus loin 27)[105].
24)
L’ange Gavriël. L’ange Mikhaël adoucit la midat hadin qui est du ressort de
l’ange Gavriël, car le principe du Messie fils de Yossef est dans la ligne de
Gavriël dans la midat hadin. « L’homme (important) Gavriël » (Daniel
9, 21). C’est par Gavriël que Yossef a connu la souffrance et c’est par Gavriël
qu’il atteint sa grandeur. C’est ainsi que l’explique mon ami Rav Saadia[106].
25)
« Qui délivre ta vie de l’abîme (Cha’hat) »
(Ps. 103, 4). Et au verset précédent, il est dit : « (C’est Lui) qui
guérit de toutes te souffrances ». La Rédemption est dans le sefira
Yessod, comme nous le savons. Le mot « Cha’hat » dans son intégralité :
Chin (chin yud noun final), ‘het (‘het
yud tav), tav (tav yud vav) a la même valeur numérique que le
verset : « Son tabernacle était à Chalem et Sa demeure à
Tsion ». L’un et l’autre renvoient à la mission de notre maître[107].
26)
« C’est dans un jardin clos… une source
fermée » (Cant. 4, 12). Dans la ligne de « Tsafnat panéa’h ». Le
Gaon a vu une allusion dans le fait que le mot «Naoul » (clos) a la même
valeur numérique que le mot « Yossef », comme expliqué plus loin dans
98) dans la notion de « sod » (secret)[108] .
27)
« J’étais dans la misère et Il m’a sauvé »
(Ps. 116, 6). Le roi David, la paix soit sur lui, a adressé cette prière en
faveur du secours au Messie fils de Yossef afin qu’il ne meure pas. Notre
maître l’a expliqué dans son ouvrage « Ya’hel or », il est dans la
ligne de Josué-Yeochouah ben Noun[109].
28)
«Un message de paix et de vérité » (Es. 9,
30). C’est l’unification des sefirot Yessod et Malkhout. Ce qui ressort de la
mission du Messie fils de Yossef[110].
29)
« Que Hachem libère son machiah' » (Ps. 20,
7). Tout ce chapitre qui commence par : « Que le Seigneur te réponde
au jour de détresse » est une prière pour la réussite du Messie fils de
Yossef, comme l’a dit notre maître dans son commentaire sur Habacuc sur le
verset « Puis-Je rester calme en ce jour de détresse » (hab.3, 16).
De même : « Qu’Il envoie ton secours du Sanctuaire » (Ps. 20,3),
car les mots « ezrekha mikodech » font allusion au « Machia’h
ben Ephraïm », du fait de leur même valeur numérique[111].
30)
« Ceux qui sèment dans les larmes récolteront
dans la joie » (Ps. 126, 8). Il en va ainsi lors « des pas du
Messie » car chaque bonne chose arrive au milieu de la souffrance et de la
détresse. De même au verset : « C’est en pleurant que s’en va celui
qui porte les grains pour les semer à la volée, mais il revient (Bo Yavo) avec
des transports de joie, pliant sous le poids de ses gerbes » (Ibid. 6).
Ceci appartient à la ligne : « Ma gerbe s’est dressée et resta
debout » (Gen. 37 6) Et
« revenir il revient » (bo yavo) est dit des deux Messies, selon le
commentaire de notre maître sur ‘Habacuc[112].
31)
« Et vous montagnes d’Israël vous donnerez votre
frondaison » (Ezech. 36, 8). « Les villes seront repeuplées et les
ruines rebâties "(Ibid. 10). Avant
cela, il est dit : « Me voici dans mon emportement" (Ibid. 6).
Ceci se rapporte à la fin dévoilée évoquée par nos Sages (Sanhédrin 98a et
Meguila 17b). Pareillement, selon le verset : «Car de même que le sol
développe ses plantes, de même qu’un jardin fait germer les graines qui lui
sont confiées, ainsi D., l’Eternel, fera éclore le salut et la gloire à la vue
de toutes les nations » (Is. 61, 11). Telle était la principale
aspiration de notre maître le Gaon. Ceci est appelé « la fin
dévoilée » à cause « du monde dévoilé » selon la notion de
Yossef fils de Ra’hel. Et selon la notion « Le Seigneur s’est révélé par
la purification de la sainteté de la terre sainte et ses fruits de l’esprit de
l’écorce, par l’accomplissement des préceptes qui lui sont attachés »[113].
32)
« Comme elle se dresse magnifique, joie de toute
la terre, la montagne de Tsion aux flancs dirigés vers le Nord » (Ps. 48,
3). Le début de ce verset : «Comme elle se dresse magnifique, joie de
toute la terre » se rapporte à Yossef. Selon le Midrach Tan’houma tout ce
qui est arrivé à Yossef adviendra à Tsion. Car le Messie fils de Yossef est au
Nord selon le Midrach et pareillement la valeur numérique du mot
« Tsion » est égale à celle du mot « Yossef ». Et il est
encore écrit : « Faites le tour de Tsion, parcourez la à la ronde,
comptez ses tourelles » (Ps.48, 13), verset qui est dit des cinq cercles
saints autour de Jérusalem[114] .
33)
« L’ange qui me protège (hagoël) de tout
mal » (Gen. 48, 16). L’ange protecteur est l’ange de Yossef. C’est
ce que signifie : du jour où Yossef est né, Yacov peut dominer Esav. Et
comme nous le savons le Rédempteur (hagoël) appartient à la sefira Yessod[115].
34)
« Majesté et splendeur, telle est Son action, Sa
justice subsiste à jamais » (Ps. 111,3). Hod (majesté) est de l’ordre de
la midat hadin. « Splendeur » (Hadar) comme il est écrit sur
Yossef: «Sa splendeur est telle le premier né du taureau» (Deut. 33, 17).
Hod et Hadar sont dans la ligne du Messie fils de Yossef, selon notre maître
dans son écrit: «le secret des lettres » (Likouteî ha Gra pg 40)[116].
35)
« Le petit deviendra un millier et le jeune sera
un peuple puissant » (Is. 60, 22). « Le petit » c’est Ephraïm,
comme il et écrit : « Mais son jeune frère sera plus grand que
lui et sa postérité formera plusieurs nations» (Gen. 48, 19). Pareillement
« le jeune » c’est Ephraïm. Ce qui signifie que s’il atteint le
niveau de mille moins un, c'est-à-dire 999, dans la sefira Yessod, qui est le
dernier niveau de « l’éveil d’en bas », alors « Moi l’Eternel
même en son temps, Je hâterai » (fin du vers. précité). Ce qui est écrit
ici : « il deviendra un millier», signifie "jusqu’à
mille" mais pas mille en lui-même, car lorsque l'on atteindra le niveau de
mille apparaitra une dimension
totalement miraculeuse: «Il viendra dans des nuées célestes »
(éveil d'en haut). [117].
36)
« Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54, 2). Le précepte
d’élargir les frontières entre dans la mission du Messie fils de Yossef, comme
Hachem avait dit au prophète Jonas qui était de la dimension du Messie fils de
Yossef: « Il rendit à Israël ses frontières » (Rois II, 14, 25). De
même le passage de l'étroitesse à l’élargissement (selon le verset: "dans
l'oppression j'ai appelé D., Il m'a répondu dans l’élargissement") (Ps. 118,5), car
l’élargissement des frontières fait partie de la mission du Messie fils de
Yossef lors de sa guerre contre Amalek qui est le destructeur Selon le midrach
(Tan'houma ki tétsé 18 et midrach Tehilim 9,10): " guerre contre Amalek:
expansion au lieu de destruction".[118]
37)
« Comme la montagne de Tsion qui ne chancelle
pas, inébranlable à jamais « (Ps. 155, 1) De même : « Le juste
ne chancelle jamais » (Prov. 10, 30), comme il est dit dans le Midrach
Tan’houma : « Ce qui est arrivé à Yossef est arrivé à Tsion »[119].
38)
« Les bourgeons apparaissent sur la terre, le
temps des chants est revenu, la voix de la tourterelle se fait entendre dans
notre terre » (Cant. 2, 12). Ce verset évoque les missions, leurs temps,
et ceux qui sont désignés pour les accomplir. « Les
bourgeons » : ce sont les missions c'est-à-dire les « pas du
Messie », « le temps des chants » : ce sont les temps fixés,
c'est-à-dire les temps et les stades de guéoula prédéterminés, « La voix
de la tourterelle » : ce sont ceux qui ont été désignés, c'est-à-dire
les envoyés particuliers. Et tous sont inclus dans la mission du premier
Messie. « la voix de la tourterelle » c’est la voix qui précède la
tourterelle, « la tourterelle"
c’est Moché notre maître qui vient avec le Messie fils de David, le dernier
rédempteur[120].
39)
« Yossef reconnut ses frères mais eux ne le
reconnurent point » (Gen. 42, 8). C’est l’une des caractéristiques de
Yossef. Ceci n’est pas valable seulement pour sa génération, mais à chaque
génération le Messie fils de Yossef reconnait ses frères mais eux ne le
reconnaissent pas. C’est l’action du Satan qui cache les traits du Messie fils
de Yossef, ce qui fait que, suite à nos nombreuses fautes, ils ne le
reconnaissent pas lors du début des temps messianiques, et en viennent même à
le mépriser (voir plus loin 103). Si ce n'était ainsi, la fin de nos malheurs
serait déjà arrivée. Et si Israël reconnaissait Yossef, c'est-à-dire les
«stades » du Messie fils de Yossef , que sont le rassemblement des exilés
etc., nous serions déjà libéré d'une
guéoula complète.[121]
40)
« Mais son arc est resté plein de vigueur »
(Gen. 49, 24). Ceci est un grand principe pour nous : Nous devons rester
fermes et d'une nuque raide et forte dans notre mission sacrée du rassemblement
des exilés qui se fera par le premier Messie.
41)
« Yossef est le maître sur la terre » (Gen.
42, 6). C'est-à-dire qu’il réussit à prendre le pouvoir sur toutes les forces
de l’impureté. C’est une des principales fonctions du premier Messie, à savoir
éliminer l’esprit d’impureté de la Terre par le peuplement de la terre sainte.
Car l’esprit d’impureté a le pouvoir sur la Terre sainte tant qu'elle est
dépeuplée. C’est le secret de « La
terre ne sera pas désolée » (Gen. 47,19) car même si ce verset est dit de
l’Égypte, sa finalité s’applique à « Erets Israël », conformément à
la vocation de Yossef. Cela se confirme par la valeur numérique)[122].
42)
«Sa soucca n’est-elle pas à Salem et sa demeure à
Tsion ? » (Ps. 76, 3). Nous avons déjà indiqué que toutes les
caractéristiques de Tsion sont dans la ligne de Yossef ainsi qu'explique le
Midrach (Tanh'ouma fin de la paracha Vayigach). Notre maître a vu dans ce
verset une sainte allusion à son nom (lorsqu’il évoque trois générations) :
Eliahou ben Chlomo Zalman ben Yssakhar
Dov. Et il a ajouté : Si le précepte de la soucca veut qu’elle
doive être construite et que l’on ne peut se servir de ce qui existe déjà, il
en va de même pour Tsion[123].
43)
« La lumière supérieure » (Zohar et Chaar
haguilgoulim). C’est l’ange de Yossef, dont la source est Métat… ange de l’intérieur (notion kabbalistique).
Son nom a pour valeur numérique 1000 moins 1. C’est ce que signifie le
verset : « le petit deviendra un millier », qui est dit
d’Ephraïm comme expliqué plus haut[124].
44)
« Souviens-toi des jours anciens, médite sur les
années de chaque génération » (Deut. 32,7). Ceci se rapporte au
premier Messie qui combat Amalek dans une guerre éternelle, "une guerre
pour l’Eternel contre Amalek à chaque génération"(Ex. 17,16), car
cela faisait partie de la fonction de Josué qui était le Messie fils de Yossef[125].
45)
« Il y aura une semence de paix » (Zach 8,
12). La paix est dans la sefira Yessod, c’est pourquoi « une semence de
paix » : c’est le Messie fils de Yossef, et la force de "la
paix" est ce qui vainc Esav. En gematria l’un est égal à l’autre (car Esav
représente la même valeur dans l'impureté). Et la fin de ce verset : «La
vigne portera son fruit et la terre donnera son produit » est expliqué par
la guemara comme parlant de la fin dévoilée[126].
46)
« Il t’a demandé le don de la vie ; Tu lui
as octroyé de longs jours » (Ps. 21, 8). Ceci est dit du Messie fils de
Yossef, comme cela est expliqué longuement dans les écrits de Rabbi Yossef
Louria hakadoch dans le "Chaar hakavanot". C’est une des prières que
le roi David, que la paix soit sur lui, a demandé dans les psaumes du livre de
Tehilim pour la vie du Messie fils de Yossef[127].
47)
«Yeochoua
affaiblit Amalek et son peuple à la pointe de son glaive» (Ex. 17, 13). C’est
le glaive du premier Messie qui combat Amalek avec le secret de la grande
puissance du Nom d'Hachem qui est caché dans la formule « la guerre
d'Hachem », et par la combinaison de deux noms de D. (Kabala cf. texte Hébreu)
dont la valeur numérique est égale au le
mot « Tsé (sors) » combat Amalek » (soit 92).
48)
« Tu
verras Tsion, la cité de nos réunions de fête ; tes yeux contempleront
Jérusalem » (Is. 33, 20). Ceci est dans la ligne de Ra’hel, et il y est
fait allusion dans les initiales des mots « ‘haza tsion kiriat moadénou
(‘het tsade kouf mem) : « Tu verras Tsion, la cité de nos réunions de
fête» qui correspondent à la valeur numérique de Ra’hel et visent le Messie
fils de Yossef. Le Rav Yossef Louria hakadoch voyait dans ce verset une allusion à son nom en tant que Messie
fils de Yossef (comme il est rapporté dans le "Chaar
Haguilgoulim","Chaar Ha Kavanot", et dans le « Pri Ets
H'aïm » sur la prière « et le trône de David Ton serviteur » de
la Amida)[128].
49)
« Des souffrances dans un lieu de
délices » (Ps. 16, 6). Ceci se réfère aux souffrances du premier Messie.
C’est ce à quoi il est fait allusion dans le verset : « Yossef aura
des souffrances » (Ezech. 47, 13).
50)
La sagesse des scribes (Tikouné Zohar, Tikoun 70, et
commentaire du Gaon). Une des choses que nos Sages ont dites du temps des
«talons du Messie » est que la sagesse des scribes est méprisée (Sota
49b). Et notre maître a expliqué dans les Tikouné Zohar (Pg. 139b) que ceci se
rapporte à la sagesse des allusions et des valeurs numériques (guematriot),
ainsi qu’aux actions et à la numérologie
(Commentaire du Gaon sur les Tikouné Zohar ‘Hadach pg. 5) qui sont dévoilés par
le Messie fils de Yossef. Telles sont les missions assignées à notre maître,
lumière du Messie fils de Yossef, et c'est pour cela qu'il est venu au monde.
Comme nous le savons, il subit de nombreux affronts à ce sujet[129].
51)
« Le Bien dans la sefira Yessod ».
Selon l’explication de notre maître il s’agit de la lettre tet dans la sefira
Yessod. « Celui qui voit la lettre Tet
en rêve etc… (Baba Kama 58a) ». Ceci correspond à un trait de
Yossef, et c’est à son sujet qu’il est dit : «Le bienveillant sera
béni car il partage son pain avec le pauvre » (Prov. 22,9), car il est 999
dans la sefira Yessod (Likoutei ha Gra 41a).[130]
52)
« Le bien caché ». Selon le verset
« Qu’elle est grande Ta bonté que Tu tiens cachée » (Ps. 31, 20).
C’est du même ordre que ce que nous venons de citer. Et notre maître a expliqué
sur le Cantique des Cantiques au sujet du verset « qu’Il a caché
(tsafanta) », c'est-à-dire le côté nord (tsafon) où se trouvent tous les biens,
et comme il est dit dans le Midrach : le Messie fils de Yossef est au
Nord »[131].
53)
«Le bienveillant sera béni » (Prov. 22,9). A
savoir 999 dans la sefira Yessod c'est-à-dire Yossef (Likoutei haGra), comme
c'est expliqué plus haut. « Car il partage son pain avec le pauvre »[132].
54)
Yossef fils de Ra’hel et de Yacov. Le Messie fils de
Yossef participe de deux
dimensions : Yossef ben Ra’hel de la terre, Yossef ben Yacov du ciel. Et
parfois il combine les deux caractères : Yossef ben Yacov ben Ra’hel –
« Car tout est dans le ciel et sur la terre". « Ki col (car
tout) » a la même valeur que Yessod[133].
55)
« Puisque sa main s’attaque au trône de
l’Eternel, guerre à Amalek de par l’Eternel de génération en génération »
(Ex. 17, 16). Telle est la fonction de Josué qui est le Messie fils de Yossef[134].
56)
L’unification de Yessod et de Malkhout. C’est une des
principales missions du Messie fils de Yossef d’unifier le ciel et la terre,
d’unir les deux Messies, " L'arbre de Yossef" et "l'arbre de Yéhouda"
(Ezech. 37,16), par « l’éveil d’en bas », par la jonction de la
Jérusalem d’en haut avec la Jérusalem d’en bas, par la Jérusalem reconstruite.
Alors elle sera comme « une ville liée dans l'union » (Ps. 122,3)[135].
57)
« D. m’a éprouvé, mais Il ne m’a point livré à la
mort » (Ps. 118, 18). Tout ce chapitre des Psaumes à partir de « Du
fond de mon oppression j'ai appelé D., Il m'a répondu dans
l’élargissement"» (verset 5) est dit du Messie fils de Yossef. Comme
expliqué plus loin (85), la notion de « Il m’a répondu dans
l’élargissement » est en lien avec ce verset : « J’étais
abaissé, et Il m’a porté secours » (Ps. 116, 6) selon le commentaire de
notre maître comme expliqué plus haut. C’est une des prières que le roi David,
que la paix soit sur lui, a prié pour que le Messie fils de Yossef ne meure pas[136].
58)
« Yossef est le maître du pays » (Gen
42,6). Ce qui signifie qu’il domine toutes les « écorces » d’impureté
d’Ismaël et d’Esav[137].
59)
« Son nom est Yinon » (Ps. 72, 17) –
« Devant le soleil son nom est Yinon ». Et il est écrit :
« Que son règne, le juste soit florissant et la paix
abondante jusqu’à l’extinction de la lune» (verset 7). Et selon nos Sages
(Sanhédrin 98b) : Yinon est un des noms du Messie, à savoir le Messie fils
de Yossef[138].
60)
« Il y a un espoir pour ton avenir, tes enfants
rentreront dans leurs frontières » (Jer. 31, 16). Tout ce chapitre et en
particulier depuis le verset qui commence par : « Je vais les ramener
de la terre du Nord » (verset 7) est dit du Messie fils de Yossef et du
rassemblement des exilés, en référence des quatre caractères d’Ephraïm citées
dans ce chapitre (comme expliqué plus haut dans 1) « Ephraïm mon premier
né »). Tous sont de l’ordre de Yossef ben Ra’hel, c'est-à-dire
« l’éveil d’en bas » jusqu’au dernier degré de 999 dans la sefira
Yessod qui est divisée en deux : 499 et demi à gauche, à savoir la vertu
du Din et 499 et demi à droite, à savoir la vertu de Hessed. C’est
l’intention du verset « le petit deviendra un millier » (Isaïe
60,22), comme déjà expliqué plus haut. Le nombre mille sera alors complété des
deux côtés jusqu’à atteindre 500 dans le « vav » et 500 dans le
« hé ». Telle est la signification des mots : « Yech tik
v(vav) ah(hé) », « Il y a
un espoir (tikva)»[139].
61)
« Il juge les nations, accumule les corps »
(Ps.110, 6). Tout ce psaume, qui commence par « Assieds-toi à ma
droite » (vers. 1), est dit du messie fils de Yossef. Et pareillement il y
est fait allusion dans les initiales : Yud du mot yadin (Il juge), Bet du
mot bagoyim (les nations), Mem du mot malé (accumule) qui, s’ils sont lus de
gauche à droite (contrairement au sens de la lecture de l’hébreu : de
droite à gauche), sont les initiales : Mem du mot Machia’h, Bet du mot ben
(fils), Yud du mot Yossef, conformément
à la vertu de Din qui est à gauche. Et dans le verset 7, « il est
écrit : « Il boira en chemin de l’eau du cours d'eau » car
c’est de l’ordre de la vertu de Hessed, comme il est fait allusion dans les
initiales Mem du mot mina’hal (du cours d'eau),
Bet du mot baderekh (en chemin), Yud du mot yichté (boira), qui sont les
initiales des mots Machia’h ben Yossef quand on lit ces mots de droite à
gauche, conformément à la vertu de Hessed qui est à droite[140].
62)
Yehochoua bin Noun - Josué. Le Messie fils d’Ephraïm
est dans sa ligne, car il mène la guerre contre Amalek. « Akiva ben
Yossef » (Rabbi Akiba) est dans la ligne de Yehochoua, comme le montre
aussi la guematria. Pareillement il est dit : « «Nous avons entendu
la nouvelle à Ephrata » (Ps. 132, 6), c’est Yehochoua qui est de la tribu
d’Ephraïm (Zeva’him 54b)[141].
63)
« L’Eternel a fondé Tsion et les pauvres de Son
peuple y trouvent un refuge » (Isaïe 14, 32). Yossef et Tsion sont dans la
sefira Yessod, et son rétablissement se fait dans la pauvreté en vertu des
caractères du Messie fils de Yossef. De même « J’étais dans la misère et
Il m’a sauvé » (Ps. 116, 6) ainsi qu'il est écrit: « Avec des pleurs
ils reviendront et avec des supplications, je les dirigerai… » comme le
veut la notion « avec des supplications, je les dirigerai »[142].
64)
« Déblayez une route dans le désert (Yacherou baarava mesila)» (Is.40, 3).
Les initiales de ces mots, lus de gauche à droite, sont les mêmes que :
« Machia’h ben Yossef ». Et comme nous le savons
chaque action de préparation du sol et du tracé du chemin pour la libération
fait partie de la mission du Messie fils de Yossef. « Baarava » (dans
le désert) fait allusion à la « fin dévoilée » ainsi que par la
valeur numérique. Notre maître en a fait aussi une allusion à ma mission
désignée par le Ciel, avec l’aide de D.[143]
65)
« Comme un guerrier Il réveille son ardeur »
(Is. 42,13) Toutes les guerres contre les ennemis de D. sont livrées dans le
cadre de la mission du Messie fils de Yossef. Cette mission a été d’abord
dévolue à Yehochoua fils de Noun. De même la notion de « kina » (jalousie/ardeur/zèle),
l’ardeur pour D. et pour Tsion, se retrouve dans la valeur numérique [144].
66)
«Car il est temps de lui faire grâce » (Ps.
102, 14). « Tu prendras en pitié Tsion » (début du verset). Tout ce
qui concerne la pitié et de consolation pour Tsion relève de la mission du
Messie fils de Yossef. On trouve aussi une allusion dans les mots « car il
est temps de lui faire grâce (ki et le'hanéna) » qui ont la même valeur
numérique que « edout beyeossef » (un témoignage sur Yossef)[145].
67)
« Le trône de David » (Is. 9, 6), c’est le
Messie fils de Yossef. La suite de ce verset : « Pour lui préparer
une installation dans le droit et la justice », ainsi que le verset
précédent : « C’est qu’un enfant nous est né, un fils nous est
accordé » impliquent selon le Rabbi Yossef Louria hakadoch (dans la
bénédiction de la amida « Et construis Jérusalem ») que nous avons
une grande et sainte obligation de toujours diriger notre pensée dans la prière
« le trône de David, Ton serviteur » que le Messie fils de Yossef ne
doit pas être tué par Armilus l’impie. De même « Je relèverai la tente de
David qui tombe » (Amos 9, 11). Car chaque fois que le mot
« relever » (Kimah) est utilisé, il se réfère au Messie fils de
Yossef. Voir plus loin 133) la notion « Ma gerbe s’est levée » (Gen.
37, 7). Il est fait aussi allusion à ceci dans le mot « nofélet »
(qui tombe) (écrit à avec un ‘holam entier). Et le but de notre œuvre dans le
cadre du rassemblement des exilés est de préparer le trône de David dans sa
guerre contre Armilius, l’impie, dans le principe de « la guerre pour D.
contre Amalek" (Ex. 17,16)[146].
68)
«Tel un fiancé orne sa tête d’un
diadème » (is. 61, 10). Ceci fait partie de la mission du Messie fils
de Yossef selon la notion « Yossef fils de Yaacov » dans le niveau de
la sefira Tiféret[147].
69)
« Car tout dans le ciel et sur la terre »
(Chroniques I, 29, 11). C'est-à-dire la sefira Yessod au niveau de Yossef.
« Ki col » (car tout) a la même valeur numérique que
« Yessod ». Nous avons aussi une allusion à ceci dans le fait que les
mots « Kol bachamayim ouvaarets » (tout dans le ciel et sur la terre)
ont la même valeur numérique que les mots « Machia’h ben Ephraïm »[148].
70)
« Il exécutera Ma volonté tout entière »
(Is. 44, 28). Ceci est dit de la reconstruction de Jérusalem par Ezra et
Né’hémia envoyés de Cyrus, comme ceci est dit dans ce verset : « Je
dis à Cyrus : « Tu es Mon berger ! », il exécutera Ma
volonté tout entière quand il dira à Jérusalem : « Sois
rebâtie ! » et au temple : « Sois édifié »"
(Isaïe 44,28). Tout ceci relève de la vertu de Din, du côté gauche, de l’ordre
de la mission du messie fils de Yossef[149].
71)
« Je vous enverrai Eliahou, le prophète, avant
qu’arrive le jour de l’Eternel, jour grand et redoutable. Lui ramènera le cœur
des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères » (Malachie
3, 23, 24). L'une des fonctions du prophète Elie est de ramener l’âme du Messie
fils de Yossef. Il y est fait aussi allusion parce que les mots « lev avot
al banim » (Le cœur des pères à leurs enfants) ont la même valeur
numérique que les mots « Edout beyehossef » (un témoignage sur
Yossef). Et comme nous le savons le Messie fils de Yossef provient de la racine
de l’âme du prophète Eliahou[150]
72)
« Qui repoussent les attaques près des
portes » (Is. 28,6). Les lettres du mot « Mechivei »
(repoussent) mem chin yud bet yud sont les mêmes que celles de Ma (mem) ch
(chin) i (yud) a’h b (bet) en Y(yud)ossef,
dont la mission est la guerre contre Amalek au portes de Jérusalem, à l’entrée
de la cité[151].
73)
« Qui s’élèvera sur la montagne du
Seigneur » (Ps. 24,3). « Mi
yaalé behar » les initiales (mem, yud, beit) de ces mots
sont les initiales de Machia’h ben Yossef dont la fonction
est le rassemblement des exilés. Et les initiales des mots « mi yakoum
bimkom kodcho » (qui se lèvera dans le lieu de Sa sainteté) (fin du verset),
sont les mêmes que les initiales de Machia’h ben Yossef.
« Kima » (se lever) se réfère à la reconstruction (voir plus loin
133), en référence à la notion de « Ma gerbe s’est dressé »
(Gen.37,7). Les initiales des mots : Yissah berakha meet
(« Celui qui obtiendra la bénédiction de l’Eternel ». ibid. Vers. 5)
sont les mêmes que les initiales de Machia’h ben Yossef.
« Bénédiction » vise quelque chose qui est porteur de bénédiction à
savoir la plantation. Les initiales des mots alia
("s'élèvera"), kima ("se lèvera"), berakhah
("bénédiction"), forment le mot ekev (talon), ce qui est inclus dans
l’idée « Les talons du Messie ».
74)
« Je suis un objet d’opprobre pour tous mes
oppresseurs » (Ps. 31, 12). Tout ce chapitre des Psaumes constitue une des
prières que le roi David, que la paix soit sur lui, a prié pour le Messie fils
de Yossef dont il est dit là-bas: « Tu connais les malheurs de mon
âme » (verset 8). Nous trouvons pareillement au sujet de Yossef :
«Car nous avons vu les malheurs de son âme » (Gen. 42, 21), « Mon
souvenir disparaît des cœurs comme celui d’un mort » (ibid. 13),
« Combien est grand le bien que Tu caches (Tsafanta) pour ceux qui Te
craignent » (Ibid. 20), car le Messie fils de Yossef est du côté Nord
(tsafon). Des « pas du Messie », il est dit : « Outrages…
Qu’ils déversent sur les pas de Ton messie » (89, 52). Voir plus haut 52)
la notion du « bien caché ».
75)
Admonester pour la techouva. Non seulement pour
Israël, mais aussi pour les Nations, dans la ligne de Yona le prophète qui
était le Messie fils de Yossef dans sa génération, comme il est expliqué dans
les Midrachim et dans le Zohar hakaddoch. Pareillement : « Il
admonestera de nombreuses nations » (Is. 2, 4). De même: « Ceux qui
les admonestent leur sont agréables, ils connaîtront bonne fortune,
bonheur » (Prov. 25, 28). Et aussi: «Il admonestera avec intégrité les
humbles de la terre » (Is.11, 4)[152].
76)
« Il rend mes pieds agiles comme ceux des
biches » (Sam. 2, 22, 34). « Mes pieds… comme ceux des
biches » ce sont les deux Messies qui se siègent dans la sefira de Netsa’h
et celle de Hod (correspondant aux deux pieds selon la Kabala) et qui se
tiennent aux portes de Jérusalem reconstruite. C’est la mission du Messie fils
de Yossef de rendre ces deux pieds égaux, les pieds du marchepied de Hachem, d’une
façon stable et équilibrée, 499 et demi à gauche et 499 et demi à droite, qui
font ensemble 999 en Yessod[153].
77)
« Grâce au protecteur de Yaacov, qui par là est
le berger, la pierre, d’Israël » (Gen. 49, 24). C’est la bénédiction donné
par Yaacov à Yossef quant à l’existence du Messie fils de Yossef. Telle est
aussi l’intention du verset : « Sur une seule pierre il y a sept
yeux » (Zach. 3, 9)[154].
78)
« Guerre pour l’Eternel contre Amalek de
génération en génération » (Ex. 17, 16). Tout ceci relève de la fonction de
Josué qui est le messie fils de Yossef. Ce rôle se poursuit à chaque génération
et se renforce lors des « pas du Messie ». C’est la guerre contre
Armilus[155].
79)
« La source du salut» (Is. 12,3) qui est
dans la ligne de « sasson » (allégresse) selon nos Sages (Soucca
48b). Ceci vise le Messie fils de Yossef et ils ont la même valeur numérique.
Notre maître nous a dit que s’il n’avait été créé que pour comprendre le sens
de ce qu'ont dit nos Sages au sujet de
sasson et de sim’ha[156], cela aurait été
suffisant.
80)
« Un législateur à sa descendance » (Gen.
49,10) – Dans la ligne de Yessod, il s’agit du Messie fils de Yossef. C’est ce
que notre maître a expliqué dans les « Tikouné haZohar » :
« ce qui est écrit : «Le sceptre n’échappera pas à Yehouda, ni un
législateur à sa descendance » se rapporte aux deux messies qui
existent dans chaque génération »[157].
81)
« Qui fait entendre la délivrance » (Is.
52,7). Dans le même verset : « Les pieds de celui qui annonce
» est dit des deux Messies (cf. 76). Mais « celui qui
annonce » est dit au singulier, car il s’agit uniquement du Messie fils de
Yossef, parce que chaque fois que le mot « délivrance» se réfère aux temps
messianiques, il fait référence à la mission de Yéhochoua ben Noun et de celle
du Messie fils de Yossef, comme l’a expliqué notre maître au sujet de la
formule « Je lève la coupe du salut» (Ps. 116, 13)[158].
82)
« Son bâton fleurira » (Nombres 17, 20). Ce
verset fait allusion à l'homme que D. choisira. Les lettres initiales des mots
« Bo matéhou yifra’h » (Celui dont le bâton
fleurira) sont les initiales de Machia’h ben Yossef. De
plus les mots « matéhou yifra’h » ont la même valeur numérique que le
mot « Machia’h »[159].
83)
« Soyeux heureux, vous qui pourrez semer au bord
de tous les cours d’eau et laisser circuler librement le bœuf et l’âne »
(Is. 32, 20), et, plus haut dans le même chapitre (verset 18), il est
écrit : « Mon peuple habitera dans un séjour de paix, dans des
demeures bien protégées et dans des retraites paisibles ». Et il est dit
dans le Midrach Tan’houma (Beréchit) : «laisser circuler librement le
bœuf », c’est le Messie fils de Yossef, et là «vous (qui) pourrez semer au
bord de tous les cours d’eau »[160] .
84)
Amène le Rédempteur. C’est le mandat du Messie fils de
Yossef. La rédemption est dans la sefira Yessod, les lettres du mot mévi (mem
bet yud (alef) y font aussi allusions (Machia’h ben
Yossef)[161].
85)
« Sa terre est bénie par Hachem» (Deut. 33,
13). Cela a été dit dans la bénédiction de Yossef. Elle est du côté droit, face
à la notion « Le premier né de son taureau est une gloire pour Lui» (Deut.
33, 1) qui est du côté gauche dans la vertu de Din, et comme il est expliqué
plus haut l’égalité est de mise entre ces deux notions. Ceci se retrouve aussi
dans l’égalité des valeurs numériques des mots de ces deux versets[162].
86)
« Un consolateur (Mena’hem) pour restituer ma
vie» (Lamentations 1, 16). Mena’hem est un des noms du Messie, comme l’ont dit
nos Sages dans le traité Sanhédrin (98b). A comparer au verset : « La
vie revint au cœur de l’enfant » (Rois I, 17, 22) qui est dit du Messie
fils de Yossef, comme l’explique Tossefot sur la traité Baba metsia 114a[163].
87)
« Le Messie au Nord » (Midrach Vayikra Rabba
paracha 9). C’est le Messie fils de Yossef qui est au Nord, du côté gauche dans
la vertu de Din. Pareillement « Combien est grand le bien que Tu as caché
» (Ps. 31, 20) qui évoque le bien caché. Et notre maître a expliqué sur le
Cantique des cantiques au sujet du verset « Que Tu as caché
(tsafanta) », que c’est le côté nord (tsafon)[164].
88)
« Avec largesse » « Du fond de
l'oppression j’ai appelé D., Il m’a
répondu avec largesse" (Ps. 118, 5). Pareillement : « Tu as mis
mes pieds au large » (Ps. 31,9) suivi de: « Combien est grand le bien
que Tu as caché » (Ps. 31, 20). Ou encore « Dans la détresse tu as appelé »
(Ps. 81,5), et dans le même chapitre : « Un témoignage dans
Yehossef » (Ibid.6). « De l'oppression à la largesse ». Ainsi dans
Isaïe (54, 2): « Elargis l’emplacement de ta tente» évoque la
fonction du Messie fils de Yossef de restituer le territoire d’Israël, comme la
mission de Jonas le prophète qui était le Messie fils de Yossef, comme il est
expliqué plus haut[165].
Les notions : «Elargis l’emplacement de ta tente » et « avec
largesse » (bemerhavy-a) sont un des surnoms d’Erets Israël. Et ceci
ressort du secret de la sefira de Hod qui est de l’ordre du Messie fils de
Yossef, selon le secret de «Les étendues du fleuve », comme au
verset : « Car maintenant Hachem nous a élargis, et nous prospérerons dans
le pays » (Gen. 26,22)[166].Là
se trouve le secret de: «retourne l'âme vivante à cet enfant »
(Rois I. 17, 21). Et telle est l’intention du verset : « Tes enfants
retourneront dans leurs
frontières » (Jer. 31, 16), c'est-à-dire qu’une fois qu’ils seront retournés
des pays ennemis, ils réintégreront
leurs frontières.[167]
89)
Des mesures uniformes. Le fils de David viendra
seulement lorsque toutes les mesures seront uniformisées (Sanh. 98a). Le fils
de David viendra lorsque les prix seront les mêmes partout (Id.). Pareillement
pour les 889 jardins comme l’ont dit nos Sages.[168]
90)
«Neri-a » (Jer. 32,12). C’est un des noms du
Messie fils de Yossef. Et pareillement « Neria a la même valeur numérique
que « mer’havia » (largesse)[169]. Voir plus loin 96) la
notion du « livre dévoilé » ainsi que « J'ai allumé une lumière
(ner) pour Mon Messie » (Ps. 132, 17).
91)
« C’est en pleurant que va celui qui porte les
grains » (Ps.126, 6). Telle est la caractéristique du Messie fils de
Yossef : il passe de la détresse au salut, comme l’a expliqué notre maître
dans son commentaire sur Habakuk sur le verset : « Puis-Je rester au
calme en ce jour de malheur ? » (Hab. 3, 16). « C’est un temps
de détresse pour Yaacov, mais il en
sortira triomphant » (Jer. 30,7), de la détresse à l’élargissement, des
pleurs à l’allégresse, « mais il revient avec des transports de joie,
pliant sous le poids de ses gerbes » (fin du verset 6), selon la
notion : « ma gerbe se dressa ». Et tout ce chapitre (126) des
Psaumes qui commence par « Quand l’Eternel ramena les captifs de
Tsion » parle du rassemblement des exilés dans le cadre de la mission du
Messie fils de Yossef[170].
92)
« Pourchassé ». « D. recherche celui
qui est pourchassé » (Eccl. 3,15), comme il est écrit dans le
verset : « Ce qui existait dans le passé existe à présent ; ce
qui sera dans l’avenir a déjà été et D. recherche celui qui est pourchassé
» (Eccl. 3, 15). Ceci se réfère à Yossef et au Messie fils de Yossef qui
existe à chaque génération. Nous avons déjà expliqué par allusion
qu’ « Elokhim yevakech (et) nirdaf » a la même valeur
qu’"Erets Israël »[171]
qui dans son ensemble est Tsion qui est dans la ligne de Yossef, et selon le
Midrach (Tan’houma Ki tétsé) : ce qui est arrivé à Yossef arrivera à Tsion[172].
93)
« Mon souvenir disparaît des cœurs comme celui
d’un mort » (Ps. 31. 13). Et plus loin (verset 20) : « Quelle
est grande ta bonté que tu as caché pour ceux qui te craignent »,
« Tu as mis mes pieds au large » (verset 9). « Mon souvenir
disparaît des cœurs comme celui d’un mort » - «disparaît des
cœurs » - du cœur de Yaacov, car il existe un décret qui veut qu’un mort
soit oublié des cœurs, mais pas de son âme, c’est pourquoi « il refusa
toute consolation » (Gen. 37, 35)[173].
94)
« C’était un adolescent » (Gen. 37,2).
Quatre sont appelés « adolescents » : Yossef, Josué, Metat… et
David[174].
95)
« Une lumière de D. est l’âme de l’homme »
(Prov. 20,27). « Une lumière de D. » inclut trois
"yi'houdim" des noms de D. et tous trois ensembles ont la même valeur
numérique que le mot « Ner » (lumière) et leur réunion vient dans la
sefira Yessod[175].
96)
« L‘acte ouvert (dévoilé) à Anatot ». Les
deux actes d’acquisition dont il est question au verset (Jer. 32, 14) se
réfèrent aux deux Messies. L’acte ouvert vise le messie fils de Yossef qui
participe de la notion du monde dévoilé. C’est le principe de la fin dévoilée
que l’on trouve chez nos Sages. Et l’acte scellé se réfère au Messie fils de
David qui est de l’ordre du monde voilé. La notion d’acte ouvert (dévoilé) est
en lien avec les quatre caractéristiques d’Ephraïm, comme dit plus haut au
paragraphe 1) au sujet de la notion « Ephraîm mon premier né » (Jer
31, 9), qui vise la fin dévoilée[176].
97)
« Une échelle était dressée sur la terre et son
sommet atteignait le ciel » (Gen. 28, 12). Telle est la caractéristique de
Yossef. Comme nous le savons : « ce qui est arrivé à Yaacov est
arrivé à Yossef », car toutes ses œuvres sont de l’ordre de « l’Eveil
d’en bas » et reçoivent l’aide du Ciel. Voir plus haut[177] la notion :
« Car tout est dans le ciel et sur la terre », car le Messie fils de
Yossef est de l’ordre de deux notions : Yossef fils de Ra’hel et Yossef
fils de Yaacov[178].
98)
« Le secret de l’Eternel appartient à ceux qui le
craignent » (Ps. 25, 14). Toute
évocation du mot « sod » (secret) se réfère à la mission du Messie
fils de Yossef. Pareillement, il y est fait allusion dans le verset :
« place dans les oreilles (oznei) de Yehochoua », car le mot
« oznei » a la même valeur numérique que le mot « sod ». De
même, le mot « sod » décliné dans son intégralité : « samekh
mem kaf final, vav vav, dalet lamed tav » a la même valeur
numérique que les mots « machia’h ben Yossef »[179].
99)
« Réveille-toi rafale du Nord ! Accours,
brise du Sud ! » (Cant. 4, 16). Les initiales des mots de ce
verset : « Ouri (ayin) Tsafon (tsade) ouboi
(vav) teiman (tav) » forment un mot qui a la même valeur numérique
que « Machia’h ben Yossef »[180], car le début de
« l’éveil » se trouve au Nord. Comme il est dit dans le
Midrach : le Messie est au Nord. C’est pourquoi le commencement du
rassemblement des exilés part de la région du Nord, comme il est écrit :
« Je veux les ramener de la région du Nord » (Jer. 31, 7). Et plus
loin il est dit : « Ephraïm mon premier né » (verset 8) et
« Les sentinelles s’écrieront sur la montagne d’Ephraïm : Debout
montons à Tsion… » (verset 5). Comme la notion « Ephraïm, mon premier
né » est expliquée plus haut[181].
100)
«C’est un temps de détresse pour Yaacov, mais d’elle
viendra le salut » (Jer. 30,7). Tout ceci est dit du Messie fils
Yossef, comme l’a expliqué notre maître dans son commentaire de Habakuk sur le
verset « Puis-Je rester au calme en ce jour de malheur ? » (Hab.
3, 16). Et le terme« salut » (Yechoua) fait toujours référence à la
mission de Yehochoua fils de Noun, qui est dans la ligne du Messie fils de
Yossef dans sa grande puissance. Il est dans le sod de 999 dans la sefira
Yessod et en opposition à «C’est un temps de détresse pour Yaacov ». Ceci
est confirmé par la numérologie (ce verset valant 999). « D’elle (viendra)
le salut », c'est-à-dire que par la puissance de ce chiffre vient le salut[182].
101)
« L’arbre de Yossef » (Ezech. 37, 19). Ce
verset parle du Messie fils de Yossef puisque tout la Rédemption dépend de
l’unification de l’arbre de Yossef et de l’arbre de Yéhouda, comme évoqué dans
ce chapitre d’Ezechiel. Il s’agit des deux Messies, le Messie fils de Yossef et
le Messie fils de David qui au début « Elles seront réunies dans ta main »
(verset 17), c'est-à-dire par « l’éveil » d’en bas et selon les voies
de la nature. Et ensuite « elles seront une dans Ma main", dans la
main de D., c'est-à-dire de manière miraculeuse par les nuées célestes[183].
102)
« L’arbre d’Ephraïm » (Ezech. 37, 16). Dans
ce chapitre d’Ezechiel il s’agit de l’arbre de Yossef. Et il est écrit au
verset 18 « Pour Yossef souche d’Ephraïm ». Notre maître a ajouté à
cela qu’il est fait allusion ici au rassemblement des exilés ("Kibboutz
galouyot") par la valeur numérique[184].
103)
« Les pas du Messie » (Ps. 89, 52). Dans ce
verset : « Outrages… Qu’ils déversent sur les pas de Ton
Messie ». Tous les « pas du Messie » sont en rapport avec la
mission du premier messie, le Messie fil de Yossef. Comme nous le savons les
ennemis de D., les ennemis d’Israël, mettent des obstacles à toutes les actions
du début de la guéoula qui sont de l’ordre des « pas du messie ». C’est à
ce sujet qu’il est dit dans ce verset : « Outrages… Qu’ils déversent
sur les pas de Ton Messie ». Nos
Sages[185]
ont déjà recensé toutes les tribulations qui surviennent lors des
« pas du Messie ». En ce temps-là nous ne pouvons nous appuyer que
sur notre Père qui est dans le ciel, savoir que Sa volonté est que nous nous
occupions de « l’éveil d’en bas », et nous dresser fermement contre toutes
les oppositions et outrages. Nous devons œuvrer dans l’esprit « d’Eitan
aezra'hi » (auquel est attribué le Psaume 89) qui est notre père Avraham
selon les paroles de nos Sages[186].
Comme ceci est expliqué plus haut dans le chapitre 1 : Avraham, notre père,
était le premier Messie fils de Yossef. Et notre maître a ajouté une allusion
du fait que dans le verset : « Comment saurais-je que je vais
l’hériter (irachena) ?» (Gen. 15, 8) « irachena » a la
même valeur numérique que « Machia’h ben Yossef »[187].
104)
« Les pas du Messie ». Le début de la
période messianique est appelé « pas » pour deux raisons: La première
est parce que tout arrive petit à petit; pas à pas. Et la seconde, parce que
les bienfaits particuliers de la guéoula viennent indirectement, c'est-à-dire
de manière détournée. Par des circonvolutions afin que les écorces d’impureté
ne puissent pas y adhérer[188].
105)
« Nous avons une ville fortifiée (oz) pour nous
protéger, murs et remparts assurent notre Salut » (Is. 26, 1).
Pareillement : « Une tour fortifiée (oz) » (Ps. 61, 4), et « Par
la bouche des enfants et des nourrissons tu as fondé Ta force
(oz) » (Ps. 8, 3). Les expressions : « yechoua »
(délivrance) et « oz » (fort, force, fortifié) sont dans la sefira de
Yessod, et « ville » dans la sefira de Malkhout. Et les deux
ensembles unifient Yessod et Malkhout. Et telle est l’intention des
versets : «Jérusalem qui est bâtie comme une ville d’une harmonieuse
unité » (Ps. 122,3) et « Ephraïm est la forteresse (maoz) de Ma
tête » (Ps. 60, 9)[189].
106)
«Il agit et réussit » (Chr. II, 31, 21).
Telles sont les caractéristiques et les vertus de Yossef dont la réussite a été
due uniquement à l’action, comme il est dit : «D. fait réussir dans sa
main tout ce qu'il entreprend» (Gen. 39, 3). Et notre maître a ajouté
à cela une allusion du fait que la phrase « D. fait réussir dans sa
main tout ce qu'il entreprend » a la valeur numérique de 613 (comme
le nombre de mitsvot, qui sont de l'ordre de l'action).
107)
« L’arbre de la connaissance du bien et du
mal » (Gen. 2, 29). Les deux sont dans Yessod et, comme nous le savons, la
capacité de les discerner est de l’ordre de l’épaisseur d’un cheveu.[190]
108)
"Od Yossef 'hai" « Yossef est en
vie » (Gen. 48, 26). Tous les mots de cette phrase sont dans la sefira de
Yessod et c’est en eux qu’est recelé l’essentiel de l’existence et de la
résurrection du Messie fils de Yossef et de la préservation de l'existence du
Messie fils de David car, tant que « Yossef est en vie », le roi
David vit et existe. C’est pourquoi nous prions chaque jour pour la vie du Messie
fils de Yossef dans les mots « le trône de David Ton serviteur » qui
se trouvent dans la bénédiction de la Amida : « Reconstruis
Jérusalem » comme cela a été expliqué auparavant (67) car sa dimension est
le trône de David (voir plus haut chap. 1, 21). Notre maître, qui était la
lumière du Messie fils de Yossef, priait chaque jour la prière « Yossef
est encore en vie » (elle se trouve ch. 1,24) dont dépendent et sont liés
les 999 « pas du messie » du commencement de guéoula. Dans cette
prière il mentionnait aussi le père de son grand-père le Rav Eliahou ‘Hassid
qui avait été le Messie fils de Yossef dans sa génération. Telle est
l’intention du verset qui évoque Ephraïm : « Je me souviendrai encore
de lui », c'est-à-dire qui fait référence au verset « Yossef est encore
(od) en vie[191].
109)
« Son jugement se rattache à l’équité, à Lui se
rattachent tous les cœurs droits » (Ps. 94, 15). La droiture et l’équité
sont tous les deux dans la ligne du Messie fils de Yossef, comme il est
dit : « La justice et le droit sont la base de Son trône » (Ps.
89,15), la « base de son trône » fait partie de la mission du Messie
fils de Yossef. C'est comme ce qu’il a été expliqué plus haut (paragraphe 67) à
propos du trône de David. Et notre maître a ajouté cette allusion :
« La justice et le droit sont la base de Ton trône » a la même valeur
numérique que « Erets Israël [192]». Il a été dit aussi de
Cyrus qui est dans la ligne du Messie fils de Yossef : « Je l’ai
suscité selon la justice (Is. 45,13)[193].
110)
« Les ossements de Yossef » (Ex.13, 19).
Ceci recèle le secret du Messie fils de Yossef. De là nous voyons que toutes les caractéristiques et
vertus lui viennent non seulement par le
conduit de l’abondance qui vient de la sefira de Yessod, mais aussi de par
lui-même. L’ultime et complète guéoula du Messie fils de David qui viendra de
concert avec Moché notre maître qui est le dernier Rédempteur, est liée à cette
autonomie. Telle est l’intention du verset : « Moché emporta avec lui
les ossements de Yossef » (Ex 13, 19)[194].
111)
« Une ville d’une harmonieuse unité » (Ps.
122,3). C'est-à-dire l’unification complète de la Jérusalem d’en haut et d’en
bas[195].
Quand cela se produira-t-il ? Quand "Jérusalem sera
reconstruite" (comme il est dit dans le début de ce verset). Cette
unification viendra par les deux Messies[196]
qui sont les « jambes ", les sefirot de Netsa’h et Hod, comme il
est dit là bas : « Nos jambes se tenaient dans tes portes,
Jérusalem » (verset 2). Et la reconstruction de la Jérusalem d’en bas fait
partie de la mission du Messie fils de Yossef, à savoir le trône de David dont
il est question dans la prière relative à la reconstruction de Jérusalem. (Voir
plus haut 67) la notion de « trône
de David").
112)
« Car l’oiseau du ciel transmettrait le son de ta
voix, et la gent ailée rapporterait les propos » (Eccl. 10, 20). Ceci est
dit de « Métat…, ange de
l’"intérieur" [197]»,
comme il est dit dans les Tikouné haZohar. C’est l’ange du Messie fils de
Yossef. L’ « oiseau » (of) fait allusion à « Yossef »,
ce qui est confirmé par la valeur numérique[198].
113)
« Parcourez en tous sens les rues de Jérusalem,
regardez et observez, faites des recherches dans ses places publiques ; si
vous trouvez un homme, un seul qui pratique la justice et est soucieux de
loyauté » (Jer. 15,1). « Si vous trouvez un homme », qui est du
principe « Gabriel »[199],
«Est soucieux de loyauté » selon le principe « Ville loyale »
(Is. 1, 21) qui précède le verset: « Tsion sera rachetée dans la
justice » (Is. 1, 27). Pareillement : « »Le juste vivra dans sa
loyauté » (Hab. 2, 4). Et nos Sages ont commenté le verset :
«qui pratique la justice et est soucieux de loyauté » en disant que
l’expression « des hommes soucieux de loyauté » se rapporte à[200],« des
hommes soucieux de loyauté à Jérusalem ».
114)
« Un pauvre monté sur un âne » (Zach.
9,9) : Le Messie fils de Yossef relève de la notion de
« pauvre »[201].
Voir plus haut[202],
la notion : « j’étais dans la misère, et Il m’a libéré » (Ps.
116, 6). Il s’aide de la pauvreté pour ne pas mourir[203].
115)
«Le pays qui est constamment sous la protection
d'Hachem ton D., il est toujours sous Ses yeux, depuis le début de l’année
jusqu’à la fin de l’année[204] » (Deut.
11, 12). « Les yeux de l’Eternel ton D. » ce sont les deux
Messies. « Du début de l’année », c’est le Messie fils de Yossef qui
appartient à la vertu de din. « Jusqu’à la fin de l’année », qui est
le mois de la vertu de Ra’hamim[205] –
c’est le Messie fils de David qui appartient à la vertu de Ra’hamim. «Les
yeux du Seigneur sont tournés vers ceux qui Le craignent » (Ps.
33, 18) se réfère au Messie fils de Yossef, et telle est l’intention du
verset : « Interroge la première (richon) génération » (Job
8,8), car le mot « richon » a la même valeur numérique que
« Machia’h ben Yossef [206]»
116)
Ezra et Né’hémia. « Ezra Né’hémia » est de
l’ordre de la notion de « Yehochoua ». Et pareillement, nous
retrouvons ceci dans la valeur numérique[207]. De même dans les
allusions de notre maître : Yehochoua est le Messie fils de Yossef, et
Ezra et Né’hémia sont de la vocation du Messie fils de Yossef. Nous avons déjà
expliqué que tout le commencement de l’ultime guéoula, tous les détails, et
tous les détails des détails de tout le travail lors des « pas du
Messie » sont de l’ordre de la mission d’Ezra et de Né’hémia comme cela a
été du temps de Cyrus à l’époque du deuxième Temple[208].
117)
« C’est un témoignage qu’Il établit dans
Yehossef, quand il devint vice-roi d'Egypte » (Ps. 81, 6). C'est-à-dire
que la force de domination de Yossef surmonte tout souffle d’impureté. Et la
fonction du messie fils de Yossef est d’éliminer le souffle d’impureté résidant
dans le pays, par le rassemblement des exilés, la reconstruction de Jérusalem,
et la fertilisation des terres désolées par la plantation. Notre maître a fait
allusion à tous ces principes : « Reviens dans tes villes
« (Jer. 31, 20) qui a la même valeur numérique que « Témoignage dans
Yehossef », tout comme « Reconstruis Jérusalem » (Ps. 147,
2), et « Il est temps de lui faire grâce (‘hinena)» (Ps. 102, 14)[209].
« ‘Hinena » (grâce) c’est la plantation comme il est dit au verset
« « Ils chérissent (yi’honénou) jusqu’à sa poussière » (Ibid.
15) qui évoque les plantations dans les terres désolées. Voir plus haut[210] la
notion « Qui gravira la montagne de l’Eternel » ». (Notre maître
voyait ici une allusion à sa mission ; « Ils chérissent jusqu’à sa
poussière" a la même valeur numérique que « Eliahou ben
Chlomo »)[211].
118)
«Ceux que Hachem libèrera reviendront; et rentreront
dans Tsion en chantant, une joie éternelle sur leur
tête » (Is.35, 10). L’expression « pidion »,
libération de captivité, se réfère à la mission du Messie fils de Yossef, qui
comprend le rassemblement des exilés, comme notre maître l’a expliqué
longuement dans son œuvre « le secret des lettres » (Likouté ha Gra).
Nous apprenons d’ici que le rassemblement essentiel des exilés ne sera pas
inférieur à 600.000 personnes, selon l’interprétation de nos Sages sur ce
verset, en lien avec les deux couronnes, le veau d’or et l’expiation de cette
faute[212].
Et c’est au sujet de la fin de ce verset : « Ils auront retrouvé
allégresse et joie », et de son commentaire par nos Sages (Souca 48b), que
notre maître a dit que s’il n’avait été créé que pour comprendre l’intention de
la Guemara sur ce point, cela lui aurait suffi. L’essentiel de l’intention de
la Guemara est sur les deux Messies[213].
119)
« Tu as dénoué mes liens » (Ps.116,
16). Ceci est dit en rapport avec le verset : « j’étais dans la
misère et Il m'a libéré» (Ps. 116, 6) tel qu’il est mentionné dans le chapitre
précédent comme se rapportant, selon notre maître, au Messie fils de Yossef.
Pareillement, « Tu as dénoué mon habit de deuil et tu m’as ceint de
joie (Ps. 30, 12). Voir plus haut la notion : « j’étais dans la
misère, et Il m’a libéré »[214].
120)
«A l’ouverture des portes de Jérusalem [215]»
(Jer. 1, 15). C’est la porte de la cité où nos Sages ont situé
l’essentiel de la guerre menée par les deux Messies contre l’ange d’Esav. C’est
le secret : « La vallée du malheur deviendra comme la porte de
l’espérance » (Osée. 2, 17). Et il est 999 dans Yessod, comme le confirme
la numérologie[216].
(C'est expliqué par notre maître dans le livre: « secret des
lettres » sur la ligne de Yossef liée au verset : « Le
bienveillant sera béni » (prov. 22,9 cf. plus haut 53)). Il est divisé en
deux : 499 et demi à gauche et 499 et demi à droite selon le principe de
« deux armées » dont la valeur numérique correspond aux « pas du
Messie », soit 999, comme nous le savons. C’est l’ouverture
vers l’achèvement de 1000, 500 dans
« Vav » à droite, et 500 dans « Hé » à gauche. C’est
l’intention de la formule « Il y a de l’espoir (Tikv(a) h)
pour ton avenir» qui est dit du Messie fils de Yossef, comme expliqué plus haut[217]
sur la notion «Il ya de l’espoir pour ton avenir». C’est l'ouverture
de la porte de la victoire et de l’accomplissement des préceptes qui dépendent
de la terre, selon l’explication de notre maître sur le verset précité :
« La vallée du malheur deviendra comme la porte de l’espérance» [218].
(Les profondeurs de ce sujet m’ont été expliquées par notre maître en aparté).
« La porte de la cité se trouve sur la ligne médiane entre le terrain des
murailles et celui des portes, à l’Ouest à l’endroit « le haut de la
colline », comme il est écrit : « Sur tes remparts, Jérusalem,
j’ai posté des guetteurs » (Is. 62, 6). Les guetteurs : ce sont les
deux Messies. ».
121)
« Le juste se délivre de l’oppression »
(Prov. 11, 8). Pareillement : «Le mont Tsion ne chancelle pas, il sera
peuplé à jamais » (Ps. 125, 2). Chaque fois que le terme
« juste » est utilisé en particulier et en général, il est dans la
ligne de Yossef le juste. Voir plus haut (paragraphe 32) la notion de
« mont Tsion. De même dans le verset: « Le juste fleurit comme le
palmier » (Ps. 92, 13), le terme « juste » se réfère à la ligne
de Yossef. Et « fleurit » est de la dimension de « son bâton
fleurit » qui a la même valeur numérique que « Machia’h »[219].
122)
« Tsafnat panéa’h » (Gen. 41, 45), qui est
dit de Yossef. C’est une des missions du Messie fils de Yossef de chaque
génération de dévoiler (lefanéa’h) les secrets de la Tora, et en particulier à
l’approche du temps des «pas du messie », comme nous le savons[220].
123)
«La justice et le droit sont la base de Son
trône » (Ps. 97, 2). De même «prépare vite en elle
(Jérusalem) le trône de David» (Amida). Tu as un signe de cela dans la
valeur numérique des termes :" Erets Israël »[221].
Voir plus haut la notion « trône de David », et dans le principe de
l’action et du calcul selon le commentaire de notre maître sur les Tikouné
Zohar 'hadach[222].
124)
« Tsion sera sauvée par le droit et ceux qui se
repentissent par la justice » (Is. 1, 27). Comme nous le savons, Tsion
correspond à Yossef; tout ce qui est arrivé à Yossef est arrivé à Tsion. Le
terme « pidion », libération est toujours dans la ligne du premier
Messie. Et parmi les allusions de notre maître, nous trouvons que
« bemichpat tipadé » (sera sauvée par le droit) a la même valeur
numérique que « Machia’h richon » (le premier Messie)[223].
Il a été expliqué plus haut la notion «Les rachetés de l’Eternel
reviendront »[224].
125)
«Un rejeton juste » (Jer. 23, 5). Ce verset
commence ainsi : « Je susciterai à David un rejeton juste ».
« Un rejeton juste » c’est le premier Messie, le messie fils de
Yossef. Ainsi que nous l’avons expliqué plus haut à propos du trône de
David: le Messie fils de Yossef prépare la venue du Messie fils de David. Et
c’est donc une grande obligation de prier pour lui afin qu’il ne soit pas tué à
la guerre par Armilus, c’est pourquoi nous pensons à cela chaque jour dans la
bénédictions de la Amida : « le rejeton de David » et
"Relève sa corne par Ta délivrance (Keren yochouha )», selon le
sod « Ses cornes (Karnei) sont celles du Réem » (Deut. 33, 17).
« Keren yochouha » a la même valeur numérique que « Machia’h ben
Ephraïm »[225] et
il faut aussi penser à ce nombre. Voir plus loin la notion de « Une
comète surgira du sein d’Israël» (Nombres 24, 17)[226].
126)
« Le juste vivra par sa loyauté » (Habakuk.
2,4). Voir plus haut[227] la
notion : ««qui pratique la justice et est soucieux de loyauté ». D’où
la promesse que le Messie fils de Yossef vivra grâce aussi au mérite des gens
loyaux et de la ville de loyauté (Jérusalem). Et dans le verset
précédent : « Encore que cette vision ne doive s’accomplir qu’au
temps fixé » (Habakuk 2, 3)[228].
127)
« le juste est le fondement ("Yessod")
du monde» (Prov. 10, 25). Les deux sont dans la sefira Yessod. Car une des
missions principales du Messie fils de Yossef est la fondation et la
construction du monde, qui est la reconstruction de Jérusalem comme expliqué
plus haut[229] au
sujet de la notion : « Le trône de David » dans la bénédiction
de la Amida : « reconstruis Jérusalem »
128)
«Le messager inique tombera et l’envoyé digne de foi
guérit » (Prov 13, 17). Ce verset évoque l’ange d’Esav qui tombera à cause
de son iniquité dans la main de l’ange de Yossef, comme dit dans le Midrach
Tan’houma (ki tetsé 10). Pareillement, le verset « l’envoyé digne de foi
guérit » est à mettre en rapport avec le verset « et c’est sa blessure qui
nous a valu la guérison « (Is. 53, 8)[230].
129)
«Tsion Je te guérirai de tes plaies » (Jer.
30,7). La guérison de Tsion est dans la ligne du Messie fils de Yossef, comme
il est dit plus haut : «l’envoyé digne de foi guérit ».
Pareillement : « guéris de toutes les souffrances, délivre ta vie de
l’abîme » (Ps. 103, 3 et 4). Et selon le verset : « Il enverra
sa parole pour les guérir » (Ps. 107, 20) qui est dit du Messie
fils de Yossef, et dont la valeur numérique est la même que celle de «Ephraïm
Machia’h ben Yossef »[231] .
130)
« Tsedek (Justice)». C’est la notion de Yossef
fils de Ra’hel dans la sefira de Malkhout[232]. De même au verset qui est
dit au sujet de Cyrus : « C’est Moi qui l’ai suscité selon la
justice, J’appellerai toutes ses voies : il rebâtira Ma ville, renverra
libre Mes exilés, sans rançon et sans présents : c’est l’Eternel Tseva(k)
ot qui le dit » (Is. 45, 13). Et, comme nous le savons Cyrus est sous le
temps d'éveil du Messie fils de Yossef. Pareillement : «Son jugement se
rattache à l’équité » (Ps. 94, 15). Voir plus haut cette notion[233].
131)
« Les cornes du buffle » - «Ses cornes sont
les cornes du buffle. Avec elles il terrassera les peuples, tous ensemble
jusqu’aux confins de la terre » (Deut.33, 17). Car l’essentiel de ce
verset se réfère au Messie fils de Yossef, comme l’a longuement expliqué notre
maître sur ce verset, dans son livre (Adéret Eliahou). Car le messie fils de
Yossef est dans la ligne de Yehochoua: « Guerre pour l’Eternel contre
Amalek à chaque génération ». « Les cornes du buffle » se
réfèrent principalement à la guerre de Gog et Magog qui se divise en plusieurs
phases, comme le Midrach en donne une image en disant : «cela ressemble à
un roi qui s’était mis en colère contre son fils et qui s’était juré de lui
jeter une grande pierre. Mais ensuite il l’a regretté et a eu pitié de son
fils, mais comme il devait accomplir son serment il a brisé la grande pierre en
petits morceaux et lui a jeté ces morceaux un à un ». Nous avons un grand
principe : toutes les tribulations et les souffrances qu’Israël endure de
la part des nations, en général ou en particulier, et a fortiori dans le cadre
de l’œuvre du rassemblement des exilés, diminuent et soustraient des épreuves
de la guerre de Gog et Magog. (Nous savons qu'elle débutera en l'an
« Ephraïm mon premier né » =5569). Heureux les chers fils de Tsion
(juifs résidents en Israël), qui tiennent tête face à des sauvages, descendants
d’Agar (le Gaon parlait des Arabes). Comme cela nous a été promis: «Ses cornes
sont les cornes du buffle. Avec elles il terrassera les peuples », et
c’est ainsi que Hachem apportera la délivrance. Telle est la voie et tel est le
remède le meilleur et le plus sûr pour alléger, voire annuler, toutes les
souffrances de la guerre de Gog et Magog, et toutes les souffrances d’Erets
Israël : la réparation des valeurs morales en mettant en place des gens
loyaux dans la ville sainte, afin d'amener la véritable guéoula et la
sanctification du Nom. Ce sont les objectifs essentiels de toutes nos actions lors
du début de la Rédemption. Nous avons déjà expliqué plus haut, en nous fondant
sur les paroles de notre maître, que plus les « pas du Messie »
progressent dans le rassemblement des exilés, plus la force d'opposition (sitra
a'hara) se renforce puissamment dans son œuvre principale de démentir et
d’éradiquer la vérité et la justice, ainsi que l’ont dit nos Sages :
« Au temps des « pas du Messie » la vérité sera perdue ».
Face à tout ceci, nous devons agir et combattre de toutes nos forces, avec
l’aide du Ciel, pour la dominer par des actions et toutes les réparations,
comme nous l'avons dit plus haut et comme nous allons l'expliquer plus loin[234].
132)
« La fin dévoilée »[235]. Voir la Guemara Sanhédrin et la Guemara
Meguila sur le verset : « Et vous montagnes d’Israël, faites pousser
vos arbres et portez vos fruits pour mon peuple Israël, car ils sont près de
revenir « (Ezech. 36, 8). Et comme l’explique Rachi sur place, la fin
dévoilée rapprochera la fin de la Rédemption. Ceci fait partie de la fonction du
premier Messie, car tout ce qui prépare la guéoula fait partie de la fonction
du Messie fils de Yossef. Elle est appelée fin dévoilée en référence à
« Le Seigneur s’est dévoilé »[236] et aussi en référence à
« L‘acte ouvert (dévoilé) à Anatot », selon la notion :" le
monde du dévoilé " dans la ligne de Ra’hel[237].
133)
« Ma gerbe s’est dressée (kama) et est restée
debout » (Gen. 37, 7). L’expression « kama » (s’est
dressée) est toujours dans la ligne de Yossef[238]. Voir plus haut,
paragraphe 73, la notion « Qui s’élèvera sur la montagne du
Seigneur et qui se dressera …» (Ps. 24,3).[239]
134)
« Je suis rempli d’une jalousie ardente en faveur
de Jérusalem et de Tsion » (Zach. 1, 14). Tout ceci est dans la ligne de
Yossef, comme cela est rapporté dans le Midrach Tan’houma (Vayigach 11) qui trouve
une comparaison dans : « ses frères étaient jaloux de lui »
(Gen. 37, 11)[240].
135)
« La corne du salut » - Ceci se rapporte au
Messie fils d’Ephraïm, et nous trouvons de même dans la numérologie[241].
136)
« Lève-toi (koumi), resplendis, car ta lumière
est venue, et la gloire de l’Eternel rayonne sur toi » (Is. 60, 1).
L’expression « kama » est toujours dans la ligne de Yossef en vertu
du verset : « Ma gerbe s’est dressée (kama) et est restée
debout » (Gen. 37, 7). Ceci se retrouve aussi dans la numérologie car
« koumi » a la même valeur que « Yossef »[242].
137)
« Sur la tête
de l’Elu de ses frères » (Gen. 49,26). Ceci est dit de Yossef.[243]
138)
« Un dirigeant se lèvera (kam) du sein d’Israël » (Nombres. 24,
17). Ceci est dit du Messie fils de Yossef qui surgit de lui-même comme un
« éveil d’en bas » de manière naturelle (comme l'a expliqué le
Or ha’haïm Hakadoch sur ce verset)[244]. « Kam chevet »
(Un dirigeant se lèvera ) a la même valeur numérique que « anché
amana » (des gens loyaux)[245].
139)
« Levez-vous (Koumou) et montons à Tsion ! » (Jer. 31, 5). Ceci est
dit d’Ephraïm qui est le messie fils de Yossef, parce que c’est par lui que se
fait le rassemblement des exilés. Voir plus haut (paragraphe 1) la notion
« Ephraïm mon premier né ». Et comme nous le savons : chaque fois
que le terme « kam » (se lever, se dresser) est utilisé, il est dans
la ligne de Yossef, avec pour référence « Ma gerbe se dressa »[246].
140)
« Une grande rumeur s’élève de la ville »
(Is. 66, 6). La suite du verset dit : « une rumeur sort du
temple ; c’est la voix de l’Eternel qui paie leur salaire à Ses
ennemis ». Et il est écrit dans le verset suivant : « Avant
d’être en travail, elle a enfanté ». « La voix qui annonce » se
réfère à Eliahou qui est la source de la racine du Messie fils de Yossef[247].
141)
« La voix de la tourterelle » (Cantique, 2,
12). C’est la voix de Yehochoua dans la ligne du Messie fils de Yossef. Moïse,
notre maître, a été dans cette ligne jusqu’à la révélation de la Thora, c’est
le sod : « Moïse prit avec lui les ossements (atsamot) de Yossef »[248]
(Dans les allusions de notre maître nous trouvons que « Moché ben
Amram » a la même valeur numérique que « Kol ha tor » (la voix
de la tourterelle)[249].
Et ceci correspond aux « pas du Messie » comme il est dit dans le
début du verset précité : « les bourgeons se montrent sur la
terre »). A partir de la révélation de la Tora, Moïse, notre maître, a
atteint le niveau de la sefira de Tiféret dans le secret de « ToR ».
Ensuite il a dévolu son niveau antérieur à Yehochoua dans le sod de « Kol
ha tor ». Notre maître a vu une allusion à son nom dans le mot
« tor » (Eliahou ben Chlomo Zalman)[250]. Et « kol
hator » (sans la lettre vav, qui se lit alors « ter » comme
« Ester ») a la même valeur numérique que « Machia’h ben
Ephraïm »[251].
Et j’ai, moi aussi, eu le mérite de trouver une sainte allusion dans
l'expression « Kol hator », à la suite de notre maître. Les mots
« kol ha tor » ont pareillement la même valeur numérique que
« kinéti le Tsion » ("Je suis rempli d’une jalousie ardente en
faveur de Jérusalem et de Tsion » Zach. 1, 14)[252].
142)
« Il posa sa main droite sur la tête
d’Ephraïm » (Gen. 48, 14). La « tête d’Ephraïm » est le côté
spirituel du Messie fils de Yossef qui bénéficie de l’influence du ‘Hessed, du
côté droit. Telle est l’intention de « sa main droite sur la tête
d’Ephraïm ». Dans les allusions de notre maître, « Roch
Ephraïm » (la tête d’Ephraïm) a la même valeur numérique que les mots
« Erets Israël »[253].
Et dans les allusions de notre maître (selon mon père Rav Binyamin), les mots
«yad yemino al roch Ephraïm » (sa main droite sur la tête d’Ephraïm) ont
la même valeur numérique que « hazé Tsion kiriat moadénou » (Tu
verras Tsion, la cité de nos réunions de fête » Is. 33, 20)[254].
143)
« Regarde du haut de l’Amana » (Cantique 4,
8). Dans la ligne de la sefira de Hod et de la sefira de Malkhout, notion de
Nord- ouest, car le messie fils de Yossef est au Nord et la Présence divine à
l’Ouest[255].
Voir plus haut, paragraphe 126 la notion « Le juste vivra par sa
loyauté » (Habakuk. 2,4).
144)
« Il s’accompliront sur la tête (Roch) de
Yossef » (Gen. 49, 26). Il est appelé « Roch » parce que c’est
de lui que vient, le premier Messie ("richon", premier est de la même
racine que "roch"-tête.[256]).
145)
« L’esprit de D. planait à la surface des
eaux » (Gen. 1, 2). C’est l’esprit du Messie[257]. De même, « Un homme… plein de l’esprit de
D. » (Gen. 41, 38) est dit de Yossef. Ou encore : « Mais
celle-ci est chez les hommes une inspiration divine et le souffle du
Tout-puissant les rend intelligents » (Job 32, 8).
146)
« Les pieds de l'annonciateur » (Is. 52, 7). Ce
sont les deux Messies qui sont en Netsa’h et Hod, et il est dit à leur
sujet : « Nos pieds se tenaient dans tes portes, Jérusalem »
(Ps.122, 2). « L'annonciateur » correspond à la sefira de Yessod dans
la catégorie du premier Messie[258].
147)
« Allégresse et joie ». " Ceux que
Hachem libèrera reviendront, et rentreront dans Tsion en chantant, une joie
éternelle sur leur tête; ils atteindront l'allégresse et la
Joie » (Is.35, 10). « Joie et allégresse », ce sont les
deux Messies, et l’essentiel de l’allégresse ("sasson") c’est le
Messie fils de Yossef au sujet duquel il est dit dans ce verset : «Les
rachetés de l’Eternel reviendront »
(selon notre maître d’après le secret des lettres ‘het, pé, fé final[259]
(Likouté ha Gra)). Et telle est l’intention principale de la Guemara (Soucca
48a) au sujet de « l’allégresse et joie ». Notre maître a mérité de
saisir l’intention de la Guemara sur ce point dans toute son intégralité. C’est
à ce sujet que notre maître nous a dit que s’il n’avait été créé que pour
comprendre l’intention de la Guemara sur ce point, cela lui aurait suffi. Et
nous savons qu’il était lui-même la lumière du Messie fils de Yossef pour nous
éveiller d’abord au rassemblement des exilés, selon le sod : « Sa
gauche est sous ma tête » (Cantique 1, 6), au niveau de Hod, et selon le
sod « Ephraïm est la puissante sauvegarde de ma tête » (Ps. 60,9).
Ensuite, lors de son voyage vers la terre sainte, il est monté au degré de la
sefira de Netsa’h qui est incluse dans la sefira de Tiferet (quelques-uns de
nos condisciples ont aussi écrit sur ce sod.« Deux valent mieux
qu’un », c’est pourquoi je citerai le grand Rav Saadia et Rav Mena’hem
Mendel ben Rav Baroukh (que sa lumière brille))[260].
148)
«Mets dans les oreilles (ozné) de Yehochoua que
j'effacerai le souvenir d’Amalek de dessous les cieux» (Ex. 17, 14).
« Beozné » (dans les oreilles) a la même valeur numérique que le mot
« sod (secret)»[261],
car au début, il faut mener la guerre contre Amalek secrètement[262],
car comme nous l’avons déjà expliqué plus haut, le rassemblement des exilés est
en lui-même la guerre contre Amalek pour vaincre le Sam. [263]qui est aux portes de
Jérusalem, et Yehochoua est de ceux qui ont la mission du messie fils de Yossef[264].
Notre maître a vu une allusion dans le fait que les termes « ester
davar », du verset «La gloire de l’Eternel c’est de cacher la parole
(haster davar)» (Prov. 25, 2) ont la même valeur numérique que les
termes « aliat chevatim (la montée des Tribus)»[265]. Voir plus haut
(paragraphe 98) la notion de « le secret de l’Eternel appartient à ceux
qui Le craignent ».
149)
« On y achètera des champs» (Jer. 32, 44). Ce
décret est comme une sanction pour expier « ils ont vendu le juste pour de
l’argent » (Amos 2, 6), verset qui est dit de Yossef. Et tout le sujet
« On y achètera des champs» est à rattacher au chapitre précédent (chap.
31) qui évoque les quatre caractères d’Ephraïm qui est le Messie fils de Yossef
(paragraphe 1).
150)
Saria fils de Dan. C’est lui qui aide le Messie fils
de Yossef pour faire tomber Armilus, l’impie, comme c'est expliqué dans le
Zohar[266].
151)
« Yossef entendait » (Gen.42, 23). Dans ce
verset: « Ils ne savaient pas que Yossef entendait"
(chomea, sans la lettre « vav), « chomea Yossef» a la même
valeur numérique que « machia’h ben Yossef »[267]. C'est-à-dire que ses
frères ne connaissaient pas la mission de Yossef, à savoir qu’il était le
Messie fils de Yossef. Notre maître a déjà expliqué que la première pensée des
frères de Yossef a été que lorsque l’âme d’Avraham, notre père, est
descendue dans le monde, l’ « écorce de droite » y a adhéré,
c’est pourquoi Ismaël a été issu de lui pour en séparer
l’ « écorce ». Et lorsque l’âme d’Yts’hak, notre père, est
descendue, « l’écorce gauche » y a adhéré, c’est pourquoi Esav a
été issu de lui pour en séparer « l’écorce ». Et ils ont donc pensé
que « l’écorce » médiane avait adhéré à Yacov, qui est sur la ligne
médiane. Or, lorsqu’ils ont vu que Yossef se conduisait avec orgueil, ils ont
pensé que Yossef était surement l’ « écorce » qui devait être
séparée de Yacov. Et ils n’ont pas reconnu l’importante mission et la sainteté
de Yossef dans la préparation de la Rédemption.[268]
152)
« Les proches de Yossef » (Amos. 5, 15).
Selon le Midrach (sur les Psaumes 3, 3) rapporté par Rachi dans son commentaire
sur ce verset : Tout Israël est appelé du nom de Yossef parce qu’il a pris
en charge la subsistance de ses frères en Egypte. Et d’après l’explication de
notre maître : « les proches d’Israël », ce sont ceux qui
subsisteront dans l'avenir d’Israël dans le cadre de la mission du Messie fils
de Yossef. De même il est écrit : « Car c’est pour votre subsistance
que le Seigneur m’a envoyé devant vous » (Gen. 45, 5). Et cette mission
continue à chaque génération.
153)
«Quand l’Eternel ramènera les captifs de Tsion, nous
serons comme des gens qui rêvent » (Ps. 126, 1). Toutes les notions évoquées
dans ce chapitre "l’Eternel ramènera les captifs de Tsion etc.." se
rapportent à la mission du Messie fils de Yossef, comme il est dit dans le
Midrach (Tan’houma paracha Vayigach 11) à ce sujet : «Tout ce qui est
arrivé à Yossef, arrive à Tsion », car le rassemblement des exilés lors
des « pas du messie » se fera par le Messie fils de Yossef. Et notre
maître a vu une allusion à cela dans le verset «D. venant à son secours vers le
matin (lifnot boker) » (Ps. 46, 5) qui est dit du temps de la guéoula
(voir Rachi sur place). «Lifnot boker » a la même valeur numérique que
« chivat Tsion » (le retour à Tsion)[269]. Et « lifnot » a
la même valeur numérique que « Machia’h ben Yossef »[270],
selon l’interprétation de la Guemara sur « La montée de
l’aube (Ayelet hacha’har)» (Ps. 22, 1)[271].
154)
« Reviens dans tes villes (chouvi el
araïkh)» (Jer. 31, 20). Tout ce chapitre 31 est dit du Messie fils d’Ephraïm.
Voir plus haut (paragraphe 1) la notion « Ephraïm, mon premier-né »
par lequel se fait le rassemblement des exilés. Et notre maître à ajouté une
allusion à cela en disant que « chouvi el araïkh », sans la lettre
vav, a la même valeur numérique que « edout be Yehossef » (témoignage
sur Yehossef). Voir plus haut le paragraphe 117 la notion « edout be
Yehossef », ainsi que dans le même verset : « Aie soin de
dresser des signaux, érige toi des poteaux. Fais bien attention à la route, au
chemin que tu as suivi ».
155)
« Comme un pommier parmi les arbres de la forêt,
tel est mon bien-aimé parmi les jeunes gens » (cantique 2, 3). Ceci est
dans la ligne du Messie fils de Yossef.
156)
« La réparation du monde par la royauté du
Tout-Puissant ». Chaque fois que le terme « réparation » est
utilisé, il s’agit du Messie fils de Yossef. Tel est le but ultime de tout le
travail du commencement des « pas du Messie », dont l’essentiel
consiste dans le rassemblement des exilés, la reconstruction de Jérusalem,
l’élimination du souffle d’impureté du pays, la véritable Rédemption, la
sanctification du Nom, et la réparation du monde par la royauté du Tout-Puissant.
Ainsi les versets « Car ils verront de leurs propres yeux, le retour de
l’Eternel à Tsion » (Is. 52, 8) qui évoque le rassemblement des exilés,
« Eclatez en cris de joie, chantez en cœur ruines de Jérusalem »
(Ibid. 9) qui est dit de la reconstruction de Jérusalem et de l'annulation de
la désolation du pays , « car l’Eternel console Son peuple, délivre
Jérusalem » (fin du verset 9) qui parle de la véritable Rédemption, parce
que Jérusalem est appelée « la ville de la vérité » (Zach. 8,3),
« Tous les confins de la terre verront la guéoula faite par notre D. » (Is. 52, 10) vise « La
réparation du monde par la royauté du Tout-Puissant ».Toutes ces choses
sont de la mission du messie du commencement, le premier messie, le machiah
fils de Yossef. Elles viendront par le réveil d'en bas et seront complétées par
le machiah fils de David, qu'il vienne vite et de notre temps, amen!
Voici
les 156 notions et surnoms du Messie du début, le Messie fils de Yossef. Et je
répète encore une fois que c’est une obligation et une mitsva de prier chaque
jour pour la vie et la réussite du Messie fils de Yossef, comme c'est expliqué
plus haut au premier chapitre. C’est aussi un grande mistva d’en parler
continuellement. Car c’est en en parlant que s’éveillera la miséricorde du Ciel
sur lui et sur toute la maison d’Israël, comme il est écrit au sujet d’Ephraïm,
qui est le Messie fils de Yossef : «Plus J’en parle, plus Je veux me
souvenir de lui. Mes entrailles se sont émues en sa faveur. Il faut que je le
prenne en pitié, dit l’Eternel » (Jer. 31, 19).
Chapitre 2, deuxième partie – les deux oints des
générations
Voici le
contenu de cette partie.
Nous devons agir de toutes nos forces en faveur de la
réunion des deux messies : le Messie fils de Yossef et le Messie fils de David,
« l’arbre de Yossef et l’arbre de David », dans une union totale, ce
qui constitue la base fondamentale de l’unification du Saint Béni soit-Il et de
Sa Présence, et du retour de Sa Présence (à Tsion). Nous devons assister D.
avec des actes d’héroïsme. « Les sauveurs graviront la montagne de
Sion », c'est-à-dire la guerre à l’alliance de Séïr et de son beau-père
(Ismaêl) sur le mont Sion, par nos actions en vue du rassemblement des exilés,
de la construction du Temple, et de l’établissement de gens intègres. Tout
comme pour la rédemption générale, le premier Messie est le Messie fils de
Yossef, et celui qui termine l’œuvre est le Messie fils de David. Ainsi, chaque
action générale ou particulière qui constitue la démarche du début de la
rédemption se déroule selon des voies
naturelles. Le premier facteur est le Messie fils Yossef et le deuxième, celui
qui achève l’œuvre, est le Messie fils de David, c’est au niveau des deux
Messies des générations qu’intervient la notion : « Yéhouda sauve Yossef »
1) Comme, au
niveau de la rédemption générale, le premier Messie est le Messie fils de
Yossef et celui qui achève l’œuvre est le Messie fils de David, chaque action,
qui se déroule dans le cadre de la démarche du commencement, a pour origine un
éveil d’en bas par des voies naturelles, petit à petit. Selon le grand principe
de notre maître : La première aide du Ciel vient par le Messie fils de
Yossef, et l’achèvement vient par le Messie fils de David.
Ces deux messies des générations
sont les forces miraculeuses qui assurent l’existence d’Israël et sa
perpétuation durant tout l’exil. Ils sont aussi ceux qui sont les facteurs de
miracles lors de l’avènement du Messie. Du messie fils de Yossef vient la force
miraculeuse destinée à soutenir l’existence matérielle, et du Messie fils de
David provient celle nécessaire à l’existence spirituelle d’Israël, en général
et en particulier. Les fonctions des deux Messies des générations s’inscrivent
de multiples façons comme cela est expliqué dans les œuvres de notre maître, que
son souvenir soit une bénédiction.1[272]
Chapitre 3 : Allusions saintes
au sujet du début de la Rédemption.
Contenu de ce chapitre :
Allusions saintes quant aux « pas du
Messie », il n'y a rien qui n'ait pas son allusion dans la Tora, il n'y a
rien qui n'ait pas son allusion dans l'enseignement oral. Et de même, il n'y a
rien relatif au "pas du Machiah" qui n'ait pas son allusion dans la
« Meguilat starim » de notre maître.
Nous sommes au seuil de la première guéoula, au moment
du « chant de la tourterelle » (Kol hator), et nous sommes plongés
dans l’obscurité. Nous n’avons ni Cohen, ni prophète, ni les Ourim et Toumim [273]pour nous
enseigner les principes de la voie à suivre, et moins encore des détails et des
détails des détails. Puisse D. nous envoyer la lumière du Messie fils de
Yossef, notre maître Rabbi Eliahou le Gaon de Vilna, qui est descendu du Ciel,
pour dévoiler les secrets de la Tora au sujet des « pas du messie »
et les voies dévoilées par le principe : « action et guematria », comme expliqué dans ses écrits.
Les raisons du changement d’avis de notre maître lors
de son voyage en Erets Israël, et les ordres qu’il a donné à ses élèves à
partir d’allusions extraordinaires.
Le rapprochement de la Rédemption dépend de l’étude de
la Kabale, selon notre maître le Gaon Rabbi Eliahou.
1)
Nous avons une aide spéciale du Ciel lors du
rassemblement des exilés au début de la Rédemption: le fait que tous les plus
infimes détails du travail à accomplir; « la mission, son temps, et ceux
qui y sont voués » sont évoqués dans la Tora, les Prophètes et les
Hagiographes, ainsi que dans les paroles de nos Sages que ce soit dans ce qui
est dévoilé ou caché. Cela a été révélé par de saintes et extraordinaires
allusions de notre maître le Gaon Rabbi
Eliahou qui a été envoyé du Ciel pour nous dévoiler les secrets de la Tora à
l’approche des « pas du messie » dans la voie de la fin révélée.
Aucun secret ne lui a été dérobé. Notre maître savait où se trouvait dans notre
sainte Tora l'allusion au nom et à la mission de chaque Juif, par
"l’action et la guématria (numérologie)" selon le sod :
« le nom engendre (une identité, une mission) » dévoilé par les
valeurs numériques et les abréviations[274]. C’est
ainsi que le Gaon a vu 52 allusions saintes (comme la valeur numérique du mot
« Eliahou »=52) au sujet de sa mission personnelle.
Nous
tenant au seuil de la Rédemption, au commencement du temps du « chant de
la tourterelle » (Kol hator), nous sommes dans l’obscurité. Nous n’avons
ni Cohen, ni prophète, ni Ourim et Toumim, pour nous enseigner les principes de
la voie à suivre, et moins encore dans ses détails ou les détails de ses
détails. C’est pourquoi D. nous a envoyé la lumière du Messie fils de Yossef,
qu’est notre maître le Gaon Rabbi Eliahou, pour nous dévoiler les allusions de
la Tora en ce qui concerne les «pas du Messie ». Nous devons beaucoup
apprendre sur notre façon d’œuvrer au commencement de la Rédemption à travers
les 156 caractéristiques du Messie fils de Yossef (comme cela est rapporté dans
la première partie du deuxième chapitre) et à travers les versets où est
recelée la mission de notre maître lors des «pas du Messie » et à leur
approche.
Ils
sont pour nous qui sommes "la dernière génération", comme les Ourim
et Toumim, comme un Choul’han Aroukh[275] en vertu de
l’intention du verset : « Afin que vous racontiez (tesaprou) à
la dernière génération » (Ps. 48,14), « Sefira" (compter,
nombre) ayant la même racine que lesaper (raconter, compter), selon le
sod « de la fin du temps », avec l’aide de D. qu’Il en soit loué.[276]
Notre
maître dit dans plusieurs de ses ouvrages que toute l’intériorité de la Tora,
les lumières supérieures, toutes les intentions de la Tora écrite et orale,
tous les mondes et toutes les créatures supérieures et inférieures sont
recelées dans les allusions de la Tora et des paroles de nos Sages. Il n’est
rien qui ne soit évoqué dans la Tora, dans les enseignements, ou dans la
Michna. De même il n’est rien des « pas du Messie » qui ne soit
évoqué dans les allusions de la « Meguilat Starim » de notre maître.
Toutes les allusions sont incluses selon leurs nombres d’après le
principe : «Il fait défiler leur armée selon leur nombre, Il les appelle
par leur nom » (Is. 40,26), c'est-à-dire que chacune des créatures a un
nombre de base particulier et que la mission de chacune, qui est fonction de
son nom et de son nombre, est évoquée par la Tora selon le principe
« Action et guématria », c'est-à-dire par la valeur numérique des
lettres de la Tora en fonction de la guématria et de l’abréviation. Comme nos
Sages ont dit sur le verset : « Venez, contemplez les œuvres de
l’Eternel, qui a opéré des ruines (chamot) sur la terre » (Ps.
46,9) : il ne faut pas lire « chamot » mais « chemot »
(des noms).
« L'apéritif
de la sagesse »[277] :
ce sont les contenants-ustensiles, qui recueillent les valeurs d’en haut du monde de la "Atsilout"
(notion de Kabala) par le remplissage et le remplissage des remplissages jusqu’
à l’infini. Chaque créature, chaque homme, selon sa fonction, dans son ensemble
et dans ses particularités, est évoqué dans son nom propre et il est en
allusion dans la Tora selon les nombres de la guématria.
Dans
son commentaire du Sifra de tsiniouta, notre maître écrit en ces termes :
« Le principe est que tout ce qui a existé, existe et existera jusqu'à
l'éternité, tout est inclus dans la Tora du premier mot de la Genèse
(« Beréchit ») jusqu’au dernier mot du Deutéronome (« Aux yeux
de tout Israël »), non seulement les généralités mais encore les
particularités de chaque espèce et de chaque homme ». Tout ce qui lui
arrive depuis le jour de sa naissance jusqu’à sa fin, et tous ses guilgoulim
(réincarnations), dans tous les détails et les détails des détails. Tout ce qui
concerne chaque espèce d’animaux domestiques et chaque espèce d’animaux
sauvages, chaque être vivant sur la terre, chaque herbe, chaque végétal et
chaque minéral, dans tous les détails et les détails des détails, pour chaque
espèce et pour chaque individu d’une espèce. Ceci pour toujours, pour tout ce
qui leur arrivera et quelles sont leurs racines. Et pareillement, tout ce qui a
été dit des Patriarches, de Moïse, et d’Israël se reproduit à chaque génération
parce que tous réincarnent leurs étincelles dans chaque génération, comme nous
le savons. De même toutes les actions depuis Adam jusqu’à la fin de la Tora se
retrouvent à chaque génération, comme le sait celui qui a la sagesse. Et c'est ainsi pour chaque homme en particulier,
comme le Midrach hanéélam a commencé à l’expliquer par allusions. Tout ceci est
inclus dans la paracha de « Beréchit » jusqu’à la paracha de
« Noa’h », comme c'est expliqué ici grâce à l’aide du Ciel etc."
[278]
2)
Notre maître le Gaon Rabbi Eliahou a été envoyé du
Ciel pour dévoiler les secrets de la Tora à l’approche des « pas du
Messie », « les missions, le temps fixé, ceux destinés à ces
missions », jusqu’à la fin des temps, selon les allusions du Gaon à
travers la numérologie. Et nous voyons que presque toutes les interprétations
et les révélations du Gaon Rabbi Eliahou dans ses ouvrages sur la Kabale, qui
se comptent par milliers, reposent sur des allusions extraordinaires qu’il a
dévoilées par inspiration sainte, et tout ceci lui a été accordé du Ciel afin
qu’il dévoile le processus des « pas du Messie », lorsqu'il arrive au
temps fixé, c’est-à-dire lorsque la guéoula advient sans mérites.[279]
3)
Chaque personne d'Israël a le devoir d’agir de toutes
ses forces pour connaître le niveau élevé des nombres qui sont recelés dans son
nom selon les calculs de la numérologie, qui sont évoqués dans la Tora et qui
lui indiquent sa mission unique et spécifique; "chaque personne sous sa
bannière et ses enseignes selon la maison de ses ancêtres" (Nombres 2-2).
C’est à ce sujet qu’il est écrit : « De grâce que la puissance de
Hachem[280] se
déploie… » (Nombres 14, 17), c'est-à-dire par "l’action et la guématria",
comme il est dit dans l’Ecclésiaste (9, 10) en vertu de ce qui est écrit dans
les Tikouné Zohar 'hadach (Tikoun 74a) et de l’explication du Gaon sur place[281]. Chacun
doit trouver les calculs et les guématria de son nom, parce que s'il ne le fait
pas, il risque de revenir dans une nouvelle vie pour arranger ce qu’il a manqué
lors de cette vie[282], car
celui qui ne connait pas les guématria et les calculs qui sont recelés dans son
nom, est appelé à descendre plus tard dans le Chéol. Notre maître, dans son
commentaire sur les Tikouné Zohar ‘hadach précité, a dit qu’il doit parvenir,
par les valeurs numériques liées à sa personne, à connaitre les forces reliées
à sa main[283], c’est
ce qu’il est dit au verset : «Tout ce que tes propres moyens permettent à
ta main de faire, fais-le, car il n’y a ni action ni calcul dans le
Chéol » (Eccl. 9, 10). C'est-à-dire que dans le Chéol on ne pourra
plus réparer « cette action et ce calcul ». Et la raison en est que
c’est sur la base de cette connaissance que chacun peut savoir comment
accomplir sa mission particulière dans ce monde. Et plus les « pas du
Messie » approchent, plus se dévoilent les allusions des guematriot dans
lesquelles sont recelés les mystères des missions générales et particulières.
C’est à ce sujet qu’il est dit : «Chaque vallée s'élèvera » (Is. 40,
4), il s'agit de la guématria; apéritif de la sagesse, comme c'est expliqué
dans le Zohar (tikoun 70), et c’est à ce sujet que nos sages ont dit
: « la sagesse des scribes (sofrim, qui signifie aussi « ceux qui
comptent les versets, leurs mots et leurs lettres ».*NDT) sera
méprisée », comme l’a expliqué notre maître[284]
Le calcul et l’action, les guematriot sont les
apéritifs de la sagesse. La "périphérie"[285] c’est les
contenants. Le mot "parpera" a pour valeur numérique deux fois
"par"=280, qui une valeur liée à la vertu de rigueur. L'essence de la
guematria est de donner un contenant-un revêtement, par un nombre spécifique, à
chaque qualité des lumières supérieures. Chaque nombre est inclus dans des lettres
associées en mots qui évoquent à ce sujet cette vertu et cette fonction dans le
monde de l’action, le monde inférieur, et il est inclus dans les versets de la
Tora et des Prophètes et les Hagiographes. Chaque mission, action et nom de
l’envoyé, dans chaque génération, sont habillés et saisis dans le nombre de la
numérologie évoquée dans les versets concernant le sujet de la mission et le
nom de la mission de l’envoyé selon la racine de son âme et du mérite des
ancêtres destiné à chacun. Telle est la signification du verset : «Il fait
sortir leurs armées selon leur nombre » (Is.40, 26), c'est-à-dire
chaque armée selon un nombre particulier. »Tous Il les appelle par leur
nom » (suite du verset) : c'est-à-dire que tout est inscrit dans le
nom de cette créature. Heureux est celui qui connait et réalise à la force de
ses mains ses bonnes actions ! La notion de "acte et calcul" telle
que l'a expliqué ici notre maître nous aidera à ne pas tomber dans le
"chéol", c’est-à-dire une métempsychose, D. nous en préserve !
Heureux est celui qui atteint par la force de ses actes, la connaissance du
niveau de sa mission qui est recelée dans les calculs de son nom ! Bien que
tout cela lui sera révélé dans le monde de vérité, il vaut mieux acquérir cette
connaissance de son vivant afin qu’il soit plus fort dans sa mission
particulière dans ce monde ci, car celui qui est soumis à un précepte et
l’accomplit est plus grand que celui qui n'est pas soumis et l'accomplit. Ce
qui a été dit jusque-là est suffisant pour le sage...
Les voies pour acquérir ces connaissances. Tout
d’abord, par les actes eux-mêmes. De plus selon le « goral du Gaon
(Gra)"[286] selon le
principe « action et calcul » et le sod « la coupe
d’argent ». Telle est l’intention du verset : «A eux j’accorderai,
dans ma maison et dans mes murailles, une main et un nom » (Is. 56, 5),
c'est-à-dire "action et calcul" tel que cela a été expliqué
auparavant. Le "nom" signifie la numérologie qui correspond au nom de
chacun qui s’occupe de la reconstruction de Jérusalem, et la « main »
se rapporte à « la force de ta main » (en référence au verset précité
d'Eccl. 9,10). Pareillement l’essentiel des intentions de la reconstruction de
Jérusalem est recelé dans les allusions des valeurs numériques comme l’ont dit
nos Sages (Baba Batra 75b), en lien avec le verset : « Jérusalem
sera habitée à l’état de ville ouverte» (Zach. 2, 8), et la notion de
«889 jardins» etc. Toutes sont des allusions de valeurs numériques comme
l’explique Rachi sur place[287]. Mon
cœur me dit clairement que même si je n’ai été créé que pour comprendre
l’intention de cette Guemara, cela en valait pour nous la peine, comme je
l’expliquerai, si D. veut, dans le chapitre 7.
Quiconque voit des signes allusifs à son nom et à sa
mission dans les versets de la Bible et les paroles de nos Sages a l’obligation
de faire tous ses efforts de toutes ses forces et de toute sa volonté à leurs
sujets car c’est pour ça qu’il a été créé et que son âme est venue dans ce
monde, le monde de l’action.
4)
Notre maître le Gaon a beaucoup écrit sur les voies du
commencement de la guéoula lors des « pas du Messie », et nous a
ordonné avec insistance de commencer par un éveil d’en bas. Cela se trouve
aussi dans ses saints ouvrages sur la Kabala, par des allusions profondes,
uniquement selon le principe de « Tsafnat Panéah », c'est-à-dire
divulguer ce qui est caché[288]. Et il a
divulgué à nombre de ses élèves, ceux chez qui il voyait des signes évidents
qu’ils étaient aptes et voulaient fortement monter vers la sainteté, les
principes des voies du commencement évoqués qui touchent les notions de
« les missions, leurs temps, leurs envoyés »[289]. Ce
particulièrement à ceux chez qui il a vu le niveau élevé de 999 dans Yessod,
qui est le niveau le plus élevé dans la ligne du Messie fils de Yossef ( et qui
est aussi la racine de la nechama de notre maître), et à qui il a révélé le
secret des 999 « talons du Messie et aussi le secret de « Kol
Hator » jusqu’à l’ultime fin, ainsi que ce que chacun doit faire et
accomplir selon le principe des allusions, car c’est pour cela qu’il a été
créé.[290].
Les
« pas du messie ». Toutes ses voies par «l’éveil d’en bas» et tous
ses détails, et détails des détails sont évoqués dans la Tora, les Prophètes et
les Hagiographes, ainsi que dans les paroles de nos Sages, dans ce qui est
dévoilé et caché. Selon notre maître le Gaon, toutes les missions, leurs temps,
et ceux qui en sont chargés sont évoqués dans la Tora.
Il
n’existe rien qui ne soit évoqué en allusion dans la Tora, et selon nos Sages[291], même
Moïse, notre maître, que la paix soit sur lui. C'est-à-dire que même Moïse
notre maître dont le nom est mentionné explicitement de nombreuses fois, doit
avoir son nom évoqué de manière cachée comme tout un chacun en Israël. Et selon
cette Guemara, le nom de Moïse, notre maître, est évoqué dans le verset :
«Car lui aussi est chair » (béchè gam hou bassar) (Gen. 6, 3), car
comme l’explique Rachi les mots « béchè gam» ont la même valeur que
« Moché » (Moïse). Et notre maître le Gaon a ajouté une allusion
extraordinaire dans le fait que «béchè gam hou bassar » a une valeur
numérique de "chichim ribo" (600.000), car Moïse, notre maître,
équivalait aux 600.000 personnes sorties d’Egypte.
5)
Toutes les voies du firmament et tous les secrets ont
été dévoilé à notre maître, rien ne lui a été caché. Il a tout vu clairement,
dans les teintes rayonnantes de la lumière supérieure, tout le "maassé
berechit" (secret de la création et de ce qui en découle) et tout le
« maassé merkava » (les secrets du trône Divin et du développement de
l'histoire) dans les voies du firmament, et aussi tous les détails du secret
« Kol Yéchouha » (la voix de la délivrance) dans lequel sont recelés
Yehochoua bin Noun, Akiva ben Yossef, Né’hémia et Ezra[292]. Notre
maître connaissait la Tora de notre Messie, qui est la Tora d’Erets Israël[293], et
« l’or de cette terre est bon » (Gen. 2, 12). Il a trouvé l’allusion
dans l'histoire de notre père Yaacov (lors du rêve de l'échelle). A ce
moment-là, toute la terre d'Israël s'est pliée sous lui, ce qui signifie qu'il
a reçu tout l’enseignement de la Rédemption
d’en haut et d’en bas. Il a reçu la révélation des trois niveaux du Yessod,
celui des initiales du mot yayin (vin): "Yecharim" les justes ,
"Yereim", ceux qui craignent , "Neviim", les
« prophètes », par la lumière d’en haut qui est passée de l'inspiration
sainte de Rabbi Yts'hak Louria et de son élève le Rav ‘Haïm Vital à notre
maître le Gaon en l'an 5500, au début de la première heure du matin du sixième
jour du sixième millénaire[294], car
c’est alors que le souffle Divin, l’esprit du Messie s’est mis à s’exprimer
dans son l'inspiration sainte (notre maître avait alors vingt ans).
6)
Lors des «pas du Messie", le "sitra
a’hara"-forces d'opposition à tout processus de sainteté, se renforcera en
tout, en particulier sur ce qui porte à l’intériorité de la Tora, contre la
révélation des secrets des calculs des valeurs numériques qui concernent les
« pas du messie ». C’est dans ce sens que nos Sages ont dit que la
sagesse des scribes sera méprisée, comme l’a expliqué notre maître le Gaon. Il
est dit à ce sujet : «Outrages dont tes ennemis, Eternel, m’abreuvent,
qu’ils déversent sur les pas de Ton Messie» (Ps. 89,52). Mais lorsque la
fin ultime, la fin des jours, arrivera, se réalisera ce qui a été dit :
« Chaque vallée s'élèvera » (Is. 40, 4), ce qui se rapporte aux
guematriot (valeurs numériques) etc., comme il est dit dans le Zohar Hakadoch
et dans le commentaire de notre maitre (Tikouné Zohar Hadach p. 169). Et notre
maître a expliqué ceci en disant que si la sagesse des scribes (sofrim, ou
aussi ceux qui comptent) sera méprisée c’est parce que nous l’avons profanée
par nos fautes comme cela est dit dans Isaïe(53,5), verset qui est dit du
Messie fils de Yossef[295].
7)
Notre maître le Gaon savait très bien, en ce qui
concerne chaque homme en Israël qui a reçu du ciel une mission dans la
délivrance d'Israël et le rassemblement des exilés; là où son nom est évoqué
dans la Torah, les Prophètes et les Hagiographes, "chacun sous son
étendard, à l’enseigne de la maison de ses ancêtres" (Nomb. 2,2). Tout le
savoir de notre maître, qui a été reçu par inspiration sainte, s’appuie sur des
allusions saintes dans la bible et dans les paroles de nos Sages tant dans ce
qui est dévoilé que ce qui est caché. Notre maître disait de lui-même que son
nom était évoqué dans le Tora sur le verset « Even chlema ve tsedek»
(un poids entier et juste) (Deut. 26, 1) à la fin de la paracha « Ki
tetsé » dont les initiales alef, chin, de « Even chlema » sont
celles d’Eliahou ben Chlomo (le nom de son père étant Chlomo Zalman). Et dans
le verset suivant, il est question d’ « effacer Amalek », puis
tout de suite après il est écrit : « Quand tu arriveras dans le
pays » (Deut. 26, 1) qui parle du rassemblement des exilés. Ce qui est à
mettre en rapport avec le verset « Quand vous viendrez dans le pays et que
vous planterez (Lev. 19, 23)» afin d'observer les préceptes qui dépendent
de la terre d'Israël, parce que le rassemblement des exilés dépend de « la
bénédiction des années » (qui est, dans la Amida, la bénédiction qui parle
de la fertilisation de la terre d'Israël et qui précède celle qui évoque le
rassemblement des exilés) comme l’ont dit nos Sages dans la Guémara (Meguila
17b et Sanhédrin 98a) au sujet de la fin révélée. Tout ceci était la grande
aspiration de notre maître. Il a aussi trouvé dans la Haphtara de cette paracha
(Ki tetsé) son nom et sa mission dans le
verset : « bera’hamim gedolim akabetze'h »[296] (« Je
te rassemblerai par une grande miséricorde » Is.54, 7), car ce dernier a
la même valeur numérique que son nom : Eliahou ben Chlomo Zalman. Et dans
le verset «Sa soucca est à Chalem (qui signifie aussi « entier ») et
sa demeure à Tsion [297]» (Ps.
76, 3), il a trouvé la même valeur numérique que « Eliahou ben Chlomo
Zalman ben Issaskhar Dov ». Or, Yaacov ne peut être « chalem » -
entier - qu’en Erets Israël, comme il est dit «Yaacov arriva
entier » (Gen. 33, 18). Et cette plénitude fut à souccot (voir le
verset 17). Il a trouvé une allusion dans son nom à sa grande mission, soit 999
dans la lumière du Messie fils de Yossef, selon le principe de 999 dans Yessod,
999 qui est le plus grand nombre se rapportant au Messie fils de Yossef, qui a
la même valeur numérique que son nom et celui de trois générations précédentes
jusqu'à son arrière-grand-père le Rav Elia Ha’hassid (999). Pareillement dans
le verset : « parce qu’il est temps d’engranger » et dans
l’expression de nos Sages : « on s’élève en sainteté », ou
encore dans le verset : « Ils la chérissent jusqu’à sa
poussière » (Ps. 147, 15). Et notre maître a trouvé bien d’autres
allusions dans la Bible quant à sa sainte mission au commencement de la
guéoula, à savoir un total de 52 allusions comme la valeur numérique du nom
« Eliahou ». Chaque allusion était aussi importante et sainte à ses
yeux que les Ourim et Toumim, car comme l’ont dit nos Sages : « le
nom influence », c'est-à-dire que le nom de chacun amène à connaître sa
mission du Ciel.
8)
« Kol Hator » (le chant de la tourterelle).
Comme nous le savons, notre maître a trouvé sa grande mission dans
verset : « Le chant de la tourterelle » (Cantique, 2, 12).
« Le chant » c’est Yehochoua, et « La tourterelle » c’est
Moïse notre maître (comme expliqué plus haut chapitre 2, 141). Au début, notre
maître a considéré qu’il était au niveau de la dimension de
« Yehochoua », comme il est fait allusion dans la Tora dans le verset
« Even chlema » (un poids entier) (Deut. 26, 1) à la fin de la
paracha « Ki tetsé » dont les initiales alef, chin, de « Even
chlema » sont celles d’Eliahou ben Chlomo. Puis dans le verset suivant, il
est question d’ « effacer Amalek », ce qui est la fonction de
Yehochoua, c'est-à-dire du côté gauche, et ressort de la mission du Messie fils
de Yossef (commentaire du Gaon sur le Tikouné Zohar Hadach p. 27 sur le
verset : « Sa main gauche sous ma tête » (Cant. 2,6)). Et notre
maître a écrit qu’ « un poids entier » est du côté gauche,
c'est-à-dire la vertu de din. Et tout de suite après ce verset, il est question
d’« effacer Amalek », puis tout de suite après ces versets il est
écrit : « Quand tu arriveras dans le pays » (Deut. 26, 1). Or,
comme notre maître était alors du côté de Yehochoua de l’ordre du Messie fils
de Yossef, il est parti en Terre sainte. Mais, en chemin, il a atteint le
niveau de Tiféret, le niveau de Moïse notre maître, que la paix soit sur lui,
et voyant que son nom était évoqué dans le verset : « bera’hamim
gedolim akabetze'h » (« Je te rassemblerai par une grande
miséricorde »)[298], (Is.
54,7) qui correspond à notre maître Moïse, alors que son propre nom a la même
valeur numérique (voir plus haut dans ce chapitre, paragraphe 7). Pareillement,
pour l’expression : « Le chant de la tourterelle », car le mot
« tor » (tourterelle) a la même valeur numérique. C’est pourquoi, il
a considéré qu’il n’avait pas le droit d’entrer en Erets Israël, et qu’il
pouvait seulement transmettre cette mission à ses élèves, selon la dimension de
Yehochoua, pour commencer le rassemblement des exilés, et c’est en cela que
consiste la guerre contre Amalek à chaque génération. Et un de ses élèves a
reçu de lui une allusion extraordinaire dans le verset « midor dor »
(de génération en génération) qui contient une allusion à son nom, qui est
aussi évoqué dans les mots « kol hator »[299].
Notre
maître est né en 480 dans le sixième millénaire (soit 5480, en 1720). Il y a vu
un signe évoqué dans le verset : «Myriam, la prophétesse, prit en main un
tambourin (Tof = 480) » (Ex. 15,20) contre "l'autre côté"[300]. La
mission de notre maître est évoquée dans la Tora dans le verset :
« un poids entier » (fin de la paracha Ki tetsé). C'est-à-dire que
c’est dans la six centième année du sixième millénaire. Notre maître a perçu la
lumière du Messie fils de Yossef, à l’âge de vingt ans en l’année 5500, à
savoir dès la première heure du lever du jour dans le sixième millénaire. Dès
lors a commencé la dernière génération, et c’est alors qu’il a mérité le
dévoilement de notre ancêtre Yaacov et que lui ont été révélés les secrets des
secrets de tous les « pas du Messie » depuis le début de la
rédemption jusqu’à la fin merveilleuse, à la fin des temps.
Notre
maître a vu par inspiration sainte qu’il avait atteint le niveau de 999 dans
Yessod, et que son influx, l’influx du bien, se divise en deux sur la ligne
médiane des deux armées, 499 et demi à droite et 499 et demi à gauche, le tout
faisant mille moins un, ce qui est le bon conduit, la force la plus grande pour
la guerre contre l'autre côté. Notre maître a écrit sur le fond de ce sujet
dans le « sod haotiot » (le secret des lettres), et y a vu
d’importantes allusions à son nom, comme cela est rapporté plus haut dans le
paragraphe 7[301].
9
) Tout est évoqué dans la Tora et l'enseignement oral
: toutes les créatures spirituelles ou matérielles, leur mission, qu’elle
soit du côté de la pureté ou, dans un tout autre registre, du côté de
l’impureté. C’est ce qu’ont dit nos Sages (‘Houlin 139b) : car Moïse est
mentionné dans la Tora alors qu’il est le plus grand en sainteté, et, dans un
tout autre registre, même Haman est mentionné dans la Tora alors qu’il était le
plus grand dans l’impureté. Il en va de même pour chaque détail et chaque
détail de détail de chaque créature et de chaque homme selon la "bannière
de la maison de ses ancêtres", et même son surnom communément accepté est
évoqué dans la Bible et les paroles de nos Sages[302].
Il
existe un grand principe en ce qui concerne les allusions sur les valeurs
numériques et les abréviations : toute allusion qui est faite sur celui
qui est évoqué ainsi doit se référer aux termes exacts du mot ou du verset de
la Bible, ou des paroles de nos Sages. Toute allusion construite sur un composé
de différents mots qui ne se trouve pas expressément dans cette forme dans la
Bible ou dans les paroles de nos Sages n’a aucune valeur parmi les allusions
saintes. Ce principe se rapporte à la base sur laquelle repose l’allusion et
qui est celle qui l’évoque et la renferme, car son fondement se trouve
uniquement dans la Bible et dans les paroles de nos Sages, chaque chose dans sa
littéralité exacte et dans son écriture. Mais ce qui touche à la chose à
laquelle il est fait allusion - le sujet ou la personne – ceci peut aller aussi avec le surnom
communément accepté par tout le monde, que ce soit dans le domaine de la
sainteté ou du vulgaire, car "la voix du commun est comme la voix du Tout
Puissant".
10
) Chaque personne d'Israël a une racine en haut dans
son nom en fonction de la racine de son âme et du mérite de ses ancêtres. Et
comme nous le savons, le nom donné à l’enfant lors de sa naissance ne vient pas
par hasard, mais selon ce qui est placé par le Ciel dans la bouche de son père
en fonction de la racine de son âme. Chacun n’a pas moins de sept chiffres et
tous sont évoqués dans la Bible et dans les paroles de nos Sages. Parfois aussi
dans les deux selon le sod de "l’action et du calcul", selon le
commentaire de notre maître sur les Tikouné Zohar Hadach. Les sept chiffres
d’après le sod « « Sur une seule pierre il y a sept yeux »
(Zach. 3, 9) viennent à un homme, "chacun sous son étendard, sous
l’enseigne de ses ancêtres" (Nomb. 2,2) (par exemple : Yossef ben
Yaacov, Yossef ben Ra’hel, Yossef ben Yaacov et Ra’hel, Yossef ben Yaacov ben
Yits’hak, Yossef ben Yaacov ben Yits’hak ben Avraham, Yossef… avec
l’association de son nom de famille, Yossef… avec l’association du nom de son
travail, son surnom accepté par tout le monde). Tous ceux-ci correspondent,
pour chacun, au côté évoqué et contenu dans leur équivalence numérique;
relatifs au côté qui fait l’allusion et qui contient[303] qui se
trouve dans la Bible et dans les paroles de nos Sages, comme il est dit plus
haut.
La
référence des références des nombres de base se trouve dans les dix créations
premières que sont les dix sephirot qui sont chacune fondée sur un nombre de
base indépendant. C’est pourquoi chacun porte le nom de la sephira, selon le
sod « Sapir » (saphir, et la racine est la même que mispar = nombre).
Ce sont les premiers visés par le verset : «Qui fait sortir leur armée
selon son chiffre» (Is. 40, 26), comme nous le savons. Il en va de même
pour toutes les combinaisons des lettres par lesquelles le ciel et la terre ont
été créés[304].
Notre
maître avait coutume de scruter le nom de chacun, comme ceci est évoqué dans la
Guémara (Yoma 83b) qui rapporte l'histoire de Rabbi Meïr avec un aubergiste qui
avait pour nom « Kidor », et Rabbi Meïr l'a interprété selon le
verset «car (ki) c’est une génération (dor) changeante »
(Deut. 32, 20). Il semble que Rabbi Meïr a estimé que l’écorce d’Amalek
s’était attachée à cet homme, car son nom et Amalek ont la même valeur
numérique[305]et la
façon d’agir d’Amalek est de se changer par l’illusion, comme nous le
savons. Et j’ai pu assister à quelque chose du même genre : notre maître
ayant constaté qu’un de ses élèves était atteint de dépression, il s’enquit de
son nom de famille. Ce dernier lui répondit que son nom de famille était
« Maline ». Et notre maître lui a dit de changer immédiatement ce
nom, car sa valeur numérique est égale de celui du "sam…" (ange du
mal).
Il
arrive quelques fois que c’est précisément un juste qui est aussi un homme
d'action qui a dans son nom un nombre semblable à un nombre des forces de
l’impureté, selon le verset : « D. les a fait l’un en face de
l’autre », tel que l'on expliqué nos Sages. C'est afin que la force de la
kedoucha (sainteté) l’emporte sur la force de l’impureté qui s’y oppose. Ainsi
la valeur numérique de « Tora » s’oppose à la valeur numérique du
"Sam…" et de sa conjointe, ou encore « chalom » s’oppose à
« Esav », et bien d’autres exemples de ceci existent encore, comme
nous le savons[306].
Au
sujet du verset : « Un poids parfait et juste » (Deut. 26, 1) dans
lequel il voyait son nom et sa mission comme c'est expliqué plus haut (chapitre
3, 7), j’ai interrogé notre maître au sujet du deuxième nom de son père dans
les mots « Even chlema » (une pierre entière), le deuxième nom de son
père étant « Zalman ». Et il m’a répondu en ces termes :
« De ce qu’il reste de ces mots après avoir utilisé leurs initiales pour
ces noms, tu trouveras ». J’ai compris tout de suite que cela signifiait
que les initiales des mots « even chlema », c'est-à-dire les lettres
alef et chin, qui font allusion aux noms « Eliahou Chlomo » une fois
utilisées, il restait les mots « ben » (even sans son initiale alef)
et « lema » (chlema sans son initiale chin), ces derniers ont la même
valeur que « Zalman ». Il m’a répondu ceci pour me renforcer au sujet
de sa mission sainte[307].
«Je
te rassemblerai avec plein de ra'hamim » (Is. 54, 7). Notre maître a vu
dans ce verset une allusion à son nom comme c'est expliqué plus haut[308]. Et il a
vu dans le verset « Elargis l’emplacement de ta tente» (54, 2), rapporté
dans ce même chapitre, sa grande mission dans les trois lignes de base :
« har'hivi » (élargir), « haari'hi » (étendre),
« ‘hazéki » (renforcer), verset qui a la même valeur que le
verset : « Je te rassemblerai avec plein de ra'hamim ». Notre
maître a aussi insisté sur le fait que tous ceux-ci sont dans la ligne du
Messie fils de Yossef. Nous avons déjà évoqué le rêve merveilleux de notre
maître lors de son voyage vers la Terre sainte au sujet du verset « Nos
pieds se tenaient dans tes portes, ô Jérusalem » (Ps. 122. 2)[309].
11) Les voies pour connaître et trouver le nom
et la mission de chacun en Israël dans les allusions des Ecrits saints, selon
le principe : «tout ce que ta main aura l'occasion de faire, utilise donc
ta force pour le réaliser », « par l’action et le calcul» (selon
Eccl. 9,10), comme il est dit plus haut; sont les suivantes : a) selon la
catégorie de ses actes, actes de bienfaisance et de libération, en faveur de
l'ensemble du peuple et des individus, et de soutien à la Tora ; b) selon
l’inclinaison de chacun pour étudier un sujet particulier dans la Tora, un
traité particulier, ou les enseignements de la Kabala ; c) selon ses
difficultés morales particulières ou ses réussites particulières dans les
domaines spirituels et matériels. En ce qui concerne la mission du Ciel
particulière de chacun dans le cadre de l’œuvre du rassemblement des exilés
ainsi que dans toute œuvre qui relève des préceptes relatifs à l’établissement
en Erets Israël, chacun peut, avec l’aide du Ciel, trouver son nom et sa
mission dans les versets qui recèlent et qui comprennent les 156 aspects et
appellations du Messie du début, le Messie fils de Yossef, tels qu’ils sont
recensés plus haut dans le chapitre 2. Ce n’est que pour des questions
épineuses relatives à l'ensemble du peuple au sujet de l'installation en Erets
Israël que l’on peut se servir de l’important goral secret institué par notre
maître le Gaon – le tirage au sort « Palchats » (Initiales des
mots : « Ouvrez moi les portes de la justice », « Pit’hou li
chaarei Tsédek ») fait par les Kabbalistes, qui est fondé sur les trésors
cachés des valeurs numériques, des abréviations dont le signe est dans les
mots : « Chaarei Tsedek » selon leur valeur numérique. Mais il
ne faut pas se servir de cette formule secrète hormis en cas de nécessité absolue
pour sauver l'ensemble du peuple et l’établissement en Erets Israël, et a
fortiori pour éviter la profanation du Nom. Et ceci doit être fait uniquement
selon la méthode du Tikoun « Tsafnat panéah » opéré au moins par
trois justes selon le principe «Heureux ceux qui L’attendent » (Is.
30, 18)[310].
12) Le
dévoilement des allusions de la Tora progresse et avance en même temps que les
« pas du Messie » dans notre terre sainte jusqu’à la révélation de
tous les secrets de la Tora lors de la dernière génération. C’est cela la Tora
du Messie, car « la Tora sort de Tsion », c'est-à-dire la révélation
de ses trésors enfouis et de ses secrets, que cela arrive bientôt et de nos
jours.[311] Notre
maître a donné un grand principe : toute interprétation du sens premier d’un
verset qui n’est pas conforme au sod, n’est pas une interprétation juste.
L’étude de la kabbale nécessite la discrétion et l’humilité, comme l’atteste le
verset : « Prosternez-vous devant Hachem dans la splendeur de la sainteté
(hichta’havou laHachem behadarat koddech) » (Ps.
29, 2) dont les initiales (lues de gauche à droite) forment le mot
« Kabala ». Tandis que l’enseignement de la Halakha (de la loi) se
fait en public, l’indication de ceci se trouvant dans le verset : «
Acclamez l’Eternel, toute la terre (Hariou laChem kol
haarets)» (Ps. 98, 4) dont les initiales lues de droite à gauche
forment le mot « Halakha »[312]
Lors des « pas du Messie », les révélations
commenceront peu à peu à la manière du début de la Rédemption, comparé, selon
nos sages, à l’aube, proportionnellement au rassemblement des exilés, de
l’élimination du souffle d’impureté du pays grâce à son repeuplement et
l’édification d'un groupe de personnes loyales. Parce que le but de la
Rédemption, dans son ensemble, est la libération de la vérité et la
sanctification du Nom, comme c'est expliqué dans les chapitres précédents. La
libération de la vérité a un double sens : le sens littéral : la véritable
guéoula, et celui de la libération de la sagesse vraie (la Kabbale). C’est
pourquoi nous avons de plus en plus la mitsva et une sainte obligation de nous
livrer à l’étude de l’enseignement de la Kabbale, car c’est en elle que sont
dévoilés les secrets de la Tora, ce qui fait partie de la mission sacrée du
Messie du commencement, le Messie fils de Yossef par qui se fera le
rassemblement des exilés. C’est grâce à cela que la Rédemption se rapproche
jusqu’à son achèvement complet par le Messie fils de David et Moïse notre
maître, que la paix soit sur lui, qu'il vienne vite et de notre temps.
Notre maître a commencé depuis sa jeunesse à se livrer
à l’étude de la Kabala, dès qu’il eut une parfaite connaissance de la Guémara
et des décisionnaires, comme cela est connu. Depuis lors, il s’est employé avec
une profondeur extraordinaire à dévoiler les secrets de La Tora. Alors qu’il
n’avait encore que quatorze ans environ, il a reçu beaucoup d’enseignements sur
ce qui est voilé d’un des grands de notre communauté de Chklov membres de la
famille de son père, notre vénérable Rav Chlomo Zalman ben ha Rav Tsvi ainsi
que du Rav Eli Tsaïtlis. Il s’est livré plus particulièrement à l’étude du
secret de la combinaison des lettres dans la « Sagesse de la
création ». Selon ses dires, son intention était aussi de comprendre et de
savoir comment produire les forces du golem pour vaincre avec elle le
"Sam…" aux portes de Jérusalem. C’est dans ce but qu’il a commencé
encore dans sa jeunesse à se livrer à la terrible expérience de la création
d’un Golem, comme nous le savons.
Je voudrais raconter ici un tout petit peu, dans la
mesure où il nous est donné le droit de le compter, d’une vision sublime, une
vision vraiment extraordinaire, que notre maître a eu peu de temps après le
retour de son voyage pour la Terre Sainte en 5542 (1782). Notre maître était
profondément préoccupé et dans un désarroi difficile à décrire. D’un côté il
avait vu par inspiration sainte l’importante mission qui lui incombait du Ciel
d’éveiller et de commencer activement le rassemblement des exilés. Mais d’un
autre côté, il a vu les terribles dangers liés à ceci tant pour le voyage en
Erets Israël que pour les conditions de l’établissement – alors qu’Erets Israël
était un désert désolé, que des maladies contagieuses y régnaient, et que des
brigands sans foi ni loi y abondaient, sans compter la question des besoins
élémentaires : la nourriture, les possibilités de travail et de
subsistance. C’était une grande responsabilité si on s’appuyait sur des moyens
naturels. Nous ne l’avions jamais vu plongé dans une telle perplexité. Il a
multiplié les prières accompagnées de jeûnes et de pleurs afin de recevoir une
réponse claire du Ciel. Il a fait ce qu’il fallait faire de prières secrètes
etc... Et effectivement, il reçut une réponse à travers une grande vision
sainte avec des révélations des plus élevées, une révélation de Yaacov, notre
père concernant le sod de « la fin des temps etc… » (Note du
copiste : Il faut mentionner ici que Rav ‘Haïm de Volotzin, élève du Gaon,
a écrit dans son introduction au commentaire du Gaon sur le « Sifra de Tsiniouta »,
que Yaacov, notre père et le prophète Eliahou se sont révélés au Gaon)[313]. Dans
cette vision sainte, ils lui ont cité plusieurs versets qui évoquent des
promesses favorables au sujet de l’installation en Erets Israël dans lesquelles
son nom était mentionné. Entre autres, les versets suivants : « Ne
crains rien, toi mon serviteur Yaacov et Yechouroun, celui que j’ai élu »
(Is. 44, 2). Il lui a été fait allusion que les mots « Yechouroun
ba’harti » (Yechouroun que J’ai élu) avaient la même valeur numérique que
son nom sur trois générations : « Eliahou ben Chlomo Zalman ben
Issakhar Dov ». C’est ainsi qu’il a vu pour la première fois sa mission
dans la fonction importante du Messie du commencement. Car
« Yechouroun » a la même valeur numérique que « Machia’h ben
Yossef »[314].
Pareillement, les mots du verset : « Sa soucca est à Salem et Sa
demeure à Tsion » (Ps. 76, 3) ont la même valeur numérique que
« Yechouroun que j’ai choisi » (ceci est évoqué longuement dans le
chapitre 2 et le chapitre 3 plus haut). A la fin de ce chapitre dans le livre
d’Isaïe, là où notre maître avait trouvé sa mission dans la ligne du Messie
fils de Yossef dans le verset : « Yechouroun que j’ai choisi »,
on parle aussi de la fonction de Cyrus : « Je dis à Cyrus, tu es
Mon berger» (Is. 44, 28). Et le Gaon a écrit que le début de la Rédemption est
du ressort de sa mission. Cette vision sublime l’a beaucoup soulagé et
renforcé. Depuis lors, les doutes au sujet des difficultés, des problèmes, et
des dangers naturels ont arrêté de l’assaillir.
Dans cette vision, il a été conclu de transmettre à
notre maître la mission sublime de restituer les cinq lettres « vav »
que Yaacov notre père avait pris du nom d’Eliahou le prophète comme garantie
qu’il viendrait annoncer la rédemption de ses enfants, comme il est dit dans le
Midrach. Au début les cinq « vav » seront petits, car chaque fois
qu’un mot est écrit en entier (avec la lettre vav) c’est parce que le
remplissage est significatif de la vertu de din, comme le commencement de la
Rédemption qui est du ressort de la vertu de din. C’est par cela que la force
de préparer le commencement par le rassemblement des exilés pour en arriver au
commencement complet a été donnée à notre maître, comme il est écrit
« Voici que je vous envoie le prophète Elie » (Malachie 3, 23). Cette
mission de notre maître lui a été alors évoquée dans le verset : « Un
poids entier et juste », dans lequel est enfoui son nom « Eliahou ben
Chlomo », comme connu dans le sod « ben » (beit noun soit 52),
ce qui est la valeur numérique du nom « Eliahou » quand il est
entier. Lorsque notre maître a interrompu son voyage vers Erets Israël, par ce
qu’il n’a pas reçu l’autorisation du Ciel d’y pénétrer comme nous le savons, il
a donné ce mandat à un de ses élèves dont la nechama a la même racine, dont le
nom a une valeur numérique égale à cinq fois vav (5 fois 13) au niveau de
"Zeïr Anpin"[315].
On a dit que notre maître avait voyagé d’un endroit à
l’autre afin de procéder à son propre exil, mais ceci n’est pas une
interprétation correcte. L’objectif de notre maître consistait principalement à
examiner les actes des gens de notre peuple quant à leurs vertus et leurs
défauts. Comme l’a écrit notre maître : l’homme n’a été créé que pour
briser ses défauts, pour se perfectionner et améliorer ses vertus selon les vertus
de la sainte Tora. Cependant, partout où notre maître est allé, il ne s’est
dévoilé à personne, et il s’est caché en
prenant l’apparence de quelqu’un du peuple. Mais avant de quitter
l’endroit, il s’est dévoilé un peu au Rav de la communauté et à quelques
personnes de qualité qui se trouvaient là. Il a attiré leur attention sur les
améliorations qu’il trouvait nécessaires de faire dans leur communauté en ce
qui concerne les défauts et vertus, la Tora, et les bonnes actions. En plus de
cela il les éveillait et les encourageait beaucoup au sujet de la préparation
du rassemblement des exilés avec de nombreuses explications sur :
« Il est temps que la terre d'Israël trouve grâce à nos yeux, car le temps
est venu » (Ps. 102, 14) etc...
Notre maître a dévoilé à tous ceux de ses élèves qui
avaient promis fidèlement de se rendre en terre sainte et de se dévouer à
l’œuvre de son établissement, une partie des secrets des voies du commencement
de la guéoula selon le principe : « Les missions, leurs temps, ceux qui
en sont chargés », selon ce qui écrit dans le verset : « Les
bourgeons se montrent sur la terre etc…» (Cantique 2, 12). Il a dévoilé
ceci par des allusions saintes recelées dans la prophétie et les paroles de nos
Sages. Cependant le grand secret de l’ultime fin, la fin des jours, dont notre
maître parle longuement dans le
« Sifra de tsiniouta », et qu’il a fait jurer à ses élèves par
Hachem, D. d’Israël, de ne pas le dévoiler[316], il l’a
révélé brièvement à certains de ses élèves qui lui avaient promis de se rendre
en Terre sainte pour se livrer au rassemblement des exilés. Et il a révélé à
l'un de ceux dont la nechama a la même racine que lui, le secret de la fin des
jours, la fin extraordinaire. D’autres allusions sur ce sujet, dans la mesure
où il nous est permis de parler des révélations dans la voie de « Tsafnat
panéa’h »[317], seront
évoquées, si D. veut, dans le cinquième chapitre, comme il est dit :
« Il y a un temps pour tout et chaque chose a son heure sous le
ciel » (Eccl. 3,1).
Chapitre 4
Une triple conjonction dans les « talons du Messie ».
« Les
missions, leurs temps, ceux qui en sont chargés »
Contenu de
ce chapitre :
Le but de la
Rédemption. La vraie guéoula
et la sanctification du Nom jusqu’à la réparation du monde dans la royauté du
Tout- Puissant. Un fil triple «Les missions, leurs temps, ceux qui en sont
chargés » dans une triple conjonction. Ceux qui sont chargés des
missions les commencent et hâtent les temps fixés pour leur mission. Ceci est
évoqué dans les versets : « Les bourgeons apparaissent dans le
pays, le temps des chansons est venu, le chant de la tourterelle se fait
entendre dans notre pays » (Cantique 2, 12), «Car il est temps de lui
faire grâce, l’heure est venue » (Ps. 102, 14), « Lorsque Tes
serviteurs affectionneront ses pierres, et ils chériront jusqu’à sa
poussière » (Ibid. 15). Nous devons apprendre et comprendre la manière
d’intégrer ces trois fondements. Dans la mesure où nous préparons la guéoula,
en affectionnant ses pierres et en chérissant sa poussière, la guéoula s’empressera
de venir vers nous, selon le principe « l’heure est venue » et comme
il est écrit : « Revenez à Moi et Je reviendrai à vous »
(Malachie 3, 7). En conséquence, des allusions saintes se dévoilent devant nous
sur les temps fixés et sur la fin dévoilée, pour cette dernière génération qui
durera jusqu’à la fin ultime, « la fin extraordinaire » (Daniel 12,
6).
1)
Le but de la rédemption est la vraie guéoula et la sanctification du
Nom[318].
Selon les paroles de nos prophètes et les commentaires de notre maître,
l’objectif de notre travail en général consiste dans la guerre contre Armilus
par le rassemblement des exilés et l’établissement en terre sainte pour la
vraie géoula et la
sanctification du Nom. Telle est l’intention du prophète quand il dit :
«délivre Jérusalem » (Is. 52, 9), et Jérusalem est appelée « La
ville de vérité » (Zach. 8, 3). La vraie Rédemption ne peut arriver
qu’après l’élimination de l’écorce d’Esav qui se présente sous la forme
d’Armilus dont le penchant est la haine de la vérité, c’est ce qu’il est dit
« Esav hait Yaacov » qui est le fondement de la vérité. Comme il est écrit :
« Donne la vérité à Yaacov » (Michée 7, 20). Et le but de la
rédemption vraie c’est la sanctification du Nom. Notre maître fait allusion à
ceci dans ces versets : « Car ils voient, de leurs propres yeux, Hachem
rentrer dans Tsion » (Is. 52, 8) qui évoque le rassemblement des
exilés ; « Eclatez de cris de joie, chantez en cœur, ruines de
Jérusalem » (verset 9), c'est-à-dire la reconstruction de Jérusalem et
l’élimination de l’esprit d’impureté ; « Car l’Eternel console son
peuple, délivre Jérusalem » (verset 9 suite et fin), c'est-à-dire la
Rédemption vraie, car Jérusalem est appelée « ville de
vérité » ; « L’Eternel déploie Son bras de sainteté aux regards
de tous les peuples » (verset 10), c'est-à-dire la sanctification du Nom,
et ceci est dit de la victoire d’Israël dans la guerre contre Gog et Magog
grâce au Messie fils de Yossef, qui adviendra après la première guéoula qui est
la libération du joug des nations. Cela arrivera, selon notre maître, grâce à
la grande force du sod : « Le Seigneur est vérité et son sceau est
vérité ». « Et tous les confins de la terre verront la délivrance de
notre D. » (fin de verset 10), c'est-à-dire la révélation de notre Messie,
le Messie fils de David, car la sanctification du Nom au yeux des nations
influencera les pêcheurs d’Israël pour les amener à se repentir de leurs
mauvaises voies, car, voyant que les nations reconnaissent la puissance que D.
a donnée à Son peuple, ils auront honte et reviendront vers Hachem avec
reconnaissance, en sanctifiant le Nom du Ciel. Telle est l’intention du verset
qui évoque le retour à Tsion : «Alors les nations dirons : « Le Seigneur a
fait de grandes choses avec ces gens », l’Eternel a fait de grandes choses
avec nous » (Ps. 126, 2 et 3), c'est-à-dire qu’après que les nations
eussent reconnu les grandes choses que D. fait avec Israël, alors tout Israël,
même ceux qui ont peu de foi, dira : « l’Eternel a fait de grande
choses avec nous ». L’objectif de la vraie Rédemption et de la
sanctification du Nom est de réunir les deux Messies : le messie fils de
Yossef et le Messie fils de David, l’ « arbre de Yossef » et l’
« arbre de Yéhouda », car c’est en cela que réside le sod de l’union
du saint béni soit-Il et de Sa Présence. La réunion des deux Messies vise à
transformer le monde par le règne du Tout-Puissant[319].
Voici les principales voies du
commencement de la Rédemption en actes par l’éveil d’en bas :
a) Le rassemblement des exilés ; b) La reconstruction
de Jérusalem ; c) L’élimination de l’esprit d’impureté de la terre par
replantation de la Terre sainte et l’accomplissement des préceptes qui en
dépendent, selon le sod de la fin dévoilée ; d)La Rédemption vraie par
l’établissement de personnes intègres ; e) La sanctification du Nom ;
f) Le dévoilement des secrets de la Tora ; g) La transformation du monde
par la royauté du Tout-Puisssant.
2)
Le grand
principe dans le travail relatif aux « pas du Messie » est que les
trois principes de base : « les missions, leurs temps, ceux qui en
sont chargés » doivent se présenter ensemble, entremêlés comme un fil
triplé qui ne peut céder. C'est-à-dire les actions, les temps, et les envoyés,
comme il est évoqué dans le verset : « Les bourgeons apparaissent
dans le pays, le temps des chansons est venu, le chant de la tourterelle se
fait entendre dans notre pays » (Cantique 2, 12). « Les bourgeons
apparaissent dans le pays» vise les missions, « le temps des
chansons » évoque les temps, « le chant de la tourterelle » ce sont
ceux qui sont chargés de ces missions[320].
Pareillement dans le verset : «Car il est temps de lui faire grâce,
l’heure est venue » (Ps. 102, 14), ainsi que le verset :
«Lorsque Tes serviteurs affectionneront ses pierres, et ils chériront jusqu’à
sa poussière » (Ps102, 14), et aussi : «Il y a un temps pour chaque
désir » (Eccl. 3, 17), viennent nous apprendre que le temps
vient en fonction du désir d’Israël par « l’éveil d’en bas ». Ou
encore dans le sens du verset : «En son temps, Je hâterai » (Is.
60,22), c’est-à-dire que même lorsque cela se passera en son temps, D. hâtera
les choses. Et quand est-ce que cela sera ? Tout de suite après que le
« petit » arrivera à 1000, comme cela sera expliqué dans le chapitre
5.
Nous devons réfléchir et agir avec
tout ce que nous savons, avec l’aide de Celui qui donne à l’homme la
connaissance, en nous fondant sur les paroles de nos Sages et de notre maître
le Gaon, ainsi que sur les allusions saintes, et en mettant toutes nos
capacités dans « les actes et les calculs » pour uniformiser et lier
dans une union totale les trois principes en quantité et en qualité, en niveau
et en valeur, et pour comprendre les moyens de la combinaison de ces trois
principes, avec l’aide du D. d’Israël qui est son Rédempteur.
3)
Le début
de toute chose, qu’elle soit grande ou petite, dans le cadre des « pas du
Messie », doit se faire par ceux qui sont en charge des missions, à savoir
les envoyés, les envoyés d’en haut au commencement de la Rédemption, qui
entament leurs missions, c'est-à-dire leurs actions, et les deux ensemble
rapprochent les termes, c'est-à-dire les temps. A savoir les temps des
échéances, les temps des étapes des « pas » du commencement qui
arrivent au total de 999 dans la sefira « Yessod », quand l’éveil
vient d’en bas. Le fait que tout d’abord c’est à ceux qui sont en charge des
missions d’entamer leurs mission et par là rapprochent les échéances est
attesté par les versets : «Car il est temps de lui faire grâce, l’heure est
venue » (Ps. 102, 14). Et quand l’heure est-elle venue ? Quand « Lorsque tes serviteurs
affectionneront ses pierres, et ils chériront jusqu’à sa poussière »
(Ibid. 15). Et alors « Les peuples verront le nom de l’Eternel, tous les
rois de la terre Sa gloire. Car l’Eternel rebâtit Tsion, Il s’y manifeste dans
Sa majesté » (Ps. 102, 16, 17). C’est alors que commence la Rédemption,
comme à l’époque de Cyrus, celle du second Temple reconstruit avec
l’autorisation des rois des nations, comme l’ont dit nos Sages dans le Talmud
de Jérusalem ainsi que le Tossefot Yom Tov, ou encore le commentaire de notre
maître, en s’appuyant sur ce verset : « Lui, il exécutera Ma
volonté » (Is. 44, 28), selon l’intention de nos Sages quant à la fin
dévoilée. Et quand « entendra-ton le chant de la tourterelle » ?
Quand « Les fleurs se montrent sur la terre »[321].
Comment les échéances se
rapprocheront-elles ? On peut comprendre comment rapprocher les missions,
mais comment rapprocher les échéances, à savoir leur temps, le temps des fins
qui ont été fixées depuis toujours ? Ceci est parce que dans le sixième
millénaire il est dit à propos du temps des fins : « Le temps, les
temps et la moitié » (Daniel 12,7), ce qui est le signe que chaque temps
est fonction de leurs actions. Et de moitié en moitié, et ainsi de suite,
chaque fois qu’une action est faite par un « éveil d’en bas », la
vertu de din à gauche est complétée par la vertu de ‘hessed à droite, comme
c’est expliqué plus haut. Chaque période est donc réduite de moitié, et telle
est l’intention du verset « car l’heure est arrivée », autrement
dit : il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au terme, mais l’heure viendra
après que «Lorsque tes serviteurs affectionneront ses pierres, et ils chériront
jusqu’à sa poussière ». Et le terme sera achevé à partir de la ligne médiane,
la vertu de ra’hamim, en passant par « la colonne médiane »[322]
comme il est dit au début du verset : « Tu te lèveras, Tu prendras
Tsion par ra’hamim ». Et pareillement, dans le Midrach sur le
verset : « Le rédempteur viendra à Tsion » (Is. 59, 20) :
La venue du Rédempteur dépend de la construction de Tsion.
« Il y a un temps pour tout,
et chaque désir a son heure sous le ciel » (Eccl. 3, 1). Selon notre
maître le Gaon, le temps et le moment viennent en fonction du désir, et telle
est l’intention de l’expression « chaque désir ». Nous trouvons dans
les paroles de nos Sages quatre options quant à l’avènement de la
Rédemption : a) Si nous nous repentons
nous serons libérés sinon nous ne le serons pas ; b) Si nous ne
nous repentons pas, on dressera au-dessus de nous un roi dont les décrets seront plus rigoureux
que ceux de Aman, et alors nous nous repentirons et nous serons libérés ;
c) la Rédemption viendra au début par le retour à Tsion, même si au
commencement ce sera un par ville et deux par famille, selon l’opinion de Rabbi
Yechoua, et c’est le principe de la « fin dévoilée » ; d) La
Rédemption se produira quoiqu’il en soit en son temps, c’est la « fin
cachée ». Mais il faut préalablement considérer que toutes ces opinions
sont « paroles du D. vivant ». C’est pourquoi notre maître nous a dit
que nous devons préférer la troisième option qui dépend de nous. Et dans la
mesure où cette option sera réalisée, les avertissements de nos Sages quant à
des décrets rigoureux ne seront pas nécessaires. Ceci provoquera un repentir
général, et point ne sera nécessaire de faire se dresser un roi dont les
décrets seront plus rigoureux que ceux de Aman, et la fin dévoilée rapprochera
l’aboutissement de la Rédemption[323].
Pour ce qui est de savoir quel est
l’achèvement de toutes les fins, ce qui signifie ce genre de périodes durant
lesquelles les actions des missions n’ont pas été accomplies par ceux qui en
avaient la charge comme expliqué plus haut. Et pour celui qui dit :
« Qu’ils se fendent les os de ceux qui calculent les fins, il s’agit de
ceux qui ne font que calculer les fins sans l’action d’un « éveil d’en
bas », parce qu’ils ne tiennent pas compte du commencement qui vient par
le premier Messie, le messie fils de Yossef, pour la grande préparation en
actes. Il est questions ici de « les os de ceux… » car ils
fautent contre les « ossements de Yossef », formule dans laquelle est
évoqué le sod du Messie fils de Yossef comme au verset : « Moché
emmena avec lui les ossements de Yossef » (Ex. 13, 19).
Dans la mesure où nous accueillons la
Rédemption, où nous affectionnons ses pierres, et nous chérissons jusqu’à sa
poussière, la Rédemption s’approche de nous selon le principe « car le
temps est venu » et comme il est écrit : « Revenez à Moi et Je
reviendrai à vous » (Malachie 3, 7) – Dans cette mesure, les allusions
saintes quant aux temps fixés se dévoileront, ainsi que la fin dévoilée pour la
cette dernière génération qui arrivera jusqu’au dernier terme : « le
terme de ces évènements extraordinaires » (Daniel 12, 6), jusqu’à la fin
des jours dans la plénitude de la bénédiction selon le sod : « Il
posait sa main droite sur la tête d’Ephraïm »(Gen 48, 17). Nous parlerons
avec l’aide du Ciel dans le prochain chapitre de quelques-unes des choses
révélées selon la voie de « Tsafnat panéa’h » (dévoilement de ce qui
est caché), dans la mesure où nous sommes autorisés à les évoquer par
allusions.
Chapitre 5
(première partie) Les sept fonctions du dévoilement des choses cachées (tsafnat
panéa’h) en vue de la préparation de la guéoula.
Contenu du
Chapitre.
Tous les
principes du commencement et ses étapes, ses voies et ses actions qui se
combinent dans les trois principes : « les missions, leurs temps, et
ceux qui en ont la charge », toutes les actions qui viennent par
« l’action et la numérologie », sont tous liés ensemble et inclus
dans les sept fonctions « Tsafnat panéa’h » dans le sod de 999 dans
la sefira Yessod, qui est le niveau du Messie fils de Yossef et dans les deux
armées qui sont en Nétsa’h et Hod qu’habitent les deux Messies, le Messie fils
de Yossef et le messie fils de David.
Notre devoir dans
le travail actif est d'atteindre le dernier niveau de l’ « éveil d’en
bas » qui est de 999 dans Yessod, mille moins un, qui sont les 999
« pas du Messie ».
La mesure de
l’aide miraculeuse pour chaque bonne action qui est faite de façon naturelle a
le potentiel d’aller jusqu’à mille fois, selon l’intention du verset « le
petit deviendra un millier ».
Le niveau du bien
est la mission de notre maître le Gaon.
« Il y a un
temps pour tout et un moment pour chaque désir » recèle des allusions
concernant les voies du commencement dans le sod « Tsafnat
panéa’h », les termes des temps lors des « pas du Messie » dans
le sod « le temps des chansons » et « le temps de lui faire
grâce », à l’intérieur des sept fonctions depuis le première heure du
lever du jour du sixième millénaire dans la dernière période de la fin des
jours, lors de la dernière génération, jusqu’à l’ultime fin , « le terme
de ces évènements extraordinaires » (Daniel 12, 6)[324].
1)
Tout le commencement de la Rédemption, ses
étapes, ses voies, ses actions, les détails donnés dans « les missions,
leur temps, et ceux qui en ont la charge », comme il est dit plus haut (au
chapitre précédent), que ce soit au niveau des actes ou à celui des pensées, leurs
secrets (sod) et leurs intentions, que ce soit les choses dévoilées ou les
choses cachées, tout est lié et inclus dans les projets « tsafnat
panéa’h » dans le sod 999, selon le principe de la notion du messie fils
de Yossef, et dans les deux armées qui sont en Netsa’h et Hod dans lesquels
sont logés les deux messies, le messie fils de Yossef et le messie fils de
David[325].
Ceci est révélé dans le sod : «Le petit deviendra un millier » (Is.
60, 22), le niveau du bien, «Celui qui a un regard bienveillant sera
béni » (Prov. 22, 9), qui est dans la ligne du Messie fils de Yossef
et recélé dans la mission de notre maître le Gaon.
2)
Les pas du début, qui se trouvent dans tous les
trois principes « les missions, leurs temps, ceux qui en ont la
charge », doivent aller jusqu’au niveau le plus ultime de l’ « éveil
d’en bas » qui est au niveau de 999 dans Yessod, le niveau de mille moins
un. Ils ne doivent pas, à D. ne plaise, revenir en arrière à cause d’une
quelconque difficulté ou d’un obstacle, ce d’autant plus, dans les derniers
niveaux parce que c’est alors que le sitra a’hara[326]
se renforce le plus; car face au renforcement du sitra a’hara; la force de la
sainteté miraculeuse, l’influence supérieure, le salut et la réussite, se renforcent encore plus selon le calcul
clair et assuré qui est dit plus loin. Il est un grand principe que dans chaque
accomplissement d’un précepte, chaque prière, il faut penser à s’unir et à
s’inclure dans l’intention des deux armées: Elokim tsevakot et Hachem tsevakot,
le Din et le ‘Hessed, et penser à la ligne médiane des nombres : 499 et
demi à gauche et 499 et demi à droite.
Comme il est dit plus haut, tout le
travail du rassemblement des exilés est la préparation de la mise en place et
l’établissement de gens loyaux pour atteindre le niveau de la vraie Rédemption
et de la sanctification du Nom, ainsi que de la réforme du monde par la royauté
du Tout Puissant qui est le but de la Rédemption complète. Car sans l’existence
de gens loyaux, il n’y a aucune perspective pour le travail du commencement, à
D. ne plaise, parce que Jérusalem n’a été détruite que par la disparition des
gens loyaux. Or, le niveau de ces gens intègres ne peut être atteint que par
les sept fonctions « Tsafnat
Panéa’h », non seulement par la pensée et par des prières selon
l'enseignement kabbalistique, mais encore par leur associations avec les projets en actes qui leurs sont
liés. Mon vénéré père, l’auteur du « Massat Binyamin », se fondant
sur le sod « la coupe d’argent » en a fait des définitions en se
rapportant aussi au sens premier des versets, et a expliqué longuement que le
principal lieu de leurs réalisation se trouve à Jérusalem, à ses portes, là où
se déroulera l’essentiel de la guerre de l’Eternel contre Amalek. Chaque projet
doit atteindre le niveau final de « l’éveil d’en bas », c'est-à-dire
mille moins un dans Yessod, comme nous le savons. Car c’est le grand nombre du
Messie fils de Yossef, selon l’intention du verset : « Le petit
deviendra un millier ».
En voici les définitions :
-
Première réparation : L’égalisation,
c'est-à-dire des mesures égales pour les deux armées[327],
comme il est écrit : « Leurs pieds étaient des pieds droits »
(Ezech 1, 7), 499 et demi à droite et 499 et demi à gauche. Et de même, en ce qui concerne les relations actives entre l'homme et son prochain, il faut
établir selon cette notion des gens intègres
sur la ligne médiane[328].
De manière concrète : égalisation signifie que
chacun doit se considérer comme égal à
l’ensemble. Il ne faut pas se considérer
supérieur aux autres, on ne doit pas se voir au-dessus d’eux que ce soit
matériellement ou spirituellement. C’est l’intention de la Guémara (Sanhédrin
98a) quand elle dit : « Le
fils de David ne viendra que lorsque toutes les mesures seront égalisées» -
« Lorsque les prix seront uniformisés ».[329]
-
Deuxième réparation : Elévation.
Elévation spirituelle et dans les vertus
par la puissance et le sod de« "Matat…" ange de
l’intérieur ». Par la montée et l’élévation de la lumière supérieure selon
l’élévation des sons du Chofar. Son nom a la valeur numérique de « 999
dans Yessod », et il est l’ange du Messie fils de Yossef.
De manière concrète: C'est-à-dire que chacun doit
monter et s’élever, s’élever au-dessus de la conduite bestiale et du
matérialisme le plus bas. Monter et s’élever dans les vertus, les sentiments et
l’éducation. Car celui qui reste sur place, c'est-à-dire qui n’aspire pas à une
élévation spirituelle et ne s’élève pas vers des perceptions supérieures est
semblable à un animal, et risque de se livrer à de mauvaises actions, telle la
bête sauvage, à D. ne plaise[330].
-
Troisième réparation : L’intégration.
L’intégration selon le sod « kEl Chadkaï » avec le nom de toutes ses
lettres, et le sod hacollel (englobant la totalité) et le sod « Tsion qui intègre la
beauté » (Ps. 50, 2).
De manière concrète: Intégration : c'est-à-dire
que chacun, chaque individu d’Israël doit s’intégrer dans l'ensemble. "Il
n'y a dans le particulier que ce que l’on trouve dans l’ensemble", tout
Israël est garant l’un de l’autre. Chaque individualité est une partie de
l’ensemble. Il n’existe pas d’individualité séparée en Israël de quelque façon
que ce soit, tant dans l’élévation du
rayonnement de l’ensemble que dans l’entraide. Et ceci même dans les
remontrances que peuvent se faire l’un à l’autre, car Jérusalem n’a été
détruite que parce qu’ils ne se faisaient pas de remontrances l’un à
l’autre.
-
Quatrième réparation : purification.
La purification selon le sod de la semence de pureté supérieure avec la couche
de rosée de lumières (tal orot), la racine et le lieu de la pureté selon le sod
de trois niveaux . Les fiançailles :"et Je te fiancerai à Moi pour
l’éternité » (Osée 2, 21), et « tu donneras le « vav »
au « hé » pour relier un passage pour les âmes[331].
De manière concrète: La purification (ou la sanctification)
c’est la purification des tendances de désirs naturels qui dépravent le corps
et l’âme, la purification des pensées impures etc. Aspirer à un souffle de
pureté qui amène à l’inspiration sainte.
-
Cinquième réparation : Renouvellement.
En vertu du sod : « Ce mois (‘hodech) est pour vous le premier des
mois » (Ex. 12,2)[332],
des nouvelles interprétations de la Tora, que ce soit dans ce qui est dévoilé
ou caché, selon le sod 999 dans Yessod, et le sod : « (Celui qui
rêve) de la lettre Tet y verra un signe favorable[333] »
dans les trois mondes : ouverture, bien, dans la Tora . Le sod « Qu’une nouvelle
lumière éclaire Tsion », « Car de Tsion sortira une Tora » car
alors commencera à se dévoiler peu à peu la Tora de notre Machia'h lors des
« pas du Messie »[334].
De manière concrète: renouvellement, c’est à dire
qu'après avoir acquis les niveaux cités auparavant; chacun doit donner de
nouvelles interprétations à la Tora et de nouvelles bonnes actions, car chaque
personne d'Israël a une mission particulière dans ce monde ci de dévoiler de
nouvelles interprétations de la Tora et d'inventer et créer une bonne action en
faveur de l'ensemble, selon le sod : « Action et calcul [335]».
-
Sixième réparation : Surmonter. C'est-à-dire
surmonter toutes les forces Amalécites par la puissance : « de l’ange
des armées » « à la tête du peuple » (Deut. 20, 9) et se sortir
de « la vallée boueuse » [336].
« Lorsque Moché levait sa main, Israël était victorieux" (Ex. 17,11),
"et Aaron ainsi que ‘Hour lui soutenaient ses mains, l'un ici et un là"
(ibid. 12), dans la ligne des deux Messies[337].
De manière concrète: Surmonter c'est-à-dire :
surmonter le souffle général d’impureté. Celui qui a atteint les niveaux
précédents a alors la force de surmonter les forces de l’impureté non seulement
par une guerre défensive mais encore par une guerre offensive pour
« protéger Israël », pour éliminer le souffle d’impureté qui est
l’esprit néfaste d’Amalek, pour l’éliminer du sein d’Israël. Il faut surmonter
totalement le mauvais penchant et tous les vices.
-
Septième réparation : l’unification.
Il s’agit d’unir le Saint béni soit-Il avec la chehina en vertu du sod des
trois parties des lettres « tet », « Tsadé », « tsadé
final » (soit 9, 90, 900) dans Yessod, car après que les deux arbres,
celui de Yossef et celui de Yéhouda, seront d’abord réunis « dans ta
main », ils seront ensuite« un seul dans Ma main », c'est-à-dire
dans la main de D.. C'est cela l'authentique guéoula, du niveau de « comme
le marié se réjouit avec son épouse », l’achèvement de la Rédemption[338].
De manière concrète: l’unification, c'est-à-dire
l’unification avec le Saint béni soit-Il. Après avoir gravi les six degrés
précédents, il est possible d’atteindre le niveau de l’unification du Saint
béni soit-Il avec la Chehina, et de ramener la Présence divine (Chehina) à
Tsion, afin d'arriver à l’achèvement de la guéoula, que ce soit pour bientôt,
amen.
3)
Sur
l’ampleur de l’aide du Ciel de manière miraculeuse lors des « pas du
Messie ».
L’aide du Ciel en général, et
particulièrement de manière miraculeuse, vient proportionnellement,
« mesure pour mesure ». "Selon la mesure de l'action d'un homme,
le Ciel lui mesure ce qu'Il lui donne », c'est-à-dire que c’est selon la
mesure selon laquelle un homme accomplit les commandements dans le cadre d'action selon des voies
naturelles, que l’aide du Ciel lui viendra. Niveau pour niveau selon le sod de
499 et demi à gauche et 499 et demi à droite, comme notre maître le Gaon l’a
expliqué dans plusieurs endroits[339].
Et si quelqu'un demande comment il
est possible d’agir a priori, et plus encore de se mettre activement en danger,
en se fondant pour moitié sur la nature
et pour moitié sur un miracle? Or, il ne faut pas s’appuyer a priori sur un
miracle ! Cependant, le raisonnement est le suivant : la part
miraculeuse est nettement supérieure sous différents aspects. Et, selon le
commentaire du Gaon, en ce qui concerne les actions relatives aux «pas du
Messie », et plus encore pour les actions entreprises par la collectivité,
le calcul est le suivant : l’aide miraculeuse du Ciel est plus importante
que ce qui résulte du compte « mesure pour mesure ». Certaines fois
l’aide du Ciel s’élève à un millier de fois plus.
Le compte est le suivant : le
degré le plus élevé « d’éveil d’en bas » est au niveau de 999 dans
Yessod, que ce soit tant dans ce qui arrive que dans ce qui incombe à chacun ou
à la collectivité d’atteindre et d’acquérir vraiment en acte, que ce soit en
tant que réparation ou de salut (« Likouté haGra »). C'est-à-dire,
comme nous le savons, jusqu’à « mille fleuves »[340]
qui sont inclus dans le compte et la puissance des deux armées, qui, comme
notre maître l’a expliqué en plusieurs endroits, résident en Netsa’h et Hod qui
sont les pieds, les pieds qui se dressent comme le « cyprès » et qui
contiennent les deux Messies[341]
.Le dernier niveau de mille est complété par le petit alef qui est dans le
« Zeïr Anpin », selon le sod : « le petit deviendra un
millier » (Is. 60, 22), qui complète les nombres jusqu'à 500 d’un côté et
500 de l’autre qui sont dans Netsa’h et Hod, celui-ci dans « vav » et
celui-là dans « hé »[342].
Donc, chaque niveau sur la ligne gauche, celle de la vertu de Din, qui relève
de la nature, est immédiatement associé au même niveau sur la ligne droite,
celle de la vertu de ’Hessed, qui agit de manière miraculeuse. Et quand
l’action est faite en collectivité, le mérite particulier de chacun, en
fonction de la racine de son âme liée à la ligne médiane, la vertu de Ra’hamim;
s’ajoute au mérite de l’ensemble. Et à plus forte raison pour l’œuvre du
rassemblement des exilés, au sujet duquel il est dit : « Avec une
grande miséricorde (Ra'hamim) Je te rassemblerai ». Et lorsque le dernier
niveau de « l’éveil d’en bas » sera atteint, c'est-à-dire jusqu’au
neuf cent quatre-vingt-dix neuvième degré, qui est de la perfection de 999 dans
Yessod des trois mondes, et son achèvement par le petit Alef, s’ajoutera
immédiatement à cela l’influx supérieur du grand Alef de "Ari'h
Anpin" dont chaque valeur de ce Alef est mille fois plus que tout le Alef
inférieur, le petit Alef du "Zeïr Anpin", car il réside dans les deux
premières lettres du Nom de Hachem : "youd" et "hé"
("les deux amis inséparables"), et il est inclus tout entier dans
l’influx supérieur qui agit de manière miraculeuse. Comme nous le savons, la
"bénédiction de D."[343] vient de l’influx du niveau supérieur de la
divinité, et telle est l’intention du verset « Veuille l’Eternel, D. de
nos pères, vous rendre mille fois plus nombreux et vous bénir, comme Il l’a
promis » (Deut. 1, 11). Nous avons aussi ce nombre dans ce verset :
«Un seul homme en poursuivra mille … » (Deut. 32, 30)[344].
4)
Il faut savoir et se rappeler que les forces de l’impureté,
les écorces du "sitra a’hara", ont eux aussi les mêmes niveaux de 499
et demi à droite et 499 et demi à gauche comme c'est rapporté dans le Zohar[345].
Ce sont elles « les vallées boueuses »[346]
qui, à D. ne plaise lorsqu’elles arrivent à occuper ces niveaux, peuvent
atteindre toutes les puissances d’Esav et d’Ysmaël (le bœuf et l’âne
d’impureté)[347]
pour détruire le monde entier. Or
« D. les a fait l’un face à l’autre » et face à eux se tiennent de grandes forces de
ces niveaux de sainteté des deux Messies, le bœuf et l’âne de sainteté, selon
ces nombres: 499 et demi d’un côté et 499 et demi de l’autre, comme c'est dit
plus haut[348].
Ce sont eux qui contre attaquent aux portes…. Ils se tiennent face à ces forces
d’impureté telle une muraille d’acier ou une ville fortifiée. Ce sont les
« cornes du buffle » (Deut. 33, 17) qui sont aux portes de la cité,
sur la ligne médiane aux portes de Jérusalem à l’Ouest, là où se livre le
combat de l’ange de Yossef contre l’ange d’Esav, « avec elles Il
terrassera les peuples, tous ensemble jusqu’aux confins de la terre » (fin
du verset).
5)
« Il y a de l’espoir (tikva) à la
fin » (Jer.31, 16). A priori, il y a ici une difficulté : le terme
« espoir » s’applique au commencement de quelque chose et non à sa
fin. En quoi Ra’hel peut-elle trouver une consolation dans une déclaration
qu’elle ne connaîtra à la fin que l’espoir ? Quel genre de Salut peut-il se trouver dans l'espoir
uniquement ? La réponse est que le mot « espoir » signifie ici
que la Rédemption sera achevée au niveau du grand « Alef (mille)» de
la sefira « Daat », par 500 dans le « vav » et 500 dans le
« hé » du nom de Hachem, c'est-à-dire « tikva » soit tav
kouf (tik) = 500 dans la lettre vav (tikv) et tav kouf = 500 dans la lettre
« hé »- le « a » de « tikva », autrement
dit : l’espoir (tav kouf vav hé) qui viendra au commencement grâce à
l’ « éveil d’en bas », comme c'est expliqué plus haut[349],
avec le rassemblement des deux armées, 499 et demi à droite et 499 et demi à
gauche, ce qui fait ensemble 999, soit mille moins un. Le niveau de mille sera
complété par l’influx d’en haut du grand Alef de la sephira Daat, et ainsi
seront complétés les 500 et 500 des deux côtés, et aussi en haut et en bas.
C’est à ce sujet qu’il est dit : « à la fin », c'est-à-dire que la
« tikva » (tav kouf vav hé) complètera le processus, comme nous
venons de l’expliquer. Et quand cela arrivera-t-il ? Après que "les
fils seront revenus dans leurs frontières", comme cela est écrit à la fin
de ce verset[350].
6)
Grace à notre investissement maximal dans
l’action et la guématria, nous ferons se déverser l’abondance supérieure de la
puissance de la Rédemption à partir de la vertu de Hessed du grand Alef jusqu’à
la plénitude de l’« éveil d’en bas », comme indiqué plus haut. Et le
« vav » descendra vers le « hé » du nom de Hachem, comme
c'est dit dans le Zohar Akadoch, jusqu’à ce que leurs mesures soient égales à
499 et demi à droite et 499 et demi à gauche au niveau et à la puissance des
deux armées (tsévaot[351])
selon le sod : « car Son armée est entière » (Is. 40,2) à Jérusalem
où les deux niveaux, la vertu de Hessed et vertu de Din dans Netsa’h et Hod,
qui sont les deux "pieds" du cyprès sur le marchepied du Seigneur.
C’est Jérusalem à un niveau exactement égal selon le sod : « mes
jambes sont identiques, comme celles des gazelles », et "leurs jambes
sont droites", de valeurs égales, à droite et à gauche, en haut et en bas,
représentant les lettres vav et hé du nom de Hachem. En eux se trouvent les
deux Messies qui s’unissent dans un nombre global, 1000 moins 1. Alors, tout de
suite, en un clin d’œil, l’abondance supérieure du grand Alef descendra par
Moché notre maître, que la paix soit sur lui, qui est l’ultime Rédempteur et
qui complète le nombre mille (elef) selon le sod : « A toi Chlomo les
mille (haelef lekha Chlomo)» (Cantique 8,12). De même la valeur numérique
des mots « Messie fils de Yossef, Messie fils de David » est égale à
mille. C’est aussi le sod du rassemblement des exilés du côté gauche d’abord.
De même que pour chaque mitsva et plus encore pour le salut d’Israël, toutes
les forces et les attributs spéciaux supérieurs sont attirés du haut vers le
bas de cette façon par la montée et l’élévation de la force inférieure qui
opère à travers la nature vers le niveau ultime de 499 et demi à gauche jusqu’à
ce même niveau dans la ligne de droite, avec l’aide du Ciel, par
l’intermédiaire de la ligne médiane, la ligne du Ra’hamim par le biais de la
sefira de Yessod.
7)
Notre maître a commenté le verset :
« Le petit deviendra un millier et le jeune une nation puissante. Je suis
l’Eternel, l’heure venue Je hâterai» (Isaïe 60, 22) ». Nos Sages ont
séparé les mots : « l’heure venue, Je hâterai » en deux possibilités[352]:
si Israël est méritant, « Je hâterai » la guéoula, sinon elle
se produira « l’heure venue ». Lui disait que quoi qu’il en soit, un
verset ne sort pas de son sens premier et « l’heure venue, Je
hâterai ». Cependant quand cela se produira-t-il ? « Lorsque le
petit deviendra un millier », c'est-à-dire quand nous arriverons de
nous-mêmes au niveau du petit Alef (qui correspond à tendre vers le niveau de
mille - elef) par l’ « éveil d’en bas ». « Et lorsque le
jeune deviendra une puissante nation » : « le petit et le
jeune » c’est Ephraïm, qui est le Messie fils de Yossef dont la fonction
est de rassembler les exilés. « Une nation puissante » c'est-à-dire
600.000 personnes. Alors, même « l’heure venue, Je hâterai". Telle
est la voie médiane dans l’interprétation de nos Sages[353].
Les dix-huit attributs de
l’abondance supérieure de la bénédiction du Ciel sont inclus dans les projets
« Tsafnat panéa’h »[354],
et tous sont cachés dans le sod de 999[355]
dans Yessod qui est le nombre supérieur du Messie fils de Yossef qui est dans
l’ « éveil d’en bas », selon l’intention « le petit deviendra un
millier », comme c'est expliqué plus haut. Chacun de ces attributs
spéciaux est saisi par ce nombre, chacun dans sa ligne, comme ce va être dit.
Dans toutes nos actions
dans le travail du rassemblement des exilés et de l'installation en Terre
sainte, et dans toutes nos prières pour la vie et la réussite du Messie du
commencement, le Messie fils de Yossef, nous devons penser continuellement à ce
nombre extraordinaire de 999 dans Yessod pour l'atteindre à la force de nos
mains selon le sod « action et guématria » tel qu'il a été expliqué
par notre maître le Gaon, car il est le niveau supérieur de l’« éveil d’en
bas ». Et D., qui a choisi Sion, nous aidera avec une aide du Ciel pleine
et entière, pour que nous atteignions le grand « Alef » (valeur
au-delà de 999), le stade de la Rédemption complète, puisse-t-elle arriver
bientôt de nos jours. Amen.
8)
Les
dix-huit bénédictions Divines du Messie fils de Yossef dans la cadre du projet
"Tsafnat panéa’h" sont les suivants :
1.
L’union des deux messies dans les « deux
armées » 499 et demi à gauche et 499 et demi à droite, qui font ensemble
le nombre 999.
2.
L’abondance du bien au niveau de : bien 999 dans
Yessod[356],
selon le principe « celui dont le regard est bon sera béni » (Prov.
23, 7) qui se réfère, selon le Gra, à Yossef.
3.
La source de la bénédiction, la bénédiction du
D. tout puissant (kEl Chadkaï écrit avec toutes ses lettres soit 999).
4.
L’atténuation des jugements grâce à
« Matat… ange de l’intérieur » celui qui fait monter le son du
Chofar.
5.
L’abondance de lumières, la semence de Yessod.
6.
La puissance de l’armée supérieure grâce à
l’« ange des armées ».
7.
L’unification du Saint béni soit-Il par trois
combinaisons des lettres.
8.
La purification des trois mondes par la lettre
« tet », comme il est écrit : «Mes entrailles se sont émues en
sa faveur » (Jér. 31,19).
9.
La guerre contre Esav et Ismaël. « les
pieds du bœuf et de l’âne »
10.
La purification de la terre par
l’accomplissement des mitsvot relatives à Erets Israël, selon le verset « Alors la terre voudra» (Lev.
26, 34).
11.
L’élimination de la désolation selon
l'interprétation de passer de « la vallée boueuse » à la « porte
de l’espérance (peta’h tikva) » (Osée 2).
12.
Des lumières qui émergent de l’obscurité ainsi
que la douceur qui émerge de la difficulté, comme au verset : «Le soir il
se couchera dans les larmes et le matin ce sera l’allégresse » (Ps.
30,6)
13.
La source de la délivrance, « avec la
puissance de Sa droite, Il sauvera » (Ps. 20) selon le sod « Il posa
sa main droite sur la tête d’Ephraïm » (Gen. 48, 14).
14.
La bénédiction de l'expansion," D. nous
élargira et nous fera multiplier sur la terre (Gen. 26, 22).", comme il
est dit : « comme le sable au bord de la mer » (Gen. 22, 17).
15.
Influx de bravoure selon le sod : «aider
Hachem en agissant parmi les braves » (Juges 5, 23).
16.
L’esprit d’humilité des deux Messies selon le
sod : «Les humbles hériteront de la terre » (Ps. 37, 11).
17.
Les bonnes choses qui viennent par des
souffrances selon le sod : « C’est en pleurant que s’en va celui qui
porte les grains, il revient dans l'alégresse, portant ses gerbes » (Ps.
126, 6)
18.
La bénédiction de la rosée et de l'abondance
selon le sod « les fenêtres du ciel » (Gen. 7, 11), comme il
dit : « J’ouvrirai pour vous les fenêtres du ciel et Je répandrai
pour vous la bénédiction au-delà de toute mesure » (Malachie 3, 10)[357].
En tant que chargé par le
Ciel de cette mission sainte, qui m’a été assignée, moi Hillel ben Binyamin, je
me dois d’éveiller les gens et de leur enseigner ceci, selon l’explication que
j’ai donnée plus haut quant au sod du nombre suprême de 999 en Yessod, dans
lequel il est fait allusion à mon nom en référence à mes ancêtres, allusion qui
m’a été révélée par l'inspiration Divine de notre maître Eliahou, que son
mérite nous protège, en vertu du sod « action et guématria »[358].
9) Comme
c'est expliqué plus haut, mentionner, lors de toutes les actions qui sont
faites dans le cadre du rassemblement des exilés et le rétablissement en terre
sainte, les dix-huit bénédictions Divines du Messie fils de Yossef a beaucoup
de valeur et une grande importance. Il faut aussi penser au grand nombre du
Messie fils de Yossef à savoir 999 dans Yessod (mille moins un) auquel il est
fait allusion dans chacun des attributs spéciaux précités selon le sod :
« Le petit deviendra un millier », afin de faire descendre et lier
l’abondance supérieure de chacun des dix-huit attributs à chaque action, avec
l’aide du Ciel. En particulier par la prière « Yossef est toujours vivant »,
qui, comme expliqué plus haut, est la prière particulière dédiée à la vie et la
paix du messie fils de Yossef qui réalise le rassemblement des exilés et le
rétablissement en Terre sainte, selon l’explication de notre maître le Gaon.
Voici la forme abrégée de cette prière :
La prière « Yossef est
encore en vie »,"od Yossef 'hai"
Notre père dans le ciel[359],
sois miséricordieux sur le reste de Yossef, ton peuple. Père miséricordieux,
Rédempteur d’Israël et de Jérusalem, qui fait pousser la corne de la
délivrance; sauve et assure la réussite, de celui qui est la charnière de la
fidélité, le Messie fils de Yossef, celui qui supporte nos maladies et qui
subit nos souffrances dans son combat contre le persécuteur d’Israël, Armiléus
l’impie. Comme il est écrit : « La maison de Yaacov sera un feu, la maison
de Yossef une flamme, et la maison d’Esav un amas de paille », « Et
les libérateurs monteront sur le mont Tsion pour juger la montagne d’Esav, et
la royauté appartiendra à l’Eternel, et D. sera le roi de toute la terre» (Obadia
1, 18).
Encore Yossef est en vie. Yossef est encore en vie. En vie
Yossef est encore. Le fils de David est vivant et existe.
Notre père compatissant qui a choisi Jérusalem et réside à
Tsion. Dans Ta grande bonté, reviens de Ta colère envers Ton peuple, Ta ville
et Ton patrimoine. Que nous méritions tous de voir bientôt la révélation de la
sainte vision qui a été dévoilée depuis Ta sainte résidence à notre maître
Eliahou ben Chlomo, lumière de la dimension "bien" du Messie fils de
Yossef, comme aux versets sacrés : « Ne crains rien, Yaacov mon
serviteur, et Yéchouroun que J’ai choisi » (Is. 44,2), « Sa souka est
à chalem, et Sa demeure est dans Tsion » (Ps. 76, 3), « Tu verras
Tsion, la cité de nos réunions de fête, tes yeux contempleront Jérusalem, résidence
paisible » (Is. 33, 20). Au niveau du rayonnement supérieur.
Roc de notre refuge, bouclier de notre salut, protège
l'arbre de Yossef qui est dans la main d’Ephraïm. Relève notre corne, la corne
de Ton Messie fils de Yossef, comme il est dit : « ses cornes sont
les cornes du buffle, avec elles il encorne les peuples » (Deut. 33, 17).
Augmente ses forces pour qu’il soit vigoureux, comme il est dit :
« Tu as ramené la vigueur à son arc » (Gen. 49,24), dans sa terrible
guerre contre les ennemis de Ton peuple, nos persécuteurs. Comme Tu as promis
la chute de Gog et Magog, « Sur les montagnes d’Israël tu tomberas, toi et
tes légions et les peuples qui t’accompagnent ... Et les habitants des villes
d’Israël sortiront; ils feront du feu et l’attiseront avec les armes de guerre
… Et alors ce jour-là, je donnerai à Gog un lieu de sépulture en Israël… On y
enterrera Gog et toutes ses masses et on l’appellera « Vallée de la cohue
de Gog »… Et Je manifesterai Ma gloire parmi les nations, et tous les peuples
verront le jugement que J’ai exercé et la main que J’ai posée sur eux. Et la
maison d’Israël saura que Je suis l’Eternel leur D. … … Alors, Je ramènerai Yaacov de
captivité et Je consolerai toute la maison d’Israël et Je serai zélé en faveur
de Mon saint nom » (Ezech. 39).
Donne-nous la force et aide-nous, Roc de notre salut, pour
atteindre, par nos actions, sur notre sainte terre, le niveau du grand et
sanctifié nombre de (Matat…, l'ange de l’intérieur, l’ange du Messie du
commencement ): 999 dans Yessod inclus dans les deux armées de droite et
de gauche – Que tous les peuples de la terre voient bientôt la délivrance de
notre D.
Notre père, père miséricordieux, que ce moment soit un
moment de clémence et une heure favorable devant Toi… Par le mérite de ceux qui
se livrent aux réparations « Tsafnat panéa’h » avec pour intention
d’éliminer l’esprit d’impureté et de sanctifier Ton grand et saint Nom. Grâce
au mérite de ceux qui s’occupent de notre réinstallation en terre sainte et de
la reconstruction de Jérusalem, grâce au mérite de Tes enfants qui habitent Ton
pays et qui endurent les souffrances d’Erets Israël, et acceptent ces épreuves
avec amour afin de sanctifier Ton Nom et rapprocher pour bientôt la rédemption
de Ton peuple et de Ta terre.
Fait que grâce à tous ces mérites, le fils de Yossef, le
messie du commencement, vivra et ne succombera pas, comme le demande la prière
de l’"ami fidèle" Moché notre maître que la paix soit sur lui, ainsi
que celle du roi David que la paix soit sur lui, et les prières de ceux qui
nous ont précédé, qui sont comme des anges, pour la vie et la réussite du
Messie du commencement, le Machia'h fils de Yossef. Comme l’ont décrété les
grands justes, car les justes décrètent et le Saint béni soit-Il exécute :
Encore Yossef est vivant, Yossef est encore vivant, vivant est Yossef encore;
le fils de David est vivant et existe. Le juste vivra dans sa foi. L'arbre de
Yossef et l'arbre de Yéhouda sont unis dans la main de l’Eternel. "Et dans
tout ce qu’il fait, D. Lui donne la réussite" (Gen. 39, 3).
« Ephraïm est pour Moi un fils chéri, un enfant choyé,
plus j’en parle, plus Je veux me souvenir de lui. Mes entrailles sont émues en
sa faveur, Ma miséricorde sera de nouveau sur lui » (Jer. 31, 19). «Que la
bienveillance de l’Eternel, notre D., soit avec nous ! Fais prospérer
l’œuvre de nos mains ; oui l’œuvre de nos mains fais la prospérer »
(Ps.90, 17) dans tous les dix-huit attributs spéciaux qui s'épanchent sur le
Messie du commencement dans le plein achèvement de chaque attribut spécial avec
le niveau de 999 dans Yessod, selon le sod du verset: « le petit
deviendra un millier et le jeune une nation puissante, le moment venu, Je
me hâterai »(Isaïe 60, 22), « Du fond de ma détresse j’ai invoqué
l’Eternel ; Il m’a répondu (en me mettant) au large » (Ps. 118, 5).
Il convient de dire ensuite la liste des chapitres des
psaumes mentionnés plus haut dans le chapitre 1er, 24.
Quant à moi, j'ai une prière en plus qui porte sur une
mission particulière qui m’a été assignée par le Ciel par des allusions saintes
qui proviennent du rayonnement supérieur dans le niveau de "bien", et
qui s’inscrit dans la mission sacrée de notre maître le Gaon au niveau élevé de
Matat... et de Yossef qui réside dans le sod de 999 dans Yessod, mille moins
un, qui est le nombre le plus élevé dans l’échelle du Messie du commencement,
le Messie fils de Yossef dans les derniers « pas du Messie». Ceci
selon ce qui m’a été révélé allusivement par l'inspiration Divine de notre
maître par la guématria des lettres de mon nom et de ceux de mes
ancêtres : « Hillel ben Binyamin ben Chlomo Rivlas »[360].
J’ai aussi demandé et ordonné à mes enfants et à leurs descendants de le faire
et de toujours rajouter après la prière
habituelle, celle de « Yossef est encore vivant » pour
l’accomplissement et la réussite de la grande, sainte sublime, mission du
Messie du commencement dans le sod de la fin dévoilée et la fin marquée par des
prodiges, le terme de la Rédemption, la fin des jours, que ce soit bientôt.
10)
« Il y a un temps pour tout, et chaque désir
a son heure sous le ciel » (Eccl. 3, 1)[361].
Des allusions grandioses dans les voies du début selon le
« sod » : « tsafnat panéa’h »[362].
Les termes des missions selon le sod « le temps du chant » et le sod
« le temps de la grâce », dans les sept périodes depuis la première
heure du matin du sixième millénaire dans le temps de la fin des jours, lors de
la dernière génération[363],
jusqu’à la fin ultime, la fin prodigieuse évoquée dans Daniel 9.
« Le temps des chansons est
venu » (Cantique 2, 12). « Le temps des chansons » vient en sept
périodes du commencement, et chaque période a sept niveaux, et chaque niveau a
sept parties. La première période a commencé au début de la lumière du matin du
sixième siècle (cinq mille cinq cent) du sixième millénaire, au moment de la
grande mission de notre maître le Gaon selon le verset : « un poids
entier et juste » (parachat Ki tétsé), dans lequel il avait trouvé son nom
et sa mission. Car tout de suite après la Torah évoque « l’effacement
d’Amalek », suivi de: « Quand tu viendras dans le pays » (Ki
tavo) au début du septième siècle du sixième millénaire, c'est-à-dire au début
de l’année 5601 (1840). Car c’est à partir de là que commence le dévoilement du
Messianisme selon le sod de la « sagesse supérieure », accompagnée de
la « sagesse d’en bas » qui vient avec l’ « éveil d’en
bas » avec en même temps, un développement de la science qui vient de
manière naturelle[364].
Ceci est rapporté dans le Zohar Hakadoch, parachat Vayéra (p.117) :
« Dans la six centième année du sixième millénaire les portes de la
sagesse d’en haut s’ouvriront et les sources de la sagesse inférieure… ».
Et à partir de cette année-là, c'est-à-dire l’année 5600, commence le temps
« du chant de la tourterelle» (kol hator[365])
à la lumière de notre maître le Gaon qui va croissant jusqu’au plein jour. Ceci
est mentionné aussi dans le secret d’une lettre de notre maître qu'il a scellé
et a ordonné de ne l'ouvrir que cent ans plus tard, c'est-à-dire l'année:
« au temps de la consolation « (valeur numérique de 5613 - an
1853).
A notre arrivée[366],
nous les élèves de notre maître le Gaon, en Erets Israël en 5569 (1809)
« Ephraïm mon premier né » (=569), commença le premier début actif de
« l’aube » évoquée par nos Sages, ainsi que le commencement du
« temps de la grâce » qui fait partie de la fonction du premier
Messie, le Messie fils de Yossef,
dans la ligne d’Ezra et de Né’hémia comme au temps de Cyrus à l’époque du
deuxième Temple. C’est beaucoup à cela que pensait notre maître le Gaon dans
ses ouvrages saints relatifs à l’enseignement de la Kabbale et dans sa mission
qui est le rayonnement du Messie fils de Yossef dans le niveau de
"bien". Nous avons fixé notre lieu de résidence dans la vieille ville
de Jérusalem, qu’elle soit reconstruite et rétablie, en l’an 5572 (1822) de valeur
numérique de "sa demeure est à Tsion" (Ps. 76) , au début de la troisième période du
commencement du « temps des chants » selon le sod « Kol
hator ». Un jour de cette année 5572, alors que nous étions en train de
fonder l’installation du « Beit Hamidrach Eliahou » au nom de notre
maître le Gaon, et, en même temps, nous préparions une œuvre importante pour la
reconstruction de Jérusalem; nous est apparue, à nous les élèves du Gaon, dans
des tons lumineux; qu' à ce moment-là, s’est ouverte la première ouverture dans
la "muraille de fer" (qui séparait notre monde de la présence Divine
depuis la destruction du temple-traité Bera'hot) pour renouveler le lien dû au
mérite des ancêtres (lien qui est Yessod dans Tiferet en passant par Mal'hout)
qui avait été interrompu depuis la destruction du Temple. Et ce jour-là était
le vingtième jour de l’Omer qui est le Yessod de Tiféret comme cela est connu
des kabbalistes[367].
Chapitre 5. Deuxième
partie – porte « Beer Cheva ».
Contenu de ce
chapitre :
L’obligation d’apprendre les sept
sagesses de la nature selon le Gra, afin d’acquérir la sagesse de la Tora, pour
sanctifier le Nom Divin et afin d'approcher la géoula.
1)
Il est connu que notre saint Rav le génie
d’Israël, notre maître Eliahou (que son âme repose en Eden) s’est aussi
beaucoup livré à l’étude des lois de la nature; les sciences matérielles en vue
d’acquérir la sagesse de la Tora et afin de sanctifier le Nom Divin aux yeux
des peuples, ainsi que pour rapprocher la guéoula. Déjà dans sa jeunesse, il a révélé
des choses extraordinaires dans les sept sciences de la matière. Il a aussi
insisté auprès de ses élèves et leur a ordonné d’étudier le plus possible les
sept sagesses des sciences de la terre avec aussi pour but d’élever la sagesse
d’Israël basée sur la sagesse de la Tora aux yeux des peuples comme il est
écrit : « Ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des
peuples » (Deut. 4,6)[368]. De
la sorte Israël aura une suprématie spirituelle, comme il est dit :
« Afin de te donner la suprématie sur toutes les nations qu’Il a
faites, en gloire, en renommée et en dignité» (Deut. 26,19) [369].Et
plus particulièrement, notre maître s’est préparé à cet objectif en prévision
de l’année 5600 (1840) de ce millénaire, le sixième millénaire, en vertu de ce
qu’il est dit dans le Zohar hakadoch , comme il sera dit plus loin.
2)
L'un des
grands fondements de notre maître pour se préparer à l’étude des sept sagesses
: au début de l’année 600 de ce millénaire, le sixième millénaire, se
réaliseront les paroles du Zohar hakadoch parachat Vayera (pg. 117) où il est
dit : « Dans la six centième année du sixième millénaire, les portes
de la sagesse d’en haut s’ouvriront ainsi que les sources de la sagesse d’en
bas, et le monde sera réparé pour s’élever lors du septième millénaire
etc… »[370].
Notre maître le Gra nous a beaucoup parlé de ces paroles du Zohar en y ajoutant
aussi de profondes prédictions dont l'essentiel est que le commencement de la
Rédemption est lié au rassemblement des exilés ainsi qu’à l’ouverture des
sources de la sagesse par l’ « éveil d’en bas », par Israël et à
Jérusalem, comme c'est expliqué plus loin. Pareillement, notre maître a vu des
allusions claires quant à sa mission dans ce cadre. Car il était, comme nous le
savons, la lumière du Messie fils de Yossef, le Messie du commencement[371].
Notre maître le Gra s’est livré à la connaissance des sept sagesses, recelées
dans la Tora, selon le sod « des sept livres »[372] et
selon ce qui ressort du verset : « La Sagesse s’est bâti une maison,
elle en a sculpté sept colonnes » (Prov. 9,1). Ainsi nous a dit Notre
maître: voici les choses qui amènent à la sanctification du Nom Divin lors des
« pas du Messie »: la reconstruction de Jérusalem, le rassemblement
des exilés, la floraison d’Erets Israël, l’amélioration des vertus, le
dévoilement des allusions de la Tora et l’étude des sept sagesses, comme ceci
va être expliqué ci-dessous :
3)
Le
niveau le plus élevé des bénédictions d’Israël et de celles d’Erets Israël
énumérées dans la paracha de « Ki tavo » est : « Afin de te
donner la suprématie sur toutes les nations qu’Il a faites, en gloire, en
renommée, et en dignité » (Deut. 26,19). L’élévation d’Israël au-dessus de
toutes les nations vient de leur reconnaissance de la sagesse d’Israël, qui est
la sagesse de la Tora, comme il est dit : «Ce sera là votre sagesse et
votre intelligence aux yeux des peuples, car lorsqu’ils entendront toutes ces
lois, ils diront : « Elle ne peut être que sage et intelligente cette
grande nation ! »» (Deut. 4,6). Et quand les peuples
reconnaitront-ils la sagesse d’Israël ? Lorsqu’Israël sera installé sur sa
terre, quand elle sera bénie de toutes les bénédictions et de tous les biens
précieux qui sont énumérés là (dans la Paracha de « Ki tavo »). Car
tant qu’Israël est en exil, troublé et persécuté, toute sa sagesse est de
l’ordre de « La sagesse du pauvre est méprisée » (Eccl. 9,16) et lui
est aussi pillée par jalousie et envie[373].
4)
A
travers l’expression du verset « Votre renommée et votre gloire »
(Tsefania 3, 20) au sujet de la suprématie d’Israël et de sa sagesse – Notre
maître le Gra nous a dit - chaque fois que l’expression «Renommée et
gloire » ou «gloire » est utilisée au sujet d’Israël et
d’Erets Israël, elle se réfère à la sagesse d’Israël aux yeux du monde entier.
A) Au sujet de Jérusalem il est
dit : « Et à Lui non plus ne laissez point de trêve, qu’Il n’ait
rétabli Jérusalem et n’en ait fait un sujet de gloire dans le
monde » (Is. 62, 7). Selon le sens premier de ce verset, Jérusalem sera
construite de manière louable. Cependant selon le commentaire cité plus haut,
ce verset vise aussi la louange de la sagesse d’Israël dont le centre est à
Jérusalem reconstruite.
B) Au sujet du rassemblement des exilés il
est dit: « En ce temps, Je vous ramènerai, en ce temps Je vous
rassemblerai, car Je veux faire éclater votre renommée et votre gloire parmi
toutes les nations de la terre, en ramenant vos captifs, sous vos propres yeux,
dit l’Eternel » (Tsefania 3, 20). « Votre renommée et votre
gloire » c’est la sagesse d’Israël qui se dévoilera aux yeux du monde
entier, et comme c'est dit plus haut, ceci se fera progressivement avec le
rassemblement des exilés.
C) Au sujet de
la floraison de la terre, il est dit : « Car de même que le sol développe ses plantes, de même qu’un
jardin fait germer les graines qui lui sont confiées, ainsi D., l’Eternel, fera
éclore la justice et la gloire en face de toutes les nations » (Is.
61, 11). « La gloire en face de toutes les nations », c'est-à-dire la
sagesse d’Israël, comme c'est expliqué plus haut[374].
D) Au sujet du
dévoilement des secrets de la Tora, comme il est dit : «Ce sera là votre sagesse et votre
intelligence aux yeux des peuples» (Deut. 4,6). « La sagesse et
l’intelligence » sont les secrets de la Tora, comme le savent les
Kabbalistes, car ce sont eux qui sont la suprématie d'Israël et ce sont eux qui
sont le degré le plus élevé d’Israël, comme le veut le verset :
« Afin de te donner la suprématie sur toutes les nations qu’Il a
faites, en gloire, en renommée et en dignité» (Deut. 26,19). Comme nous l’avons
expliqué, la gloire d’Israël aux yeux des nations c’est la sagesse d’Israël[375]. A
ce propos, notre maître a ajouté une allusion du fait que les mots
« lechem veletehila » (Pour la renommée et la gloire) ont la même
valeur numérique que « cheva ‘hokhmot » (sept sagesses).
E) En rapport
avec les sept sagesses, notre maître nous a dit : « La révélation messianique vient
conjointement, petit à petit, avec le dévoilement de la sagesse de la Tora qui
se fera par le dévoilement des secrets de la Tora et l’ouverture des sept
sagesses d’en haut par l’ «éveil d’en bas ». Telle est l’intention du
Zohar Hakadoch paracha de Vayéra (117) quand il dit qu’en l’année 600 du
sixième millénaire les portes de la sagesse supérieure s’ouvriront peu à peu
tout comme les sources de la sagesse d’en bas avec le commencement de la
révélation messianique, petit à petit. Tout ceci est inclus dans la mission de
notre maître le Gra, la lumière du Messie fils de Yossef[376].
5)
Qui peut
évoquer et estimer l’importance de l’inquiétude de notre maître quant au
relèvement du rayonnement de la Tora et de son étude au sein de l'ensemble de
la maison d’Israël. Qui peut raconter ou décrire l’importance de son souci
quant à la sanctification du Nom Divin aux yeux des peuples. Il a dit mainte
fois, avec de profonds soupirs, "pourquoi les nations
demandent-elles : « où est la sagesse d’Israël ? [377]»".
Et il nous a confié à plusieurs reprises, de bouche à oreille, qu’il se
demandait ce que faisaient nos détenteurs de la Tora pour la sanctification du
Nom Divin comme l’avaient fait les anciens parmi les grands d’Israël dont
beaucoup d’entre eux ont sanctifié le Nom Divin par leurs nombreuses
connaissances dans la recherche des secrets de la nature, qui sont les
merveilles du Créateur, que Son Nom soit loué. Au point que nombreux parmi les
justes des nations ont élevé au niveau du prodige la sagesse d’Israël des sages
de la Tora, les membres du Sanhédrin, les sages de la Michna et les sages de
Talmud etc... Et dans les générations plus tardives, notre maître le Rambam (Maïmonide),
le Tossefot Yom Tov et d’autres qui se sont dévoué, par leur sagesse dans les
sciences matérielles, à la sanctification du Nom Divin aux yeux des nations.
De ce qui est dit
dans les versets de la Tora et des Prophètes ainsi que dans les paroles du
Zohar Hakadoch, cités plus haut, nous déduirons les principes suivants :
A) L’étude des sept sagesses, par l’ « éveil d’en bas », aide à
acquérir la sagesse de la Tora dans ses secrets, élève la sagesse d’Israël et
la sanctification du Nom Divin aux yeux des nations, et rapproche la
Rédemption. B) Le dévoilement de la sagesse d’Israël vient de concert avec le
rassemblement des exilés. C) L’origine et le centre du dévoilement de la
sagesse d’Israël se trouve à Jérusalem, comme il est expliqué plus haut. D) La
révélation de la sagesse d’Israël aux yeux des peuples vient en même temps que
la floraison d’Erets Israël dans son ensemble. Tout ceci se trouve dans ce que
nos Sages (Sanhédrin 98) ont dit au sujet de « la fin dévoilée » en
tant que préparation à la fin de la Rédemption, et c’est ainsi que le secret se
révélera à tous les peuples.
6)
Le
fondement des bases de toute la création, de tous les mondes supérieurs et
inférieurs, et de tout ce qu’ils contiennent, c’est la lumière de la sagesse
supérieure. « La sagesse divine dans la sainteté d’en haut » inclut
en son sein la puissance du trésor supérieur dont découlent tous les trésors
spirituels et matériels de toute la création en passant par le monde "de l’émanation"[378].
Tous sont inclus dans la Tora, dans des « allusions saintes ». Et pas
seulement les trésors dans leur globalité, mais aussi tous les détails et les
détails des détails de toutes les générations sont révélés dans la Tora. Selon
le grand principe de notre maître le Gra dans son commentaire sur le « Sifra
deTsiniouta [379]».
Tous les trésors des lumières supérieures proviennent de la puissance sublime
et sainte de la lumière de la sagesse supérieure, et ses étincelles descendent
d’en haut vers le bas jusqu’au monde "de l’action"[380] et
se matérialisent dans le monde inférieur. Chaque trésor a sa racine et sa relation
générale et particulière, et selon ce principe, tous les caractères de la
nature qui sont dans le monde inférieur, découlent de la puissance de la
lumière de la sagesse supérieure. Tous les trésors principaux qui descendent du
haut vers le bas se canalisent dans sept chambres, comme il ressort du
verset : « La sagesse s’est bâti une maison, elle en a sculpté les
sept colonnes » (Prov. 9,1). Ce sont les sept sagesses qui sont incluses
dans les sept piliers du monde, comme nous le savons[381].Et
tout; la création dans sa totalité, tous les mondes supérieurs et inférieurs,
et tout ce qu’ils contiennent, sont liés à la lumière de la sagesse supérieure
par un fin conduit, selon le sod: «Il suspend la terre sur du
néant » (Job 26, 7). C’est une tresse brillante, selon le sod:
« comme un ‘hachmal, comme une sorte de feu »(Ezekh. 1,27). Les
lettres composant le mot « ‘hachmal » étant les acrostiches des mots
"‘hochma chel maala – la sagesse d'en haut» et ils découlent tous de
leur racine première : La lumière infinie (Or ein sof), béni soit-Il. Tous
ceux-là sont inclus dans les secrets de la Tora, car il n’existe rien qui ne
soit évoqué dans la Tora, et toute la Tora dans son intégralité est féconde
(des fruits de la sagesse d’en haut comme dit le Midrach). Et notre maître a
ajouté : les fruits de la Tora sont les sept sagesses d’en bas, selon
l’intention du Zohar. Et les conduits de la sagesse en bas relèvent du sod des
« sources de l’abîme » (Gen 6,11) et du sod «il reçoit les
bénédictions des nappes phréatiques qui sont sous la terre"(Gen. 49,25)[382] qui
jaillissent des "bénédictions du ciel en haut" (ibid.). Et pour
comprendre et acquérir la sagesse de la Tora, qui est incluse dans la lumière
supérieure, il faut aussi étudier les sept sagesses cachées dans le monde
inférieur, le monde de la nature, selon le sod « En dessous de la
montagne » (Ex. 18,17)[383].
Notre maître a expliqué: " à quoi ceci ressemble-t-il ? A un maître
de petits enfants qui leur explique plusieurs choses de la Tora à l’aide de
jouets, ou de simples dessins ».
7)
L’enseignement
du Messie, est du niveau de la lumière de la sagesse supérieure qui se
dévoilera à la fin des temps par Moïse, notre maître que la paix soit sur lui,
en même temps que la venue du Messie fils de David. Et plus nous approchons,
par le début de la Rédemption, de la Rédemption complète; plus l’enseignement
de la Tora du Messie[384] se
dévoile peu à peu à quelques individus particuliers, grâce au Messie du
commencement, le Messie fils de Yossef dont la mission recèle tous les secrets
de la Tora, comme nous le savons, et c'est par lui que se fait le rassemblement
des exilés et la libération du joug des nations[385].
Voici les sept
sagesses dans le sens de ce qui a été dit : «La sagesse s’est bâti une
maison, elle en a sculpté les sept colonnes » (Prov. 9,1), comme c'est
expliqué plus haut : A) Les
mathématiques, l’astronomie, et les mesures.
B) La science de la
création et de la fabrication (technologie).
C) La science de la
médecine et de la croissance.
D) La logique, la
grammaire et le droit.
E) La musique et la
sainteté.
F) La réparation et
les imbrications.
G) La science de ce qui
est intermédiaire entre l’esprit et la matière et celle des puissances de
l’âme.
Notre maître
connaissait parfaitement toutes ces sagesses. Il connaissait la médecine et
tous ces éléments essentiels, mais, en fait, il n’a pas été jusqu’au bout,
jusqu’à la pratique et la pharmaceutique à cause de l’ordre de son père, que si
il apprenait cette science en pratique, il serait dans l'obligation de sauver
des vies, et ceux qui habitaient dans son voisinage se seraient reposé sur lui.
Mais s’ils ne se reposaient pas sur lui, ils auraient prévu à coup sûr un autre
médecin, et le Gra n’aurait pas eu besoin de perdre le temps destiné à sa
mission élevée de dévoiler les secrets de la Tora, les secrets de la sagesse
qui y est enfouie. Il a aussi étudié la philosophie à fond mais il n’y a trouvé
que quelques notions dont l’origine a été prise chez nos Sages. Quant au reste,
il a déclaré qu’il n’y en elle ni logique ni justesse, et qu’elle est fondée
sur une hérésie stupide.
8)
Toute la
puissance des trésors les plus grands et les plus forts qui se trouvent dans le
monde inférieur, le monde de la nature, ne sont qu’une petite partie, en
quantité et en qualité, des milliers de myriades de forces de la lumière de la
sagesse supérieure, la sagesse divine dans la sainteté d’en haut. Le
dévoilement messianique qui a commencé en l’an 600 du sixième millénaire, avec
l’ouverture des porte de la sagesse d’en haut et l’ouverture des sources de la
sagesse d’en bas, selon les paroles du Zohar précité[386],
ressemblera à la sagesse du Roi Salomon en son temps. Elle amènera alors à la
découverte d’un instrument pour une
vision claire[387]
dans un « éveil d’en bas », au point que grâce à lui ils observeront dans
le fin fond des cieux une petite partie des merveilles de la fin extraordinaire
sous la forme d'un inscription: « Israël », tel un hallo du
rayonnement des « ‘Hayot hakodech » (sorte d'ange). C’est ce que
nos sages ont dit dans le Midrach : « Il y a un de ces anges
"‘Haya" dont le nom est « Israël », sur son front est gravé
« Israël », et elle se tient au milieu du firmament[388] ».
Pareillement, les mots «Qui est comme Ton peuple Israël, une nation unique sur
la terre » (Sam. II 7,28) reluiront d’un éclat particulier. Et c’est
ce qu’il est dit : « Et tous les peuples de la terre verront que le
Nom de l’Eternel est sur toi, et ils te craindront » (Deut. 28,10). Et
c’est grâce à cela que se réalisera cette parole : «Afin de te donner la
suprématie sur toutes les nations qu’Il a faites, en gloire, en renommée
et en dignité» (Deut. 26,19). Et cette révélation se manifestera d’abord dans
la ville sainte, Jérusalem, comme il est écrit : « Car Ton nom est
associé à Ta ville et à Ton peuple » (Daniel 9, 19), et comme l’ont dit
nos Sages : « Dans l’avenir Jérusalem sera une lumière pour les
nations du monde, comme il est écrit : « Et les peuples marcheront à
Ta lumière » (Is. 60, 3) ». Yossef, le juste, a été le premier à
avoir reçu la sagesse et la compréhension supérieure, comme il est dit de
lui : « Un homme sage et compréhensif » (Gen. 41, 33). De lui découle
la grande mission du Messie fils de Yossef à chaque génération, et plus encore
lors des ultimes « pas du Messie ».
9)
Il est
bien connu que de nombreuses personnes éclairées et cultivées au fait des
sciences de la nature, que ce soit des Juifs ou des non-Juifs, ainsi que des
gens délégués par des dirigeants et des princes, venaient chez notre maître le
Gra pour lui demander des solutions et des conseils à propos de questions
difficiles sur les sciences de la nature. Il résolvait tous les problèmes
difficiles de manière extraordinaire et très rapidement. Cependant, notre
maître se dérobait de recevoir toutes les questions de cette sorte, voyant que
ceci lui amenait tracas et perte de temps, et dans de nombreux cas il leur
conseillait de s’adresser pour des questions de ce genre à ses élèves, et plus
particulièrement à ceux parmi les sages de Chklov. Quoi qu’il en soit, toutes
les réponses qu’il a données aux personnes cultivées dans les sciences de la
nature ont énormément amené à la sanctification du Nom Divin et à la gloire
d’Israël[389].
10) Voici un évènement qui nous impressionna
terriblement. Cela s’est passé en 5536 (1776) et j’étais alors un jeune homme
âgé de 18 ans[390].
Des informations nous étaient alors parvenues que plusieurs prêtres antisémites
avaient prononcé de nombreux discours menaçants à l’égard des Juifs dans
plusieurs de leurs couvents dans la région de l’Ukraine. Ils y dénigraient la
moralité et la conduite matérielle des Juifs, sur la base d’allégations
mensongères, de choses qui n’avaient aucun fondement. Un prêtre de la ville de
Kiev, qui était un renégat[391],
avait déclaré : « Les Juifs se considèrent comme un peuple sage et
avisé. En quoi consiste leur sagesse ? En des manigances répugnantes avec
lesquelles ils trompent les non-Juifs ». Il avait encore ajouté d’autres
terribles propos. Les paroles des prêtres eurent un énorme impact sur les
foules qui les écoutaient. Suite à ces informations terrifiantes, les chefs et
les dirigeants des communautés se réunirent à Chklov en conseil pour savoir
comment faire pour prévenir le malheur qui s’annonçait. Quelques dirigeants de
la communauté furent choisis : mon père Rav Binyamin, Rav Yehochoua
Tseitlis (Tseitlin), mon oncle Rav Neta Natkin[392], et
Rav Baroukh Doktor. Ils étaient, comme c’est connu, des gens renommés à la cour
du royaume. Ils se rendirent à St Petersbourg, la capitale. Ils y furent reçus
avec honneurs, grâce entre autres à quelques découvertes importantes de remèdes
contre des maladies contagieuses, et dans la science de l’arpentage etc., l’Etat faisant l’usage de leurs inventions.
Après qu’ils eurent fait part des agissements des prêtres aux ministres du roi,
il leur fut répondu positivement par des promesses de donner des ordres fermes
afin de d'extirper à la source les
agissements et les discours diffamatoires des prêtres contre les Juifs. A leur
retour de St Petersbourg, ils se rendirent ensemble à Vilna, chez notre maître
le Gra. Je fis aussi partie du voyage. Ils évoquèrent longuement ce sujet
devant notre maître, et le Gra leur a dit : « Bonheur à vous d'avoir
accompli ce grand précepte. Nombreux sont ceux qui se sont dressés contre nous
pour nous détruire et le Saint béni soit-Il nous a sauvés de leurs mains par
des envoyés qui étaient aptes à cela». Mais, nous a dit notre maître,
« nous devons savoir que ce n’est pas seulement ainsi que nous
accomplirons notre devoir, et ce n’est pas seulement de la sorte que nous
réparerons cette chose pour toujours. Nous savons très bien que l’arme la plus
puissante des ennemis d’Israël a toujours été, dans chaque génération, leur attaque
connue: " où est la sagesse des Juifs qui se glorifient par la Tora d'être
un peuple sage et avisé ?" Il y a bien quelques personnalités
individuelles parmi les sages de la Tora qui, avec beaucoup de sagesse,
réussissent à faire des découvertes importantes dans les fondements de la
nature. Mais, à notre grand malheur, la plupart des sages de la Tora ont
délaissé les sciences de la nature, qui sont pourtant toutes recelées et
enfouies dans la sagesse de notre sainte Tora, malgré le désir exprimé par D.
dans notre Tora où il dit : « Ce sera là votre sagesse et votre
intelligence aux yeux des peuples » (Deut. 4,6). Et du verset lui-même
nous apprenons d’une manière suffisamment claire l’intention de la Tora.
Car cela pose a priori question; de deux choses l’une : si les nations
sont capables de comprendre la sagesse de notre Tora à travers son sens
littéral, ils y ont accès; et si cela vise la sagesse de la Tora enfouie dans
les profondeurs de ses secrets étudiée selon la méthode de la Kabala, elle leur
restera toujours hermétique, et comment donc les nations pourraient-elles
reconnaître ainsi la sagesse d’Israël selon ce qui est écrit : « Ce
sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples »? C’est
pourquoi, on ne peut commenter l’intention de ce verset que de cette
façon : Après que les peuples auront amplement constaté la sagesse
d’Israël dans les choses de la nature, et qu’ils reconnaitront qu’elle provient
des profondeurs des secrets de la sagesse de la Tora, le verset : « Ce
sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples » pourra
alors être accompli. Et ils diront alors : « Elle ne peut être
que sage et intelligente cette grande nation ! » (Deut. 4,6),
« grande » par la sagesse et la compréhension. Et c’est seulement ainsi
que s’accomplira : « Afin de te donner la suprématie sur toutes les
nations qu’Il a faites, en gloire, en renommée et en dignité» (Deut.
26,19). Et il n’y a d’autre façon d’atteindre ce niveau que par une étude
intense et exacte des deux extrémités, depuis le fond de la terre jusqu’au plus
haut du ciel, et selon le verset : « Car tout est dans le ciel
et sur la terre » (Chroniques I, 29, 11)[393].
Etudier à fond les secrets de notre Tora qui proviennent de la sagesse d'en
haut, et étudier à fond les sciences de la terre qui découlent de la sagesse de
la Tora car ils sont liés, comme il est dit dans le Zohar Hakadoch[394],
quand il annonce qu’en l’année 600 du sixième millénaire s’ouvriront les portes
de la sagesse supérieure et les sources de la sagesse d’en bas etc... Car on ne
peut monter sur l’échelle dont le sommet atteint le ciel sans monter d’abord
sur les échelons de l’échelle qui reposent sur la terre. C’est là qu’est recelé
l’essentiel de l’intention révélée à notre père Yaacov. Rien n’est plus important
pour la sanctification du Nom Divin et pour sauver la gloire d’Israël aux yeux
des peuples que l’accomplissement de cette grande chose. D’autant plus que nous
approchons de l’époque la plus propice de cette vision depuis l’année 600 de ce
millénaire, comme il est dit dans le Zohar cité plus haut. Pourquoi alors
abandonner ce bien précieux de la sagesse de notre Tora sainte, ou même une
partie d’elle, au profit d’autres gens, entrainant ainsi la profanation du Nom
du Ciel et l’aggravation de l’affront fait à la Tora ? Ces paroles nous
ont été dites plus longuement par notre maître avec une telle émotion qu’il
nous est impossible de la décrire tant verbalement que par l’écrit. Il exprima
sa joie et son estime pour ces élèves qui avaient vraiment réalisé, avec toutes
leurs forces et leurs qualités, cette chose importante pour la sanctification
du Nom Divin et le nom d’Israël, avec l’aide du Ciel[395].
11) Notre maître a dit que chaque sage de la
Tora, et à plus forte raison chaque sage versé dans la Kabala a la grande
obligation d’étudier au moins l'une des sept sciences recensées plus haut et
aussi de l’enseigner à d’autres parmi les sages, de ceux qui craignent D..
Chacun devait choisir l'une de ces sagesses selon ses capacités et ses
attirances naturelles et intellectuelles. De nombreux sages de notre communauté
de Chklov ou d’autres lieux s’adressèrent à notre maître le Gra pour lui
demander des indications à ce sujet, et il donna à chacun une science
particulière lui correspondant tant selon ses capacités que selon son intérêt.
Et grâce à son inspiration Divine il a donné à chacun une ou plusieurs
allusions évoquant son nom et sa particularité dans des versets de la Bible, et
parfois il recourut pour cela au "goral"[396].
12) Comme expliqué plus haut, tous les fondements
de la sagesse et leurs dévoilements sont liés avec la reconstruction de
Jérusalem, le rassemblement des exilés, et la floraison de la terre sainte,
selon les versets de la Bible mentionnés plus haut. Et ceci était l’un des
objectifs principaux de l'aspiration de notre maître qui désirait ardemment le
rassemblement des exilés et l'impératif de la réinstallation en terre sainte.
Il répétait souvent : pour une mesure de manque de connaissance des
trésors des lois de la nature; l'homme aura cents mesures de manque dans la
sagesse de la Tora. Et pour une mesure que les sages de la Tora acquerront dans
la recherche des trésors de la nature; ils ajouteront cent mesures dans la
sagesse de la Tora.
13) Toutes ces missions, dont le début de leur
sortie du potentiel au réel se produit depuis l’année 5500, comme le Zohar le
rapporte dans la paracha de Vayera; ont été confiées en tant que mandat du ciel
à la mission du Gra, de mémoire bénie, qui a mérité d’être la lumière du Messie
fils de Yossef qui rassemble les exilés.
L’étude des
sagesses de la nature en vue d’atteindre la sagesse de la Tora sera propice et
extrêmement utile pour relever l'honneur de la Tora, pour renforcer son amour
et la crainte du Ciel dans toute la maison d’Israël, ainsi que pour la
sanctification du Nom Divin et l’élévation d’Israël aux yeux de ceux qui
peuplent la terre et y résident.
14) Encore à l’aube de son enfance[397],
notre maître le Gra commença à s’intéresser, à étudier et à rechercher les
forces et les trésors de la nature, et il les a étudiés jusqu'au bout. Et grâce
à une étude approfondie, il les a tous trouvé dans les secrets de la Tora et
dans les enseignements de nos Sages dont la base se trouve dans le sod :
« les lettres et la ponctuation ». Comme nous le savons, notre maître
a rédigé plusieurs ouvrages sur la grammaire, afin aussi de mieux comprendre
les secrets de la Tora. Il disait que tout ce qui a été et sera dévoilé dans
les sciences de la terre de manière naturelle est seulement comme une goutte
d’eau dans l’océan par rapport à ce qui est recelé dans la sagesse de la Tora
qui est appelée à être révélé dans la Tora du Messie. Mais peu à peu, ils sont
aussi dévoilés lors des « pas du Messie » à quelques personnalités
exceptionnelles. Notre maître a découvert des inventions extraordinaires quant
aux forces et aux richesses de la nature qui sont recelées dans la Tora. Car
aucun secret ne lui échappait et les chemins du ciel tout autant que ceux de la
Tora dans son intégralité étaient ouverts devant lui. Notre maître nous a dit
maintes fois que l’endroit le plus propice pour acquérir les portes de la
sagesse d’en haut ainsi que les sources de la sagesse d’en bas est la ville
sainte de Jérusalem, comme c'est dit plus haut. C’est par trois voies que notre
maître a mérité d’acquérir sa connaissance étendue des sept sagesses : A)
par la sagesse d’en haut , porte de la sagesse la plus élevée cachée dans
chacun de ses détails dans les secrets de la Tora ; B) par la recherche
des forces de la nature, les sources de la sagesse d’en bas ; C) par son
niveau élevé dans l‘inspiration sainte de la lumière supérieure, à tel point
que les chemins du firmament étaient aussi lumineux pour lui que ceux de la
sagesse de la Tora. Il savait aussi se servir d'un Nom secret pour éclaircir
parfaitement tous les trésors d’en haut et d’en bas. Et par cette grande et
sublime force il savait former un Golem, comme nous le savons[398].
Le savoir de notre
maître dans les sept sagesses était non seulement théorique mais aussi
pratique, et plusieurs faits sont connus quant à de nombreuses découvertes
prodigieuses faites par notre maître en géométrie, dans l’agriculture, dans la
médecine, et dans la musique, et d’autres encore. Une fois il nous a donné des
idées sublimes quant au verset : «Mais pour vous qui révérez Mon nom se lèvera
un soleil de justice qui guérit par ses rayons » (Malachie 3,20). Et
une autre fois, lors d’un repas de Roch ‘hodech il a longuement parlé du verset
« aux sons harmonieux du violon » (Ps. 92,4), et à cette occasion il
réalisa une amélioration extraordinaire de mon violon.
15) Yossef le juste a été le premier à mériter la
sagesse et la compréhension selon le sod : « ma gerbe se dressa, et
resta debout » (Gen. 37, 7). Tel était l’essentiel du rêve et de la vision
de Yossef. Il a vu là-dedans la grande mission du fondement de la sagesse et de
la compréhension[399], et
c’est ce qu’il a dit à Pharaon : « Que Pharaon choisisse un homme
avisé (navon) et sage (‘hakham) » (Gen. 41,3) alors que c’est à lui-même
qu’il pensait. Il a mis en premier « tevouna » avant
« ’ho'hma » parce que cela se passait avant la révélation de la Tora,
car après cette révélation la ’ho'hma a été placée avant la tevouna, comme il
est dit « un peuple sage et avisé », ou encore « C’est votre
sagesse et votre compréhension aux yeux des peuples » (Deut. 4,6)[400].
Ceci s’est réalisé cette nuit où, après être sorti de prison, Yossef a acquis
la connaissance des soixante-dix langues grâce à l’ange Gabriel et des sept
sagesses grâce à l’ange Matat.[401]. Et
lorsque Yossef a raconté ses rêves à ses frères, il leur a aussi donné leurs
interprétations qui exprimaient sa supériorité en compréhension et en sagesse. C’est ce qui a donné lieu à
l’essentiel de la jalousie de ses frères. C’est ce à quoi fait allusion le
verset : « Et ils le haïrent plus encore pour ses songes et ses
propos » (Gen 37,8). « Pour ses propos », c'est-à-dire pour ses
propos quant aux explications qu’il donnait de ses rêves. En allusion à ceci,
notre maître nous a dit « ma gerbe s’est dressée » (kama aloumati) a
la même valeur numérique que « cheva ‘hokhmot » (les sept sagesses).
Notre maître nous a donné encore une allusion étonnante : « les
deuxièmes lettres de chaque mot du verset : « vayika’h Moché
et atsmot Yossef imo » (Moché a pris les
ossements de Yossef avec lui) (Ex. 13-19) donnent la même valeur numérique que
les mots « cheva ‘hokhmot » (sept sagesses)[402].C'est
à ce moment-là qu'a été établi le premier fondement du dévoilement des secrets
de la Tora par le Messie fils de Yossef au temps des « pas du
Messie », et par lui se fera le rassemblement des exilés et le
commencement de la rédemption.
16) Cinq choses aident à acquérir la sagesse de
la Tora : corriger son caractère, accomplir les mitsvot et les bonnes
actions, étudier les secrets de la Tora, étudier la grammaire, étudier les
richesses de la nature avec les sept sagesses (énumérées plus haut).
Dans ses ouvrages
dédiés à l’enseignement de la Kabbale, notre maître a beaucoup écrit au sujet
des règles de la grammaire. Il a aussi rédigé des ouvrages spécialisés sur la
grammaire et sa sagesse. Il a aussi beaucoup insisté sur la nécessité et
l’importance de cette étude que ce soit pour la précision du langage ou pour
l’acquisition de la sagesse de la Tora et des bases de toute la création, comme
nous le savons. Car la Tora englobe toutes les créatures, et toute la sagesse
de la Tora est enfouie dans le sod : « les lettres et la
ponctuation », comme il est dit dans le Zohar Akadoch: « Il a regardé
dans la Tora et Il a créé le monde », et comme l’ont dit nos Sages : «Betsalel
savait par sa sagesse combiner les lettres par lesquelles le ciel et la
terre ont été créés".[403] Et
l’essentiel de la combinaison de lettres est dans la grammaire et la
ponctuation. Dans la grammaire se cache
une sagesse supérieure et sublime. Même sous la forme la plus littérale de la
langue sacrée, nous voyons à travers ses formes grammaticales une sagesse
extraordinaire, une sagesse divine, que ce soit dans sa concision ou dans le
rythme et les déclinaisons. La grammaire
est l’âme sublime de notre langue sacrée, la langue de notre Tora, le langage
du D. Vivant et des anges. Dans l’enseignement de la kabbale, il est beaucoup
question du sod « des lettres et de la ponctuation ». Et comme c’est
rapporté dans le « sod hakedochim »:
le fait de parler en Hébreu - la langue de la sainteté, donne du bonheur
au Créateur. Comme nous le disons dans la prière au sujet des anges :
"…Sanctifier pour leur Créateur en Lui procurant du bonheur, dans un
langage clair et en chantant…". Et à plus forte raison pour celui qui
parle en langue de sainteté en Erets Israël, comme le Midrach le
rapporte : « Quiconque réside en Erets Israël, parle dans la langue
de sainteté, et mange de la nourriture profane en veillant à la pureté[404], est
assuré d'avoir part au monde futur »[405]. La
puissance de la grammaire est très forte, comme le disent les Sages (Berah'ot
16) : « Celui qui lit le Chema en faisant attention à la
prononciation de chaque lettre etc… ». Et comme cela est rapporté dans les
paroles de nos Sages : « Le monde a été créé avec la langue
sacrée ». Il se trouve donc que quiconque se livre à l’étude de la langue
sacrée et de sa grammaire est considéré comme un associé du Saint béni soit-Il
dans la création. Et tout autant que c’est une mitsva de parler dans la langue
de sainteté, c’est une mitsva de connaître sa cantillation et sa grammaire.
La finalité de la
Rédemption: la Rédemption de la vérité et la sanctification du Nom Divin.
Nous devons augmenter nos forces
afin d'arriver à la finalité de la guéoula, qui est la Rédemption de la vérité
et la sanctification du Nom Divin. Selon l’explication de notre maître le
verset : « Car ils verront de leurs propres yeux, l’Eternel revenir à
Tsion » (Is. 52,8) vise le rassemblement des exilés, le verset suivant
« Eclatez en cris de joie, chantez en cœur, ruines de Jérusalem »
(Ibid. 9) évoque la reconstruction de Jérusalem et l’élimination de l’impureté
de la terre, et « Car l’Eternel console son peuple, délivre
Jérusalem » (fin de ce verset) se réfère à la Rédemption de la vérité, car
Jérusalem est appelée ville de la vérité, enfin le verset «l’Eternel déploie
son bras de sainteté aux regards de tous les peuples etc.» (verset 10) parle de
la sanctification de Son Nom. Ces paroles de prophétie et la suite du dernier
verset « Et tous les confins de la terre seront témoins de la délivrance
de l’Eternel » font allusion à la victoire d’Israël dans la guerre de Gog
et Magog par le Messie fils de Yossef. Selon notre maître [406]la
guerre de Gog et Magog viendra après la première guéoula, celle de
l'indépendance du joug des nations, et d’après l’explication donnée plus haut,
il apparait clairement que la préparation à cette grande victoire vient par la
Rédemption de la vérité et la sanctification du Nom.
Ainsi nous pouvons comprendre les
paroles de notre maître dans le chapitre « le secret des lettres »
quand il dit que le sitra a’hara[407] se
renforcera lors du rassemblement des exilés.[408]
L’essentiel du désir du sitra a’hara étant d’éradiquer la vérité, comme ont dit
nos sages d’Esav qu’il hait Yaacov, car Yaacov est dans la ligne de la vérité,
comme il est écrit « Il donne la vérité à Yaacov » (Osée 4,1), et
comme le sitra a’hara sait que la fin de la Rédemption est la Rédemption de la
vérité et la sanctification du Nom Divin qui viennent avec le rassemblement des
exilés et la reconstruction de Jérusalem, comme il est dit plus haut; alors, le
sitra a’hara sachant que plus les « pas du Messie » vont
s’approchant, plus la fin de la force de l’impureté est proche, il guerroie de
toute sa puissance pour éradiquer la vérité et empêcher toute bonne action qui
amène à la sanctification du Nom Divin. Ce qui nous amène à comprendre les
paroles de nos Sages au sujet des «pas du Messie », dans le traité Sota
(49), où la Guémara énumère : « Lors des « pas du Messie » :
La vérité disparaitra et l’effronterie règnera, le fils méprisera le père, et
les jeunes feront blêmir la face des anciens ». Pourquoi ces
manifestations se produiront-elles davantage lors des « talons du
Messie » qu’à d’autres époques ? Parce que la rédemption de la vérité
et la sanctification du Nom Divin signifient la fin de la Rédemption avec le
rassemblement des exilés et la reconstruction de Jérusalem. C’est pourquoi le
sitra a’hara mènera de plus en plus fort sa guerre lors des « pas du
Messie » pour déraciner la vérité. Et le mot « néédéret »
(disparaitra) – « la vérité disparaitra » - signifie « déracinée-néékéret »,
car en At-bach[409], la
lettre dalet se transforme en la lettre kouf. Ainsi, lors des ultimes
« pas du Messie », l’ingratitude ira croissante et on rendra le mal
pour le bien reçu d’une manière que l'on n’a jamais vu depuis le jour depuis la
création du monde.
Chez nos Sages, la notion de
« pas du Messie » recouvre deux notions : l'époque des
« pas du Messie » et le principe des « pas du Messie »,
c'est-à-dire le principe des actions du commencement de la guéoula, à savoir le
rassemblement des exilés, la reconstruction de Jérusalem, la Rédemption de la
vérité et la sanctification du Nom, comme c'est dit plus haut. C’est alors que
le sitra a’hara se renforcera pour l’empêcher et y faire obstacle par
l’éradication de la vérité et l’opposition à la sanctification du Nom Divin.
C’est à ce sujet qu’il est dit : « Outrages dont tes ennemis,
Eternel, m’abreuvent, qu’ils déversent sur les « pas » de Ton
Messie » (Ps. 89,52). Combien grande est la puissance du sitra a’hara pour
qu’elle ait réussi à masquer aux saints Patriarches le danger des
« écorces » : Avraham, notre Père, n’a pas vu
l’ « écorce d'Ishmaël », Yts’hak, notre Père, n’a pas vu
l’ « écorce d'Esav », Yaacov, notre Père, n’a pas vu
l’ «écorce des téraphim (idoles) ». Et lors des « pas du
Messie », le sitra a’hara se renforcera davantage pour frapper
d’aveuglement les détenteurs de la Tora[410].
Nous devons savoir et comprendre
tout cela dès le commencement de notre œuvre sainte pour le rassemblement des
exilés et la reconstruction de Jérusalem, savoir dès le début que plus cette
œuvre sainte sera entreprise, plus le sitra a’hara se renforcera pour la
déranger et lui faire obstacle avec son arme principale qui est l’éradication
de la vérité, comme expliqué plus haut selon les paroles de nos Sages et celles
du Gra. Et sachant tout ceci dès le départ, à savoir le désir et la puissance
de la guerre du sitra a’hara, nous connaitrons la façon de procéder et la manière
d’agir qui s’offrira à nous. Nous savons comment le combattre. Combat de valeur
face à valeur, c'est-à-dire que le sitra a’hara veut éradiquer la vérité et
entraîner la profanation du Nom, et nous le combattrons par la Rédemption de la
vérité et la sanctification du Nom Divin. Ceci est aussi inclus dans le
verset : «Guerre à Amalek de par l’Eternel de génération en
génération » (Ex. 17,16). Et la puissance du sceau du Saint béni soit-Il,
qui est "vérité", se dressera pour nous à chaque pas dans cette guerre
qui est la nôtre. Et nous devons nous rappeler que, même si cette force vient
du Ciel de manière miraculeuse, comme l’ont dit nos Sages au sujet d’un morceau
de papier tombé du ciel (Sanhédrin 44a) qui portait la mention
« vérité » qui est le sceau du Saint béni soit-Il; quoiqu’il en soit,
chaque chose qui concerne les commandements requiert un « éveil d’en
bas », et c’est à ce sujet qu’il est écrit : « la vérité germera
de la terre » (Ps. 85,12). Et lorsque nous agirons en bas en faveur de la
rédemption de la vérité, nous serons aidés d’en haut par la puissance du sceau
du Saint béni soit-Il. Et comme le principal centre du sitra a’hara se trouve
aux portes de Jérusalem, comme il est écrit « L’étranger envahissait ses
portes et partageait Jérusalem au sort » (Ovadias 1, 11), et selon le
verset «Le péché est tapis à ta porte » (Gen. 4,7) visant « la porte de la
cité » de Jérusalem, car toute l’aspiration de la puissance de l’impureté
est de s’emparer du centre de la sainteté, comme il est dit :
« L’Eternel te réprouve Satan, Il te réprouve l’Eternel qui a élu
Jérusalem » (Zach. 3, 2); alors donc c’est pourquoi c'est ici à Jérusalem,
la ville sainte, qu'est le lieu et le centre, et c'est donc ici que se trouve
la force supérieure qui nous permettra de contre attaquer l’ange d’Esav dans sa
guerre pour éradiquer la vérité[411].
La réparation de la faute des
explorateurs par la reconstruction de Jérusalem.
La faute des explorateurs dans le
désert à l’époque de Moché est une des grandes fautes générales qui pèse sur le
peuple d’Israël jusqu’à ce jour[412].
Selon le Midrach de nos Maîtres, les lamentations ont été décrétées pour les
générations à cause de la faute des explorateurs. Pleurs sur la destruction du
Temple, la destruction de Jérusalem et la désolation du pays. Israël a subi et
subit à chaque génération de très nombreuses épreuves et les grands malheurs
d’un exil amer à cause de la faute des explorateurs. Une grande partie de la
punition pour cette faute a été infligée à la génération du désert, à l’époque même
où elle a été commise, comme cela est relaté dans la Tora. Mais les restes de
la punition ont été répartis sur toutes les générations, que D. nous les
épargne.
Une importante réparation à la
faute des explorateurs peut venir par la délivrance de Jérusalem et sa
reconstruction, et par les actions du rassemblement des exilés, selon le
principe général connu d’après lequel D. agit en fonction de nos actions,
mesure pour mesure, que ce soit pour punir ou récompenser. Répare ce qui a été
détérioré ! Répare chaque chose selon le lieu, le temps, l’acte, et sa
publication. Or la faute des explorateurs est celle qui a amené les pleurs pour
les générations, comme le dit le commentaire de nos Sages sur le verset :
« Et le peuple passa cette nuit à gémir » (Nombres
14,1) » : « cette nuit-là était la nuit du 9 Av, date à laquelle
le temple a été détruit ». Par conséquent, la réparation de la faute des
explorateurs doit se faire par la reconstruction du Temple. Mais avant cela, il
faut que Jérusalem soit reconstruite, comme c'est expliqué par notre maître sur
le verset : « Il dira à Jérusalem : « soit rebâtie »
et au sanctuaire : « sois fondé » » (Is. 44,28) qui est dit
du commencement de la dernière Rédemption, comme à l’époque de Cyrus.
Mais, par nos nombreuses fautes,
nombreux sont ceux qui commettent la lourde faute de dédaigner la terre si
désirée. Nombreux sont aussi ceux parmi les détenteurs de la Tora qui ne savent
ni ne comprennent qu’ils sont pris par la faute des explorateurs. Ils sont
enferrés dans l’« écorce » de la faute des explorateurs à travers
toutes sortes de raisonnements mensongers et d’arguments vains et sans valeur.
Ils recouvrent leurs raisonnements avec une opinion rejetée que le commandement
d'habiter en Erets Israël n’est pas de mise à notre époque. Cette opinion qui a
été déjà été rejetée par les plus grands sages, les Anciens et les
Contemporains. « Ces explorateurs » veulent se montrer plus grands
que nos maîtres, les sages de la Michna et de la Guémara qui ont statué que la
résidence en Erets Israël équivaut à tous les préceptes de la Tora. Ou que
notre maître le Ramban (Na'hmanide), que son mérite soit sur nous, qui a placé la
mitsva d'habiter en Erets Israël parmi les préceptes positifs de la Tora selon
le verset «Vous conquerrez le pays et vous vous y établirez » (Nombres
33,53). Ou encore, notre maître le Baal haTossefot Yom Tov qui a dit qu’avant
la Rédemption, il y aura un commencement comme au temps de Cyrus à l’époque du
deuxième Temple. Et de même, notre maître le Chla hakadoch[413] (dans
le Chaar haotiot) qui a expliqué l’importance de la mitsva d'habiter en Erets
Israël en tout temps, et que la sainteté de cette mitsva n’a jamais été
interrompue, à aucune époque, même pour un moment. Et qui avons de plus grand
dans toutes les dernières générations que notre maître le Gra, le saint
d’Israël, qui par des paroles enflammées a poussé ses élèves à monter en Erets
Israël et à s’occuper du rassemblement des exilés. Il a beaucoup incité ses
élèves à précipiter la fin dévoilée pour rapprocher le terme de la Rédemption
par l’installation en Erets Israël. Notre maître nous parlait pratiquement
chaque jour, avec beaucoup de frémissements et d’émotion, sur le fait que
« sur le mont Tsion et dans Jérusalem seront les rescapés» (Joël 3, 5), et
qu'il ne faut pas être en retard quand le temps arrivera. Qui pourra dire et
qui pourra décrire la grandeur de l'angoisse de notre maître quand il nous
parlait de ces choses par son inspiration sainte, avec les larmes aux yeux! Il
nous a aussi expliqué à maintes reprises que l’opinion de Rav Yéhouda (Ketoubot
110) qui a dit que celui qui monte de Babel en Erets Israël transgresse un
précepte positif ne parle que de Babel, et non des autres pays. De plus
l’opinion de Rav Yéhouda est une opinion isolée et a été totalement repoussée par
la Guémara (sur place) et par les commentateurs. Et encore : Rav Yéhouda
s’appuie sur le verset : « Ils seront transportés à Babylone et y
resteront jusqu’au jour où Je me souviendrai d’eux » (Jer. 26,22). Que
signifie « le jour où Je me souviendrai d’eux » ? La montée en
Israël d’Ezra et de Néhémie s’est faite à partir de l’exil à Babylone, et tout
« souvenir » du Ciel doit d’abord être un « souvenir » par
« éveil d’en bas ». Et notre maître a dit en plusieurs endroits que
« le souvenir » lors des « pas du Messie » sera au début
comme à l’époque de Cyrus et du deuxième Temple qu'il viendra du côté gauche,
par la vertu de Din, c'est-à-dire par un « éveil d’en bas ».
Combien est douloureux ce qui
s’est passé lorsque nombreux parmi nos frères, enfants d’Israël, et parmi eux
aussi des riches du peuple habitant en Russie, qui se préparaient avec beaucoup
d’enthousiasme à monter en Erets Israël selon les ordres de notre maître le Gra
et qui ont été refroidis particulièrement par plusieurs détenteurs de la Tora
qui n’ont ni appris ni compris. C'est ce que notre maître avait écrit, à savoir
que le sitra a’hara[414] se
renforcera lors du rassemblement des exilés, que D. nous en préserve. C'est ce
que dit le Midrach : « Lorsqu’Israël sort de l’exil, Amalek se trouve
sur son chemin ». Telle est la puissance de l’impureté dont il est
dit : « Comme il t’a surpris (refroidi) en chemin » (Deut. 25,
18). Combien est forte sa puissance, la puissance du Satan, qui a induit une
opinion mensongère, même chez les détenteurs de la Tora, pour mettre obstacle à
la Rédemption. Les explorateurs n’étaient-ils des grands en Israël, et pourtant
le Satan les a séduits, que D. nous en préserve.
En outre, il en est parmi ceux
qui en exil mettent obstacle à la montée en Erets, qui dérangent les envoyés
chargés de ramasser des dons destinés à soutenir la réinstallation en Erets
Israël. Nous avons entendu nos envoyés nous raconter plusieurs terribles faits
de cet ordre. Par exemple, le jour de l'anniversaire de la mort de notre maître
le Gra, un de nos envoyés a fait un discours dans la synagogue de la ville… au
sujet du soutien à la réinstallation en Erets Israël. Après son discours, le
trésorier de la communauté a pris la parole et a dit que les responsables du
kollel de Jérusalem avaient monté une nouvelle affaire. Ils ne se contentaient
plus de demander des dons pour nourrir les pauvres, mais il leur fallait encore
des dons pour la reconstruction de Jérusalem, pour acquérir des terrains, etc.,
dans le but d’étendre la réinstallation… Et encore d’autres rêves de cette
sorte. Et ce trésorier a ajouté que si telle est la volonté de D. afin de faire
venir la rédemption, point n’est besoin d’acquérir des terrains etc... On voit
que ce trésorier n'a aucune notion quant au processus de la Rédemption et ne
connait pas ou ne veux pas connaître les paroles du prophète « On y
achètera des champs … dans la région de Binyamin et aux alentours de
Jérusalem… » (Jérémie 32, 44). Et quand le prophète dit : «Elargis
l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2), il parle du commencement de
la Rédemption comme je l’ai expliqué dans les chapitres précédents. Et ce
qu’ont dit nos Sages : « Ainsi est la Rédemption d’Israël, elle vient
peu à peu, comme l’aube etc., » toute ces choses se rapportent au début de
la Rédemption, comme encore « un pauvre sur un âne », tant que nous
ne méritons pas la Rédemption complète "grâce aux nuées célestes"
(que ce soit bientôt de nos jours). Notre maître, le Gra, parle dans de
nombreux endroits de la première guéoula, celle de l'indépendance du joug des
nations par le premier Messie, le Messie du commencement, le Messie fils de
Yossef, dont la mission est le rassemblement des exilés par un « éveil
d’en bas ». Que signifient « le premier Messie » et « la
première guéoula » dans les paroles de notre maître le Gra ? Il
s’agit de la préparation qui viendra avant le Messie fils de David. Et que
peuvent dire ces tenants de raisonnements tordus de ces paroles de nos
Sages : « Quand Jérusalem sera construite, le fils de David
viendra »? Et de ce verset : « le rédempteur viendra à
Tsion » (Is. 59, 20) que Rachi commente en disant que « tant que
Tsion n’est pas reconstruite, le Messie ne viendra pas ». Ainsi la
« mousse qui pousse sur le mur » viendrait à vaincre les
« cèdres du Liban »! Tout ceci
signifie que c’est l’ « écorce » des explorateurs qui parle à
travers leur bouche. C’est bien ce que nos Sages ont voulu dire par ces
paroles : « Lors des «pas du Messie », la vérité aura disparu et
l’effronterie règnera ». C’est de l’effronterie envers les paroles saintes
des prophètes et des visionnaires. Effronterie envers les Grands d’Israël, des
générations précédentes, et envers l’opinion et les ordres du saint d’Israël,
le Gra. Et nous prions pour que tous ceux que l’esprit d’Amalek habite, se
repentent vite de leurs mauvaises voies. Que Celui qui est miséricordieux
pardonne la faute.
Comme nous l’avons expliqué, la
réparation de la faute des explorateurs doit venir uniquement par la
reconstruction de Jérusalem et l’extension de l’installation en Erets Israël
selon le précepte de l’élargissement, comme l’ordonne la prophétie :
«Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2), etc., avec l’aide du
Ciel.
Le précepte de l’extension recèle
une abondance de nombreuses bénédictions particulières à Erets Israël. La
bénédiction particulière de l’extension se divise pour de nombreuses choses en
dix-sept catégories d’élargissement. Tu trouves un signe à cela « tu
verras le bien (Tov, tet vav beit = 17) de Jérusalem » (Ps.128, 5)[415].
C'est-à-dire:
1. Extension dans l'espace: Quand il
dit : « Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2), il
s’agit de l’extension du peuplement.
2. L’extension
de la population installée en Erets Israël: comme il ressort des paroles
d’Yts’hak, notre père, après qu’il ait obtenu la bénédiction de la terre, par
ce qu'il a semé (Gen. 26,22) et par l’eau (Gen. 26,15-33), ce qu’il a nommé
« Ré’hovot » et a dit « Maintenant Hachem nous a élargi
et nous nous multiplierons dans ce pays » (Gen. 26,22) », c'est-à-dire
l’extension de l'établissement et la croissance de la population.
3. L’élargissement du bien de la terre:
c’est ainsi qu’il faut comprendre dans ce qui est dit : « une terre
bonne et spacieuse » (Ex. 3, 8), que le mot « spacieuse » ici ne
vise pas la grandeur de la surface d’Erets Israël, car il existe de nombreux
endroits dans le monde bien plus étendus qu’Erets Israël. Mais cela signifie
l’extension de la valeur du bien qui y est évoquée, dans le sens de ce qui est
dit plus haut.
4. L’extension de l’étude de la Tora et des
bonnes actions: dans le sens de ce qui est dit : « Hommage à
Celui qui a étendu Gad » (Deut. 33,20). Le sens du mot "gad" est
« le bon mazal », et il n’y a de "bon" que la Tora et les
mitsvot[416].
Et selon les versets : «Ta Mitsva est très étendue » (Ps. 119, 96) et
« Je circulerai bien au large, car j’aurai le souci de Tes
préceptes » (Ps. 119, 45). « Au large » c'est-à-dire Erets
Israël selon le verset : « une terre bonne et spacieuse » (Ex.
3,8), "spacieuse" dans la sagesse de la Tora et d’Israël dans le sens
de ce qui est dit : « Elle est plus étendue en longueur que la terre,
plus vaste que l’Océan » (Job 11, 9)[417].
5. Elargissement de la détresse et de
l’oppression: comme il est dit : «Dans l’oppression, Tu me mets au
large » (Ps. 4,2), « Dans l’oppression, j’ai invoqué
l’Eternel, Il m’a répondu en me mettant au large » (Ps. 118, 5)[418].
6. L’élargissement
dans l'élévation en sainteté: comme il ressort du verset : « Et
l’édifice s’élargissait de plus en plus haut en tournant » (Ezech. 41, 7).
7. L’élargissement
dans la bénédiction de la terre selon les termes : « de vastes
prairies » (Is. 30, 23) dans le contexte du verset : «Et D.
dispensera la pluie à la semence que vous confierez au sol ; le pain
que produira la terre sera substantiel et savoureux, les troupeaux paîtront en
ce temps dans de vastes prairies ».
8. Extension et élargissement de toutes les
frontières du pays selon ce qu’il est dit : « J’élargirai tes
frontières » (Ex. 34, 24), « Lorsque l’Eternel, ton D., élargira ta
frontière … et te donnera tout le pays etc… » (Deut. 19, 8), et aussi
selon le verset « Hommage à Celui qui a étendu Gad » (Deut. 33,20),
qui, d’après le Midrach et le commentaire de Rachi, vise aussi l’extension des
frontières. Ou encore, selon le commentaire de nos sages : à l’avenir
Jérusalem s’étendra… A l’avenir Jérusalem s’élargira.
9. Extension
et sécurité à chaque étape, à chaque pas, comme il est dit : « Tu
élargis mes pas sous moi, et empêche mes talons de chanceler » (Samuel 2,
22,37), « Quand l’Eternel ton D, étendra ton territoire, personne ne
convoitera ta terre» (Deut. 12, 20).
10.
Une aisance particulière pour chacun qui
s’associe à la mitsva de l'expansion générale comme il est dit « Le don de
l'homme lui amènera élargissement et l'amènera à fréquenter les grands »
(Prov. 18, 16).
11.
Aisance
dans l’œuvre des mains: comme il est dit : « et le pays est
spacieux pour les mains»[419]
(Juges 18, 10).
12.
Elargissement dans les ressources du pays en
eau du pays: comme il est dit : «Tu verras Tsion, la cité de nos réunions
de fête… Car là l’Eternel manifeste Sa puissance en notre faveur, le
transformant en un lieu entouré de fleuves, de larges rivières… » (Is.
33,20-21), et « Voici la grande mer aux étendues immenses » (Ps. 104,
25), ou encore : « Tes sources doivent se répandre dans tes étendues»
(Prov. 5, 16) (à comparer avec le verset : « et le pays est spacieux
pour les mains»[420]
(Juges 18, 10)).
13.
Extension du travail de reconstruction de
Jérusalem: comme il ressort du verset : « L’ouvrage est
considérable et s’étend sur un vaste espace » (Néhémie 4, 13).
14.
Aisance
dans la fertilité de la terre: comme il est dit : « Du vaste et
fertile territoire » (Ibid. 9,35).
15.
Aisance dans la conquête du pays: selon
le verset : « et le pays est spacieux pour les mains, car c'est D.
qui le livre dans vos mains » (Juges 18,10), et : « Tu ne m’as
pas livré aux mains de l’ennemi ; tu as mis mes pieds au large » (Ps.
31, 9), ou encore : « Il m’a mis au large, m’a sauvé parce qu’Il me
veut » (Sam. 2, 22).
16. L’extension
de la vertu de "Ra'hamim": (miséricorde) par la construction de
Jérusalem, selon le verset : « Tu prendras Tsion en pitié, car il est
temps de lui faire grâce, car la date est arrivée» (Ps. 102, 14) Les racines
des verbes de ce verset sont les lettres rech, 'het bet (ra’hav = large). Et il
est écrit ensuite (verset 15) : « « Lorsque Tes serviteurs
affectionneront ses reconstructions de Jérusalem et les plantations sur la
terre d’Erets Israël (et notre maître a vu aussi dans les mots « ils
chérissent jusqu’à sa poussière » une allusion par la guematria à sa
mission dans son nom « Eliahou ben Chlomo »). De même il est
écrit : « Voici, Je Reviens avec les exilés des tentes de Yaacov, et Je
prends en miséricorde ses demeures » (Jérémie 30, 18). Et notre
maître nous a donné aussi une allusion à
ce sujet en disant que «michkenotav » (ses demeures) a la même valeur que
les mots « Erets Israël », car les « tentes de Yaacov »
c'est à dire les maisons d’Israël ont besoin de miséricorde selon ce qui est
rapporté dans le Midrach et le commentaire de Rachi sur le verset :
« Qu’elles sont belles tes tentes ô Yaacov ! Tes demeures
(michkenotékha) ô Israël » (Nombres 24, 5): « même lorsqu’elles sont
détruites; car elles sont un gage (machkon) pour les enfants d'Israël, et leur
destruction sert d'expiation pour les hommes », comme il est dit : «
L’Eternel a lâché Son courroux » (Lamentations 4, 11), et comment
lâche-t-Il Sa colère ? « Il a allumé un incendie dans Tsion »
(suite de ce verset) ». Le point principal exprimé par le Midrach est que
le terme : « michkenotékha » (tes demeures) est de la racine de
« machkon » (dépôt, garantie, gage), c'est-à-dire que si Israël
faute, la punition tombe sur les maisons et non sur les personnes. C’est à ce
sujet que notre maître nous a dit: D. nous a promis "et Je prends en
miséricorde ses demeures », autrement dit : sur les maisons aussi, D.
ramènera la vertu de Ra'hamim, et c’est aussi pour cela que Yaacov est écrit
dans ce verset avec la lettre « vav », ce qui représente la vertu de
"Ra'hamim". Et ce verset (Jer. 30, 18) se termine par «La ville
sera rebâtie sur sa hauteur, et le palais occupera sa vraie place », (que
telle soit Sa volonté).
17.
Pareillement, pour ce qui nous a été promis
quant au précepte de l’extension : «Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2), et « Je te
construirai tes murailles (chimchotaïkh) en pur cristal » (Is.
54,12), « chimchotaïkh»
c'est-à-dire : « tes murailles » comme le commente Rachi (Baba
Batra 78). Autrement dit : la vertu de « Ra'hamim » dans la vertu
de « din », comme l’a promis le Saint béni soit-Il (Ibid.) selon le
principe de "choham" et "yachpé" afin que ce soit comme ces
deux vertus[421].
J’ai déjà expliqué dans les chapitres précédents que notre maître a vu dans ce
chapitre d’Isaïe (54) des allusions sublimes dans son nom au sujet de sa
mission quant au rassemblement des exilés et la reconstruction de Jérusalem.
Il existe encore de nombreuses
dimensions dans la particularité de l’élargissement en Erets Israël, ses
bénédictions et ses préceptes (il en sera encore question dans la chapitre 7).
Et pourquoi tous les biens précieux d’Erets Israël sont-ils inclus dans le
précepte d’extension ? Parce que le mot « har’hava »
(élargissement) est en face du mot «ha'hrava » (destruction). Car, comme
nous le savons selon le sod de
l’enseignement de la kabbale, la malédiction est dans de nombreux cas inversée
en bénédiction par le changement de l’ordre des lettres d’un mot. De nombreux
exemples dans ce sens sont rapportés dans l’enseignement de la Kabbale selon
l’intention de nos Sages quand ils ont dit « D. les a faits l’un en face
de l’autre », le bien en face du mal, l’extension en face de la
destruction.
Nous devons savoir et prévoir,
que tous les biens précieux inclus dans la bénédiction d’élargissement ne
viennent que lorsque l’action est d’abord l’œuvre des enfants d’Israël
eux-mêmes par un « éveil d’en bas » selon ce que dit
l’Ecriture : «Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2) et
selon ce qu’il est dit de Yits’hak, notre père, qui a commencé lui-même à
ensemencer la terre et creuser un puits avant que vienne la bénédiction de
l’aisance du Ciel, comme il est dit : « L’Eternel fixera chez toi Sa
bénédiction, dans tes celliers et dans toute les entreprises de tes
mains » (Deut. 28,8), « l’Eternel ouvrira pour toi Son bienfaisant
trésor, le ciel, pour dispenser la pluie de ton pays en son temps et bénir tout
le labeur de tes mains » (Ibid. 28, 12).
Chacune des actions de l’œuvre
d’élargissement dans le cadre de l’ « éveil d’en bas »,
recensées plus haut, attire une abondance d'en haut, de l’espace supérieur, qui
est la Jérusalem d’en haut qui est appelée « les espaces célestes» et qui
rapproche la Rédemption.
Nous sommes obligés d'accomplir
et de renforcer toutes les actions incluses dans la mitsva d'élargissement sans
délai comme il est dit dans la prophétie : « Elargis l’emplacement de
ta tente … n’y épargne rien… fixe solidement les chevilles» (Is.
54,2), c'est-à-dire « ne t’interromps pas ».
Dans ce chapitre (Is. 54) où il
nous a été ordonné le « précepte d’élargissement » : «Elargis
l’emplacement de ta tente » nous avons une promesse ferme :
« Tout instrument forgé contre toi sera impuissant, toute langue qui se
dressera contre toi pour t’accuser sera convaincue d’injustice ; tel est
l'héritage des serviteurs de l’Eternel, et l’arrêt équitable qu’ils obtiennent
de Moi, dit l’Eternel. » (Is. 54, 17).
Parmi les paroles de la sainte
bénédiction de notre maître à ses élèves, ceux qui lui avaient donné la ferme
promesse de se rendre en Erets Israël, il nous a dit avec une grande
émotion : « Heureux êtes-vous d’accomplir la mitsva de peuplement
d’Erets Israël qui équivaut à toute les mitsvot de la Tora. Heureux
êtes-vous pour avoir mérité d’être les associés du Saint béni soit-Il qui
revient avec les exilés de Yaacov et a miséricorde de ses demeures, qui reconstruit
Jérusalem, qui reconstruit ses villes abandonnées, et qui élargit les
frontières d’Israël. Heureux êtes-vous parce que vous mériterez d’accomplir le
précepte d’élargissement selon le commandement de la prophétie :
« Elargis l’emplacement de ta tente » (Is. 54,2) car ce précepte
amènera au rassemblement des exilés avec miséricorde, comme il est écrit à la
suite du chapitre: « Car à droite et à gauche tu t'étendras, et tes
enfants conquerrons des nations, repeupleront des villes abandonnées »
(Ibid. verset 3) et « Avec beaucoup de miséricorde Je te
rassemblerai » (Ibid. verset 7)[422].
Chapitre 6 -Les Principes de l’entreprise à réaliser et son processus
selon la théorie du stade du commencement.
Contenu du
chapitre :
Les principes de l’entreprise du commencement, ses
conditions et son processus, sont totalement du ressort de la mission du Messie
fils de Yossef, comme à l’époque du deuxième Temple. C'est le temps de la fin
dévoilée et l’édification de ses sept piliers, à savoir : a) Le
rassemblement des exilés ; b) la reconstruction de Jérusalem ; c)
l’élimination de l’esprit d’impureté du pays, par la fertilisation de la terre
sainte et l’accomplissement des préceptes qui lui sont relatifs ; d)
l’édification de gens intègres en vue de la guéoula de vérité et de la
sanctification du Nom Divin; e) la Tora de Tsion ; f) la guerre
contre Amalek ; g) la guérison de Tsion.
Il nous incombe à
nous, envoyés d’en haut, de le faire avec toute la force de nos mains selon le
sod : « Action et calcul »[423],
avec discrétion et humilité; selon le grand principe de notre maître, à
savoir : que toutes les choses qui sont prévues dans le cadre de
l’achèvement de la Rédemption commenceront par un processus préliminaire, petit
à petit, de petite envergure. Nous devons apprendre la théorie des « pas
du Messie » qui sont les 156 qualités et caractères du Messie fils de
Yossef (énumérés plus haut dans le chapitre 2-1), afin de connaître les
différents aspects de ce travail sacré et afin de ne pas reculer- D. nous en
préserve - devant des obstacles et des ennemis[424].
Tout ceci dans le cadre de la mission du Gra et selon ses ordres, que son
mérite et sa bénédiction nous soutiennent dans toutes nos voies, et que le
Seigneur achève l’œuvre en notre faveur[425].
Notre maître
énonçait toujours un grand principe quant au travail du début de la Rédemption
par l’« éveil d’en bas » : « Tout sera comme à l’époque du
deuxième Temple », comme au temps « d’Ezra et de Né’hémia » avec
l’autorisation de Cyrus[426].
Tous les sept
principes du travail lors des « pas du Messie », ainsi que les
détails du travail sont inclus dans l'explication de nos sages du commencement
de la "fin dévoilée" de la guéoula dans la Guémara (Meguila 17) où
ils ont été énumérés dans l'ordre des bénédictions de la prière de la
"amida": la prospérité du pays [427],
le rassemblement des exilés, la reconstruction de Jérusalem, et l’élimination
de l’esprit d’impureté du sein du pays. Ceci s’appuie sur le verset :
« Et vous montagnes d’Israël, vous donnerez vos arbres et vous porterez
vos fruits pour Mon peuple d’Israël, car ils sont près de revenir »
(Ezech. 36, 8), dont la Guémara (Sanhédrin 98) dit qu’il s’agit là de la
"fin dévoilée". Et le processus de la "fin dévoilée"
constituait l’essentiel de la puissante aspiration de notre maître le Gra et de
ses élèves[428].
Tout ce qui concerne la fin dévoilée est de l’ordre de la grande mission du
Messie fils de Yossef. Cette mission a été transmise du Ciel au moyen de
l’« éveil d’en bas » par notre maître le Gra, de mémoire bénite.
Quant à nous, notre mission est celle de notre maître le Gaon, lumière du
Messie fils de Yossef de la dernière génération. Le Gra a aussi vu une allusion
à son nom dans ce verset : « Et vous montagnes d’Israël, vous
donnerez vos arbres » selon le sod « action et calcul»[429].
Nous devons beaucoup apprendre sur la façon d’accomplir notre ouvrage, en nous
fondant sur tous les versets dans lesquels se trouve une allusion à la mission
de notre maître le Gra, ainsi que sur les versets qui sont en rapport avec eux,
et aussi selon les 156 qualités et caractères (comme c'est expliqué plus haut
dans le chapitre 2), nous devons nous appuyer sur eux comme sur les "Ourim
et Toumim"[430],
en théorie et en actes, selon le système expliqué par notre maître, avec l’aide
du Ciel.
Voici donc les
voies pratiques du commencement de la Rédemption selon l’« éveil d’en
bas », ses conditions et ses processus :
1) Le
rassemblement des exilés.
Jusqu’où avons-nous, nous les envoyés d’en haut pour le début de la Rédemption,
le devoir d’œuvrer au rassemblement des exilés ? La quantité de personnes
du rassemblement des exilés qui permet le retour de la Présence divine est au
moins équivalente à la « population d’Israël », c'est-à-dire six
cent mille personnes. Grâce à ce nombre, il sera possible de vaincre le "Sam."[431]
aux portes de Jérusalem. « Car, Je ne rentrerai dans la Jérusalem d’en
haut tant que la population d’Israël ne rentrera pas dans la Jérusalem d’en
bas"[432].
Mon
père (Rav Binyamin) a demandé une fois à notre maître : s’il était possible de
faire passer tout Israël en Terre sainte de manière naturelle et en une fois,
comment le faire ? Or, selon nos Sages, dans le cas où Israël ne serait
pas méritant, la Rédemption viendrait peu à peu comme l’aube qui pointe. La
question est donc : comment faire ? Le Gra lui a répondu : si
cela est possible, il faudrait d’abord faire venir six cent mille personnes,
car ce nombre a la capacité de vaincre le "Sam." qui règne sur les
portes de Jérusalem, et en conséquence toute la Rédemption pourrait être
achevée[433].
Notre maître nous a donné une allusion extraordinaire à ce sujet dans le
verset : « Maison de Yaacov, allons, marchons à la lumière de
l’Eternel » (Is. 2,8), dont les initiales de ce verset donnent la valeur
numérologique : soixante, et « beor » (à la lumière) sont les
même lettres que "ribo" (myriade ou dix mille). Les deuxièmes lettres
de ce verset font en guematria « Tsion », et les dernières lettres de
ce verset ont la valeur numérique de « lev Yerouchalaïm » (le cœur de
Jérusalem). Nous trouvons donc que « allons, marchons », dans ce
verset, fait allusion au fait que c’est vers Tsion, avec six cent mille
personnes, et que tous sont reliés au « cœur de Jérusalem ». Et comme
aucun verset ne sort de son sens premier, tout doit être « à la lumière de
l’Eternel », c'est-à-dire selon la profondeur de l’âme de la sainte Tora[434].
Et
quel est la mesure du rassemblement des exilés ? Ne fût-ce qu’un par ville
et deux par famille[435].
Et d'où commencera le rassemblement des exilés ? Du Nord, comme il est
écrit «Je veux les rassembler des régions du Nord, des extrémités de la
terre » (Jer. 31,7), parce que la force essentielle de la domination
du "Sam." se trouve du côté du Nord (Tsafon), et il est appelé
« Tsafoni ». Sur lui est écrit: « Et ce « Tsafoni »,
Je l’éloignerai de vous » (Joël 2, 20). C’est bien lui qui a attiré le
groupe principal de l’exil d’Israël vers le pays du Nord, et c’est à ce sujet
qu’il est écrit : « C’est du Nord que le malheur va éclater »
(Jer. 1,14). C’est pourquoi, le commencement du rassemblement des exilés doit
aussi se passer à l’endroit même de la domination du "Sam.",
c'est-à-dire du pays du Nord. C’est ainsi qu’il est écrit : «Réveille-toi
du Nord » et ensuite « Accours du sud ! »(Cant. 04, 16)[436].
2) La
reconstruction de Jérusalem. Quelle
en est la mesure d'obligation de l’ «Eveil d’en bas » ? Nos
maîtres ont dit que dans l’avenir Jérusalem s’étendra jusqu’à Damas. Dans
l’avenir Jérusalem s’étendra jusqu’à « la grande mer » (la
Méditerranée). Cette œuvre se fera peu à peu. Selon nos Sages, la Rédemption
d’Israël est comme l’aube; le peuplement et la reconstruction se feront en
proportion du retour d'Israël sur sa terre[437].
La reconstruction se fera même dans la pauvreté comme il est écrit « Car
l’Eternel a fondé Tsion et les pauvres de Son peuple y trouveront un
abri » (Is. 14, 32)[438].
Le commencement de la construction se fera même avec une seule pierre, comme il
est dit : « Je vais ériger dans Tsion une pierre de fondation, une
pierre de mise à l'épreuve » (Is. 28, 16). Car l’eternel veut nous mettre
à l’épreuve dans la construction de Tsion ne fût-ce qu’avec une seule pierre.
Et celle-ci sera « une précieuse pierre d’angle solidement fixée »
(Ibid.)[439].
Notre œuvre entre dans le cadre du précepte de « l’extension » :
«Elargis l’emplacement de ta
tente » (Is. 54,2). Le précepte de « l’extension » signifie :
« Etends-toi et n’épargne rien » (ibid.). Il ne faut donc pas rester
immobile et encore moins reculer, à D. ne plaise, devant un quelconque
obstacle. Ce verset contient aussi une allusion au nom de notre maître comme
nous le savons : «har’hivi (élargir), haarikhi (étendre), ‘hazeki
(renforcer) (*NDT ces trois expressions se trouvent dans le verset Is.
54,2)» =Eliahou ben Chlomo Zalman en guématria. Et dans le même chapitre il est
écrit : « Avec une grande miséricorde, Je vous rassemblerai »
(Is. 54, 7). « Je vous rassemblerai » recèle la mission de notre
maître comme c'est expliqué dans les chapitres 1 et 3[440].
D’après nos Sages (Baba Batra 75b) la manière d'agir est dans les "999
jardins" dans la construction et l’établissement de Jérusalem.
C'est-à-dire une stricte égalité selon une ligne égale pour tous, comme
l’explique le commentaire des Tossafot sur place au sujet de la construction de
Jérusalem. Cette approche est incluse dans le fondement de la pensée de notre
maître en rapport avec le verset qui parle d’une « une pierre entière et
juste » (Deut. 25,15) dans lequel le Gra a vu une allusion à son nom. Il
est écrit la bas : «Il n’y aura pas dans ta maison une mesure et une
mesure, une grande et une petite » (Deut. 25,14). « ta maison »
c’est « Erets Israël », car ce verset est immédiatement suivi
par les paroles suivantes : « Lorsque Hachem ton D. te donnera la
paix de tous tes ennemis, dans le pays que l’Eternel, ton D., te donne »[441].
Car Jérusalem n’a pas été divisée entre les Tribus[442]
et on n’y loue pas de maison. Le fils de David ne viendra que quand toutes les
mesures et les prix auront été uniformisés. Notre devoir dans l’œuvre de la
reconstruction de Jérusalem consiste à mettre tous nos efforts pour acquérir
(‘hazaka) et conquérir, « ‘hozeka » dans les deux sens du terme
(acquérir et conquérir) jusqu’au stade de la construction du Temple; car il ne
faut pas utiliser cette démarche pour construire le Temple, selon notre maître
le Gra dans son commentaire sur le Cantique des Cantiques[443].
Le commencement de la reconstruction de Jérusalem se fera au Nord-Ouest,
"depuis le sommet de la Amana" (Cantique des cantiques 4,8), car le
Messie fils de Yossef se trouve au Nord et la Présence divine à l’Ouest[444].
3) L’élimination
du souffle d’impureté de la terre par la fertilisation de la Terre sainte.
Selon
notre maître, c’est de ceci que dépendent les trois[445]
rassemblements des exilés, en particulier de par l'accomplissement de la mitsva
de léket, chikha et péa (les épis ou les raisins qui n’ont pas été glanés, la
gerbe oubliée, le coin du champ qui ne doit pas être fauché).
La
fertilisation de la terre, jusqu'à combien et jusqu’à ou ? Jusqu’à ce que
la Terre sainte ne soit plus désolée, jusqu’à ce qu’elle porte ses fruits.
L’objectif de cela est d’éliminer le souffle d’impureté de la terre, de
purifier de son écorce la sainteté du nom "A-Do…", celui qui est du
monde révélé[446],
etc. La sainteté du nom "A-Do…", celui qui est du monde révélé réside
sur les fruits de la Terre sainte[447].
Tel est le sens du sod de la mitsva: « Quand vous viendrez dans le pays,
vous planterez » (Lev.19, 23). Le Midrach dit sur ce verset: ne vous
occupez alors que de plantations .Ici se trouve l’essentiel de la mission de
notre maître le Gra en lien avec le verset « Une pierre entière et
juste » où se trouve une allusion à son nom dans la Tora. Car, ensuite, il
est question de « l’effacement d’Amalek » et de « quand vous
viendrez dans le pays » (Deut. 26, 1). Ce qui doit être mis en rapport avec
le verset « quand vous viendrez dans le pays, vous planterez »
(Lev.19, 23). C’est la chose extraordinaire que nous a dit notre maître à ce
sujet et c’est l’essentiel du sod de la « fin dévoilée » dont parlent
nos Sages; ce qui était le désir pressant de notre maître le Gra. Nos sages ont
vu le principe de la "fin dévoilée" dans le verset: "Vous,
collines d'Israël, donnez vos arbres et portez vos fruits pour mon peuple
Israël car ils vont bientôt arriver" (Ezech. 36,8). C’est en cela que
notre maître a vu sa mission sacrée[448].
La
fertilisation de la terre est une des fonctions du Messie fils de Yossef,
évoquée dans les versets : « Il aura pitié de Tsion » (Ps.
102,14), « qui gravira la montagne du Seigneur » (Ps. 24,3),
« Ils chérissent sa poussière » (Ps. 102,15), comme c'est expliqué
plus haut dans les chapitres 1 et 3. Il
a déjà été expliqué plus haut que la mission de notre maître était dans la
ligne du Messie fils de Yossef[449].
Et toutes ces missions là ont été transmises à ses élèves, afin qu'ils les
réalisent, avec l’aide du Ciel.
4) L’établissement
de gens intègres en vue de la guéoula de vérité et la sanctification du Nom
Divin.
Nous
trouvant au seuil de la Rédemption, il
nous faut établir un groupe puissant et fort de gens intègres, car Jérusalem
n’a été détruite qu’à cause de la disparition de gens intègres[450].
En conséquence tous nos actes pour le rassemblement des exilés et la reconstruction de Jérusalem ne peuvent
réussir (à D. ne plaise) sans cela, car il est dit : « Si D. ne construit
pas Sa maison, ses bâtisseurs ont peiné en vain » (Ps. 127,1),
c'est-à-dire que si la construction n’est pas faite selon l’esprit de la
volonté Divine, les constructeurs peineront en vain.
Ces
gens intègres doivent être l'élite de ceux qui sont proche d'Hachem, des gens
de vérité. Car le but de la Rédemption est la libération de la vérité[451].
Comme nous l’avons expliqué plus haut selon le verset « Celui qui a libéré
Yerouchalaïm » (Is. 52,9), que c’est grâce aux gens intègres que Jérusalem
sera « la cité intègre » (Is. 1,26). La conduite fondamentale des
gens intègres est l’accomplissement des
sept principes de « Tsafnat Panéa’h », comme c'est expliqué plus haut
dans le chapitre cinq et selon les clauses du « pacte d'intégrité »
que nous avons établi, avec l’aide de D..
Le
sujet des gens intègres est inclus dans les principes de la fin dévoilée qui se
trouvent dans la Guémara (Meguila 17b et Sanhédrin 98a)[452].
Jérusalem est le lieu originel de la vertu des gens intègres dans tous ses
aspects. C’est en ce sens que Jérusalem est appelée « Cité intègre ».
Le
but de la guéoula de la vérité est la sanctification du Nom Divin. Le but de la
sanctification du nom Divin est la restauration du monde sous le Royaume d'Hachem, et que chacun soit apte à recevoir
l’inspiration Divine, car chaque personne d'Israël se doit d'aspirer à
l'atteindre dans des teintes lumineuses. Tel est le but essentiel de toutes les
actions du début de la Rédemption lors des « pas du Messie ». Toutes
les actions énumérées ici, leurs principes généraux et leurs détails, ainsi que
les détails de leurs détails, ne sont que la préparation au principe essentiel
de la fin dévoilée, qui est de se rapprocher du terme de la guéoula, qui est la
restauration du monde sous le royaume d'Hachem. Ceci correspond à la finalité
complète et décisive qui se réalisera grâce aux sept projets de « Tsafnat
Panéa’h », comme c'est expliqué plus haut dans le chapitre 5, ainsi que
par notre maître dans son ouvrage « Barak Hacha’har ».
5)
La Tora venant de Tsion. Cela signifie l’étude de l’enseignement de la
Kabale et le dévoilement des secrets de la Tora lors des « pas du
Messie », car ceci est une des choses essentielles pour faire se
rapprocher la guéoula, comme l’a longuement expliqué notre maître dans maints
endroits[453].
C’est une des principales fonctions du Messie fils de Yossef, par qui se fera
le rassemblement des exilés, et qui fait partie de la mission de notre maître.
L’essentiel de cette étude doit se faire en Erets Israël en général et plus
particulièrement à Jérusalem, comme dans le sens du verset « Car de Tsion
émanera la Tora» (Is.2, 3). La notion de « dévoilement » (la fin
dévoilée) signifie le dévoilement de l’âme de la Tora.
Nous
avons donc le devoir de commencer la fondation d’un institut général d’étude de
la Tora dans la ville sainte, qu’elle soit rebâtie et reconstituée, car un
verset ne sort pas de son sens premier, et il s’agit ici du verset :
« Car de Tsion émanera la Tora et la parole de D. de Jérusalem ».
C’est ainsi que nos Sages ont dit : « Dans l’avenir, toutes les
synagogues et toutes les maisons d’étude, qui sont en dehors d’Erets Israël, se
fixeront en Erets Israël ».Et selon le grand principe énoncé par notre
maître, comme c'est expliqué plus haut, tout ce qui va advenir à l’achèvement
de la Rédemption commencera peu à peu au début de la Rédemption. C’est ainsi
que notre maître nous a dit sur le verset : « Car sur le mont Tsion
et dans Jérusalem le refuge sera assuré » (Joël 3,5) que « le
refuge » sera tout autant pour le rassemblement des exilés que pour notre
sainte Tora. Comme nous disons dans la prière de la "amida" « et
pour les rescapés de la maison de leur sages », ce qui signifie que le refuge à
Tsion et à Jérusalem concerne aussi le refuge « de leurs sages ».
Comme il est dit : « Je restaurerai tes juges comme autrefois et tes conseillers
comme auparavant » (Is. 1, 26), qui parle de Jérusalem, ainsi que ce
verset se termine : « Ensuite on t’appellera la Ville de Justice,
Cité fidèle »[454].
Ceci aussi est inclus dans les principes de la « fin dévoilée »
énumérés dans la Guémara (Meguila 17b). Alors qu’il était en chemin pour Erets
Israël, avec pour but de s’installer à Jérusalem, notre maître nous a dit
plusieurs fois que ceci est un des principaux objectifs sacrés. Il m’a aussi
révélé un profond secret sur le verset : « Il dira à Jérusalem :
« Sois rebâtie ! » et au Temple « Sois
fondé ! ». » (Is. 44, 28), et sur le verset « Il y a de
l’espoir (tikva) pour ton avenir » (Jer. 31, 16). Le mot
« tikva » écrit avec chaque lettre a la même valeur numérique que le
mot « Tora », cela signifie que l’avenir du maintien de la Tora
arrivera quand "les (ses) enfants reviendront dans leurs frontières"
(fin du verset)[455].
6) La
guerre contre Amalek. « La
guerre de l’Eternel contre Amalek à chaque génération » (Ex.17, 16). La
guerre contre Amalek est de trois sortes : a) L’Amalek qui est dans le
cœur, c’est le mauvais penchant et les vices ; b) L’Amalek spirituel,
générique, c’est le Satan destructeur, l’ennemi d’Israël, c’est
"Sam." et son armée dont la principale force se trouve aux portes de
Jérusalem, quand le pays est dans la désolation c) L’Amalek matériel, où
sont inclus Esav, Ishmaël et le « erev rav ». Comme l’a expliqué
notre maître, il faudra reconquérir par la force[456].
A.
La
puissance et la domination de l’Amalek spirituel qui se trouve aux portes de
Jérusalem, comme nous l’avons dit, ne peuvent exister que dans la destruction
et la désolation de la terre des zones des portes et des alentours de
Jérusalem. Tant que le souffle d’impureté règne sur elle, les pieds de la
"stature" de « broch»(les deux messies) ne pourront se dresser
là-bas. Il empêche l’union de la Jérusalem d’en bas et la Jérusalem d’en haut,
c'est-à-dire l’union de la "chehina" avec l’Assemblée d’Israël, dont
dépend toute la guéoula. La guerre contre cette désolation ne peut se faire que
par la reconstruction des tentes de Yaacov et des maisons d’Israël à leur
place, la fertilisation de la Terre, et l’accomplissement des préceptes qui en
dépendent.
B.
La guerre contre l’Amalek matériel est
toujours fonction des nécessités du moment, et seulement en réponse à leurs
agressions, que ce soit par l’acquisition comme au temps d’Ezra et Néhémie, ou
par la conquête comme au temps de Yehochoua. Nous avons un signe à cela dans le
fait que la valeur numérique des noms «Ezra et Né’hémia » est équivalente
à celle du nom « Yehouchoua ». La guerre est contre les
"Sanbalats"[457]
qui empêchent la reconstruction de Jérusalem, et qui tirent leur force de celle
du « erev rav» (D. nous en préserve). Celui qui réside à Tsion nous
viendra en aide et accomplira ce qui est dit dans ces versets :
« Plus de méfaits, plus de destructions sur Ma sainte montagne » (Is.
11, 9), « Tout instrument forgé contre toi sera impuissant » (Is. 54,
17), « Avec une grande mansuétude Je te rassemblerai » (Is. 54, 7),
ces versets contenant le nom et la mission de notre maître, que son mérite
soutienne tous ceux qui se livrent avec fidélité à cette œuvre sacrée[458].
La guérison de Tsion. Il s’agit de deux aspects. 1. Tsion est la
source de la guérison, comme il est dit : « Il t'enverra Son secours
du Sanctuaire, et ton soutien de Tsion» (Ps. 20.3). Le mot « saad »
(soutien) évoque toujours la guérison et la santé, comme il est écrit :
«Le Seigneur le soutiendra sur le lit de douleurs » (Ps. 41,4). 2.
C’est pourquoi Tsion a toujours besoin de la profusion de guérison d’en haut.
Et il en est dit : « Je te guérirai de tes plaies » (Jer.
30,17). C’est une des choses que nos Sages (Roch Hachana 30a) ont expliqué sur
le verset «Puisqu’ils te dénomment « la repoussée », cette Tsion dont
personne ne se soucie » (Ibid.) en disant : « Elle a donc besoin
que l’on se soucie d’elle». « Je te guérirai des tes plaies », que ce
soient des plaies spirituelles ou matérielles. Il guérira tes plaies: Il
guérira ce qui a été brisé, d’une guérison corporelle et spirituelle, car non
seulement le peuple de D. qui réside à Tsion a besoin de la guérison du corps
et de la guérison de l’âme, mais Tsion elle-même, c'est-à-dire Erets Israël
elle-même[459] en
a besoin quand elle est désolée et détruite. Sa guérison spirituelle est
l’élimination du souffle d’impureté de la terre par l’installation d’Israël
dans son pays et l’accomplissement des préceptes qui en dépendent. La guérison
du corps c’est l’élimination des sources de maladies qui, D. nous en préserve,
y règnent tant qu’elle est désolée et détruite.
Chapitre 7 –
Tu seras libérée par la justice.
Contenu de ce
chapitre.
Jérusalem ne sera
délivrée que par la justice, comme il est dit : «Tsion sera délivrée par
la justice et ceux qui y reviennent par la charité (« Tsedaka »
qui signifie à la fois justice et charité. *NDT)» (Is. 1,27), et il est
dit: « Grande sera la paix de tes enfants …Tu seras libérée par la
justice » (Is. 54, 13, 14). « Tu seras libérée par la justice »,
c’est un décret mais aussi un acte de grâce. Le Saint béni soit-Il a voulu
permettre à tout Israël, qu’il soit proche ou lointain, de participer à la
Mitsva de la reconstruction de Jérusalem, c’est pourquoi Il a décrété que
Jérusalem sera reconstruite par la justice. Il incombe à chacun d'Israël de
prendre part à la construction et à l’extension de l’héritage de l’Eternel.
« Elargis l’emplacement de ta
tente » (Is. 54,2), ce d’autant plus quand le moment et les préceptes
sont en lien et ont un objectif commun avec Jérusalem et sa reconstruction. Aider
à la reconstruction de Jérusalem est aussi une obligation en reconnaissance de
ce que tout Israël en général et en particulier reçoit d'elle.
Nos frères,
enfants d’Israël, qui résident encore dans l’exil, reçoivent de leurs frères
qui résident à Jérusalem et la reconstruisent des milliers et des centaines de
milliers de fois plus que ce qu’ils contribuent pour Jérusalem, même s’ils
donnent généreusement. Car toute l’abondance de saluts, de bénédictions, de
rédemption, bontés et miséricorde, succès et santé, etc. dont bénéficie Israël
partout où il est dispersé provient seulement et uniquement de Jérusalem et de
sa reconstruction[460]
Glossaire
Ari'h Anpin:
correspond à la manière pour Hachem de diriger Son monde dans la bonté
correspondante au projet final.
Che'hina:
la présence révélée de Hachem sur terre. N'apparait véritablement que lorsque
les enfants d'Israël sont sur leur terre en temps de guéoula.
Dracha:
discours, sermon.
Guématria:
valeur numérique des mots suivant la valeur de chaque lettre de l'alphabet, de
un à 900.
Guéoula:
libération nationale du peuple d'Israël. La première a eu lieu à la sortie
d'Égypte, la deuxième au retour de Babylone et nous sommes en train de réaliser
la troisième et dernière guéoula qui correspond aux temps messianiques.
Ikveta
demechi'ha: Les « pas du Messie » exprimant le fait que la
guéoula vient pas à pas
c’est-à-dire petit à petit.
Les
« talons » du Messie car le Messie vient à la fin de l'histoire qui a
commencé par la valeur kabbalistique appelée la tête.
Les talons en
référence à Yaacov qui tient les talons d'Esav. L'histoire de la géoula suit
l'histoire de la suprématie de la civilisation d'Esav.
Soucca: la cabane dans laquelle
les juifs résident durant la fête de souccot.
Erev Rav: les membres de toutes
les nations qui sont sortis d'Égypte avec le peuple d’Israël. Ils se sont
fondus dans le peuple d'Israël mais ne se sont pas vraiment intégrés au niveau
spirituel.
Sitra a'hara: « l'autre
côté ». Les forces du mal qui s'opposent de manière symétrique à tout mouvement
de sainteté. Ceci est particulièrement fort lors de la puissance du processus
de guéoula.
Matat…:
signifie en Grec: "au-delà du rideau". Ange de la sefira de Yessod.
Appelé " le ministre de l'intérieur" car il est au-delà du rideau
séparant la sefira de mal'hout des sefirot supérieures.
Mida
: vertu spirituelle et ou morale qui correspond à une sefira.
Mitsva:
commandement de la Torah ou des sages.
Nechama:
l'âme. Elle a cinq niveaux : nefech, roua’h, nechama, ‘haya, ye’hida.
Notarikon:
lecture d'un mot comme compression d'autres mots. Le plus célèbre est Avraham
= « av hamon goim »
c’est-à-dire père d'une multitude de peuples.
Sam…:
nom de l'ange d'Esav. On ne le prononce pas en entier.
Sefirot:
les différents stades selon la kabbale qui lient notre D. qui est infini et
parfait, avec le monde qui est fini et imparfait.
Il y a dix
sefirot:
'Ho'hma: la
première qui émane de l'infini.
Bina: la deuxième.
Dans la perfection encore. Du côté gauche, féminin.
Daat: valeur
unificatrice des deux précédentes.
'Hessed: valeur du
bien. Première des vertus morales. Du côté droit.
Guevoura: ou aussi
"din". Sefira de gauche. La rigueur, la loi.
Tiferet: l'harmonie
entre les deux précédentes. Le point central.
Netsa'h: à droite
en dessous de 'Hessed. Représente cette valeur dans un projet réel, tel la
guéoula.
Hod: à gauche en
dessous de Guevoura. Comme Netsa'h. Les deux ensembles sont les deux
"armées" c’est-à-dire des valeurs opératives, comme les deux messies.
Yessod: la sefira
médiane entre les deux précédentes, réceptacle de toutes les valeurs d'en haut
afin de les épancher dans la Mal'hout. Sefira masculine.
Mal'hout: royauté.
Sefira médiane la plus basse. Correspond à la che'hina. Sefira féminine
réceptacle de tout ce qui vient d'en haut pour le faire descendre sur terre.
Sod:
secret. Correspond aux enseignements de kabbale que l'on ne révèle pas tant que
le temps n’est pas arrivé.
Techouva:
le retour vers D., la capacité de changer ses actes.
Y'houdim:
élément dans la kabbale qui correspond à l'unification de valeurs
contradictoires.
Zéir anpin:
correspond à la manière pour Hachem de diriger son monde selon le principe de
justice et de libre arbitre, qui est liée à la réalité du temps de l'histoire.
בס"ד
תְּפִלַּת עוֹד יוֹסֵף חַי
אָבִינוּ שֶׁבַּשָּׁמַיִם, רַחֵם נָא עַל שְׁאֵרִית
יוֹסֵף עַמֶּךָ. אָב הֲרַחֲמָן גּוֹאֵל יִשְׂרָאֵל וִירוּשָׁלַיִם, מַצְמִיחַ
קֶרֶן יְשׁוּעָה, הוֹשִׁיעָה נָא וְהִצְלִיחָה נָא, צִיר אֲמוּנִים מְשִׁיחָא
דְּאַתְחָלְתָּא מָשִׁיחַ בֵּן יוֹסֵף נוֹשֵׂא חֳלָיֵינוּ וְסוֹבֵל מַכְאוֹבֵינוּ
בְּמִלְחַמְתּוֹ נֶגֶד צוֹרֵר יִשְׂרָאֵל אָרְמִּלְאוֹס הָרָשָׁע, וּכְמוֹ
שֶׁנֶּאֱמַר "וְהָיָה בֵית יַעֲקֹב אֵשׁ וּבֵית יוֹסֵף לֶהָבָה וּבֵית
עֵשָׁיו לְקַשׁ", "וְעָלוּ מוֹשִׁעִים בְּהַר צִיּוֹן לִשְׁפֹּט אֶת הַר
עֵשָׁיו וְהָיְתָה לָהּ' הַמְּלוּכָה וְהָיָה ה' לַמֶּלֶךְ עַל כָּל
הָאָרֶץ".
עוֹד יוֹסֵף חַי, יוֹסֵף עוֹד חַי, חַי יוֹסֵף עוֹד.
בֵּן דָּוִד חַי וְקַיָּם.
אָבִינוּ אַב הֲרַחֲמָן הַבּוֹחֵר בִּירוּשָׁלַיִם
וְשׁוֹכֵן בְּצִיּוֹן, בְּטוּבְךָ הַגָּדוֹל יָשׁוּב נָא חֲרוֹן אַפְּךָ מֵעַמְּךָ
וּמֵעִירְךָ וּמִנַּחֲלָתְךָ. וְנִזְכֶּה כֻּלָּנוּ לִרְאוֹת מְהֵרָה
בְּהִתְגַּלּוּת הַחֲזוֹן הַקָּדוֹשׁ שֶׁנִּרְמַז מִמְּעוֹן קָדְשְׁךָ לְרַבֵּנוּ
אֵלִיָּהוּ בֵּן שְׁלֹמֹה נְהוֹרָא דְּמָשִׁיחַ בֵּן יוֹסֵף בְּדַרְגָּא דְּטוֹב,
בַּפְּסוּקִים הַקְּדוֹשִׁים: "אַל תִּירָא עַבְדִּי יַעֲקֹב וִישֻׁרוּן
בָּחַרְתִּי בּוֹ", "וַיְהִי בְּשָׁלֵם סוּכוֹ וּמְעוֹנָתוֹ
בְּצִיּוֹן", "חָזָה צִיּוֹן קִרְיַת מוֹעֲדֵנוּ עֵינֶיךָ תִרְאֶינָה
יְרוּשָׁלִַם נְוֵה שַׁאֲנָן", בְּמָעַלְּיִתָא דְּזִיהֲרָא עִילָאָה.
צוּר מִשְׂגָּבֵנוּ מָגֵן יִשְׁעֶנּוּ, הֲגֵן בְּעַד עֵץ
יוֹסֵף אֲשֶׁר בְּיַד אֶפְרַיִם, הָרֵם קַרְנֶנוּ קֶרֶן מְשִׁיחֶךָ בֵּן יוֹסֵף
כָּאָמוּר: "וְקַרְנֵי רְאֵם קַרְנָיו בָּהֶם עַמִּים יְנַגַּח".
הִשְׂגִּיבָה כֹּחוֹ לַעֲמֹד אֵיתָן כָּאָמוּר: "וָתָשֵׁב בְּאֵיתָן
קַשְׁתּוֹ", בְּמִלְחַמְתּוֹ הַקָּשָׁה נֶגֶד אוֹיְבֵי עַמְּךָ צוֹרְרֵינוּ,
כְּדִבְרֵי הַבְטָחָתְךָ עַל נְפִילַת גּוֹג וּמָגוֹג : "עַל הָרֵי
יִשְׂרָאֵל תִּפּוֹל אַתָּה וְכׇל אֲגַפֶּיךָ וְעַמִּים אֲשֶׁר אִתָּךְ",
"וְיָצְאוּ יֹשְׁבֵי עָרֵי יִשְׂרָאֵל וּבָעֲרוּ וְהִשִּׂיקוּ בַּנֶּשֶׁק
וּמָגֵן וְגוֹ'", "והיה בַּיּוֹם הַהוּא אֶתֵּן לְגוֹג מְקוֹם שָׁם
קֶבֶר בְּיִשְׂרָאֵל וְגוֹ' וְקָבְרוּ שָׁם אֶת גּוֹג וְאֶת כָּל הַמּוֹנָה
וְקָרְאוּ גֵּיא הֲמוֹן גּוֹג", "וְנָתַתִּ֥י אֶת־כְּבוֹדִ֖י
בַּגּוֹיִ֑ם וְרָא֣וּ כָל־הַגּוֹיִ֗ם אֶת־ מִשְׁפָּטִי֙ אֲשֶׁ֣ר עָשִׂ֔יתִי
וְאֶת־יָדִ֖י אֲשֶׁר־שַׂ֥מְתִּי בָהֶֽם", "וְיָֽדְעוּ֙ בֵּ֣ית
יִשְׂרָאֵ֔ל כִּ֛י אֲנִ֥י ה֖' אֱלֹקֵיכֶם עַתָּה אָשִׁיב אֶת שְׁבוּת יַעֲקֹב
וְרִחַמְתִּי כׇּל בֵּית יִשְׂרָאֵל וְקִנֵּאתִי לְשֵׁם קׇדְשִׁי "
שָׂגַבְנוּ וְעֶזְרֵנוּ צוּר מִשְׂגָּבֵנוּ לְהַגִּיעַ
בְּמַעֲשֶׂה יָדֵינוּ אֵל נַחֲלַת קָדַשְׁנוּ לְדַרְגַּת מִסְפָּרוֹ הַגָּדוֹל
וְהַמְּקֻדָּשׁ (מַטט' שָׁר הַפְּנִים) שָׂרוֹ שֶׁל מְשִׁיחָא דְּהָתְחַלְתָּא
"טצ"ץ בִּיסוֹד" אָחוּז בִּשְׁנֵי צְבָאוֹת יַמִּינָא וּשְׂמָאלָא-
"וְרָאוּ כָּל עַמֵּי הָאָרֶץ אֵת יְשׁוּעַת אֱלֹקֵינוּ מְהֵרָה".
אָבִינוּ אָב הֲרַחֲמָן, תְּהֵא הַשָּׁעָה הַזֹּאת
שְׁעַת רַחֲמִים וְעֵת רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ וְכוּ' בִּזְכוּת הָעוֹסְקִים
בְּתִקּוּנֵי צָפַנְתָּ פַּעְנֵחַ וְכַוְּנוֹתֵיהֶם לְבִעוּר רוּחַ הַטֻּמְאָה
וּלְקִדּוּשׁ שִׁמְךָ הַגָּדוֹל וְהַקָּדוֹשׁ, בִּזְכוּת הָעוֹסְקִים בַּיִּשּׁוּב
אַרְצֵנוּ הַקְּדוֹשָׁה וּבְבִנְיָן יְרוּשָׁלַיִם, בִּזְכוּת בָּנֶיךָ יוֹשְׁבֵי
נַחֲלָתֵךְ הַסּוֹבְלִים יִסּוּרֵי אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וּמְקַבְּלִים אֶת הַיִּסּוּרִים
בְּאַהֲבָה לְמַעַן קִדּוּשׁ שִׁמְךָ וְקֵרוּב גְּאֻלַּת עַמְּךָ וְנַחְלָתְךָ
בִּמְהֵרָה.
בִּזְכוּת כָּל זֹאת יִחְיֶה מָשִׁיחַ בֵּן יוֹסֵף
מְשִׁיחָא דְּהָתְחַלְתָּא וְאַל יִפֹּל כִּתְפִלָּתוֹ שֶׁל רָעֲיָא מֵהֵימַנָא
מֹשֶׁה רַבֵּנוּ עָלָיו הַשָּׁלוֹם וְדָוִד הַמֶּלֶךְ עָלָיו הַשָּׁלוֹם
וּתְפִלָּתָם שֶׁל עוֹד רִאשׁוֹנִים כְּמַלְאָכִים, בְּעַד חַיֵּי וְהָצְלַחַת
מְשִׁיחָא דְּאַתְחָלְתָּא מָשִׁיחַ בֵּן יוֹסֵף. וּכְפִי שֶׁגָּזְרוּ צַדִּיקֵי
עוֹלָם, צַדִּיקִים גּוֹזְרִים וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְקַיֵּם: עוֹד יוֹסֵף
חַי, יוֹסֵף עוֹד חַי, חַי יוֹסֵף עוֹד. בֵּן דָּוִד חַי וְקַיָּם, צַדִּיק
בֶּאֱמוּנָתוֹ יִחְיֶה, וְהָיוּ עֵץ יוֹסֵף וְעֵץ יְהוּדָה לְאֶחָד בְּיַד ה',
וְכָל אֲשֶׁר הוּא עוֹשֶׂה ה' מַצְלִיחַ בְּיָדוֹ.
"הַבֵּן
יַקִּיר לִי אֶפְרַיִם אִם יֶלֶד שַׁעֲשׁוּעִים כִּי מִדֵּי דַבְּרִי בּוֹ זָכֹר
אֶזְכְּרֶנּוּ עוֹד עַל כֵּן הָמוּ מֵעַי לוֹ רַחֵם אֲרַחֲמֶנּוּ נְאוּם ה'
". וִיהִי נֹעַם ה' עָלֵינוּ וּמַעֲשֵׂה יָדֵינוּ כּוֹנְנָה עָלֵינוּ. בְּכָל
ח"י הַסְּגֻלּוֹת וְהַנֶּאֱצָלוֹת שֶׁל מְשִׁיחָא דְּאַתְחָלְתָּא בִּמְלֹּא
הַשְּׁלֵמוּת שֶׁל כָּל סְגֻלָּה וּסְגוּלָה עִם דַּרְגַּת טצ"ץ בִּיסוֹד,
בְּסוֹד הַכָּתוּב "הַקָּטֹן יִהְיֶה לְאֶלֶף וְהַצָּעִיר לְגוֹי עָצוּם
אֲנִי ה' בְּעִתָּהּ אֲחִישֶׁנָּה", "מִן הַמֵּצַר קָרָאתִי יה עָנָנִי
בְּמֶרְחָב יה".
La prière « Yossef est encore
en vie » - Od Yossef 'Haï
Notre père dans le ciel[461],
sois miséricordieux sur le reste de Yossef, ton peuple. Père miséricordieux,
Rédempteur d’Israël et de Jérusalem, qui fait pousser la corne de la
délivrance; sauve et assure la réussite, de celui qui est la charnière de la
fidélité, le Messie fils de Yossef, celui qui supporte nos maladies et qui
subit nos souffrances dans son combat contre le persécuteur d’Israël, Armiléus
l’impie. Comme il est écrit : « La maison de Yaacov sera un feu, la maison
de Yossef une flamme, et la maison d’Esav un amas de paille », « Et
les libérateurs monteront sur le mont Tsion pour juger la montagne d’Esav, et
la royauté appartiendra à l’Eternel, et D. sera le roi de toute la terre»
(Obadia 1, 18).
Encore Yossef est en vie. Yossef est encore en vie. En vie Yossef est
encore. Le fils de David est vivant et existe.
Notre père compatissant qui a choisi Jérusalem et réside à Tsion. Dans Ta
grande bonté, reviens de Ta colère envers Ton peuple, Ta ville et Ton
patrimoine. Que nous méritions tous de voir bientôt la révélation de la sainte
vision qui a été dévoilée depuis Ta sainte résidence à notre maître
Eliahou ben Chlomo, lumière de la dimension "bien" du Messie fils de
Yossef, comme aux versets sacrés : « Ne crains rien, Yaacov mon
serviteur, et Yéchouroun que J’ai choisi » (Is. 44,2), « Sa souka est
à chalem, et Sa demeure est dans Tsion » (Ps. 76, 3), « Tu verras
Tsion, la cité de nos réunions de fête, tes yeux contempleront Jérusalem,
résidence paisible » (Is. 33, 20). Au niveau du rayonnement supérieur.
Roc de notre refuge, bouclier de notre salut, protège l'arbre de Yossef
qui est dans la main d’Ephraïm. Relève notre corne, la corne de Ton Messie fils
de Yossef, comme il est dit : « ses cornes sont les cornes du buffle,
avec elles il encorne les peuples » (Deut. 33, 17). Augmente ses forces
pour qu’il soit vigoureux, comme il est dit : « Tu as ramené la
vigueur à son arc » (Gen. 49,24), dans sa terrible guerre contre les ennemis de
Ton peuple, nos persécuteurs. Comme Tu as promis la chute de Gog et Magog,
« Sur les montagnes d’Israël tu tomberas, toi et tes légions et les
peuples qui t’accompagnent ... Et les habitants des villes d’Israël sortiront;
ils feront du feu et l’attiseront avec les armes de guerre … Et alors ce
jour-là, je donnerai à Gog un lieu de sépulture en Israël… On y enterrera Gog
et toutes ses masses et on l’appellera « Vallée de la cohue de Gog »…
Et Je manifesterai Ma gloire parmi les nations, et tous les peuples verront le
jugement que J’ai exercé et la main que J’ai posée sur eux. Et la maison
d’Israël saura que Je suis l’Eternel leur D. …
… Alors, Je ramènerai Yaacov de captivité et Je consolerai toute
la maison d’Israël et Je serai zélé en faveur de Mon saint nom » (Ezech.
39).
Donne-nous la force et aide-nous, Roc de notre salut, pour atteindre, par
nos actions, sur notre sainte terre, le niveau du grand et sanctifié nombre de
(Matat…, l'ange de l’intérieur, l’ange du Messie du commencement ): 999
dans Yessod inclus dans les deux armées de droite et de gauche – Que tous les
peuples de la terre voient bientôt la délivrance de notre D.
Notre père, père miséricordieux, que ce moment soit un moment de clémence
et une heure favorable devant Toi… Par le mérite de ceux qui se livrent aux
réparations « Tsafnat panéa’h » avec pour intention d’éliminer
l’esprit d’impureté et de sanctifier Ton grand et saint Nom. Grâce au mérite de
ceux qui s’occupent de notre réinstallation en terre sainte et de la
reconstruction de Jérusalem, grâce au mérite de Tes enfants qui habitent Ton
pays et qui endurent les souffrances d’Erets Israël, et acceptent ces épreuves
avec amour afin de sanctifier Ton Nom et rapprocher pour bientôt la rédemption
de Ton peuple et de Ta terre.
Fait que grâce à tous ces mérites, le fils de Yossef, le messie du
commencement, vivra et ne succombera pas, comme le demande la prière de
l’"ami fidèle" Moché notre maître que la paix soit sur lui, ainsi que
celle du roi David que la paix soit sur lui, et les prières de ceux qui nous
ont précédé, qui sont comme des anges, pour la vie et la réussite du Messie du
commencement, le Machia'h fils de Yossef. Comme l’ont décrété les grands
justes, car les justes décrètent et le Saint béni soit-Il exécute : Encore
Yossef est vivant, Yossef est encore vivant, vivant est Yossef encore; le fils
de David est vivant et existe. Le juste vivra dans sa foi. L'arbre de Yossef et
l'arbre de Yéhouda sont unis dans la main de l’Eternel. "Et dans tout ce
qu’il fait, D. Lui donne la réussite" (Gen. 39, 3).
« Ephraïm est pour Moi un fils chéri, un enfant choyé, plus j’en
parle, plus Je veux me souvenir de lui. Mes entrailles sont émues en sa faveur,
Ma miséricorde sera de nouveau sur lui » (Jer. 31, 19). «Que la
bienveillance de l’Eternel, notre D., soit avec nous ! Fais prospérer
l’œuvre de nos mains ; oui l’œuvre de nos mains fais la prospérer »
(Ps.90, 17) dans tous les dix-huit attributs spéciaux qui s'épanchent sur le
Messie du commencement dans le plein achèvement de chaque attribut spécial avec
le niveau de 999 dans Yessod, selon le sod du verset: « le petit
deviendra un millier et le jeune une nation puissante, le moment venu, Je
me hâterai »(Isaïe 60, 22), « Du fond de ma détresse j’ai invoqué
l’Eternel ; Il m’a répondu (en me mettant) au large » (Ps. 118, 5).
Il convient de
dire ensuite la liste des chapitres des psaumes mentionnés plus haut dans le
chapitre 1er, 24 et retranscrits en Hébreu aux pages suivantes.
אַחַר כָּךְ יאמַר את הַפְּרָקִים הבאים[462]:
תהלים
פרק קב
א תְּפִלָּה לְעָנִי כִי־יַעֲטף
וְלִפְנֵי יְ־הוָ־ה יִשְׁפּךְ שִׂיחוֹ: ב יְ־הוָ־ה שִׁמְעָה תְפִלָּתִי
וְשַׁוְעָתִי אֵלֶיךָ תָבוֹא: ג אַל־תַּסְתֵּר
פָּנֶיךָ מִמֶּנִּי בְּיוֹם צַר לִי הַטֵּה־אֵלַי אָזְנֶךָ בְּיוֹם אֶקְרָא מַהֵר
עֲנֵנִי: ד כִּי־ כָלוּ בְעָשָׁן יָמָי
וְעַצְמוֹתַי כְּמוֹקֵד נִחָרוּ: ה הוּכָּה
כָעֵשֶׂב וַיִּבַשׁ לִבִּי כִּי שָׁכַחְתִּי מֵאֲכל לַחְמִי: ומִקּוֹל אַנְחָתִי דָּבְקָה עַצְמִי
לִבְשָׂרִי: ז דָּמִיתִי לִקְאַת מִדְבָּר הָיִיתִי
כְּכוֹס חֳרָבוֹת: ח שָׁקַדְתִּי
וָאֶהְיֶה כְּצִפּוֹר בּוֹדֵד עַל־גָּג: ט כָּל־הַיּוֹם חֵרְפוּנִי אוֹיְבָי
מְהוֹלָלַי בִּי נִשְׁבָּעוּ: י כִּי־אֵפֶר
כַּלֶּחֶם אָכָלְתִּי וְשִׁקֻּוַי בִּבְכִי מָסָכְתִּי: יא מִפְּנֵי־זַעַמְךָ וְקִצְפֶּךָ כִּי
נְשָׂאתַנִי וַתַּשְׁלִיכֵנִי: יב יָמַי
כְּצֵל נָטוּי וַאֲנִי כָּעֵשֶׂב אִיבָשׁ: יג וְאַתָּה יְ־הוָ־ה לְעוֹלָם תֵּשֵׁב
וְזִכְרְךָ לְדר וָדר: ידאַתָּה תָקוּם
תְּרַחֵם צִיּוֹן כִּי־עֵת לְחֶנְנָהּ כִּי־בָא מוֹעֵד: טו כִּי־רָצוּ עֲבָדֶיךָ אֶת־אֲבָנֶיהָ
וְאֶת־עֲפָרָהּ יְחֹנֵנוּ: טז וְיִירְאוּ
גוֹיִם אֶת־שֵׁם יְ־הוָ־ה וְכָל־מַלְכֵי הָאָרֶץ אֶת־כְּבוֹדֶךָ: יז כִּי־בָנָה יְ־הוָ־ה צִיּוֹן נִרְאָה
בִּכְבוֹדוֹ: יח פָּנָה אֶל־תְּפִלַּת הָעַרְעָר
וְלֹא־בָזָה אֶת־תְּפִלָּתָם: יט תִּכָּתֶב
זאת לְדוֹר אַחֲרוֹן וְעַם נִבְרָא יְהַלֶּל־יָהּ: כ כִּי־הִשְׁקִיף מִמְּרוֹם קָדְשׁוֹ
יְ־הוָ־ה מִשָּׁמַיִם אֶל־אֶרֶץ הִבִּיט: כא לִשְׁמעַ אֶנְקַת אָסִיר לְפַתֵּחַ
בְּנֵי תְמוּתָה: כב לְסַפֵּר
בְּצִיּוֹן שֵׁם יְ־הוָ־ה וּתְהִלָּתוֹ בִּירוּשָׁלָם: כג בְּהִקָּבֵץ עַמִּים יַחְדָּו
וּמַמְלָכוֹת לַעֲבד אֶת־יְ־הוָ־ה: כד עִנָּה בַדֶּרֶךְ (כּחִו) [כּחִי]
קִצַּר יָמָי: כה אמַר אֵלִי אַל־ תַּעֲלֵנִי בַּחֲצִי
יָמָי בְּדוֹר דּוֹרִים שְׁנוֹתֶיךָ: כו לְפָנִים הָאָרֶץ יָסַדְתָּ
וּמַעֲשֵׂה יָדֶיךָ שָׁמָיִם: כז הֵמָּה יאבֵדוּ
וְאַתָּה תַעֲמד וְכֻלָּם כַּבֶּגֶד יִבְלוּ כַּלְּבוּשׁ תַּחֲלִיפֵם
וְיַחֲלֹפוּ: כח וְאַתָּה־הוּא וּשְׁנוֹתֶיךָ לֹא
יִתָּמּוּ: כטבְּנֵי־עֲבָדֶיךָ יִשְׁכּנוּ וְזַרְעָם
לְפָנֶיךָ יִכּוֹן:
פרק קטז
א אָהַבְתִּי כִּי־יִשְׁמַע יְ־הוָ־ה
אֶת־קוֹלִי תַּחֲנוּנָי: ב כִּי־הִטָּה
אָזְנוֹ לִי וּבְיָמַי אֶקְרָא: ג אֲפָפוּנִי
חֶבְלֵי־מָוֶת וּמְצָרֵי שְׁאוֹל מְצָאוּנִי צָרָה וְיָגוֹן אֶמְצָא: דוּבְשֵׁם־יְ־הוָ־ה אֶקְרָא אָנָּה יְ־הוָ־ה
מַלְּטָה נַפְשִׁי: ה חַנּוּן
יְ־הוָ־ה וְצַדִּיק וֵאלֹהֵינוּ מְרַחֵם: ו שׁמֵר פְּתָאיִם יְ־הוָ־ה דַּלּתִי
וְלִי יְהוֹשִׁיעַ: ז שׁוּבִי
נַפְשִׁי לִמְנוּחָיְכִי כִּי יְ־הוָ־ה גָּמַל עָלָיְכִי: ח כִּי חִלַּצְתָּ נַפְשִׁי מִמָּוֶת
אֶת־עֵינִי מִן־דִּמְעָה אֶת־רַגְלִי מִדֶּחִי: ט אֶתְהַלֵּךְ לִפְנֵי יְ־הוָ־ה
בְּאַרְצוֹת הַחַיִּים: יהֶאֱמַנְתִּי
כִּי אֲדַבֵּר אֲנִי עָנִיתִי מְאד: יא אֲנִי אָמַרְתִּי בְחָפְזִי כָּל־הָאָדָם
כּזֵב: יב מָה־אָשִׁיב לַי־הוָ־ה
כָּל־תַּגְמוּלוֹהִי עָלָי: יג כּוֹס־יְשׁוּעוֹת
אֶשָּׂא וּבְשֵׁם יְ־הוָ־ה אֶקְרָא: יד נְדָרַי לַי־הוָ־ה אֲשַׁלֵּם
נֶגְדָה־נָּא לְכָל־עַמּוֹ: טויָקָר
בְּעֵינֵי יְ־הוָ־ה הַמָּוְתָה לַחֲסִידָיו: טז אָנָּה יְ־הוָ־ה כִּי־אֲנִי עַבְדֶּךָ
אֲנִי עַבְדְּךָ בֶּן־אֲמָתֶךָ פִּתַּחְתָּ לְמוֹסֵרָי: יז לְךָ־ אֶזְבַּח זֶבַח תּוֹדָה
וּבְשֵׁם יְ־הוָ־ה אֶקְרָא: יח נְדָרַי
לַי־הוָ־ה אֲשַׁלֵּם נֶגְדָה־נָּא לְכָל־עַמּוֹ: יט בְּחַצְרוֹת בֵּית יְ־הוָ־ה בְּתוֹכֵכִי
יְרוּשָׁלָם הַלְלוּיָהּ:
פרק קיח
א הוֹדוּ לַי־הוָ־ה כִּי־טוֹב כִּי
לְעוֹלָם חַסְדּוֹ: ב יאמַר־נָא
יִשְׂרָאֵל כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ: ג יאמְרוּ נָא בֵּית־אַהֲרן כִּי
לְעוֹלָם חַסְדּוֹ: ד יאמְרוּ
נָא יִרְאֵי יְ־הוָ־ה כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ: ה מִן־הַמֵּצַר קָרָאתִי יָּהּ עָנָנִי
בַּמֶּרְחָב יָהּ: ויְ־הוָ־ה לִי
לֹא אִירָא מַה־יַּעֲשֶׂה לִי אָדָם: ז יְ־הוָ־ה לִי בְּעזְרָי וַאֲנִי
אֶרְאֶה בְשׂנְאָי: ח טוֹב
לַחֲסוֹת בַּי־הוָ־ה מִבְּטחַ בָּאָדָם: ט טוֹב לַחֲסוֹת בַּי־הוָ־ה מִבְּטחַ
בִּנְדִיבִים: י כָּל־גּוֹיִם סְבָבוּנִי בְּשֵׁם יְ־הוָ־ה
כִּי אֲמִילַם: יא סַבּוּנִי גַם־סְבָבוּנִי בְּשֵׁם
יְ־הוָ־ה כִּי אֲמִילַם: יב סַבּוּנִי
כִדְברִים דּעֲכוּ כְּאֵשׁ קוֹצִים בְּשֵׁם יְ־הוָ־ה כִּי אֲמִילַם: יג דָּחֹה דְחִיתַנִי לִנְפּל וַי־הוָ־ה
עֲזָרָנִי: ידעָזִּי וְזִמְרָת יָהּ וַיְהִי־לִי
לִישׁוּעָה: טו קוֹל רִנָּה וִישׁוּעָה בְּאָהֳלֵי
צַדִּיקִים יְמִין יְ־הוָ־ה עשָׂה חָיִל: טז יְמִין יְ־הוָ־ה רוֹמֵמָה יְמִין
יְ־הוָ־ה עשָׂה חָיִל: יזלֹא־אָמוּת
כִּי־אֶחְיֶה וַאֲסַפֵּר מַעֲשֵׂי יָהּ: יח יַסּר יִסְּרַנִּי יָּהּ וְלַמָּוֶת
לֹא נְתָנָנִי: יט פִּתְחוּ־לִי שַׁעֲרֵי־צֶדֶק אָבא־בָם
אוֹדֶה יָהּ: כ זֶה־הַשַּׁעַר לַי־הוָ־ה צַדִּיקִים
יָבאוּ בוֹ: כא אוֹדְךָ כִּי עֲנִיתָנִי וַתְּהִי־לִי
לִישׁוּעָה: כב אֶבֶן מָאֲסוּ הַבּוֹנִים הָיְתָה
לְראשׁ פִּנָּה: כג מֵאֵת
יְ־הוָ־ה הָיְתָה זּאת הִיא נִפְלָאת בְּעֵינֵינוּ: כד זֶה־הַיּוֹם עָשָׂה יְ־הוָ־ה נָגִילָה
וְנִשְׂמְחָה בוֹ: כה אָנָּא
יְ־הוָ־ה הוֹשִׁיעָה נָּא אָנָּא יְ־הוָ־ה הַצְלִיחָה נָּא: כו בָּרוּךְ הַבָּא בְּשֵׁם יְ־הוָ־ה
בֵּרַכְנוּכֶם מִבֵּית יְ־הוָ־ה: כז אֵל
יְ־הוָ־ה וַיָּאֶר לָנוּ אִסְרוּ־חַג בַּעֲבתִים עַד קַרְנוֹת הַמִּזְבֵּחַ: כח אֵלִי אַתָּה וְאוֹדֶךָּ אֱלֹהַי
אֲרוֹמְמֶךָּ: כט הוֹדוּ לַי־הוָ־ה כִּי־טוֹב כִּי
לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:
פרק כד
א לְדָוִד מִזְמוֹר לַי־הוָ־ה הָאָרֶץ
וּמְלוֹאָהּ תֵּבֵל וְישְׁבֵי בָהּ: ב כִּי הוּא עַל־יַמִּים יְסָדָהּ
וְעַל־נְהָרוֹת יְכוֹנְנֶהָ: ג מִי־יַעֲלֶה
בְּהַר יְ־הוָ־ה וּמִי־יָקוּם בִּמְקוֹם קָדְשׁוֹ: ד נְקִי כַפַּיִם וּבַר לֵבָב אֲשֶׁר
לֹא־ נָשָׂא לַשָּׁוְא (נַפְשִׁו) [נַפְשִׁי] וְלֹא נִשְׁבַּע לְמִרְמָה: ה יִשָּׂא בְרָכָה מֵאֵת יְ־הוָ־ה
וּצְדָקָה מֵאֱלֹהֵי יִשְׁעוֹ: ו זֶה
דּוֹר (דּרְשָׁו) [דּרְשָׁיו] מְבַקְשֵׁי פָנֶיךָ יַעֲקב סֶלָה: ז שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם
וְהִנָּשְׂאוּ פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבוֹא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד: ח מִי זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד יְ־הוָ־ה
עִזּוּז וְגִבּוֹר יְ־הוָ־ה גִּבּוֹר מִלְחָמָה: ט שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וּשְׂאוּ
פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד: י מִי הוּא זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד
יְ־הוָ־ה צְבָאוֹת הוּא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד סֶלָה:
פרק קי
א לְדָוִד מִזְמוֹר נְאֻם יְ־הוָ־ה
לַאדנִי שֵׁב לִימִינִי עַד־אָשִׁית איְבֶיךָ הֲדם לְרַגְלֶיךָ: ב מַטֵּה עֻזְּךָ יִשְׁלַח יְ־הוָ־ה מִצִיּוֹן
רְדֵה בְּקֶרֶב איְבֶיךָ: ג עַמְּךָ
נְדָבת בְּיוֹם חֵילֶךָ בְּהַדְרֵי־קדֶשׁ מֵרֶחֶם מִשְׁחָר לְךָ טַל
יַלְדֻתֶךָ: ד נִשְׁבַּע יְ־הוָ־ה וְלֹא יִנָּחֵם
אַתָּה־כהֵן לְעוֹלָם עַל־דִּבְרָתִי מַלְכִּי־צֶדֶק: ה אֲדנָי עַל־יְמִינְךָ מָחַץ
בְּיוֹם־אַפּוֹ מְלָכִים: ו יָדִין
בַּגּוֹיִם מָלֵא גְוִיּוֹת מָחַץ ראשׁ עַל־אֶרֶץ רַבָּה: ז מִנַּחַל בַּדֶּרֶךְ יִשְׁתֶּה
עַל־כֵּן יָרִים ראשׁ:
פרק כ
א לַמְנַצֵּחַ מִזְמוֹר לְדָוִד: ב יַעַנְךָ יְ־הוָ־ה בְּיוֹם צָרָה
יְשַׂגֶּבְךָ שֵׁם אֱלֹהֵי יַעֲקב: ג יִשְׁלַח עֶזְרְךָ מִקּדֶשׁ
וּמִצִּיּוֹן יִסְעָדֶךָּ: ד יִזְכּר
כָּל־מִנְחֹתֶיךָ וְעוֹלָתְךָ יְדַשְּׁנֶה סֶּלָה: ה יִתֶּן־לְךָ כִלְבָבֶךָ וְכָל־
עֲצָתְךָ יְמַלֵּא: ו נְרַנְּנָה
בִּישׁוּעָתֶךָ וּבְשֵׁם־אֱלֹהֵינוּ נִדְגּל יְמַלֵּא יְ־הוָ־ה
כָּל־מִשְׁאֲלוֹתֶיךָ: ז עַתָּה
יָדַעְתִּי כִּי הוֹשִׁיעַ יְ־הוָ־ה מְשִׁיחוֹ יַעֲנֵהוּ מִשְּׁמֵי קָדְשׁוֹ
בִּגְבוּרוֹת יֵשַׁע יְמִינוֹ: ח אֵלֶּה
בָרֶכֶב וְאֵלֶּה בַסּוּסִים וַאֲנַחְנוּ בְּשֵׁם־יְ־הוָ־ה אֱלֹהֵינוּ נַזְכִּיר:ט הֵמָּה כָּרְעוּ וְנָפָלוּ
וַאֲנַחְנוּ קַּמְנוּ וַנִּתְעוֹדָד: י יְ־הוָ־ה הוֹשִׁיעָה הַמֶּלֶךְ
יַעֲנֵנוּ בְיוֹם־קָרְאֵנוּ:
פרק סט
א לַמְנַצֵּחַ עַל־שׁוֹשַׁנִּים
לְדָוִד: ב הוֹשִׁיעֵנִי אֱלֹהִים כִּי בָאוּ
מַיִם עַד־נָפֶשׁ: גטָבַעְתִּי
בִּיוֵן מְצוּלָה וְאֵין מָעֳמָד בָּאתִי בְמַעֲמַקֵּי־מַיִם וְשִׁבּלֶת
שְׁטָפָתְנִי: ד יָגַעְתִּי בְקָרְאִי נִחַר גְּרוֹנִי
כָּלוּ עֵינָי מְיַחֵל לֵאלֹהָי: ה רַבּוּ
מִשַּׂעֲרוֹת ראשִׁי שׂנְאַי חִנָּם עָצְמוּ מַצְמִיתַי איְבַי שֶׁקֶר אֲשֶׁר
לֹא־גָזַלְתִּי אָז אָשִׁיב: ו אֱלֹהִים
אַתָּה יָדַעְתָּ לְאִוַּלְתִּי וְאַשְׁמוֹתַי מִמְּךָ לֹא־נִכְחָדוּ: זאַל־יֵבשׁוּ בִי קוֶֹיךָ אֲדנָי יֱהוִה
צְבָאוֹת אַל־יִכָּלְמוּ בִי מְבַקְשֶׁיךָ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל: ח כִּי־עָלֶיךָ נָשָׂאתִי חֶרְפָּה
כִּסְּתָה כְלִמָּה פָנָי: ט מוּזָר
הָיִיתִי לְאֶחָי וְנָכְרִי לִבְנֵי אִמִּי: י כִּי־קִנְאַת בֵּיתְךָ אֲכָלָתְנִי
וְחֶרְפּוֹת חוֹרְפֶיךָ נָפְלוּ עָלָי: יא וָאֶבְכֶּה בַצּוֹם נַפְשִׁי וַתְּהִי
לַחֲרָפוֹת לִי: יב וָאֶתְּנָה
לְבוּשִׁי שָׂק וָאֱהִי לָהֶם לְמָשָׁל: יג יָשִׂיחוּ בִי ישְׁבֵי שָׁעַר
וּנְגִינוֹת שׁוֹתֵי שֵׁכָר: ידוַאֲנִי
תְפִלָּתִי לְךָ יְ־הוָ־ה עֵת רָצוֹן אֱלֹהִים בְּרָב־חַסְדֶּךָ עֲנֵנִי בֶּאֱמֶת
יִשְׁעֶךָ: טו הַצִּילֵנִי מִטִּיט וְאַל־
אֶטְבָּעָה אִנָּצְלָה מִשּׂנְאַי וּמִמַּעֲמַקֵּי־מָיִם:טז אַל־תִּשְׁטְפֵנִי שִׁבּלֶת מַיִם
וְאַל־תִּבְלָעֵנִי מְצוּלָה וְאַל־תֶּאְטַר עָלַי בְּאֵר פִּיהָ: יז עֲנֵנִי יְ־הוָ־ה כִּי־טוֹב חַסְדֶּךָ
כְּרב רַחֲמֶיךָ פְּנֵה אֵלָי: יחוְאַל־תַּסְתֵּר
פָּנֶיךָ מֵעַבְדֶּךָ כִּי־צַר־לִי מַהֵר עֲנֵנִי: יט קָרְבָה אֶל־נַפְשִׁי גְאָלָהּ
לְמַעַן איְבַי פְּדֵנִי: כ אַתָּה
יָדַעְתָּ חֶרְפָּתִי וּבָשְׁתִּי וּכְלִמָּתִי נֶגְדְּךָ כָּל־צוֹרְרָי: כא חֶרְפָּה שָׁבְרָה לִבִּי וָאָנוּשָׁה
וָאֲקַוֶּה לָנוּד וָאַיִן וְלַמְנַחֲמִים וְלֹא מָצָאתִי: כב וַיִּתְּנוּ בְּבָרוּתִי ראשׁ
וְלִצְמָאִי יַשְׁקוּנִי חֹמֶץ: כג יְהִי
שֻׁלְחָנָם לִפְנֵיהֶם לְפָח וְלִשְׁלוֹמִים לְמוֹקֵשׁ: כד תֶּחְשַׁכְנָה עֵינֵיהֶם מֵרְאוֹת
וּמָתְנֵיהֶם תָּמִיד הַמְעַד: כה שְׁפָךְ־עֲלֵיהֶם
זַעְמֶּךָ וַחֲרוֹן אַפְּךָ יַשִּׂיגֵם: כותְּהִי־ טִירָתָם נְשַׁמָּה בְּאָהֳלֵיהֶם
אַל־יְהִי ישֵׁב: כז כִּי־אַתָּה
אֲשֶׁר־הִכִּיתָ רָדָפוּ וְאֶל־מַכְאוֹב חֲלָלֶיךָ יְסַפֵּרוּ: כח תְּנָה־עָוֹן עַל־עֲוֹנָם וְאַל־יָבאוּ
בְּצִדְקָתֶךָ: כט יִמָּחוּ מִסֵּפֶר חַיִּים
וְעִם־צַדִּיקִים אַל־יִכָּתֵבוּ: ל וַאֲנִי
עָנִי וְכוֹאֵב יְשׁוּעָתְךָ אֱלֹהִים תְּשַׂגְּבֵנִי: לא אֲהַלְלָה שֵׁם־אֱלֹהִים בְּשִׁיר
וַאֲגַדְּלֶנּוּ בְתוֹדָה: לב וְתִיטַב
לַי־הוָ־ה מִשּׁוֹר פָּר מַקְרִן מַפְרִיס: לג רָאוּ עֲנָוִים יִשְׂמָחוּ דּרְשֵׁי
אֱלֹהִים וִיחִי לְבַבְכֶם: לד כִּי־שׁמֵעַ
אֶל־אֶבְיוֹנִים יְ־הוָ־ה וְאֶת־אֲסִירָיו לֹא בָזָה: לה יְהַלְלוּהוּ שָׁמַיִם וָאָרֶץ
יַמִּים וְכָל־רמֵשׂ בָּם: לו כִּי
אֱלֹהִים יוֹשִׁיעַ צִיּוֹן וְיִבְנֶה עָרֵי יְהוּדָה וְיָשְׁבוּ שָׁם
וִירֵשׁוּהָ: לזוְזֶרַע־עֲבָדָיו יִנְחָלוּהָ וְאהֲבֵי
שְׁמוֹ יִשְׁכְּנוּ־בָהּ:
ישעיהו פרק לה:
(א) יְשֻׂשׂ֥וּם מִדְבָּ֖ר וְצִיָּ֑ה וְתָגֵ֧ל
עֲרָבָ֛ה וְתִפְרַ֖ח כַּחֲבַצָּֽלֶת: (ב) פָּרֹ֨חַ תִּפְרַ֜ח וְתָגֵ֗ל אַ֚ף גִּילַ֣ת
וְרַנֵּ֔ן כְּב֤וֹד הַלְּבָנוֹן֙ נִתַּן־ לָ֔הּ הֲדַ֥ר הַכַּרְמֶ֖ל וְהַשָּׁר֑וֹן הֵ֛מָּה
יִרְא֥וּ כְבוֹד־ה֖' הֲדַ֥ר אֱלֹהֵֽינוּ: ס (ג) חַזְּק֖וּ יָדַ֣יִם רָפ֑וֹת וּבִרְכַּ֥יִם
כֹּשְׁל֖וֹת אַמֵּֽצוּ: (ד) אִמְרוּ֙ לְנִמְהֲרֵי־לֵ֔ב חִזְק֖וּ אַל־תִּירָ֑אוּ הִנֵּ֤ה
אֱלֹֽהֵיכֶם֙ נָקָ֣ם יָב֔וֹא גְּמ֣וּל אֱלֹהִ֔ים ה֥וּא יָב֖וֹא וְיֹשַׁעֲכֶֽם: (ה)
אָ֥ז תִּפָּקַ֖חְנָה עֵינֵ֣י עִוְרִ֑ים וְאָזְנֵ֥י חֵרְשִׁ֖ים תִּפָּתַֽחְנָה: (ו)
אָ֣ז יְדַלֵּ֤ג כָּֽאַיָּל֙ פִּסֵּ֔חַ וְתָרֹ֖ן לְשׁ֣וֹן אִלֵּ֑ם כִּֽי־נִבְקְע֤וּ
בַמִּדְבָּר֙ מַ֔יִם וּנְחָלִ֖ים בָּעֲרָבָֽה: (ז) וְהָיָ֤ה הַשָּׁרָב֙ לַאֲגַ֔ם וְצִמָּא֖וֹן
לְמַבּ֣וּעֵי מָ֑יִם בִּנְוֵ֤ה תַנִּים֙ רִבְצָ֔הּ חָצִ֖יר לְקָנֶ֥ה וָגֹֽמֶא: (ח)
וְהָיָה־שָׁ֞ם מַסְל֣וּל וָדֶ֗רֶךְ וְדֶ֤רֶךְ הַקֹּ֙דֶשׁ֙ יִקָּ֣רֵא לָ֔הּ לֹֽא־ יַעַבְרֶ֥נּוּ
טָמֵ֖א וְהוּא־לָ֑מוֹ הֹלֵ֥ךְ דֶּ֛רֶךְ וֶאֱוִילִ֖ים לֹ֥א יִתְעֽוּ: (ט) לֹא־יִהְיֶ֨ה
שָׁ֜ם אַרְיֵ֗ה וּפְרִ֤יץ חַיּוֹת֙ בַּֽל־יַעֲלֶ֔נָּה לֹ֥א תִמָּצֵ֖א שָׁ֑ם וְהָלְכ֖וּ
גְּאוּלִֽים: (י) וּפְדוּיֵ֨י ה֜' יְשֻׁב֗וּן וּבָ֤אוּ צִיּוֹן֙ בְּרִנָּ֔ה וְשִׂמְחַ֥ת
עוֹלָ֖ם עַל־ רֹאשָׁ֑ם שָׂשׂ֤וֹן וְשִׂמְחָה֙ יַשִּׂ֔יגוּ וְנָ֖סוּ יָג֥וֹן וַאֲנָחָֽה:
זכריה פרק ה
(א) וָאָשׁ֕וּב וָאֶשָּׂ֥א עֵינַ֖י וָֽאֶרְאֶ֑ה וְהִנֵּ֖ה
מְגִלָּ֥ה עָפָֽה: (ב) וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י מָ֥ה אַתָּ֖ה רֹאֶ֑ה וָאֹמַ֗ר אֲנִ֤י רֹאֶה֙
מְגִלָּ֣ה עָפָ֔ה אָרְכָּהּ֙ עֶשְׂרִ֣ים בָּֽאַמָּ֔ה וְרָחְבָּ֖הּ עֶ֥שֶׂר בָּאַמָּֽה:
(ג) וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י זֹ֚את הָֽאָלָ֔ה הַיּוֹצֵ֖את עַל־פְּנֵ֣י כָל־הָאָ֑רֶץ כִּ֣י
כָל־הַגֹּנֵ֗ב מִזֶּה֙ כָּמ֣וֹהָ נִקָּ֔ה וְכָל־הַנִּ֨שְׁבָּ֔ע מִזֶּ֖ה כָּמ֥וֹהָ נִקָּֽה:
(ד) הוֹצֵאתִ֗יהָ נְאֻם֙ ה֣' צְבָא֔וֹת וּבָ֙אָה֙ אֶל־בֵּ֣ית הַגַּנָּ֔ב וְאֶל־בֵּ֛ית
הַנִּשְׁבָּ֥ע בִּשְׁמִ֖י לַשָּׁ֑קֶר וְלָ֙נֶה֙ בְּת֣וֹךְ בֵּית֔וֹ וְכִלַּ֖תּוּ וְאֶת־עֵצָ֥יו
וְאֶת־אֲבָנָֽיו: (ה) וַיֵּצֵ֕א הַמַּלְאָ֖ךְ הַדֹּבֵ֣ר בִּ֑י וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י שָׂ֣א
נָ֤א עֵינֶ֙יךָ֙ וּרְאֵ֔ה מָ֖ה הַיּוֹצֵ֥את הַזֹּֽאת: (ו) וָאֹמַ֖ר מַה־הִ֑יא וַיֹּ֗אמֶר
זֹ֤את הָֽאֵיפָה֙ הַיּוֹצֵ֔את וַיֹּ֕אמֶר זֹ֥את עֵינָ֖ם בְּכָל־הָאָֽרֶץ: (ז) וְהִנֵּ֛ה
כִּכַּ֥ר עֹפֶ֖רֶת נִשֵּׂ֑את וְזֹאת֙ אִשָּׁ֣ה אַחַ֔ת יוֹשֶׁ֖בֶת בְּת֥וֹךְ הָאֵיפָֽה:
(ח) וַיֹּ֙אמֶר֙ זֹ֣את הָרִשְׁעָ֔ה וַיַּשְׁלֵ֥ךְ אֹתָ֖הּ אֶל־תּ֣וֹךְ הָֽאֵיפָ֑ה וַיַּשְׁלֵ֛ךְ
אֶת־אֶ֥בֶן הָעֹפֶ֖רֶת אֶל־פִּֽיהָ: ס (ט) וָאֶשָּׂ֨א עֵינַ֜י וָאֵ֗רֶא וְהִנֵּה֩ שְׁתַּ֨יִם
נָשִׁ֤ים יֽוֹצְאוֹת֙ וְר֣וּחַ בְּכַנְפֵיהֶ֔ם וְלָהֵ֥נָּה כְנָפַ֖יִם כְּכַנְפֵ֣י
הַחֲסִידָ֑ה וַתִּשֶּׂ֙אנָה֙ אֶת־הָ֣אֵיפָ֔ה בֵּ֥ין הָאָ֖רֶץ וּבֵ֥ין הַשָּׁמָֽיִם:
(י) וָאֹמַ֕ר אֶל־הַמַּלְאָ֖ךְ הַדֹּבֵ֣ר בִּ֑י אָ֛נָה הֵ֥מָּה מֽוֹלִכ֖וֹת אֶת־ הָאֵיפָֽה:
(יא) וַיֹּ֣אמֶר אֵלַ֔י לִבְנֽוֹת־לָ֥ה בַ֖יִת בְּאֶ֣רֶץ שִׁנְעָ֑ר וְהוּכַ֛ן וְהֻנִּ֥יחָה
שָּׁ֖ם עַל־מְכֻנָתָֽהּ:
תהילים פרק מח
א שִׁיר מִזְמוֹר לִבְנֵי־קרַח: ב גָּדוֹל יְ־הוָ־ה וּמְהֻלָּל מְאד
בְּעִיר אֱלֹהֵינוּ הַר־קָדְשׁוֹ: ג יְפֵה
נוֹף מְשׂוֹשׂ כָּל־הָאָרֶץ הַר־צִיּוֹן יַרְכְּתֵי צָפוֹן קִרְיַת מֶלֶךְ
רָב: ד אֱלֹהִים בְּאַרְמְנוֹתֶיהָ נוֹדַע
לְמִשְׂגָּב: ה כִּי־הִנֵּה הַמְּלָכִים נוֹעֲדוּ
עָבְרוּ יַחְדָּו: ו הֵמָּה
רָאוּ כֵּן תָּמָהוּ נִבְהֲלוּ נֶחְפָּזוּ: ז רְעָדָה אֲחָזָתַם שָׁם חִיל
כַּיּוֹלֵדָה: ח בְּרוּחַ קָדִים תְּשַׁבֵּר אֳנִיּוֹת
תַּרְשִׁישׁ: ט כַּאֲשֶׁר שָׁמַעְנוּ כֵּן רָאִינוּ
בְּעִיר יְ־הוָ־הצְבָאוֹת בְּעִיר אֱלֹהֵינוּ אֱלֹהִים יְכוֹנְנֶהָ עַד־עוֹלָם
סֶלָה: י דִּמִּינוּ אֱלֹהִים חַסְדֶּךָ
בְּקֶרֶב הֵיכָלֶךָ: יא כְּשִׁמְךָ
אֱלֹהִים כֵּן תְּהִלָּתְךָ עַל־קַצְוֵי־אֶרֶץ צֶדֶק מָלְאָה יְמִינֶךָ: יב יִשְׂמַח הַר־צִיּוֹן תָּגֵלְנָה
בְּנוֹת יְהוּדָה לְמַעַן מִשְׁפָּטֶיךָ: יג סֹבּוּ צִיּוֹן וְהַקִּיפוּהָ סִפְרוּ
מִגְדָּלֶיהָ: ידשִׁיתוּ לִבְּכֶם לְחֵילָה פַּסְּגוּ
אַרְמְנוֹתֶיהָ לְמַעַן תְּסַפְּרוּ לְדוֹר אַחֲרוֹן: טו כִּי זֶה אֱלֹהִים אֱלֹהֵינוּ עוֹלָם
וָעֶד הוּא יְנַהֲגֵנוּ עַל־מוּת:
פרק כא
א לַמְנַצֵּחַ מִזְמוֹר לְדָוִד: ב יְ־הוָ־ה בְּעָזְּךָ יִשְׂמַח־מֶלֶךְ
וּבִישׁוּעָתְךָ מַה־ (יָּגֶיל) [יָּגֶל] מְאד: ג תַּאֲוַת לִבּוֹ נָתַתָּה לּוֹ וַאֲרֶשֶׁת
שְׂפָתָיו בַּל־מָנַעְתָּ סֶּלָה: דכִּי־תְקַדְּמֶנּוּ
בִּרְכוֹת טוֹב תָּשִׁית לְראשׁוֹ עֲטֶרֶת פָּז:ה חַיִּים שָׁאַל מִמְּךָ נָתַתָּה לּוֹ
ארֶךְ יָמִים עוֹלָם וָעֶד:ו גָּדוֹל
כְּבוֹדוֹ בִּישׁוּעָתֶךָ הוֹד וְהָדָר תְּשַׁוֶּה עָלָיו: זכִּי־תְשִׁיתֵהוּ בְרָכוֹת לָעַד
תְּחַדֵּהוּ בְשִׂמְחָה אֶת־פָּנֶיךָ: ח כִּי־הַמֶּלֶךְ בּטֵחַ בַּי־הוָ־ה וּבְחֶסֶד
עֶלְיוֹן בַּל־יִמּוֹט: ט תִּמְצָא
יָדְךָ לְכָל־איְבֶיךָ יְמִינְךָ תִּמְצָא שׂנְאֶיךָ: י תְּשִׁיתֵמוֹ כְּתַנּוּר אֵשׁ לְעֵת
פָּנֶיךָ יְ־הוָ־ה בְּאַפּוֹ יְבַלְּעֵם וְתֹאכְלֵם אֵשׁ: יא פִּרְיָמוֹ מֵאֶרֶץ תְּאַבֵּד
וְזַרְעָם מִבְּנֵי אָדָם: יב כִּי־נָטוּ
עָלֶיךָ רָעָה חָשְׁבוּ מְזִמָּה בַּל־יוּכָלוּ: יג כִּי־ תְשִׁיתֵמוֹ שֶׁכֶם
בְּמֵיתָרֶיךָ תְכוֹנֵן עַל־פְּנֵיהֶם: יד רוּמָה יְ־הוָ־ה בְּעֻזֶּךָ נָשִׁירָה
וּנְזַמְּרָה גְּבוּרָתֶךָ:
פרק קכו
א שִׁיר הַמַּעֲלוֹת בְּשׁוּב יְ־הוָ־ה
אֶת־שִׁיבַת צִיּוֹן הָיִינוּ כְּחֹלְמִים: ב אָז יִמָּלֵא שְׂחֹק פִּינוּ וּלְשׁוֹנֵנוּ
רִנָּה אָז יאמְרוּ בַגּוֹיִם הִגְדִּיל יְ־הוָ־ה לַעֲשׂוֹת עִם־אֵלֶּה: ג הִגְדִּיל יְ־הוָ־ה לַעֲשׂוֹת
עִמָּנוּ הָיִינוּ שְׂמֵחִים: ד שׁוּבָה
יְ־הוָ־ה אֶת־ (שְׁבִותֵנוּ) [שְׁבִיתֵנוּ] כַּאֲפִיקִים בַּנֶּגֶב: ה הַזּרְעִים בְּדִמְעָה בְּרִנָּה יִקְצרוּ: ו הָלוֹךְ יֵלֵךְ וּבָכה נשֵׂא
מֶשֶׁךְ־הַזָּרַע בּא־יָבא בְרִנָּה נשֵׂא אֲלֻמּתָיו:
פרק ו
א לַמְנַצֵּחַ בִּנְגִינוֹת
עַל־הַשְּׁמִינִית מִזְמוֹר לְדָוִד: ב יְ־הוָ־ה אַל־בְּאַפְּךָ תוֹכִיחֵנִי
וְאַל־בַּחֲמָתְךָ תְיַסְּרֵנִי: ג חָנֵּנִי
יְ־הוָ־ה כִּי אֻמְלַל אָנִי רְפָאֵנִי יְ־הוָ־ה כִּי נִבְהֲלוּ עֲצָמָי: ד וְנַפְשִׁי נִבְהֲלָה מְאד (וְאַתָּ)
[וְאַתָּה] יְ־הוָ־ה עַד־מָתָי: ה שׁוּבָה
יְ־הוָ־ה חַלְּצָה נַפְשִׁי הוֹשִׁיעֵנִי לְמַעַן חַסְדֶּךָ: ו כִּי אֵין בַּמָּוֶת זִכְרֶךָ
בִּשְׁאוֹל מִי יוֹדֶה־לָּךְ: ז יָגַעְתִּי
בְאַנְחָתִי אַשְׂחֶה בְכָל־לַיְלָה מִטָּתִי בְּדִמְעָתִי עַרְשִׂי
אַמְסֶה: ח עָשְׁשָׁה מִכַּעַס עֵינִי עָתְקָה
בְּכָל־צוֹרְרָי: ט סוּרוּ
מִמֶּנִּי כָּל־פּעֲלֵי אָוֶן כִּי־שָׁמַע יְ־הוָ־ה קוֹל בִּכְיִי: ישָׁמַע יְ־הוָ־ה תְּחִנָּתִי יְ־הוָ־ה תְּפִלָּתִי
יִקָּח: יא יֵבשׁוּ וְיִבָּהֲלוּ מְאד
כָּל־איְבָי יָשֻׁבוּ יֵבשׁוּ רָגַע:
פרק פא
א לַמְנַצֵּחַ עַל־הַגִּתִּית
לְאָסָף: ב הַרְנִינוּ לֵאלֹהִים עוּזֵּנוּ
הָרִיעוּ לֵאלֹהֵי יַעֲקב: ג שְׂאוּ־זִמְרָה
וּתְנוּ־תֹף כִּנּוֹר נָעִים עִם־נָבֶל: ד תִּקְעוּ בַחֹדֶשׁ שׁוֹפָר בַּכֶּסֶה
לְיוֹם חַגֵּנוּ: ה כִּי חֹק
לְיִשְׂרָאֵל הוּא מִשְׁפָּט לֵאלֹהֵי יַעֲקב: ו עֵדוּת בִּיהוֹסֵף שָׂמוֹ בְּצֵאתוֹ
עַל־אֶרֶץ מִצְרָיִם שְׂפַת לֹא־יָדַעְתִּי אֶשְׁמָע: ז הֲסִירוֹתִי מִסֵּבֶל שִׁכְמוֹ
כַּפָּיו מִדּוּד תַּעֲברְנָה: ח בַּצָּרָה
קָרָאתָ וָאֲחַלְּצֶךָּ אֶעֶנְךָ בְּסֵתֶר רַעַם אֶבְחָנְךָ עַל־מֵי מְרִיבָה
סֶלָה: ט שְׁמַע עַמִּי וְאָעִידָה בָּךְ
יִשְׂרָאֵל אִם־תִּשְׁמַע־לִי: י לֹא־יִהְיֶה
בְךָ אֵל זָר וְלֹא תִשְׁתַּחֲוֶה לְאֵל נֵכָר: יא אָנכִי יְ־הוָ־ה אֱלֹהֶיךָ
הַמַּעַלְךָ מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם הַרְחֶב־פִּיךָ וַאֲמַלְאֵהוּ: יבוְלֹא־שָׁמַע עַמִּי לְקוֹלִי וְיִשְׂרָאֵל
לֹא־אָבָה לִי: יג וָאֲשַׁלְּחֵהוּ בִּשְׁרִירוּת לִבָּם
יֵלְכוּ בְּמוֹעֲצוֹתֵיהֶם: יד לוּ
עַמִּי שׁמֵעַ לִי יִשְׂרָאֵל בִּדְרָכַי יְהַלֵּכוּ: טוכִּמְעַט אוֹיְבֵיהֶם אַכְנִיעַ
וְעַל־צָרֵיהֶם אָשִׁיב יָדִי: טז מְשַׂנְאֵי
יְ־הוָ־ה יְכַחֲשׁוּ־לוֹ וִיהִי עִתָּם לְעוֹלָם: יז וַיַּאֲכִילֵהוּ מֵחֵלֶב חִטָּה וּמִצּוּר
דְּבַשׁ אַשְׂבִּיעֶךָּ:
פרק עו
א לַמְנַצֵּחַ בִּנְגִינת מִזְמוֹר
לְאָסָף שִׁיר: ב נוֹדָע בִּיהוּדָה אֱלֹהִים בְּיִשְׂרָאֵל
גָּדוֹל שְׁמוֹ: ג וַיְהִי
בְשָׁלֵם סוּכּוֹ וּמְעוֹנָתוֹ בְצִיּוֹן: ד שָׁמָּה שִׁבַּר רִשְׁפֵי־קָשֶׁת
מָגֵן וְחֶרֶב וּמִלְחָמָה סֶלָה: ה נָאוֹר
אַתָּה אַדִּיר מֵהַרְרֵי־טָרֶף: ו אֶשְׁתּוֹלְלוּ
אַבִּירֵי לֵב נָמוּ שְׁנָתָם וְלֹא־מָצְאוּ כָל־אַנְשֵׁי־חַיִל יְדֵיהֶם: ז מִגַּעֲרָתְךָ אֱלֹהֵי יַעֲקב
נִרְדָּם וְרֶכֶב וָסוּס: ח אַתָּה
נוֹרָא אַתָּה וּמִי־יַעֲמד לְפָנֶיךָ מֵאָז אַפֶּךָ: ט מִשָּׁמַיִם הִשְׁמַעְתָּ דִּין אֶרֶץ
יָרְאָה וְשָׁקָטָה: י בְּקוּם־לַמִּשְׁפָּט
אֱלֹהִים לְהוֹשִׁיעַ כָּל־ עַנְוֵי־אֶרֶץ סֶלָה: יא כִּי־חֲמַת אָדָם תּוֹדֶךָּ שְׁאֵרִית
חֵמת תַּחְגּר: יב נִדְרוּ וְשַׁלְּמוּ לַי־הוָ־ה
אֱלֹהֵיכֶם כָּל־סְבִיבָיו יבִילוּ שַׁי לַמּוֹרָא: יג יִבְצר רוּחַ נְגִידִים נוֹרָא
לְמַלְכֵי־אָרֶץ:
פרק לא
א לַמְנַצֵּחַ מִזְמוֹר לְדָוִד: ב בְּךָ יְ־הוָ־ה חָסִיתִי
אַל־אֵבוֹשָׁה לְעוֹלָם בְּצִדְקָתְךָ פַלְּטֵנִי: ג הַטֵּה אֵלַי אָזְנְךָ מְהֵרָה
הַצִּילֵנִי הֱיֵה לִי לְצוּר מָעוֹז לְבֵית מְצוּדוֹת לְהוֹשִׁיעֵנִי: ד כִּי־סַלְעִי וּמְצוּדָתִי אָתָּה
וּלְמַעַן שִׁמְךָ תַּנְחֵנִי וּתְנַהֲלֵנִי: ה תּוֹצִיאֵנִי מֵרֶשֶׁת זוּ טָמְנוּ
לִי כִּי אַתָּה מָעֻזִּי: ו בְּיָדְךָ
אַפְקִיד רוּחִי פָּדִיתָה אוֹתִי יְ־הוָ־ה אֵל אֱמֶת: ז שָׂנֵאתִי הַשּׁמְרִים הַבְלֵי־שָׁוְא
וַאֲנִי אֶל־יְ־הוָ־ה בָּטָחְתִּי: ח אָגִילָה וְאֶשְׂמְחָה בְּחַסְדֶּךָ
אֲשֶׁר רָאִיתָ אֶת־עָנְיִי יָדַעְתָּ בְּצָרוֹת נַפְשִׁי: ט וְלֹא הִסְגַּרְתַּנִי בְּיַד־אוֹיֵב
הֶעֱמַדְתָּ בַמֶּרְחָב רַגְלָי: י חָנֵּנִי
יְ־הוָ־ה כִּי צַר לִי עָשְׁשָׁה בְכַעַס עֵינִי נַפְשִׁי וּבִטְנִי: יא כִּי כָלוּ בְיָגוֹן חַיַּי
וּשְׁנוֹתַי בַּאֲנָחָה כָּשַׁל בַּעֲוֹנִי כחִי וַעֲצָמַי עָשֵׁשׁוּ: יב מִכָּל־צרְרַי הָיִיתִי חֶרְפָּה
וְלִשְׁכֵנַי מְאד וּפַחַד לִמְיֻדָּעָי ראַי בַּחוּץ נָדְדוּ מִמֶּנִּי: יג נִשְׁכַּחְתִּי כְּמֵת מִלֵּב
הָיִיתִי כִּכְלִי אבֵד: יד כִּי
שָׁמַעְתִּי דִּבַּת רַבִּים מָגוֹר מִסָּבִיב בְּהִוָּסְדָם יַחַד עָלַי לָקַחַת
נַפְשִׁי זָמָמוּ: טו וַאֲנִי
עָלֶיךָ בָטַחְתִּי יְ־הוָ־ה אָמַרְתִּי אֱלֹהַי אָתָּה: טז בְּיָדְךָ עִתּתָי הַצִּילֵנִי
מִיַּד־אוֹיְבַי וּמֵרדְפָי: יזהָאִירָה
פָנֶיךָ עַל־עַבְדֶּךָ הוֹשִׁיעֵנִי בְחַסְדֶּךָ: יח יְ־הוָ־ה אַל־אֵבוֹשָׁה כִּי
קְרָאתִיךָ יֵבשׁוּ רְשָׁעִים יִדְּמוּ לִשְׁאוֹל: יט תֵּאָלַמְנָה שִׂפְתֵי שָׁקֶר
הַדּבְרוֹת עַל־צַדִּיק עָתָק בְּגַאֲוָה וָבוּז: כ מָה רַב טוּבְךָ אֲשֶׁר־צָפַנְתָּ
לִּירֵאֶיךָ פָּעַלְתָּ לַחוֹסִים בָּךְ נֶגֶד בְּנֵי אָדָם: כא תַּסְתִּירֵם בְּסֵתֶר פָּנֶיךָ
מֵרֻכְסֵי אִישׁ תִּצְפְּנֵם בְּסֻכָּה מֵרִיב לְשׁנוֹת: כב בָּרוּךְ יְ־הוָ־ה כִּי־הִפְלִיא
חַסְדּוֹ לִי בְּעִיר מָצוֹר: כג וַאֲנִי
אָמַרְתִּי בְחָפְזִי נִגְרַזְתִּי מִנֶּגֶד עֵינֶיךָ אָכֵן שָׁמַעְתָּ קוֹל
תַּחֲנוּנַי בְּשַׁוְּעִי אֵלֶיךָ: כד אֶהֱבוּ אֶת־יְ־הוָ־ה כָּל־חֲסִידָיו
אֱמוּנִים נצֵר יְ־הוָ־ה וּמְשַׁלֵּם עַל־יֶתֶר עשֵׂה גַאֲוָה: כה חִזְקוּ וְיַאֲמֵץ לְבַבְכֶם
כָּל־הַמְיַחֲלִים לַי־הוָ־ה:
פרק ל
א מִזְמוֹר שִׁיר חֲנֻכַּת הַבַּיִת
לְדָוִד: ב אֲרוֹמִמְךָ יְ־הוָ־ה כִּי
דִלִּיתָנִי וְלֹא־שִׂמַּחְתָּ איְבַי לִי: ג יְ־הוָ־ה אֱלֹהָי שִׁוַּעְתִּי
אֵלֶיךָ וַתִּרְפָּאֵנִי: ד יְ־הוָ־ה
הֶעֱלִיתָ מִן־שְׁאוֹל נַפְשִׁי חִיִּיתַנִי (מִיָּורְדִי ) [מִיָּרְדִי
בוֹר]: ה זַמְּרוּ לַי־הוָ־ה חֲסִידָיו
וְהוֹדוּ לְזֵכֶר קָדְשׁוֹ: ו כִּי
רֶגַע בְּאַפּוֹ חַיִּים בִּרְצוֹנוֹ בָּעֶרֶב יָלִין בֶּכִי וְלַבּקֶר
רִנָּה: ז וַאֲנִי אָמַרְתִּי בְשַׁלְוִי
בַּל־אֶמּוֹט לְעוֹלָם: ח יְ־הוָ־ה
בִּרְצוֹנְךָ הֶעֱמַדְתָּה לְהַרְרִי עז הִסְתַּרְתָּ פָנֶיךָ הָיִיתִי
נִבְהָל: ט אֵלֶיךָ יְ־הוָ־ה אֶקְרָא
וְאֶל־אֲדנָי אֶתְחַנָּן: י מַה־בֶּצַע
בְּדָמִי בְּרִדְתִּי אֶל־שָׁחַת הֲיוֹדְךָ עָפָר הֲיַגִּיד אֲמִתֶּךָ: יא שְׁמַע־יְ־הוָ־ה וְחָנֵּנִי יְ־הוָ־ה
הֱיֵה עזֵר לִי: יב הָפַכְתָּ
מִסְפְּדִי לְמָחוֹל לִי פִּתַּחְתָּ שַׂקִּי וַתְּאַזְּרֵנִי שִׂמְחָה: יג לְמַעַן יְזַמֶּרְךָ כָבוֹד וְלֹא
יִדּם יְ־הוָ־ה אֱלֹהַי לְעוֹלָם אוֹדֶךָּ:
פרק קז
א הדוּ לַי־הוָ־ה כִּי־טוֹב כִּי
לְעוֹלָם חַסְדּוֹ: ב יאמְרוּ
גְּאוּלֵי יְ־הוָ־ה אֲשֶׁר גְּאָלָם מִיַּד־צָר: ג וּמֵאֲרָצוֹת קִבְּצָם מִמִּזְרָח
וּמִמַּעֲרָב מִצָּפוֹן וּמִיָּם: ד תָּעוּ
בַמִּדְבָּר בִּישִׁימוֹן דָּרֶךְ עִיר מוֹשָׁב לֹא מָצָאוּ: ה רְעֵבִים גַּם־צְמֵאִים נַפְשָׁם
בָּהֶם תִּתְעַטָּף: ו וַיִּצְעֲקוּ
אֶל־יְ־הוָ־ה בַּצַּר לָהֶם מִמְּצוּקוֹתֵיהֶם יַצִּילֵם: ז וַיַּדְרִיכֵם בְּדֶרֶךְ יְשָׁרָה
לָלֶכֶת אֶל־עִיר מוֹשָׁב: ח יוֹדוּ
לַי־הוָ־ה חַסְדּוֹ וְנִפְלְאוֹתָיו לִבְנֵי אָדָם: ט כִּי־הִשְׂבִּיעַ נֶפֶשׁ שׁוֹקֵקָה
וְנֶפֶשׁ רְעֵבָה מִלֵּא־טוֹב: י ישְׁבֵי
חֹשֶׁךְ וְצַלְמָוֶת אֲסִירֵי עֳנִי וּבַרְזֶל: יא כִּי־הִמְרוּ אִמְרֵי־אֵל וַעֲצַת
עֶלְיוֹן נָאָצוּ: יב וַיַּכְנַע
בֶּעָמָל לִבָּם כָּשְׁלוּ וְאֵין עזֵר: יגוַיִּזְעֲקוּ אֶל־יְ־הוָ־ה בַּצַּר לָהֶם
מִמְּצֻקוֹתֵיהֶם יוֹשִׁיעֵם: יד יוֹצִיאֵם
מֵחֹשֶׁךְ וְצַלְמָוֶת וּמוֹסְרוֹתֵיהֶם יְנַתֵּק: טו יוֹדוּ לַי־הוָ־ה חַסְדּוֹ
וְנִפְלְאוֹתָיו לִבְנֵי אָדָם: טז כִּי־
שִׁבַּר דַּלְתוֹת נְחֹשֶׁת וּבְרִיחֵי בַרְזֶל גִּדֵּעַ: יז אֱוִלִים מִדֶּרֶךְ פִּשְׁעָם וּמֵעֲוֹנתֵיהֶם
יִתְעַנּוּ: יח כָּל־אכֶל תְּתַעֵב נַפְשָׁם וַיַּגִּיעוּ
עַד־שַׁעֲרֵי מָוֶת: יט וַיִּזְעֲקוּ
אֶל־יְ־הוָ־ה בַּצַּר לָהֶם מִמְּצֻקוֹתֵיהֶם יוֹשִׁיעֵם: כ יִשְׁלַח דְּבָרוֹ וְיִרְפָּאֵם
וִימַלֵּט מִשְּׁחִיתוֹתָם: כא יוֹדוּ
לַי־הוָ־ה חַסְדּוֹ וְנִפְלְאוֹתָיו לִבְנֵי אָדָם: כב וְיִזְבְּחוּ זִבְחֵי תוֹדָה
וִיסַפְּרוּ מַעֲשָׂיו בְּרִנָּה: כג יוֹרְדֵי
הַיָּם בָּאֳנִיּוֹת עשֵׂי מְלָאכָה בְּמַיִם רַבִּים: כד הֵמָּה רָאוּ מַעֲשֵׂי יְ־הוָ־ה
וְנִפְלְאוֹתָיו בִּמְצוּלָה: כה וַיּאמֶר
וַיַּעֲמֵד רוּחַ סְעָרָה וַתְּרוֹמֵם גַּלָּיו: כו יַעֲלוּ שָׁמַיִם יֵרְדוּ תְהוֹמוֹת
נַפְשָׁם בְּרָעָה תִתְמוֹגָג: כז יָחוֹגּוּ
וְיָנוּעוּ כַּשִּׁכּוֹר וְכָל־חָכְמָתָם תִּתְבַּלָּע: כח וַיִּצְעֲקוּ אֶל־יְ־הוָ־ה בַּצַּר
לָהֶם וּמִמְּצוּקתֵיהֶם יוֹצִיאֵם: כט יָקֵם סְעָרָה לִדְמָמָה וַיֶּחֱשׁוּ
גַּלֵּיהֶם: ל וַיִּשְׂמְחוּ כִי־יִשְׁתּקוּ
וַיַּנְחֵם אֶל־מְחוֹז חֶפְצָם: לא יוֹדוּ
לַי־הוָ־ה חַסְדּוֹ וְנִפְלְאוֹתָיו לִבְנֵי אָדָם:לב וִירוֹמְמוּהוּ בִּקְהַל־עָם
וּבְמוֹשַׁב זְקֵנִים יְהַלְלוּהוּ: לג יָשֵׂם נְהָרוֹת לְמִדְבָּר וּמצָאֵי
מַיִם לְצִמָּאוֹן: לד אֶרֶץ
פְּרִי לִמְלֵחָה מֵרָעַת יוֹשְׁבֵי בָהּ:לה יָשֵׂם מִּדְבָּר לַאֲגַם־מַּיִם
וְאֶרֶץ צִיָּה לְמצָאֵי מָיִם: לו וַיּוֹשֶׁב
שָׁם רְעֵבִים וַיְכוֹנְנוּ עִיר מוֹשָׁב: לז וַיִּזְרְעוּ שָׂדוֹת וַיִּטְּעוּ
כְרָמִים וַיַּעֲשׂוּ פְּרִי תְבוּאָה: לחוַיְבָרֲכֵם וַיִּרְבּוּ מְאד וּבְהֶמְתָּם
לֹא יַמְעִיט: לט וַיִּמְעֲטוּ וַיָּשׁחוּ מֵעצֶר רָעָה
וְיָגוֹן: מ שׁפֵךְ בּוּז עַל־נְדִיבִים
וַיַּתְעֵם בְּתֹהוּ לֹא־דָרֶךְ: מא וַיְשַׂגֵּב
אֶבְיוֹן מֵעוֹנִי וַיָּשֶׂם כַּצּאן מִשְׁפָּחוֹת: מב יִרְאוּ יְשָׁרִים וְיִשְׂמָחוּ
וְכָל־עַוְלָה קָפְצָה פִּיהָ: מג מִי־חָכָם
וְיִשְׁמָר־אֵלֶּה וְיִתְבּוֹנְנוּ חַסְדֵּי יְ־הוָ־ה:
פרק כז
א לְדָוִד יְ־הוָ־ה אוֹרִי וְיִשְׁעִי
מִמִּי אִירָא יְ־הוָ־ה מָעוֹז חַיַּי מִמִּי אֶפְחָד: בבִּקְרב עָלַי מְרֵעִים לֶאֱכל
אֶת־בְּשָׂרִי צָרַי וְאיְבַי לִי הֵמָּה כָּשְׁלוּ וְנָפָלוּ: גאִם־תַּחֲנֶה עָלַי מַחֲנֶה לֹא־יִירָא
לִבִּי אִם־תָּקוּם עָלַי מִלְחָמָה בְּזאת אֲנִי בוֹטֵחַ: ד אַחַת שָׁאַלְתִּי מֵאֵת־יְ־הוָ־ה
אוֹתָהּ אֲבַקֵּשׁ שִׁבְתִּי בְּבֵית־יְ־הוָ־ה כָּל־יְמֵי חַיַּי לַחֲזוֹת
בְּנעַם־יְ־הוָ־ה וּלְבַקֵּר בְּהֵיכָלוֹ: ה כִּי יִצְפְּנֵנִי (בְּסֻכּה)
[בְּסֻכּוֹ] בְּיוֹם רָעָה יַסְתִּירֵנִי בְּסֵתֶר אָהֳלוֹ בְּצוּר
יְרוֹמְמֵנִי: ו וְעַתָּה יָרוּם ראשִׁי עַל־איְבַי
סְבִיבוֹתַי וְאֶזְבְּחָה בְאָהֳלוֹ זִבְחֵי תְרוּעָה אָשִׁירָה וַאֲזַמְּרָה לַי־הוָ־ה: ז שְׁמַע־יְ־הוָ־ה קוֹלִי אֶקְרָא
וְחָנֵּנִי וַעֲנֵנִי: ח לְךָ
אָמַר לִבִּי בַּקְּשׁוּ פָנָי אֶת־פָּנֶיךָ יְ־הוָ־ה אֲבַקֵּשׁ: ט אַל־תַּסְתֵּר פָּנֶיךָ מִמֶּנִּי
אַל־תַּט בְּאַף עַבְדֶּךָ עֶזְרָתִי הָיִיתָ אַל־תִּטְּשֵׁנִי וְאַל־תַּעַזְבֵנִי
אֱלֹהֵי יִשְׁעִי:י כִּי־אָבִי וְאִמִּי עֲזָבוּנִי
וַי־הוָ־ה יַאַסְפֵנִי: יא הוֹרֵנִי
יְ־הוָ־ה דַּרְכֶּךָ וּנְחֵנִי בְּארַח מִישׁוֹר לְמַעַן שׁוֹרְרָי: יב אַל־תִּתְּנֵנִי בְּנֶפֶשׁ צָרָי כִּי
קָמוּ־בִי עֵדֵי־שֶׁקֶר וִיפֵחַ חָמָס: יג לוּלֵא הֶאֱמַנְתִּי לִרְאוֹת בְּטוּב־יְ־הוָ־ה
בְּאֶרֶץ חַיִּים: יד קַוֵּה
אֶל־יְ־הוָ־ה חֲזַק וְיַאֲמֵץ לִבֶּךָ וְקַוֵּה אֶל־יְ־הוָ־ה:
[1]
Ville de la région de la Judée ou s'est installé le grand Sanhedrin après la
destruction du temple.
1 Au « temps du chant (qui est)
arrivé » au sixième millénaire. C'est-à-dire l’année 542 du sixième
millénaire (1790). Il en sera question dans le chapitre six. En 5542, le Gaon
s’apprêta à partir pour Erets Israël pour la deuxième fois. Au sujet du premier
Messie il est dit dans le Zohar : « Le premier Messie est celui qui
descend de Yossef » (Zohar hadach
27-1).
Et le
Messie ben Yossef est mentionné dans le Midrach : Lorsque l’opposant
à Esaü est né, Yacov a dit à Lavan : « Renvoie moi et je retournerai
dans mon lieu, dans mon pays » Rabbi Pin’has dit au nom de Rabbi Schmouël
bar Na’hman : Nous avons une tradition que Esaü ne peut succomber que
par la main des descendants de Ra’hel. » (Beréchit Rabba parachat 73 - 7sur Beréchit 30,
25 (ed. Th. Albek, Jérusalem 1965 tome 2, Pg. 851). Et ainsi :
« Dans la main du Cohen oint pour la guerre » il émane de
Yossef, Rabbi Pin’has dit au nom de Rabbi Schmouël bar Na’hman : Nous
avons une tradition etc…». (Beréchit Rabba 99 – 2 id. t.3 p.1274). «Par rapport
aux quatre rédemptions, D. instaurera pour Israël quatre libérateurs que
voici : Le prophète Elie, le Messie fils de David, le Messie fils de
Yossef, et le grand prêtre » (Midrach Hagadol Exode 6,7 ed. M. Margaliot
Jerusalem 1956 Pg. 98). « Mais plus tard je vous délivrerai par le Messie
fils d’Ephraïm, et par le Messie fils de David de la tribu de Yehouda »
(Midrach Cho’har tov Psaumes chap. 60 –
3 Jérusalem 1966 p. 153-1). « Qui sont ces quatre Messies … le Messie fils
de David, le Messie fils de Yossef, Eliahou et le Cohen Tsédek » (Talmud
Bab. Traité Souka 52-b).Cf. aussi sur ce sujet dans le livre :
« Hatekoufa Hagedola » du Rav Menahem Kacher, Jérusalem 1969 p.
429-431.
[3]
Ainsi nommés car le talon marque la fin du corps vers le bas, et ces termes
indiquent le début de la période
messianique. Deuxième sens: les pas du
Messie, ce qui exprime l'analyse des stades successifs de la période
messianique. Ce terme est essentiel dans l'enseignement du Gra. Cf.
glossaire.(m.a.)
[4]
Le fait que le Gaon était lui-même la lumière du Messie fils de Yossef :
cf. « Toldot Yaacov Yitzhak », commentaire sur le commentaire du Gaon
sur le « Sefer Yetsira » 2ème partie 5842 p.
140b-141a : « Le Rav « Megualé amoukot » rapporte les
paroles du Ari zal qui dit qu’ une des trois choses pour lesquelles le
Messie fils de Yossef doit venir à chaque génération est de dévoiler les
secrets de la Tora à qui en est digne, et il ajoute : « Mon cœur me
dit clairement que c’est pour cela que le Gaon nous a été envoyé du Ciel pour
nous dévoiler la Tora, tant ce qui est révélé que ce qui est caché ».
Par la
suite, dans notre troisième chapitre, Il est expliqué comment le Gaon voyait,
par les allusions faites dans la Thora, qu’il était envoyé par le ciel
spécifiquement comme Messie fils de Yossef. Ceci spécialement dans le
verset : « N’aie pas peur Yaacov mon serviteur » (Isaïe
42-2).
4 Voir l’introduction du livre « Toldot
Yts’hak » deuxième partie Pg. 20 (Il ressort plus haut que ces allusions
n’ont pas été révélées dans leur intégralité mais seulement à ce qu’il leur
était nécessaire jusqu’ « aux talons du Messie » Toledot Yts’hak
introduction à la deuxième partie 3a). Dans le livre « Biour haGra »
sur le traité Avot du Gaon Rav Mendel de Chklov, élève du Gra (imprimé à Chklov
en 5563). Et dans l’article « Alia Eliahou » au sujet de l’Alia des élèves
du Gra écrit par le Gaon Rabi Meïr ‘Harlap dans la revue « Mosdé
Erets ». (Et telle est la mission de notre maître en ce qui concerne le
dévoilement des secrets de la Tora comme cela est connu et rapporté par le
livre « Toledot Yts’hak » (Explication sur les explications du Gra
sur le « Séfer hayetsira » Pg. 141) qui est relatée en ces
termes : « Une des trois choses qui nécessitent la venue du Messie fils de Yossef à chaque génération est le dévoilement des
secrets de la Tora à celui qui est apte à les recevoir. Et mon cœur me dit
clairement que c’est pour nous révéler la Tora dévoilée et cachée que nous a
été envoyé du Ciel le Rav haGaon, le Gra zal » « Alia
Eliahou » HaGaon Rabi Meïr ‘Harlap.].
[6]
Tet Tsadik Tsadik final donne 999 en allusion à la 9ème Sefira
« Yessod », voir « Likouté haGra Sod Haotiot Pg.41 et son
commentaire « Beer Yts’hak »». Les lettres finales comptent pour la
centaine (tsakik final = 900), tsadik =90 et tet =9. (Cette Guematria se
retrouve à plusieurs reprises dans cet ouvrage). C’est le niveau le plus élevé
de la puissance de combat et des attributs du Messie fils de Yossef dans le
Sod : « Le petit sera de l’ordre de mille (voir plus loin dans le
chapitre 5). C’est aussi le nombre de base de l’ange « Matat… sar
hapnim » qui a cette valeur numérique. C’est « l’ange » de
Yossef (voir chapitre 2, 43).
[7]
Sifra Detsiniouta pg. 33 voir aussi les chapitres 2 et 3 de cet
ouvrage.
[8]
Le Gaon savait où se trouvait dans la Tora l’allusion au nom et à la fonction
de chaque personne d’Israël. (cf. l’introduction du Gaon Rabbi Israël de Chklov
à son livre « Péat Hachoulhan » et l’introduction du Gaon Rabbi
Mendel de Chklov au commentaire du Gaon sur les « Maximes des
pères »). De nombreuses allusions de ce genre sont citées dans le livre « ‘Hazon
Tsion » qui relate la Alya (montée en Israël) des disciples du Gaon.
« Sache
que les noms de tous les hommes ainsi que ce qu’il leur arrive se trouvent par
allusion dans la Tora »
( Péat
hachoulhan ib.). « Il savait le nom de chacun et où celui-ci
est enfoui dans la Tora écrite » (Péat hachoul’han ib.).
7 « Remizin Kedochin » : il y
est raconté comment les disciples du Gaon ont accompli, malgré toutes les
difficultés qu’ils ont rencontrées, toutes les allusions faites par le Gaon
pour accomplir son ordre d’œuvrer au rassemblement des exilés.
8 Voir plus loin chapitre 2 les 156 notions
relatives au Messie fils de Yossef, notion 54 : deux Messies dont l’un est
issu de Léa et l’autre de Ra’hel, et le Messie fils de David est issu de Léa.
« Beer Yts’hak" sur les « Likputé haGra
9 Plus loin au début du chapitre 2 où il est
indiqué que cela correspond à la guematria de Yossef: yod vav
samekh fé final et de Tsion: tsadik yod vav noun final.
10Le côté gauche selon la midat hadin. Voir
le commentaire du « Bihour HaGra » sur les « Tikonei haZohar
hadach » pg.26 : "sur le premier Messie, le Machiah fils de
Yossef, l'ainé symbolisé par le bœuf, du côté gauche, comme nous le
savons" et ibid.pg.27a : " et la droite qui rapproche comme il
est écrit "« Avec une grande miséricorde je te rassemblerai".
Ils sortiront grâce au côté droit, mais au début se réveillera le côté gauche
« Sa gauche soutient ma tête », et ce sera une rédemption comme au
temps du deuxième Temple à l'époque de Cyrus, mais alors, ils n'étaient pas
sorti. . Ensuite s'éveillera le côté
droit".
12 Avec l’autorisation des rois des
nations : D’après le Gra c’est à ce moment que se situe le commencement,
comme à l’époque de Cyrus etc. Car il régnait sur son empire dans la dimension
d'un roi de toutes les nations. Dans le Ramban sur le verset du Cantique des
Cantiques : N’éveillez pas son amour… » (2,7). Il est dit que le
commencement de la Rédemption se fera avec l’autorisation des rois des nations
(voir plus amplement le texte du Ramban sur place). Il faut remarquer que cette
notion s’était répandue et acceptée par tous ceux d’Erets Israël « à
l’époque des élèves du Gra », les fondateurs du peuplement, et de la
longue époque qui a suivi. Comme l’a dit textuellement le Gaon hamekoubal Rav
Yacov Leib Levi zal, le président du tribunal rabbinique et un des dirigeants
de la commission générale des Prouchim et des ‘Hassidim, comme rapporté dans
« Hamaguid » 5622, Cahier 16, dans l’article du Rav docteur ‘Haïm
Louria sur « la société du peuplement d’Erets Israël".
13 Voir plus loin chapitre 3 « Remezin
Kadichin où l’auteur dit que c’est une des allusions dans laquelle notre maître
le Gaon a trouvé son nom et sa mission. En effet ce verset :
« Bera’hamim gedolim akabetseh » a la même valeur numérique que son
nom : Eliahou ben Chlomo Zalman.
14 Voir les paroles du Gaon dans
« Likoutei haGra » pg.40 : [« Ce rachat… Est de l’ordre de
Hod et est du principe du niveau du Messie fils de Yossef… C’est à ce sujet
qu’il est dit : «Les rachetés de D. reviendront », c’est par lui que
viendra le rassemblement des exilés car il est le premier rédempteur. Voir plus
loin chapitre 2 118 « C’est
pourquoi ce sera par le Messie fils de Yossef que se fera la libération de
l’asservissement des nations car c’est par lui qu’aura lieu le rassemblement
des exilés. Et c’est par le Messie fils de David que nous serons libérés de
l’ange de la mort ». « Beer Yts’hak » Ibid. Pg. 63a]
15 Dans le livre « Likouté haGra Pg. 40
et 63, le « Beer Yts’hak » dit au nom du Gra que c’est par le Messie
fils de Yossef que viendra l’émancipation de l’asservissement des royautés, et
c’est par le Messie fils de David que viendra la libération de l’ange de la
mort.
Au sujet de
la « joie et l’allégresse voir plus loin Chap.2 deuxième partie :
« Les Messies des générations ».
16 « Peu à peu ». Selon nos sages
(Talmud de Jérusalem, traité Berakhot : C’est ainsi que la libération
d’Israël se fera, au début petit à petit, comme l’aube » (*NDT : le
Gra interprète ici l’expression « ekev » dans le sens de
« pas », c'est-à-dire « pas à pas »). La notion de 999 sera
expliquée par l’auteur aux chapitres 2 et 5.
17 « La première heure » Ceci se
rapporte à la création de l’homme au sixième jour.
Sanhédrin 31b : » Le sixième millénaire correspond au sixième
jour de la création». Et selon l’explication de notre auteur, le compte
des heures de ce sixième jour se fait à partir du commencement du matin (et non
du début de la nuit).
18 Le livre "toldot Ytshak",
commentaire sur le commentaire du Gaon sur le sefer yetsira 2eme partie p.
140-141 écrit que le gaon était lui-même la dimension de machiah fils de Yossef
et que c'est pour cela qu'il est venu du ciel. Voir plus loin chapitre 3 « Remezin
kedochin » sur les allusions extraordinaires que le Gaon a vues dans la
Tora en lien avec sa mission.
19 Voir le livre « Toldot Yts’hak »
introduction au chapitre 2 (« il dit) et l’introduction au « Biour
haGra au « Chapitres des pères » par son élève le Gaon Rav Mena’hem
Mendel de Chklov. [voir plus haut note 6].
[22]
C'est-à-dire l’année 5642. Ceci est expliqué dans la note suivante.
[23]Ce
calcul est le suivant : les cinq cents années à partir de l’année 5500
jusqu’à la fin du sixième millénaire sont divisées en 12 parties, c'est-à-dire
les 12 heures de jour du sixième jour. Chaque heure correspond donc à 41 ans et
huit mois (d’après commentaire sur le Sifra Detsiniouta chapitre 1 Pg. 11a)
[24]
Le Gaon, dans son livre « Ya’hel Or », dit au sujet du verset « J’étais
dans la misère et Il m’a libéré » (Ps. 116,6) que c’est ainsi que David a
prié pour que le Messie fils d’Ephraïm ne meure pas. Et dans le chapitre 5
l’auteur explique que dans les chapitres [et les versets] (des Psaumes) qui suivent
ce chapitre [et ces versets] les mots « « Que ferais-je en
retour… » (Ibid. 12), « du fond de ma détresse j’ai invoqué
l’Eternel » (Ps.118, 5) se rapportent à cette prière. [Ya’hel Or Bamidbar
Parachat Pin’has, Pg. 24a].
[25]
Selon nos Sages (Roch Hachana 11a) ce verset parle de la libération de prison
de Yossef à Roch Hachana. Voir plus loin dans le deuxième chapitre au sujet des
156 notions qui concernent le Messie fils de Yossef, la notion 117 :
« Edout beyehossef ».
26 Voir plus loin 20 : le Messie fils de
Yossef réside dans chaque maison d’Israël en général et dans chaque homme
d’israël en particulier… Les gens actifs qui méritent d’œuvrer au rassemblement
des exilés.
27 Le Gaon Rav Israël de Chklov évoque aussi
ce sujet dans l’introduction de son livre « Péat Hachoul’han ». Voir
plus loin chapitre 3 « Les allusions saintes » et les « Tikouné
Zohar Pg. 139b. [Et dans « Biouré haGra » sur place : «Car elle
(la guematria) est le hors d’œuvre de la sagesse supérieure » Voir plus
loin chapitre 6 note1.]
28 Dans son commentaire « Adir
bamaron »sur « Idara deRachbi », le Ram’hal écrit que le Messie
fils de Yossef ne sera pas tué.
Voir Zohar
troisième partie 153. Et ce qu’il est dit plus loin à la fin de « Machia’h
ben Yossef ». [Voir Zohar troisième partie Pg. 276b et Tikouné haZohar
‘hadach Pg. 27a. Voir aussi chez le Ram’hal « Maamar ha guéoula » 63,
Jérusalem 5550, Pg. 57-58. Voir encore « Guinzé ha Ram’hal » éditions
Rav ‘Haïm Friedlander, Bné Brak 5544 Pg. 105 « le Messie fils de Yossef
sera sauvé de la mort ». Voir sur place ce sujet en profondeur].
29 Le Gra dit explicitement dans plusieurs
endroits, que nous avons mentionnés plus haut que le rassemblement des exilés
se fait par le Messie fils de Yossef, ainsi que le sujet de l’obligation de
prier pour la vie et la réussite du Messie fils de Yossef. C’est ainsi que le
Ari Hakaddoch dans le « Chaar Hakavanot » au sujet de la bénédiction
(de la Amida) : « Et réside en elle comme Tu l’as dit » et
porter son attention sur ceci dans les mots : « Et reconstruis-là
(Jérusalem) rapidement de nos jours d’une construction éternelle ». Le
Rachach dit la même chose dans son sidour. Comme, pareillement, le « Or
Ha’haïm » dit dans son commentaire du verset : « Je le vois dans
la cime des rochers, et du haut des collines, je le découvre… Un astre s’élance
de Yacov ; et une comète surgit du sein d’Israël » (Nombres. 23,9).
[J’ai trouvé encore parmi des passages des manuscrits une note qui correspond à
ceci]. Dont voici ses termes : « L’essentiel de la pensée du Gra est
« Yossef est encore en vie », c'est-à-dire l’éternité du Messie fils
de Yossef et l’accomplissement des « talons du Messie » avant la
Rédemption qui relèvent tous du premier Messie. Ses élèves lui ont dit au sujet
du verset : « Le taureau, son premier-né, qu’il est majestueux »
(Deut. 33,17), c'est-à-dire la midat hadin et les épreuves du Messie fils de
Yossef » Il leur a répondu qu’en face de cela, il y a :
« Bénie du Seigneur est sa terre » et de même, entre les deux parties
de cette bénédiction, est évoqué le retour de la Présence divine dans la ligne
médiane, et de même par la guematria [Selon la pensée du Gra, le décret d’après
lequel le Messie fils de Yossef serait tué par Armilos l’impie (Ceci est bien
connu des Cabalistes) sera annulé grâce au rassemblement des exilés, aux
épreuves d’Erets Israël et par les prières qui seront dites pour l’existence et
la réussite du Messie fils de Yossef. Midrach Chlomo Pg. 28. « Penser à
prier le Nom béni soit-Il pour que le Messie vive et ne soit pas tué par
Armilos, l’impie » comme l’ont dit nos Sages. « Chaar
Hakavanot », « Kavana Haamida », drouch 6, neuvième partie des
écrits de notre maître le Ari, Tel Aviv 5523, Pg.235].
30 Le décret sera annulé. Voir Soucca 52. Il
a été décrété que le Messie fils de Yossef serait tué mais le décret été annulé par le prolongement de l’exil.
C’est aussi ce que dit le Ari Hakadoch dans le « Chaar Hakavanot »
mentionné plus haut (pour expliquer pourquoi ce décret a été décrété). De même
selon les paroles du Rav Hakadoch ‘Haïm Vital au nom du Ari Hakadoch dans le
livre « Chaar Haguilgoulim » en lien avec le verset «Tu verras Tsion,
la cité de nos réunions de fête » (Is. 33,20). D’après les paroles du
Gra sur les « Tikouné haZohar », il semble que les mots :
« Pourtant ce sont nos maladies dont il est chargé » du verset (Is.
53,4) se réfère au premier Messie – le Messie fils de Yossef. (Au sujet de
« Tu verras Tsion »voir plus loin chapitre 2,48. Voir aussi
« Guinzé Ram’hal », éditions Rav ‘Haïm Friedlander. Pg. 101 et
suivantes]
31Selon le Midrach, Erets Israël est une des
trois choses qui s’acquièrent par les épreuves. Voir plus loin chapitre
2 : « D. m’a éprouvé par des souffrances mais Il ne m’a pas livré à
la mort », verset dit du Messie fils de Yossef. [Dans le Zohar ‘hadach
parachat Vayechev il est expliqué que le prolongement de l’exil est dû à la
vente de Yossef par ses frères. Et l’auteur du « Kol Hator » souligne
aussi ceci et écrit que « la réparation principale est dans l’aide
apportée à sa mission : le rassemblement des exilés et la construction de
Jérusalem ». Le Maguid Dorech Tsion écrit, PG. 28, note 5. Au sujet de la
victoire du Messie fils de Yossef, le Rav Chlomo Zalman écrit :
« Dans le futur, le Messie fils de Yossef réussira tout dans la guerre
d’Israël contre tous ses ennemis (Le Gra dans le livre « Aderet
Eliahou » parachat « Zot haaberakha » Pg. 118 « les cornes
du bœuf » : « Pour l’essentiel ceci parle du Messie fils de
Yossef qui est le premier pour la Rédemption. C’est pourquoi il est dit :
« Le taureau, son premier-né, qu’il est majestueux » (Deut. 33,17),
le premier Messie… C’est le Messie fils de Yossef qui réussira tout ».
Dans le livre « Aderet Eliahou » Jérusalem 124b le texte porte : « Qui détruira
tout »].
32 Ceci s’éclaire bien de ce qu’il est dit
plus haut à savoir que le rassemblement des exilés vient par le Messie fils de
Yossef et quiconque s’occupe du rassemblement des exilés prend une partie des
épreuves du Messie fils de Yossef. Ceci est aussi expliqué dans les poèmes
« bet alef besearat Eliahou » du père de Rav Yossef
Rivlin, l'éditeur de ce livre..
33 Voir ce que dit le Gaon dans le Sidour
haGra sur le Cantique des Cantiques au sujet du verset 7 : « Je vous
en conjure Filles de Jérusalem…). Il faut remarquer que le Gaon sur la fin de
ce verset « N’éveillez pas, ne provoquez pas l’amour, avant qu’il le
veuille », qui demande de ne pas forcer la fin, dit qu’il ne faut pas
reconstruire le temple de notre propre initiative. Il ressort donc clairement
que selon le Gaon « ne pas forcer la fin » n’est dit que pour la reconstruction
du Temple mais pas au sujet de la reconstruction de Jérusalem et du peuplement
d’Erets Israël. [Voir plus haut chapitre 6, 2]
34 Le Gaon
dans son commentaire sur Habakuk dit que le verset « … Puis-je rester
calme devant ce jour de malheur » (Habakuk 3,16) parle de l’époque du
Messie fils de Yossef. ndt: l'idée du ver. Des ps. Est qu'il y a correspondance
entre les stades de souffrance 999 et les pas de géoula 999.
35 « Le rassemblement des exilés par le
Messie fils de Yossef « dans le livre « Biouré haGra »,
« Sod haotiot » Pg. 18 et « Beer Yts’hak » sur place et
dans le livré cité Pg. 63. – « Le dévoilement des secrets .de la Tora par
le messie fils de Yossef » dans le livre « Toldot Yts’hak » deuxième
partie, Pg. 140 qui évoque longuement ce sujet. – « L’élimination de
l’esprit d’impureté », voir plus loin chapitre 2, notion 117 : «C’est
un témoignage qu’Il établit dans Yehossef, quand il marcha contre
l’Egypte » (Ps. 81, 6), c'est-à-dire le règne de Yossef sur tout l’esprit
d’impureté, et la notion 58 : « Or Yossef était le maître de
l’Egypte » (Gen 42,6). [« C‘est pourquoi la libération du joug des
royautés se fera par le Messie fils de Yossef », Beer Yts’hak » Ibid.
Pg. 43a. « Pour nous révéler la Tora qu’elle soit dévoilée ou
cachée », Toldot Yts’hak », Ibid. Pg. 141a.
36 La reconstruction de Jérusalem :
C’est pourquoi il faut penser à la vie et la réussite du Messie fils de Yossef
dans les mots « Et reconstruis la bientôt de nos jours » dans la
bénédiction « Et dans Jérusalem, ta ville », comme expliqué plus
loin. « Le rassemblement des exilés par le Messie fils de Yossef »
voir plus loin. « L’accomplissement des préceptes qui dépendent d’Erets
Israël» qui est l’élimination de l’esprit d’impureté du pays dans le cadre de
la mission du Messie fils de Yossef, voir plus loin chapitre 5.
38 « Celui-là recevra (portera) la
bénédiction de l’Eternel » (Ps. 24,5) : Ce qui porte la bénédiction
c’est la plantation. De même dans le Midrach sur le verset : « Quand
vous viendrez dans le pays et que vous planterez » (Lev.19, 23) :
« Vous ne vous occuperez que de la plantation », « L’arrivée en
Erets » c’est le rassemblement des exilés qui est du ressort de la mission
du Messie fils de Yossef comme expliqué plus loin selon les paroles du Gra.
Nous avons ici aussi une indication que le précepte s’occuper de la plantation,
selon le Midrach précité, est du ressort de la mission du Messie fils de
Yossef, comme expliqué dans le chapitre 6 [Voir plus loin chap. 2,67, et chap.
7,3].
39 « Retourne dans ta ville »,
c’est le rassemblement des exilés. « Reconstruis Jérusalem », c’est
la reconstruction de Jérusalem. «Car c’est temps de lui faire grâce »,
c’est la floraison de la terre d’Erets d’Israël, comme il est écrit là :
« Ils chérissent sa poussière ». [Voir plus loin chap.2, 154].
40 Dans le Sefer "‘hazon Tsion » au
sujet de la montée en Erets des élèves du Gra, le Rav Eliahou Landau,
petit-fils du Gra rapporte que ceci serait une des allusions dans lesquelles le
Gaon a vu sa mission car les mots « afra ye'honenou » ont la même
valeur numérique que son nom : Eliahou ben Chlomo.
42 La fonction de Cyrus est de l’ordre de la
mission du Messie du commencement, le Messie fils de Yossef, selon le Gra dans
son commentaire sur les « Tikouné haZohar » Pg.27 et suivantes. Plus
loin dans le chapitre 3 l’auteur explique, au sujet des quatre allusions du Gra,
que le Gra y a vu lui-même sa mission dans la ligne du Messie fils de Yossef
selon le verset « J’ai choisi Yéchouroun » (Is. 40,4). Il sera
question de la fonction de Cyrus à la fin de ce chapitre.
[43]
Et fais aboutir le dessein de mes envoyés ». « Ossef remezé haGra
vetalmidav » (compilation des Géonim Rav Yts’hak Tsvi Rivlin (Drach ha
guéoula) et Rav Acher Louria, à Jérusalem) parle de ce verset et trouve dans le
mot « etsat » (dessein) car ce mot a la même valeur numérique que
« Machia’h ben Yossef. (le Rav Acher Louria est l’auteur du livre
« Or Yekarot » imprimé à Jérusalem).
[44]
« Chasser Sam… des portes de
Jérusalem » : voir chapitre 2, 102.
[45]
En ce qui concerne la mission de Cyrus du côté gauche, dans la vertu du din,
Voir les « Biouré haGra sur les « Tikouné haZohar ‘hadach Pg. 27.
[Voir plus haut la note 10]
[46]
« L’aide miraculeuse pour le rassemblement des exilés » Dans le livre
« Likouté haGra », « Sod haotiot » ot tav pé péfinal et
« Beer Yts’hak » sur place. Et dans le commentaire du « Or
ha’haïm » ( Parachat Balak) sur le verset « Un astre s’élance de
Yacov et une comète surgit du sein d’Israël »(Nombre 24,17) [une autre
allusion dans les mots : « Un astre s’élance de Yacov » c’est le
Messie fils de David, et « une comète surgit du sein d’Israël » fait
allusion du Messie fils d’Ephraïm… Mais le Messie fils d’Ephraïm mourra dans la
première guerre car Romilos le tuera, comme l’ont dit les Sages mais si tous
les enfants d’Israël seront des justes, ils seront surnommés Israël, et alors
même cette « comète » qui est le Messie qui vient d’Ephraïm
« surgit », c'est-à-dire qu’il se dressera devant ses ennemis et
Romilos ne le tuera pas. Et tu trouveras que les grands d’Israël ont ordonné de
penser dans notre prière, quand nous disons : « Car nous espérons Ta
délivrance », à demander pitié pour le messie fils d’Ephraïm afin qu’il ne
soit pas tué lors de la guerre. « Or ha’haïm Bamidbar 24,17. Et voir
« Beer Yts’hak » Pg. 40b].
[47]De
même pour Tsion, c'est-à-dire qu’Il faut « faire » Tsion,
c'est-à-dire la construire. Voir de même dans Rachi qui dit sur le verset : « Il
viendra en rédempteur pour Tsion (Isaïe
59,20) : « Tant que Tsion n’a pas été reconstruite le Messie ne vient
pas ». Mon père le Rav Yossef Rivlin zal a écrit sur ce sujet dans son
hymne « Dans tes portes, Jérusalem ». Le Gaon Rav Moché ‘Harlap dans
son récit de la montée des élèves du Gra en Erets Israël, publié dans la revue
« Mosdé Erets » (en annexe au livre « ‘Hazon Tsion »)
évoque ce sujet au nom du Gra . [Et dans Rachi sur Is. 59, 20 : « Tant
que Tsion est détruite etc. « la reconstruction des ruines à tes portes,
Jérusalem, qui est le commencement de la « fin des temps » dépend du
Rédempteur », « ‘Hazon Tsion Pg. 46. « Revenir et reconstruire
Erets Israël et la faire revivre pour révéler la fin dévoilée, qui est d’après
nos Sages le fondement principal de la révélation de la rédemption, le Gaon Rav
Moché ‘Harlap cité].
[48]
« Il viendra en rédempteur pour Tsion (Isaïe 59,20). Voir la note
précédente.
[49]
« Une fois que Jérusalem sera reconstruite, le fils de David
viendra ». Dans le chapitre 6, chapitre2, l’auteur explique que tout ceci
est relatif au commencement de la Rédemption, ce sujet de la fin étant évoqué
par nos Sages dans la guémara Sanhédrin p. 98 et Meguila p.
17, où le lien entre le sujet de la fin dévoilée et le verset « Et vous
montagnes d’Israël vous donnerez votre frondaison etc. ». Voir chapitre 2,
42, et chapitre 6,3 « Vous en hériterez et vous vous y installerez »
(Deut.11, 31) : Par le mérite de ce que vous en aurez hérité, vous vous
installerez » Et comment en hériterez-vous ? Par la prise de
possession. Nous apprenons d’ici (Kidouchin 26a) que « vous vous y
installerez » signifie que l’on acquiert par la prise de possession »
« Aderet Eliahou » Ibid. En ce qui concerne le sujet de la fin
dévoilée, voir plus loin au début du chapitre 6. Et pour Yéhochouah qui est
dans la ligne du Messie fils de Yossef, voir plus loin chapitre 2, 27, 47.
[50]
999 dans Yessod. Voir plus haut 4 et plus loin le chapitre 5 où l’auteur évoque
longuement ce sujet.
[51]
« Jusqu’au niveau de juste avant mille ». C'est-à-dire mille moins un
qui est le niveau le plus élevé de «l’éveil d’en bas » qui fait partie de
la mission du Messie du commencement, le Messie fils de Yossef [Voir plus loin
chapitre 2, première partie la notion 51 et la notion 53 : 999 dans
Yessod]. « Alors même l’heure venue, Je me hâterai », c'est-à-dire
même avant la fin du sixième millénaire. Dans son commentaire sur le
« Sifra detsiniouta », le Gra parle beaucoup de ce sujet.
« (Deut. 32,35). Voir le Gra sur ce verset dans « Aderet Eliahou » Deut. 32, 35, sur ce sujet.
Voir plus loin l’allusion à son nom car « 'Hach atidot » (L’avenir se
précipite) a la même valeur numérique que son nom « Eliahou ben Chlomo
Zalman ben Isaskhar ». Voir plus loin chapitre 3 : « Remizin
kedochin » [Biour haGra sur les « Tikouné haZohar Pg. 37a, et dans le
Biour haGra sur le « Sifra detsiniouta Pg. 33b]
[52]
« Un temps pour chaque désir » dans l’«éveil d’en bas ». Ceci
est expliqué plus loin, au chapitre 5 qui commence par ces mots.
[53]
Entre « l’heure venue et Je me hâterai » c'est-à-dire jusqu’à
le fin du sixième millénaire, à D. ne plaise. « Je me hâterai »,
c'est-à-dire : tout de suite. Voir Sanhédrin 98 : s’ils méritent Je
me précipiterai avec les nuées célestes, c'est-à-dire d’une manière
miraculeusement rapide.
[54]
« Au sujet du sens premier du verset ». Le sens premier du verset est
que même «L’heure venue, Je me hâterai ». S’ils ne le méritent pas,
cela viendra (à la vitesse) d’un pauvre qui voyage sur un âne: Voir Tikounei
Zohar hadach 37a.et les commentaires du Gra sur place.
[55]
« La dernière génération ». Voir plus loin, le chapitre 5 dans le
paragraphe qui commence par « A chaque temps et à chaque moment un
désir ». L’auteur y explique que
les mots « la dernière génération », du verset « Pour que vous
puissiez raconter à la dernière génération » (Ps. 48, 14), font référence à l’époque qui commence en
l’année 5400 et qui va jusqu’en 5750 du sixième millénaire (c'est-à-dire les
six premières heures qui commencent à partir du lever du jour du sixième
millénaire).
[56]
L’auteur du « Kol Yechoua » le Rav Y. Rivlin zal, le père de l’auteur
mentionne à plusieurs reprises dans ses hymnes et dans ses articles dans les
journaux de son époque le sujet de « la dernière génération » en lien
avec la progression de l’élargissement de la réinstallation en Israël et l’approche de la Rédemption. Par exemple
dans son article dans « Hamaguid en date du … de l'année 5421, numéro …, il dit « Afin de montrer à la dernière
génération »
[Ici s’arrêtent les remarques du premier
éditeur, le Rav Chlomo Zlaman Rivlin zatsal]
[57]
« La destruction d’Amalek doit avoir lieu à l’intérieur d’Erets Israël…
Parce que tant que les forces d’impureté règnent sur les « portes de
Jérusalem », « Mes jambes, de la stature du Cyprès, » (Netsa’h
et Hod selon les Cabalistes) ne peuvent s’y maintenir, et ainsi, elle repousse
le retour de la Présence divine à Tsion et la rédemption en est retardée
d’autant… Et notre unique force pour vaincre l’ange d’Esav et son armée… Par la
construction de la tente de Yaacov là où règne l’impureté ». Rapporté dans
le livre « ‘Hazon Tsion » Pg. 36… « Aux alentours de Jérusalem,
il y a un endroit où se trouve le centre des forces de sainteté contre la force
de l’impureté… « Sur tes murailles, Jérusalem, j’ai placé des gardes tout
le jour et toute la nuit », « toute la nuit » c'est-à-dire même
au temps de l’exil, « Jai placé des gardes » : ce sont les deux
Messies ». D’après notre maître le Gra (dans « Ya’hel Or "
parachat Chela’h) la place du Messie fils de David est à l’intérieur des
murailles, et la place du Messie fils de Yossef est à l’extérieur des murailles
de Jérusalem, et ils désirent se réunir dans l’avenir à la fin de la
Rédemption. Le Messie fils de Yossef qui rassemble les exilés et reconstruit
Jérusalem se tient à la porte de la ville, qui est appelée par nos Sages :
« Porte de la Cité » (Sanhédrin 98) qui se trouve sur la ligne
médiane entre le terrain des murailles et le terrain des portes Ouest ».
« Hamaguid dorech Tsion » Pg. 97-98, voir là ce sujet plus largement.
[58] Voir plus loin chapitre 2,48.
[59]
Voir plus loin au début du chapitre 2
[60]
Voir ch. 5.
[61]
« Be sridim » ("les survivants » = Machia’h ben Yossef =
566. Voir plus loin chapitre 2, 20). « Cette prophétie « Le refuge se
trouvera à Tsion et à Jérusalem » préoccupait beaucoup notre maître le
Gra. Car selon celle-ci viendra un temps dans la période des « talons du
Messie » où le rassemblement des exilés se fera sous forme d’un refuge,
c'est-à-dire sous la pression de malheurs et de décrets, et c’est seulement les
survivants qui arriveront à Tsion et à Jérusalem. C’est un de ces facteurs
importants qui a amené le Gra à pousser ses élèves à se hâter et à partir pour
Erets Israël afin de s’occuper du rassemblement des exilés alors qu’il était
encore temps, pour accomplir le retour à Tsion volontairement et non sous la
nécessité de s’y réfugier ». Hamaguid dorech Tsion » Pg. 71.
[62]
Voir plus loin chap. 6, Rav ‘Haïm de Volojin qui dit dans son introduction au
« Biour haGra » sur le « Sifra de tsiniouta » que « le
Gra insistait beaucoup sur le précepte sacré d’étudier la Tora cachée par ce
que par le mérite de ce précepte on rapproche la Rédemption ».
« Maguid dorech Tsion » Pg. 65-66. Et « lorsqu’on n’étudie
pas cette sagesse, le Messie tarde à venir ». (Biour haGra sur les Tikouné
Ha Zohar ‘hadach pg. 91b). Et dans le « Midrach Chlomo » il est
expliqué, d’après le Gra, que « De Tsion sort la Tora » vise
principalement la Tora cachée ». Pg. 43, note 344. Voir plus loin chapitre
6,5.
[63]
Chap.2, 122.Chapitres 3 et 4. « Missions » chapitre 2, 38.
[64]
Lorsque l’ange d’Esav est venu et a lutté avec lui, il est tombé car il n’avait
pas de réponse à donner à sa question et « La maison de Yaacov sera un
feu, la maison de Yossef une flamme, et la maison d’Esav un tas de
paille » (Obadia 1, 18).
[65]
Voir plus loin dans ce chapitre par. 22.
[66]
« Oppressions et aisances » Voir plus loin chapitre 2, 49).
« Puis-je rester calme devant ce jour de malheur » (Hab. 3,16) plus
loin chapitre 2, 2, 5 et 10. »Dans la main de l’ange de Yossef » plus
loin chapitre 2, 125). « Les obstacles lors des « pas du
Messie » Chapitre 2,121).
[67]
Le mot « beoznei » à la même valeur que le mot « sod » soit
70. Voir plus loin chap.2, 16). « Retour à Tsion » plus loin chapitre
2,123). « La montée des Tribus » plus loin chapitre 2, 98) et 128).
Voir « ‘Hazon Tsion » Pg.40.
[68]
Voir plus loin chapitre 6, au début du chapitre.
[69]
Au sujet des « talons du Messie » voir Sota 70a et plus loin chap. 2,
29), 51).
[70]
Voir plus loin chap.2 1ère partie 23), 27).
[71]
« Jérusalem n’a été détruite… » Chabbat 119b et plus loin chap. 6, 4.
[72]
Il s’agit de l’alliance concernant
l’égalité dans la répartition des biens entre les habitants de Tsion, comme Rav
Moché a expliqué le verset : «Le fil à plomb sera tendu sur
Jérusalem » (Zach.1, 16). « Un fil tendu » c'est-à-dire
« un fil d’égalité » afin que soit accompli : « La paix
sera dans tes murs et la sécurité dans tes palais » (Ps. 122, 7),
sans envie et haine. « ‘Hazon Tsion » Pg. 124, note 145. Au sujet des
mesures unifiées, voir encore chapitre 6, 2. « Anché amana » (des
gens intègres) = « kav machvé » (ligne médiane) = 457. Voir plus loin
chapitre 2, 69).
[73]
Voir plus loin le passage qui reste du chapitre 7 « Bemichpat
tipadé » (Il sera racheté par la justice) = Machia’h richon (premier
Messie) = 920. Voir aussi chap. 2,124).
[74]
« Seriah ben Dan » : voir plus loin chap.2, 103).
« 999 » : Ibid. 53). « Yossef est encore en
vie » : ibid. 108). «chéérit Israël » : ibid 152).
[75]
Voir plus loin chap. 2, 108).
[76]
Voir plus loin Chap. 2, 54), 69).
[77]
« Irachena (ferai hériter) » = « Machia’h ben Yossef » =
566
[78] Voir plus loin chapitre 2, 27), 56) et 67).
[79]
Voir plus loin Chap. 5, à la fin de la première partie : « selon
l’opinion du Gra le décret d’après lequel le Messie fils de Yossef devrait être
tué par Armileus l’impie (ce sujet est connu des Cabalistes) sera annulé par le
mérite de l’œuvre de rassemblement des exilés, le mérite des épreuves d’Erets
d’Israël, et le mérite des prières dites pour la survivance et la réussite du
Messie fils de Yossef… » (Midrach Chlomo Pg. 28). Il y est encore
dit : « Selon les Grands d’Israël, les anciens qui sont comme des
anges, que c’est une grande mitsva de prier pour la vie et la réussite du Messie
fils de Yossef ». D’après le Ari Hakadoch c’est une grande mitsva de
penser à cette prière dans la bénédiction de la Amida « Boné
Yéruchalayim » et dans les mots « Ve kissé David avedé'ha mehéra
leto'ha ta'hin » (Pri ets ‘haïm chaar haamida, chap.19). Il est rapporté
pareillement dans le sidour du Rachach (Rabbi Chalom Charabi) zal qui se réfère
au « Or Ha’haïm » du Gaon Rav ‘Haïm Ben Atar qu’il faut penser à
cette prière dans la bénédiction de la Amida : « Lychouathé'ha
kivinou kol hayom » et « matsmia’h keren yechoua » (Midrach
Chlomo Pg. 160, 161). Plus loin il y est écrit : « le livre
« Kol Hator » dans son chapitre 5 rapporte le texte d’une prière
particulière appelée « Yossef est encore en vie » et recommande
beaucoup de prononcer toujours cette prière, et plus particulièrement aux
moments de détresse, à D. ne plaise. On y trouve aussi Pg. 165, note 23 en
ajout les chapitres suivants : « Ô Seigneur, n’arrête plus ton
action » (Ps. 83, 2), « Quand l’Eternel ramènera les captifs de
Tsion » (Ibid 126, 1), « Oui, Je veux les ramener de la région du
Nord, les rassembler des extrémités de la terre » (Jer.31, 7). Puis il
faut dire ensuite les 13 midot, « Ana bekoa’h », et « Za'hor
lanou brit avot ». Et selon la tradition, ils avaient coutume de dire
cette prière à la fin de chaque soir de Roch hachana, et aux moments de
détresse, que D. nous en préserve, ils disaient la prière à l’endroit connu
sous le nom de « Pit’ha dekarta » (porte de la ville) qui est sur la
« ligne médiane » entre les murailles et les portes de Jérusalem
Ouest (Cet endroit de la « Pit’ha
dekarta » se trouve sur un terrain vague du côté Est du quartier
« Zi'hron Moché » à proximité de la mosquée « eyl akcha »)…
« Midrach chlomo » Pg. 166, note 24.
[80]
Voir Ezech. 37, 16 à 19. Et voir plus loin chap. 2, 101), 102).
[81]
« Ephraïm mon premier né » = 569 = l’année 5569 (1809), l’année de la
montée en Erets Israël des élèves du Gaon.
[82]
« Viens et vois : Tout ce qui est arrivé à Yossef est arrivé à
Tsion » Tan’houma, Vayigach, chap.11.
[83]
IL est dit dans le livre « ‘Hazon Tsion » (pg. 23, 24) de Rabbi
Binyamin : « D’après le Zohar Hakadoch, « le point du milieu »
de la ligne médiane ; qui est la ligne du Ra’hamim des 10 sephirot et des
mondes supérieurs, qui s’étend du haut vers le bas depuis la sefira Keter
supérieure et qui est la droite ligne de «La Lumière infinie »
Bénie ; est ,en haut, placé exactement face à la place du temple-Bet
Hamikdach, juste au-dessus de l’Even hachtiah-« la pierre de base »
(lieu du saint des saints). Et le côté droit de la ligne médiane est le Sud où
se trouve la ligne du ‘Hessed, et son côté gauche est au Nord, où se trouve la
ligne du Din, c’est là aussi que se trouve le côté de la mise en accusation ,
le lieu du Satan qui est le « sameh’ mem », l’ange d’Esav, c’est
Amalek, c’est « celui du Nord dont il est dit « Celui du Nord je
l’éloignerai de vous ». Son lieu et l’endroit où il est le plus dominant
sont du côté gauche (Smol/ Chin mem alef lamed), le côté du Din, c’est pourquoi
l’accusateur est appelé « Samaël » (Samekh mem alef lamed). Face à
lui nous avons une force extraordinaire qu’est Ephraïm, le Messie fils de
Yossef… Et Ephraïm est à gauche dans la guerre contre celui qui est au Nord.
C’est pourquoi Yaacov a fait passer la bénédiction sur lui de droite à gauche.
Il nous exhorte : «Réveille-toi du nord et viens vers le sud ».
Il est
écrit dans le livre « amagid dorech letsion » p.
63 : « Dans le Targoum Yonathan sur Chemot (40, 14) : il
est écrit : «Et le Messie fils d’Ephraïm qui descend de lui (Josué) par
lequel il est prévu que la maison d’Israël vaincra Gog et ses alliés à la fin
des temps ». Et dans le Midrach Cho’har tov sur les Psaumes il est dit du
verset : « A moi Gilaad ! A moi Ménaché ! Ephraïm est
la puissante sauvegarde de Ma tête » (Ps. 60, 9) : « Mais dans
l’avenir, je vous sauverai par le messie fils d’Ephraïm ». Et dans les
« Pirkei Heikhalot » (Chap. 39 édité dans "otsar baté midrachot
p. 130) il est dit : « Quarante ans avant la venue du messie fils de
David… viendra… un homme d’Ephraïm fils de Yossef qui se tiendra à Jérusalem
autour duquel se rassemblera tout Israël ». Le Zohar Akadoch parle du rôle
du Machia'h fils de Yossef : " en ce temps-là le roi Messie commencera par
rassembler les exilés de tous les confins du monde" (2ème
partie 9a). "Le roi David a dit : en parallèle aux trois valeurs de droite
du Machia'h fils de David sur qui il est dit trois fois: " la droite de
D." , il y a trois valeurs de gauche sur lesquelles s'attache le Machia'h
fils d'Ephraïm, côté gauche de la vertu de "gévoura" sur laquelle il
est dit: "je ne mourrai pas car je vivrai"(Ps. 118)" (3ème
partie 153b). " Je supporte à cause
d'eux beaucoups de coups afin que le Machia'h fils de Yossef ne soit pas
tué" (3ème partie 223a et 153b). " "Je serai dans la
misère mais Il me libèrera"-que ne meurt pas le Machia'h fils de
Yossef" (3ème partie 223a). " "Car toi Je t'ai vu
Tsadik devans moi"… que ne meurt pas le Machia'h fils de Yossef qui est du
coté gauche" (1ère partie 253a). Dans le livre Likouté Agra,
partie "sod aotiot" p. 40a sur les paroles du Gra " 888 dans
"hod"" dit le "beer Yts'hak": " les deux messies
sont dans Netsa'h et hod et le Machia'h fils de Yossef est le premier et sur
lui est dit: "et ceux qui sont libérés reviendront …" car c'est par
lui que se fera le rassemblement des éxilés car il est le premier libérateur". Et sur les
paroles du Gra là-bas p. 62b: "viendrons deux messies, le Machia'h fils de
Yossef et Machia'h fils de David" écrit le Beer Yts'hak: "et c'est pour
cela que par le Machia'h ben Yossef viendra l'indépendance et le rassemblement
des exilés".Dans le « Biour HaGra » sur Josué15, 1 il est
dit : «C’est parce que Yéhouda et Ephraïm sont en tout lieu les têtes
des tribus…que c’est d’eux que seront issus à l’avenir le Messie fils de David et
le Messie fils de Yossef, les rédempteurs… ».
Dans le
« Midrach Chlomo » il est écrit au sujet de ce chapitre de Jérémie,
qui est lu dans la haphtara de Roch Hachana : Une raison supplémentaire de
la lecture de la haphtara de ce jour est que tout ce chapitre parle du Messie
du commencement, le Messie fils de Yossef, par lequel se produiront le
rassemblement des exilés et la libération de la domination des Royaumes… Car
dans ce chapitre que nous lisons aujourd’hui dans la haphtara l’on parle des
principes essentiels relatifs au Messie du commencement qui est surnommé ici
par « Ephraïm »… ensemble avec la promesse de la prophetie: "
ils reviendront de la terre des ennemis, ils reviendrons dans leur
frontières » (p. 15). Sur tous ces sujets, voir aussi dans le livre de Rav
Mena'hem Cacher: "Atekoufa
agedola" p. 418-421.
[84]
Ce verset évoque l’époque du Messie fils de Yossef comme il est dit :
«C’est un temps de détresse pour Yacov » (Jer. 30,7), de ce temps de
détresse proviendra la rédemption. Cf. tikouné Zohar 37a, cf. "amagid dorech Tsion" p.66-13.
[85] Ps. 85, 12).
[86]
Sur l’ajout de la lettre « hé » dans le nom de Yossef il est dit dans
le Zohar 3, 14 : « par le mérite d’avoir gardé l’alliance de la
circoncision (lors de son refus d’aller avec la femme de Putiphar), D. a inséré
Son nom en lui ».
[87]
Sur la notion « Josué »Voir plus loin chap. 6,2. Il est dit dans le
livre ‘Hazon Tsion p. 173-174 que les initiales des mots even chlema (alef
chin) sont les mêmes que les initiales du nom du Gaon « Eliahou (Ben)
Chlomo » cf. aussi dans le livre « amagid dorech letsion »
p,113. Le verset «Avec une grande miséricorde je te rassemblerai »
(Is. 54, 7) a la même valeur numérique que « Éliahou fils de Chlomo
Zalman ». Voir aussi « Aliot Eliahou », chapitre « Toldot
haGra » (pg. 39) « le Gaon était une étincelle de Moïse, notre
maître, et l’autorisation d’entrer en Erets Israël ne lui a pas été
donnée ». Cité dans le kivre 'hazon Tsion p. 31 remarque 34. D'autres
allusions la bas p. 34 fin remarque 39.
[88]
Voir Zohar première partie 59b. : "c'est grâce au fait qu'il a gardé
l'alliance (de la mila- car il a refusé d'être séduit par la femme de Putiphar
n.d.t.), que Yossef a eu le mérite d'être appelé tsadik-juste"
[89]
Zohar deuxième partie 118b. :"la ligne médiane inclut la rigueur et la
bonté"
[90]
Midrach Tehilim 22-13: « Rabbi ‘Hyya lui a dit : La Rédemption
d’Israël est ainsi… Au début elle viendra petit à petit et ensuite elle viendra
en explosant ». Voir aussi le Zohar deuxième partie, pg. 102a: "le Machiah
fils de Yossef est représenté par le taureau, du côté gauche".
[91]
Voir plus haut 1) et 2)."Tsion a la même valeur numérique que Yossef"
[92] Voir plus haut 2).
[93]
Cf. le commentaire "Aderet Éliyaou" du Gaon sur ce verset (deut.
33,1).Tsafon (le Nord) c’est l’éveil d’en bas comme il est écrit dans le commentaire
du Gaon sur le verset «Réveille-toi rafale du Nord. (Ori tsafon)» (Cantiques 4,
16) que le Nord recèle tous les biens, comme il est dit : «Qu’elle est
grande Ta bonté que Tu caches… » (Ps. 31, 20). C’est pourquoi il est
dit ici : « Réveille-toi rafale du Nord», car le Nord a besoin
de réveil. Et dans le livre « Midrach Chlomo » p. 14 il est
expliqué : « Voici, nous savons que le côté nord est dans la ligne de
gauche des dix sefirot, c’est la vertu de la rigueur. Le côté sud est la ligne
de droite qui est dans la vertu de la bonté. Des paroles du Gaon précitées,
nous voyons que tous les bienfaits sont enfouis dans tout ce qui relève de la
vertu de la rigueur … Mais ce bien ne peut venir que par le réveil autonome
d’Israël ». cf. tikouné Zohar 'hadach 30a et commentaire du Gra et aussi
tikouné Zohar 'hadach 49a et commentaire du Gra. Voir aussi midrach Tan'houma
Berechit par. A: "« Laisser
circuler librement le taureau et l'âne », c'est le Machia'h fils de Yossef
qui est comparé au taureau, et le Machia'h fils de David qui est comparé à
l'âne…". Voir aussi plus haut ch. 1 remarque 29 du Rav Chlomo Zalman
Rivlin. Voir aussi Likouté Agra 103a et b.
[94]
Voir Likouteï haGra 41a. Voir ici ch. 1 remarque 4. Cf. beer ytshak sur les
Likouteï haGra 103a.
[95]Voir
le commentaire du Gaon sur le livre de Habakuk 2,3. Le Gaon a surnommé le
Messie fils de Yossef « le premier Messie ». Voir le commentaire Beer
Ytshak :" Il est le premier libérateur parce que c’est par lui qu’aura
lieu le rassemblement des exilés. Voir
Likouteï haGra 40b et 63a. Le Rav Menahem Cacher a signalé que cette expression
apparait déjà dans le Zohar haKadoch Gn. P.25b.
[96]
Soit 643. Voir plus loin 117.
[97]
Six fois yud khé vav khé soit 156 = Yossef= Tsion.
[98] Beoznei = sod = 70. « tivachéoun »
= Erets Israël = 832. « Quand le hé revient : Quand
l’Assemblée d’Israël qui est appelée « hé » reviendra (fera
techouva), alors le « vav »reposera sur elle. La lettre
"vav" du Nom de D. représente dans la Kabala la vertu de D. nommée "Akadoch
Barouh' Hou". « Quiconque se repent (revient) amène le retour du hé
vers le vav », (Zohar troisième partie 122a). Commentaire du Gaon sur les
tikouné Zohar p. 62b. Voir aussi plus loin 21).
[99]
"La descendance d’Esav ne pourra tomber que dans la main de la descendance
de Yossef » (Baba Batra 123b)."Esav tombera dans les mains des fils
de Rachel" (Tanh'ouma par. Tetsé 16 (ed. Buber p. 22a)
[100]
Il est dit dans la guemara (Baba batra 109b) : « Il (Pin’has) descend de
Yossef car il a combattu son penchant ». "Le signe de l'alliance (de
la circoncision), c'est Yossef" (Zohar 3eme partie 115b). Pinh'as c'est
Eliyahou et ils sont de la racine de l'âme du Messie fils de Yossef, cf. chaar
agilgoulim p.34a. Voir plus loin 71) et 140).
[101] Voir plus haut 10).
[102] Besridim (bet chin reich yud dalet
yud mem final) = Machia’h ben Yossef = 566.
[103]
Yossef est mentionné ici comme fils de Ra’hel parce qu’il est question ici de
« l’éveil d’en bas ».En tant que fils de Ra'hel il est lié à la
dimension de la terre. Voir plus loin 54).
[104]
« L’éclat de l’aube » c’est le matin et se réfère à la ligne du
Messie fils de Yossef (voir plus haut 14)."La pointe de l’aube" se
réfère à la ligne du premier Messie (voir 8). « L’aube ce sont les
douleurs de la venue du Messie, le matin c’est la guéoula". "Et avant
la guéoula, ce sera le temps le plus difficile de l'exil … et le psaume 22
sur la pointe de l'aube est le cri de la pointe de l'aube à cause du poids de
la galout» (commentaire du Gaon -Ya’hel or sur paracha Terouma p.12).
[105]
Ta’hanounim = Messie fils de Yossef = 566. Dal =bebkhi= 34. Les
souffrances du Messie fils de Yossef sont en rapport avec la faute de la vente
de Yossef (Zohar ‘hadach pg. 29 paracha Vayechev). Voir le Biour ha Gra sur les
Tikouné Zohar hadach 37a.
[106]"Gavriël…din"
Zohar 2e partie 42a, « Gavriël est à la tête du côté gauche,
celui de la Guevoura(sefira de rigueur)» Zohar première partie Pg. 235a. Voir
aussi Sota 36b. Rav Saadia était un autre disciple du Gra. Le Rav Hillel le
cite aussi plus loin paragraphe 147.
[107]La
guéoula est au niveau de la sefira de Yessod selon ce qui est dit:" le
tsadik (juste) est le Yessod (base) du monde…il est la source de la
rédemption" tikouné Zohar tikoun 13 p. 30b. Cha’hat » dans son intégralité : Chin
(chin yud noun final), ‘het (‘het yud
tav), tav (tav yud vav) = Be Chalem soucco
oumeonato be tsion » = 1194.
[108]
Sur ce verset le Gaon a dit que les mots « gan naoul »-jardin clos,
se réfèrent au « sod »-les secrets. Naoul (clos) = Yossef= 156. Et le
mot « sod » dans son intégralité
a la même valeur que « Machia’h ben Yossef », voir plus loin
38).
[109]
Le roi David priait pour la délivrance du machiah' ben Yossef afin qu'il en
meure pas (cf. plus loin 46 et 74). "Pour que le machiah' ben Éphraïm ne
meure pas" Zohar 3e part. p. 223a. Cf. aussi Zohar ibid. p.
203a et le commentaire du Gaon « Ya’hel or » paracha Pin’has p.24a.
Quant au lien entre le Messie fils de Yossef et Yehochoua ben Noun voir plus
loin 62) et 100).
[110]
Voir plus haut 18) : le chalom (paix) qui est la sefira Yessod. Et sur la
vérité qui est la sefira Malkhout voir Zohar première partie pg. 2b. Quant à la
sefira Malkhout qui est dans la ligne du Messie fils de Yossef voir plus loin
130).
[111]
Soit 741.Sur l'enseignement du Gaon sur le livre de Habacuc, cf.2).
[112]
Voir plus haut la note sur 11) Et 13).
[113]
« Rabbi Aba a dit : On ne trouve pas de fin plus dévoilée que dans ce
verset : «Et vous montagnes d’Israël
vous donnerez votre frondaison… » (Sanhédrin 98a). « Pourquoi
Nos sages ont-ils considéré qu’il fallait dire la bénédiction (de la Amida)
relative au rassemblement des exilés après la bénédiction sur les
récoltes (mevarekh hachanim) ? Parce qu'il est écrit : «Et vous montagnes
d’Israël vous donnerez votre frondaison et vous porterez votre fruit pour mon peuple Israël, car ils
sont près de revenir» (Ezech. 36, 8). Lorsque les exilés auront été rassemblés,
les méchants seront jugés… Et lorsque Jérusalem sera reconstruite, le Messie
fils de David viendra » (Meguila 17b). Voir plus loin début du chapitre 6.
Et en ce qui concerne « la purification de la terre voir chap. 6, 3).
[114]
Voir plus haut 11).
[115]
Voir plus haut 17).
[116]
Hod est dans la vertu de din:" le lien de Hod est la sefira de
gevoura" tikouné Zohar tikoun 22 p. 68b, Zohar hadach 154a. « Le
premier né de son taureau » voir plus haut 1) et 11). Le lien entre Hod et
Hadar et le machiah' ben Yossef : beer Ytshak, likouté HaGra 40b.
[117]
Voir plus haut 12) et ch. 1 remarque 4.
[118]
" Eliyahou Anavi a donné à Yona ben Amitai cette même dimension appelée la
"goutte" de Yossef … c'est pourquoi il est Machia'h fils de Yossef"
( chaar agilgoulim intr. 32 p. 34a). Dans le livre "Zera Ytshak"
commentaire du livre de Yona (Jonas), il
dit que c'est lui qui combattra lors de la guerre de Gog et Magog, il les
vaincra avec l'aide du Machia'h fils de David, selon le principe de: "Yéhouda
sauve Yossef" et son rôle principal est l'extension des frontières
d'Israël. (midrach Chlomo p. 23) voir aussi plus loin 88)
[119]
Voir plus haut au début du chapitre.
[120]
« Il est dit ici : tourterelle » car la tourterelle a deux voix…
Car elle correspond aux deux rédemptions » (Commentaire du Gra sur le
Cantique des Cantiques). Voir plus loin chap. 4.
[121]
Voir à ce propos le célèbre "amisped birouchalaim", oraison sur
Binyamin Zeev Herzl écrite par la Rav Kook (maamaré areiya p. 94 et son
commentaire de Rav Yéhouda Léon Askenazi-Manitou dans le livre: "misped
lamachiah'. Voir aussi plus lois paragraphe 151.
[122] Voir plus loin chap. 6, 3). Erets Israël = ve
haadama lo techam = 832.
[123]
Voir plus haut au début de ce chapitre. « be Chalem souccato ou meonato be tsion” = Eliahou ben Chlomo
Zalman ben Yssakhar Dov =1200.
[124]
Voir 35). Car Yossef et Matat…
proviennent à la racine de « Zehira ilaah" - la lumière
supérieure, de l’âme du premier homme Chaar haguilgoulim hakdama 36, pg.45a.
[125]
" La racine de la lumière superieure de Adam Arichon, lumière superieure
de Adam, 'Hano'h, Yossef, Yeochoua bin Noun etc…" (Chaar Agilgoulim intr.
36 p. 44a). Voir plus haut 1) et 27.
[126]
L'équivalence entre paix et Yessod, cf. plus haut 18).Chalom = Esav = 376. La
guémara (Sanhédrin 98a) amène ce verset après avoir évoqué la fin dévoilée.
Voir encore à ce propos ch. 3 par. 10 et remarque.
[127]
Sur la question pourquoi Yossef a-t-il donné à David plus d'années que les autres
répond le Zohar Akadoch: " c'est évident que Yossef seul équivaut à tous
les autres car il est appelé Tsadik" ( Zohar Tehilim ibid.). Le
commentaire Ziv Azohar signe 10 explique: " cela signifie que la vertu de
"Yessod"-"tsadik" amène l'influx sur la
"mal'hout", racine de David".
" Il faut prier en demandant à Hachem que vive le Machia'h fils de
Yossef" (chaar akavanot sur "boné Yerouchalaïm"), Voir plus
longuement plus haut chapitre 1, 6).
[128]
La ligne de Ra'hel: "chaar aguilgoulim" 42b. Ceci doit venir par un
« éveil d’en bas » de la terre. Comme ceci a été expliqué par les
élèves du Gaon : « Lorsque tes yeux verront « Jérusalem, (qui
est une) résidence paisible », grâce à une action de « l’éveil d’en
bas », alors viendra un « éveil d’en haut », vision de Tsion la
cité de nos réunions."chaar aguilgoulim" : introduction 36 p. 42b.
[129]"
Celui qui ne connait pas les Guématria et les valeurs liées à sa personne ira
au "chéol" comme l'a établi le midrach sur Kohelet (Eccl. 9). Chaque
personne d'Israël a une racine en haut selon la valeur numérique de son
nom » commentaire du Gaon ibid. le mot scribe; "sofer" en
Hébreux, signifie aussi celui qui compte, allusion à la lecture des textes
selon leur valeur numérique; guématria. Tout cela est expliqué en détail au ch.
3.
[130]
" c'est connu que la lettre "tet" correspond à la sefira de Yessod
et là se trouve enfoui tout le bien de la lumière cachée etc…" (beer
Yts'hak ibid.) Biourei Agadot du Gra sur Baba Kama (op. cit.) :
« L’essentiel du bien est dans la sefira Yessod ».
[131]
Sur le commentaire sur le Cantique des cantiques voir plus haut 11). Le Midrach
auquel il est fait référence ici est Vayikra Rabba Paracha 9.
[132]
Cf. Likouté a Gra 181b.Voir plus haut 51).
[133]
« Yossef ben Ra’hel de la terre » : voir plus haut 1). « Ki
col » =yessod = 80.
[134]
Voir plus haut 36). « Yehochoua Messie fils de Yossef » : voir
plus haut 27).
[135]
Pour l’unification de Yessod et Malkhout voir plus haut 28)."L'arbre de
Yossef" et "l'arbre de Yéhouda" (Ezech. 37 16) puis :
« Rapproche ces arbres l’un de l’autre pour être un dans ta main »
(Ezech. 37, 17). Selon l’opinion du Gaon : au commencement: «ils seront
unis dans ta main » et ensuite : « elles seront réunies
dans Ma main » (ibid. vers. 19). Voir aussi plus loin 101. Au sujet
de la sefira Malkhout voir plus loin 130).
[136]
Voir plus loin 118) et plus haut 18), 36), 27).
[137]
Voir plus loin chapitre 6, 2) et plus haut 41).
[138]
Dans la dracha de Rav Moché Rivlin sur les noms du Machia'h dans la Guémara
Sanhédrin 88b il est dit: " les quatre noms du Machia'h ne sont que des
attributs suivant ses fonctions: "'Hessed, Gevoura, Ra'hamim et
consolation. ( le Machia'h fils de David est du côté du 'hessed- coté droit
dans Netsa'h, et le Machia'h fils de Yossef est du côté du Din- coté gauche en
Hod comme il est dit dans le Zohar Pin'has 243 et ils ont quatre rôles). 1)…Chilo c'est Moché Rabénou et il est dans la ligne de droite comme il est écrit
" celui qui nous guide à la droite de Moché". 2) …Yinon représente la
Gevoura à gauche. 3)…'Hanina représente laligne médiane de Ra'hamim qui adoucit
le Din. 4)…et ceux qui ont dit que son nom est Mena'hem fils de 'Hizkia
pensaient aux deux cotés car Mena'hem est à droite et 'Hizkia ('hazak-la force)
est à gauche. Et lui unifie les deux cotés ainsi que le monde du ciel et celui
de la terre selon le verset cité là bas: "Mena'hem qui me rend mon
âme" ( qui représente la sefira de Yessod et de Mal'hout, ciel et terre).
Cette dracha est amenée dans le livre « ‘Hazon Tsion » pg.106, note
127.
[139]
Voir plus haut 1) et dans les notes. Voir encore 54), 21), 51). Et encore Ya’hel Or Chemot 1. Voir plus haut 21).
" le "Alef" du nom "Tsévaot" se divise en deux":
likouté Agra 27b. Voir le commentaire du
beer Yts'hak.
[140]
« L’Eternel a dit à mon maître « Assieds-toi à ma droite »
C'est-à-dire faire passer le Messie fils de Yossef de la vertu de Din,
« l’éveil d’en bas », qui est à gauche à la vertu de Hessed,
« l’éveil d’en haut », qui est à droite. « Le ‘Hessed c’est
l’eau », Zohar troisième partie 255a.
[141] Voir plus haut 26), 47). Akiva ben Yossef =
Yehochoua = 391. Sur le lien entre Rabbi Akiba et Josué cf. "chaar
haguigloulim 49b
[142] Voir 60, 27) et 23). Et plus
loin chapitre 6, 2).
[143]
" baarava"="kets amegoula"="hallel ben
Binyamin"=279. Voir plus loin fin du ch. 3. Et encore:
"yechouroun"=Machia'h ben Yossef= 566. "Yechouroun est du côté
gauche" c’est-à-dire du nord, du coté du réveil d'en bas, commentaire du
Gra sur les Tikouné Zohar p. 78a: "Israël est à droite et Yechouroun de
l'autre côté". Voir ‘Hazon Tsion
pg. 70 note 83.
[144]
Kina = Tsion= 156.
[145]
Voir plus haut 23). « Ki et le'hanena » = « edout beYehossef »
= 643.
[146]
Le trône qui est la préparation à la venue de David, est le Messie fils de
Yossef. « Nofolet » = machia’h ben Yossef = 566.
[147]
« Peer » (diadème) est de la même racine que Tiféret qui est la sefira de Yaacov. Avraham,
‘Hessed, est à droite. Ist’hak, Guevoura, est à gauche. Et Yaacov, Tiféret, est
au milieu en dessous d’eux.
[148]
Ki col = Yessod = 80. Voir plus haut 54). « col bachamayim
ouvaarets » = Machia’h ben Ephraïm » = 741.Ce verset fait partie des "pessouké
dezimra" de la prière du matin et il cite dans l'ordre toute les sept
sefirot depuis 'hessed. Les mots précités expriment la sefira de Yessod.
[149]
La reconstruction de Jérusalem relève de « l’éveil d’en bas » et fait
partie de la mission du Messie fils de Yossef.
[150] « Lev avot al banim » =
« Edout beyehossef » = 643. Le Machia'h fils de Yossef est de
la racine de la nechama du prophète Elie, cf. Chaar Agilgoulim intr. 32 p. 34b.
Voir plus haut 36) et plus loin 87). Selon « Eliahou rabba », Eliahou
est un des descendants de Ra’hel.
[151]
Voir chapitre 6 ; 2) et 6).
[152]
Yona est le Messie fils de Yossef, voir plus haut 36). Dans le commentaire du
Gra dans Aderet Eliahou, nous trouvons : « Tout est dans le Messie
c'est-à-dire qu’il juge et admoneste".
[153]
"Netsa'h et Hod sont les deux jambes" Tikouné Zohar, introduction
17a. Sur 999 voir 51). Cette notion est reliée à l'idée des talons du Messie.
[154]
Zohar Bamidbar 243b: " grâce au mérite de la Che'hina qui s'appelle
"une pierre" comme il est écrit: "et cette pierre dont j'ai fait une stèle (ce qui
signifie une pierre érigée verticalement)"(Gen. 21), Israël peut se tenir
debout dans sa prière et grâce à elle Israël reçoit une stature dans ce monde.
Il est dit à son propos: " de là est le berget de la pierre
d'Israël"(ibid. 49).
[155]
Comme expliqué plus haut 67), voir la notion : « le trône de
David » et 47).
[156]
" Sim'ha a dit à Sasson: un jour viendra et on te remplira d'eau comme il
est dit : " et vous puiserez de l'eau dans l'allégresse (sasson)
etc." " (Traité de Souca48b). Mimayanei hayechoua (la source du
salut) = machia’h ben Yossef = 566. Et dans « Ya’hel Or » (Parachat
Trouma 14a), il est dit : « Le nom des deux Messies… par qui vient la
joie à l’Assemblée d’Israël parce qu’ils s’appellent « Sasson »
(allégresse) et « Sim’ha » (joie). Or, comme nous le savons
« Sasson » est dans la sefira Hod et « Sim’ha » dans la
sefira Netza’h. C’est ce qu’il est écrit : « Car vous sortirez dans
la joie » (Is.55, 12), ce qui évoque la sortie de l’exil. Voir plus loin
147).
[157]
«Tikouné haZohar hadach» (pg. 36b). "Le législateur: c'est la sefira de
Yessod" Zohar 3e part. 286a. La traduction littérale est
"un législateur d'entre ses jambes", allusion à la sefira de Yessod.
[158]
"Yechoua" (délivrance) = yehochoua. Voir plus haut 27).
[159]
Soit 358.
[160]
Voir plus haut 11).
[161]
Commentaire de notre maître sur les Tikouné haZohar.
[162]
Soit 985. Voir plus haut 11).
[163]
Mena'hem est l'un des noms du Messie (sanhédrin 98b),voir plus haut 56). Cf. Chaar Agilgoulim cité plus haut 36) et
"Eliyaou Raba" ch. 18 éd. "ich Chalom" p. 97: " Ils ont
dit à Eliyahou…n'as-tu pas dit à cette veuve: " fait moi un petit
pain" etc…et il leur a répondu: cet enfant était le Machia'h fils de
Yossef". Voir Tossafot Baba Metsia p. 114a: « Mahou
cheyesadrou » à la fin. Voir aussi le livre Ginzé Ram'hal édition Friedlander
p. 100.
[164]
Voir plus haut 11) 52) et les remarques.
[165]
Paragraphe 36).
[166]
Likoutei ha Gra sod haotiot sur "hafaf" et son commentaire.
[167]
Likoutei haGra 40 a.
[168]
Cf. la guémara de Sanhédrin page 98a selon la version du "arou'h" sur
le mot "med" p. 83 edition New
York 1955. A propos des 888 jardins, voir Baba Batra 75b et Tossafot.
[169]
Soit 265.
[170] Voir 2), 88), 13).
[171]
Soit 832.
[172]
Voir plus haut 1).
[173]
Voir 11) et 52).
[174]
Le Yessod s'appelle "Naar"- adolescent comme il est dit dans les
Tikouné Zohar 'hadach p. 83c. Cité dans "magid dorech letsion" p. 59.
Voir Likoutei haGra 60b. et le commentaire la bas de Zera Yts'hak.
[175] Soit 250. C’est à cela que fait allusion le
verset : « J’allumerai la lumière (ner) de Mon Messie » (Ps.
132, 1). Voir 90). Pour comprendre ces
"Yi'houdim", cf. le texte Hébreux. Voir le commentaire "imeré
Chefer" de Rav N.A. Levy sur le "sidour Agra" ( New York 1954 p.
48a): "ces trois Y'ihoudim ensemble… ont la même valeur que
"ner" et c'est ce qui est écrit: " J'ai préparé un
"ner" pour mon Messie".
[176]
Voir plus haut notes sur 1).
[177]
Voir plus haut : 1) et 69).
[178]
Voir plus haut 54).
[179]
Sod = beoznei = 70. Yehochoua est le Messie fils de Yossef (voir plus haut
62). Samekh vav dalet = Machia’h ben
Yossef = 566. Voir le Biour haGra sur Tikouné Zohar 'hadach pg. 2a.
[180]
Soit 566.
[181]
Le commencement viendra du nord selon le Midrach Vaykra Raba 9, Chir Achirim
Raba 4. Voir plus haut 1),11) et 87).
[182]
Voir les Tikouné haZohar 'hadach 37a. Voir aussi plus haut 91). Yechoua=yehochoua,
cf. 27), 47).Pour 999 et Yessod cf. 51). Pour ce nombre et son calcul (999)
voir plus loin chapitre 5, 3) et 9).
[183]
Voir plus haut 56).
[184]
« Yossef ets Ephraïm » (Yossef branche d’Ephraïm) = kibboutz galouyot
(rassemblement des exilés) = 647.
[185]
La guem. de Sanhédrin 97a décrit les difficultés de cette période.
[186]
Baba Batra 15a.
[187]
Soit 566.
[188]
Voir Michna Sota ch. 9, 15. « Petit à petit »: lorsque quelqu'un
avance à petit pas, il touche avec son talon le devant de son autre pied. C'est
pourquoi le mot "ekev" en Hébreux signifie aussi bien le pas, le
talon et la trace. Selon l'enseignement du Gaon il semble que la guéoula ne
peut pas aller plus vite car il faut constamment que les deux valeurs
représentées par les deux pieds, le Din et le Hessed soient en contact, ce qui
est impossible lorsque l'on avance à grands pas. (Note de m.a.). Voir Chabbat
62b et Chemot Rabba paracha 30. Le mot "ekev" signifie aussi le fait
de prendre une voie détournée. C'est ainsi que Esav a interprété le nom de
Yaacov: "Il s'appelle yaakov (dont la racine est ekev) car il m'a
"roulé", pris un chemin tortueux, par deux fois" (Gen. 27,36)
(Note de m.a.).
[189]
Voir 100), 147) 56), 1), et Zohar 3ème partie 68b.
[190] Tikouné Zohar 6 p.21a, 61 p. 94a.
[191]
Od = yessod = 80, Yossef est Yessod, "'hai" est aussi Yessod; cf.
Zohar 1e part. 193b. Voir plus haut 67) et ch. 1 21. Au sujet de 999
voir plus haut 12), 35,51, 52.
[192]
Soit 832.
[193]
Ce chapitre des Psaumes commence ainsi : Ainsi parle l’Eternel à son
messie, à Cyrus… », voir plus haut 70) et plus loin 130).
[194]
Cette interprétation est basée sur le double sens du mot "etsem": os
et indépendance-autonomie. Voir plus haut 38).
[195]
Voir plus haut 56).
[196]
Voir plus haut 81) et 67).
[197]
Voir plus haut 43).
[198] « Of » (ayin vav fé final) = Yossef
= 156. Voir aussi le Biour haGra sur tikouné Zohar tikoun 45 p.92b.
[199]
Homme = Gabriël, voir 26).
[200]
Cf. plus haut 24), cf. guémara Chabbat 119b. Voir ce sujet en détail dans le
livre "'hazon Tsion" p. 133-139.
[201]
Midrach Tan’houma Gen.
[202]
27).
[203]
Midrach Tan'houma: " le Machia'h fils de Yossef est Pauvre" cf. plus
haut 27), 63). Dans les Tikouné ha Zohar il est dit: « Le Messie ne
mourra pas … parce qu’il est pauvre, et donc considéré comme mort ».
Et dans le commentaire du Gra (p. 36b): "S'il sortaient du côté gauche
associé à la richesse, ils devraient vraiment mourir"
[204]
Cela signifie que Hachem regarde constamment la terre d'Israël, quelle que soit
la situation: Dans la situation de « voilement de Sa face » au temps
de l’exil et de la détresse, et aussi dans la situation de vertu de ra'hamim,
dans le temps où les choses sont en ordre. (Midrach Chlomo pg. 9 et 10)
[205]
Le mois d’Eloul est le niveau le plus élevé de la vertu de ra'hamim .
[206]
Soit 566. Le Gaon compare le mot "rechit"-"début" dans le
premier verset et le mot "richon"-"premier" ici.
[207]
Ezra Né’hémia = Yehochoua = 391. Josué est messie fils de Yossef : cf. plus
haut 1)
[208]
Voir plus haut 70).
[209]
Soit 641.
[210]
77)
[211]
Soit 479.
[212]
Voir plus haut 1). Le commentaire beer Yts'hak sur les Likouté Agra p. 40b dit:
" ceci est "pedout" … il est du niveau de la sefira Hod qui est
dans le sod du Machia'h fils de Yossef car les deux messies sont dans Netsa'h
et Hod et le Machia'h fils de Yossef sera le premier sur qui ils est dit:
"Ceux que Hachem libèrera reviendront … " car par lui se fera le
rassemblement des éxilés car il est le premier libérateur". Voir Chabbat 68a où nos sages ont dit que
deux couronnes ont été données à chaque juif lors du Don de la Tora, parce que
ceux-ci avaient déclaré : « nous ferons et nous comprendrons »,
"naassé venichma" (une pour « nous ferons » et une pour
« nous comprendrons »). Ces deux couronnes leur ont été reprises lors
de la faute du veau d’or. Mais plus tard le Saint béni soit-Il nous les rendra
comme il est écrit : «Ceux que Hachem libèrera reviendront, et rentreront
dans Tsion en chantant, une joie éternelle sur leur tête », c'est la joie
du don de la Thora où ils ont reçu ces deux couronnes.
[213]
Voir plus loin 147) et voir plus haut 79).
[214]
27) et remarques.
[215]
Sur tous ce sujets voir 52) et 9), dans les notes.
[216]
« Peta’h tikva » (la porte de l’espérance) = 999
[217]
60).
[218]
Voir chap. 5, plus haut 53), 60) et
remarques.
[219]
Ma téo yifra’h (son bâton fleurira) = 358. Voir plus haut 82).
[220]
Voir plus loin chapitre 6, 5.
[221]
« La justice et le droit sont la base de Son trône » = Erets Israël =
832.
[222]
Voir plus haut 67) où il est expliqué que le trône évoque la notion de
préparation : Le Messie fils de Yossef prépare la venue du messie fils de
David.
[223]
Soit 920.
[224]
118)
[226] :
Voir plus loin 138.
[227]
113).
[228]
Voir plus haut 13) et plus loin chapitre 6, 4).
[229]
Voir plus haut 6), 63), 60) avec remarques Et 67).
[230]
Ceci est dit du serviteur de D. Voir plus loin 129).
[231] « Yichla’h devaro
vayirpaem » = “Ephraïm ‘Machia’h ben Yossef” =897. Cf.ch. 6,7 et
plus haut 128)
[232]
On peut estimer que ceci se réfère au verset qui réunit Tsedek et
Malkhout : Voila qu’un roi régnera pour la justice (Is.32, 1). Sur
Malkhout voir plus haut 28).
[233]
109) et remarques.
[234]
Le Gra dans Aderet Eliyahou sur ce verset a dit: " l'essentiel de ce sujet
est que le Machia'h fils de Yossef sera
le premier à libérer c'est pourquoi il s'appelle "le taureau ainé" et
ainsi c'est écrit dans le Zohar- Raaya méemana paracha Michpatim: le lion à sa
droite c'est le Machia'h fils de David "lionceau de Yehouda". Et le
Taureau à sa gauche c'est le Machia'h fil de Yossef qui va tous les détruire
comme il est écrit là-bas: "ils puisent tous de la vertu de Gevoura et le
Machia'h fils d'Ephraïm se vengera d'eux…". La dimension de Josué: voir
plus haut 27),55). L'année "Ephraïm be'hori"= 5569-1809. Dans le
livre des chants de Rav Yoche Rivlin est écrit: " le huitième jour du
sixième", c'est le huit eloul 5569. C'est le jour ou est arrivé à Safed le
premier groupe d'immigrants. Cf. le livre Midrach Chlomo p. 31 remarque 28. A
propos des des gens intègres Voir plus haut ch. 1 17 et plus loin chap. 6, 4).
[235]
Sanhédrin 98a, Meguila 17b
[236]
Traduction incertaine car nous ne savons pas expliquer cette notion.
[237]
Voir plus haut 31), 96), 1) et 54). Plus loin début ch. 6.
[238]
Voir plus haut 67).
[239]
Cf. plus haut par. 67, 73 et remarques.
[240]
Dans ce Midrach : Il est écrit au sujet de Yossef : « Ses frères
le jalousaient », et au sujet de Tsion, il est écrit : « Je suis
rempli d’une jalousie ardente ».
[241]
« Keren yechoua » (corne du salut) = Machia’h ben Ephraïm = 741. Voir
plus haut 125) et plus loin 138).
[242]
Soit 156. Voir plus haut 133).
[243]
Cf. 144).
[244]
"Ce verset fait référence au Messie fils d’Ephraïm, mais celui-ci sera tué
lors de la première guerre par Armilus, mais si tous ceux d'Israël sont des
justes… Il pourra rester dressé face à ses ennemis et Armilus ne pourra pas le
tuer…" (Or ha’haïm Hakadoch, Nombres sur ce verset).
[245]
Soit 457.
[246]
Voir plus haut 136).
[247]
Voir plus haut 71).
[248]
C'est-à-dire : « Moïse a pris l’essence (atsimiouto) de
Yossef" : le Messie fils de Yossef.cf. 110), 38)
[249]
Soit 747.
[250]
Tor = Eliahou ben Chlomo Zalman = 606. Dans le livre Aliyot Eliyahou sur
l'histoire du Gra p. 39: " le Gra était l'etincelle de Moché Rabénou et
c'est pourquoi il ne lui a pas été donné la permission d'entrer en Erets
Israël". Voir le livre 'hazon Tsion p. 31 remarque 34.
[251]
Soit 741.
[252]
Soit 747.
[253]
Soit 832. Voir plus haut 10)
[254]
Soit 1062. Voir plus haut 48).
[255]
Baba Batra 25a.cf. 1), 34). L'allusion du Gaon est basée sur le sens du mot
"amana" qui signifie "loyauté" et en même temps la montagne
qui fixe la frontière nord ouest d'Israël. Cf. talmud de Jérusalem cheviit ch.6
fin ala'ha 1 sur ce verset. (Note m.a.)
[256]
Cf. 115).
[257]
Zohar première partie pg. 240a, tikouné Zohar tikoun 26a.
[258]
Voir plus haut 76), 81), 140).
[259]
Voir 1) et 88).
[260]
Voir 79), 118),1),88),.
[261]
Soit 70.
[262]
Voir chapitre 1, 14).
[263]
Voir plus loin chap. 6, 3) et 6).
[264]
Voir plus haut 26), 47), 62).
[265]
Soit 871.
[266]
Zohar, troisième partie 194b: " Seraya viendra avec le Machia'h d'Ephraïm.
Il est de la tribu de Dan et le prophète Elie le mandera pour se venger et se
battre avec les autres peuples. Et lorsqu'il se levera, on l'attendra pour la
libération d'Israël comme il est écrit: " Hachem espère en ta
libération" ( Gen. 49, 18).
[267]
Soit 566.
[268]
Cf. remarque sur le par. 39).
[269]
Soit 868.
[270]
Soit 566.
[271]
Voir plus haut 8), 132).
1. [272]Les
deux Messies, le Messie fils de Yossef et le Messie fils de David existent dans
chaque génération. Ils sont le « Chevet me’houkek » (le sceptre du
législateur). (Voir le commentaire du Gaon sur les « Tikounei Zohar ‘Hadach » folio 36b : « le « Chevet me’houkek » ce sont les deux
Messies » « Le sceptre n’échappera pas à Yéhouda » c’est le
Messie ben David, « ni l’autorité à sa descendance » c’est le Messie
ben Yossef » (Zohar 1. Folio 28b) cf. plus haut ch. 2-1 par.80). Ce sont
eux qui perpétuent l’existence et la sauvegarde d’Israël dans toutes les
générations par des étincelles de leurs âmes qui revêtent les justes, hommes
d’actions, qui s’occupent en acte de la rédemption d’Israël, et à sa
préparation, jusqu’à la rédemption finale. Car, les deux Messies « l’arbre
de Yossef et l’arbre de Yéhouda » ne seront plus qu’un, et le Messie se
dévoilera alors (‘Hazon Tsion pg 69, en fin de la note 81).
Les Messies
s’associent et s’entraident mutuellement. Le Messie fils de Yossef se dissimule
dans la formule : « Yossef est encore en vie », et le Messie ben
David dans la formule : « David, roi d’Israël vit et existe ».
Ils sont vivants et existent dans chaque génération, remplissent leurs fonctions,
et s’influencent l’un sur l’autre selon la puissance et la particularité de
leur projet. Ils ont besoin l’un de l’autre. Sans l’abondance de leur
puissance, de leur force, et de leur protection, Israël ne pourrait subsister
ne fût-ce qu’un instant, à D. ne plaise. Cependant, leur puissance et leur
apparence sont cachées aux créatures d’en bas tant que, à cause de nos
nombreuses fautes, Israël et la Présence divine sont encore en exil. Nous
devons savoir que ces deux grandes forces peuvent agir et influer leur pleine
puissance, tant que rien ne s’oppose à leur réunion ou les sépare.
Parfois, les
fonctions des deux Messies se répartissent tant au niveau de leurs degrés que
de leurs influences. Cela dépend des principes : si le principe est celui
de Léa et Ra’hel, c'est-à-dire la sefira de Daat et celle de Malkhout (Royauté), le Messie ben David est celui qui répand
l’influence supérieure et le Messie fils de Yossef est celui qui reçoit cette
influence et la met en acte, selon le principe : « Yéhouda sauve
Yossef ». Et si le principe est : Yossef et Yéhouda, c'est-à-dire Yessod
et Malkhout, c’est le Messie
fils de Yossef qui influe, et c’est le Messie fils de David qui reçoit. Mais
ceci n’est valable que pour le commencement de la Rédemption quand l’arbre de
Yéhouda et celui de Yossef sont « individualisés dans ta main »,
quand ils sont encore comme deux moitiés d’un corps et au niveau d’un
« éveil d’en bas ». Mais quand la Rédemption sera achevée, alors les
deux arbres « ne feront plus qu’un dans Ma main », dans la Main de
D., ils seront alors comme deux amis inséparables, et les deux ne formeront
plus qu’un seul. Ils seront devenu le Roi Messie, qui est de l’ordre de :
« l’ami digne de confiance du dernier Rédempteur, Moïse notre maitre que
la paix soit sur lui. De l’ordre de la grande lettre Aleph, et « D. sera
alors roi sur toute la terre… » (Ainsi qu’on le trouve si l’on fait le
total de la valeur numérique des lettres de la phrase : « Machia’h
ben Yossef Machi’ah ben David » qui est de Eleph : mille). Et comme
nous nous trouvons au tout début, nous devons apprendre et savoir, avec l’aide
de D., toutes les notions concernant les deux messies, les Messies d’en bas,
ainsi que leurs fonctions dans les voies du commencement.
2) Le but de
notre œuvre lors du rassemblement des exilés est d’établir des gens intègres
pour la réunification des deux Messies aux portes de Jérusalem et le retour de
la Présence divine, la finalité de la Rédemption étant la véritable Rédemption,
et la sanctification du Nom. Selon notre maître le Gaon, nous devons recourir à
l’aide de D. pour ces héros, ces deux Messies, et apprendre soigneusement les
notions qui les concernent et leurs fonctions pour les mettre en pratique. La
fonction générale dans chaque génération de ces deux Messies, le Messie fils de
Yossef et le Messie fils de David ensembles, est de protéger et combattre trois
chefs des « écorces » : Esav, Ismaël, et le
« Ramassis » (Assafsouf).
La fonction principale du Messie fils de Yossef est de combattre Esav,
« l’écorce de gauche » et celle du Messie ben David est tournée
contre Ismaël, « l’écorce de droite », et les deux ensembles
s’opposent à Esav et Ismaël, qui sont le bœuf et l’âne de l’impureté. La
réunion du couple Esav /Ismaël est l’œuvre d’Armilus, le prince du « grand
mélange » (erev rav) qui peut
détruire Israël et le monde entier, à D. ne plaise. Le principal désir du
« grand mélange » est de réunir le couple Esav/Ismaël et de séparer
les deux Messies. Notre devoir et notre combat à ce niveau est de briser et
annihiler la puissance du erev rav, l’ « écorce » Armilus le
méchant, de l'intérieur d'Israël. Le erev
rav est notre pire ennemi. Il s’insinue entre les deux Messies.
L’ « écorce » du erev rav
n’œuvre que par l’illusion et de manière indirecte. C’est pourquoi la guerre
contre le erev rav est la plus ardue
et la plus amère. Nous devons nous armer de tout le restant de nos forces pour
mener cette guerre.
2. En ce qui
concerne Yossef, voir plus haut chapitre 2, première partie 56 et 101.
Quiconque ne se
livre pas activement à ce combat contre le erev
rav devient l’associé de l’« écorce » du erev rav. Et peu importe qui il est, il aurait mieux valu qu’il ne
fût jamais créé. L’essentiel de la force du erev
rav réside aux portes de Jérusalem, et plus particulièrement à la porte de
la cité qui se trouve sur la ligne médiane de l’Ouest 3.
3) Ce sont ces
deux Messies qui sont les gardiens et les protecteurs de l’existence d’Israël à
chaque génération, même durant l’exil. Leur lieu principal se trouve aux portes
de Jérusalem, à la porte de la cité. Et tel est le sod de : « Nos pieds se
tenaient à tes portes, Jérusalem » (Ps. 122, 2). « Nos
pieds » ce sont les deux Messies, selon le sod : la sefira de Netsa’h
et la sefira de Hod. Mais quand pourront-ils se tenir en sécurité ? Quand
Jérusalem sera reconstruite en tant que ville réunifiée. C’est à leur sujet
qu’il est dit : «Sur tes murailles Jérusalem, j’ai nommé des gardiens pour
tout le jour et toute la nuit » (Is. 62, 6). "Toute la
nuit" c’est aussi pendant l’obscurité de l’exil. Mais tant que Jérusalem
est détruite, ils n’auront la force que pour garder mais non la force de
combattre le sitra a’hara, car ils ne pourront "se tenir" sur
le sol sacré dans sa désolation à cause de la prégnance des
« écorces » des forces de l’impureté. Et quand « nos pieds se
tiendront …» ? Quand Jérusalem sera reconstruite car alors elle
sera une ville réunifiée, c’est à dire l’unification de la Jérusalem d’en bas
avec la Jérusalem d’en haut. Leur lieu central est à la porte de la cité, sur la
ligne médiane, à l’Ouest des murailles. 3
Il est dit des
deux Messies : «Les libérateurs monteront sur la montagne de
Tsion » (Obadia. 21), « monteront » c'est-à-dire que les
deux Messies monteront en puissance, et ce sont « l’arbre de Yossef »
et « l’arbre de Yehouda », du niveau "du ciel et de la
terre". Leur niveau dépend de leurs actions, et leurs actions dépendent de
leurs missions. L’action s’inscrit dans l’ « éveil d’en bas »,
qui se fait selon les voies de la nature, et qui provient de la ligne de
gauche : la vertu du din, et correspond à la fonction du Messie fils de
Yossef, « de la terre », et ce niveau est de l’ordre de la notion
« Yossef fils de Ra’hel » (Yessod de Malkhout). (Il est à remarquer
que le jour du compte du Omer qui correspond à cette sefira est le 5 Iyar, jour
de Yom Aatsmaout ! Note de m.a.). Et lorsque l’action consiste à générer du
salut, de la miséricorde, du bien, et de la bénédiction du D. Tout-puissant,
qui proviennent de l’abondance d’en haut, elle est de l’ordre de la notion de
« Yossef fils de Yacov » (Yessod de Tiféret). Lorsque l’action entre
dans le cadre de l’ « éveil d’en bas », provenant de la ligne de
droite, la vertu de ’hessed, elle correspond à la fonction du Messie fils de
David, et à ce niveau il s’agit de la notion : « Yehouda fils de
Yacov » (Malkhout de Tiféret). Et lorsque l’action consiste à générer de
la bienfaisance (‘hessed) et une grande miséricorde, elle se réfère à la notion
de « Yehouda fils de Léa » (Malkhout de Tevouna).
3
Sur
la vraie rédemption voir plus loin chapitre 6, 1. Il est dit dans le Zohar au
sujet des « écorces » : la populace se mélange dans Esav et
Ismaël… De la droite d’Avraham, dont le niveau est ‘Hessed (bonté) viendra la
vengeance, sur Ismaël et sur son parti. Et à la
gauche de Yst’hak qui est au niveau du pa’had (crainte) viendra la vengeance
sur Esav et sur son parti, par
ces deux Messies, l’un à droite : le Messie ben David et l’autre à
gauche : le Messie ben Yossef… « Jusqu’à ce qui vienne Chilo, l’ami
fidèle, qui est au niveau de « Tiféret Israël ». Eux se vengeront
d’Esav, d’Ismaël et de la « populace » dans la mesure où elle se
mélange aux deux autres. Ainsi Yacov est un mélange d’Avraham et de Yits’hak….
(3ème partie Folio 246b) ». En ce qui concerne « la porte
de la cité » voir « Hamagid dorech Tsion » pg. 97 à 99. Et
« Mosad Tsion » pg. 269 à 271. Voir aussi plus haut Chapitre 2,
première partie, 102.
Et lorsque l’action s’inscrit dans le cadre de
l’ « éveil d’en bas » dans la ligne médiane au niveau de 999
dans Yessod, elle relève de la fonction du messie fils de Yossef selon le
principe « Car tout est dans le ciel et sur la terre » (Chroniques I.
29, 11).
4) Selon
l’explication de notre maître : Les deux Messies ont de nombreuses
caractéristiques selon leurs fonctions, comme expliqué plus loin. Leurs
fonctions dépendent des réparations à faire. Les fonctions des Messies d’en bas
ont le même rôle que celles des Messies d’en haut en fonction de leurs actions,
et leurs actions dépendent de la racine de leurs âmes. Les deux premiers
Messies d’en bas dans le cadre de la sortie de l’exil sont les deux
sages-femmes juives qui étaient en Egypte, comme l’a dit notre maître dans les
Tikuné Hazohar ‘hadach sur le verset : « Elles laissèrent vivre les
garçons » (Ex. 1, 17); c'est grâce à ce qu’elles s’étaient livré au
sauvetage d’Israël. Ainsi dans chaque génération, il existe des Messies d’en
bas qui sont les pères des Messies des générations, et leurs assistants
correspondent à leurs catégories. Les deux Messies relèvent de nombreuses
caractéristiques qui dépendent de leurs fonctions et de leurs actions, chacun
sous sa bannière porteuse des emblèmes de sa maison paternelle. Ils sont
« le sceptre et l’autorité ». C’est ce qui a été promis à
Yehouda : « Le sceptre n’échappera pas à Yehouda, ni l’autorité à sa
descendance » (Gen. 49, 10). C'est-à-dire que dans chaque génération où
ils sont, « L’arbre de Yossef et l’arbre de Yehouda seront réunis dans ta
main (la main du prophète) » (Ezech. 37, 16) au commencement, et ensuite
« Elles ne feront plus qu’un dans Ma main (la main de D.) » (Id. 20).
Ce sont le bœuf et l’âne de la sainteté qui combattent l’âne et le bœuf de
l’impureté, Ismaël et Esav. Et ils se répartissent dans deux armées, 499 et
demi à droite et 499 et demi à gauche, qui font ensemble mille moins un, soit
la valeur numérique de « les pieds du bœuf et de l’âne »
(Is.32, 20), suivant le sod de ce verset : «Heureux cependant ô vous qui
pourrez semer au bord de tous les cours d’eaux et laisser circuler les
pieds du bœuf et de l’âne ». Ce sont les « pieds » de D. qui
sont en Netsa’h et Hod, et l’endroit où ils se tiennent ce sont les portes de
Jérusalem. Telle est l’intention du verset : «Nos pieds se tenaient à tes
portes, Jérusalem » (Ps. 122, 2)4.
5) Les deux
Messies ont de nombreux noms selon leurs différentes caractéristiques.
Les voici :
« Une étoile s’élance de Yaacov, et un dirigeant se lève en Israël »
(Nombres 24, 17) - « Yehochoua ben Noun et Calev ben Yephouné »
(Nombres 14, 6) – «Ils auront retrouvé allégresse et joie » (Is. 35,
10) – « Les fils de Yacov et de Yossef, Sélah » (Ps. 77, 16) –
« La lumière de la lune et lumière du soleil» (Is. 30, 26)- « Ceux
qui soutiennent la Tora » - « Tous les enfants seront les disciples
de l’Eternel ; grande sera la paix de tes enfants» (Is. 54, 13) -
« les deux Chérubins » - « Les deux pommes" («Restaurez-moi
avec des pommes » (Cantique 2, 5) )– « (sur les bords) des cours
d’eau » (Cantique 5, 12) – « Deux armées à gauche et à droite »
- « mais il revient avec des transports de joie, pliant sous le poids de
ses gerbes » (Psaumes 126, 6) – Tora et guemilout ‘hassadim (bienfaisance)
– « les libérateurs graviront la montagne de Tsion » (Obadia 1, 21) – « Les gardiens des murailles de
Jérusalem » -la vertu de Din et la vertu de ’Hessed » -
4. « Elles laissèrent vivre les garçons ».
Ce sont les deux Messies qui font accoucher et sortir de l’exil (Biour ha Gra
sur les Tikounim du Zohar ‘hadach 36b. Voir aussi le livre toldot Yts'hak sur
le commentaire du Gra sur le Sefer Yetsira p. 140a. Zohar Akadoch première
partie p. 25b: « Le sceptre
n’échappera pas à Yehouda"- c'est le Machia'h fils de David, "ni
l’autorité à sa descendance »-c'est le Machia'h fils de Yossef. Voir aussi plus haut chap. 2, première partie 80),
56), 101), 83), 76), 141), et 60).
« Les cornes
du buffle » (Deut. 33, 17) – « Aux saints qui sont sur la terre, aux
nobles (cœurs) vont toutes mes aspirations » (Ps. 16, 3) - «les humbles de
la terre » (Ps. 76, 10) – «Les humbles hériteront de la
terre » (Ps. 37, 11) – « L’acte scellé et l’acte ouvert
" qui ont été cachés dans une urne en terre à Anatot "(Jer. 32,
14) – « Les pieds du messager » (Is. 52, 7) – Les maisons des justes
dont il est dit : «ceux qui sont en sécurité sur la montagne du Seigneur,
sur la montagne de Tsion » - « C’est le cri des guetteurs. Ils élèvent la
voix et ensemble ils jettent des accents de triomphe, car ils voient de leurs
propres yeux l’Eternel rentrer dans Tsion » (Is. 52, 8) –
« Nous avons une ville forte pour nous protéger « (Is. 26, 1) –
« Et vous géants, fondements de la terre » (Michée 6, 2) – Les deux
notions de « nous ferons et nous comprendrons » ("naassé
venichma") (Ex. 24, 7) ainsi que la restitution pour bientôt des
deux couronnes, comme l’ont dit nos Sages d’après le verset : ««Les rachetés de l’Eternel reviendront et rentreront dans
Tsion en chantant, une joie éternelle sur leur tête… et il recevront
l'allégresse et la joie » (Is.35, 10) - « Nord et
Sud » comme au verset : «Réveille-toi rafale du Nord. Accours brise
du Midi » (Cantiques 4, 16) – « Tu relèveras des fondations qui
datent depuis des générations (dor va dor) » (Is. 58, 12), (dans les
allusions de mon père dans son livre « Massat Binyamin », les
mots « mosdé (fondements) dor va dor »ont la même valeur numérique
que les mots « talmidé Eliahou » (les élèves (du Gaon) Eliahou),
« L’alliance des pères » dans la ligne du Messie fils de Yossef,
« Le mérite des pères », dans la ligne du Messie fils de David, et
même « cela » (le mérite des pères) reviendra, avec l’aide du
Ciel, lors du rassemblement des exilés, « Affection et amour »,
« affection est dans la ligne du Messie fils de Yossef , comme il est dit
dans le Midrach : « Tsion a connu une abondante affection », et
comme nous le savons Tsion est dans la ligne deYossef. Tandis que
l’ « amour » est dans la ligne du Messie fils de David, comme il
est dit : "Je t’aime d’un amour éternel » (Jer. 31, 2)5.
Que D. guide nos
mains afin d'unir les deux Messies par les institutions de la Rédemption qui
sont, comme expliqué plus haut selon les versets : « Car ils voient
de leurs propres yeux l’Eternel rentrer dans Tsion » (Is. 52, 8),
etc. : Le rassemblement des exilés, la reconstruction de Jérusalem,
l’élimination du souffle d’impureté de sur la terre, l’accomplissement des
préceptes relatifs à Erets Israël, la Rédemption authentique par l’édification
de personnes intègres, le dévoilement des secrets de la Tora, de même pour la
sagesse d’en bas, car par la révélation du Messie sur ses 999
« pas », la révélation et le dévoilement de la sagesse d’en haut et
de la sagesse d’en bas se dévoileront. Comme il est dit dans le Zohar
hakadoch : Dans la six centième année du sixième millénaire s’ouvriront
les portes de la sagesse d’en haut et
les voies de la sagesse d’en bas, et le monde sera réparé… pour relever
l’Assemblée d’Israël de la poussière…6.
5. Aderet Eliyahou parachat Balak quatrième partie:« Une
étoile s’élance de Yaacov"- c'est le Machia'h fils de Yossef, "et un
dirigeant se lève en Israël »- c'est le Machia'h fils de David. Beer Yts'hak
sur Likouté Agra p. 103b:"C'est le sod de Yaakov et Israël qui sont les
deux niveaux d'en haut et en bas comme nous savons que Netsa'h et Hod sont les
deux armées". Sur Josué et Calev, lune et soleil, cf. Beer Yts'hak ibid.
p.109a. Les chérubins: Zohar 1ère partie p. 263a: " "Il
installa à l'est du jardin d'Eden les Chérubins": ce sont le Machia'h fils de
David et le Machia'h fils de Yossef". Voir aussi le commentaire du Gra sur
le Sifra detsniouta p. 33b. Ils sont les deux armées: Beer Yts'hak sur Likouté
Agra p. 63b. "venir il viendra": commentaire du Gra sur 'Habakouk,
cf. plus haut ch. 2 par.1-13). Tora et charité: likouté Agra p. 41a. " Ils
monteront libérateurs sur la montagne de Tsion"- ce sont les deux Messies:
Beer Yts'hak p. 103b. Din et 'Hessed: cf. plus haut ch. 2 , 1ère
part- 8),87). " cornes du buffles": ibid. 131. « L’acte scellé
et l’acte ouvert": ibid. 96). "mes pieds comme des gazelles":
ibid. 80), 86), 146). " ville forte": ibid. 105). « Et vous
géants, fondements de la terre »: cf. tikouné Zohar p. 46a. "nord et
sud" ch. 2, 1ère part. 1),87).
6. Zohar parachat Vayéra. Première partie 117. Cf. le
livre 'hazon Tsion p.38.
Tout ceci ressort
de la mission de notre maître Eliahou le Gaon d’Israël, et sa lumière durera
jusqu'à que le jour se lève, avec l’aide de D.- Rocher d’Israël et son
Rédempteur. C’est pourquoi, notre maître a projeté de connaître aussi, par son
esprit saint, les sept sagesses d’en bas qui sont, comme nous le savons les
remèdes et les échantillons se trouvant à la base de la montagne 7, afin d’expliquer la sagesse de la Tora et
dans le but de rapprocher la guéoula, dont le grand dessein est la
sanctification du Nom comme il est dit : « Tous les peuples de la
terre verront la rédemption de notre D. » Et la restauration du monde sous
le règne du Tout-Puissant etc.
Comme nous venons
de le dire : le but de notre œuvre est dans l'accomplissement du
commandement du rassemblement des exilés et de l'installation en terre sainte
dans les voies du commencement, comme cela sera expliqué dans les prochains
chapitres : rapprocher la guéoula en actions réelles par un « éveil d’en
bas », et l'élimination du souffle de l'impureté de sur la terre; dans le
but d’unir "Hakadoch Barou'h Hou" et la "Che'hina" par la
réunion des deux Messies d’une unité et d’un lien fort et durable. Ceci est la
fonction des deux intercesseurs que sont ‘Hanokh et Eliahou - - Matat… et
"Sandal" (les mots « ‘Hanokh veEliahou » ont la même valeur
numérique que « kol » (soit 136) qui est inscrit dans le grand sod de
Kol HaTor). Telle est le chemin vers notre D. pour le retour de la Présence
divine à Tsion et la venue du Rédempteur, qu'il vienne vite et de notre temps, Amen. 8
7. Voir plus loin chapitre 5, deuxième partie.
8. "les deux "jeunes" sont Matat… et
"Sandal" qui sont dans les sefirot de Netsa'h et Hod et ils sont
selon le sod du "ciel et de la terre". Beer Yts'hak,Likouté haGra p.
63a . «Elicha est de la racine de ‘Hanokh qui est appelé
« Matat… ». Chaar haguilgoulim intr. 32-33, pg. 35a.
[273]
Pectoral du grand prêtre, par lequel D. révélait Sa volonté de manière
prophétique.
[274]
L'abréviation; notarikon, est une des lectures de la Tora dans laquelle on voit
un mot comme une contraction de plusieurs mots. L'exemple le plus célèbre est
de D. Lui-même lorsqu'il dit que "Avraham" veut dire Av Hamon Goyim,
c. à d. le père de pleins de nations. (Note de m.a.)
[275]
Un code de loi.
[276]
La démarche du Gaon qui cherche à comprendre le sens du temps du messie fils de
Yossef et à s'en inspirer pour y agir par la guématria peut sembler étonnante.
Il semble que pour pouvoir le comprendre, il faut introduire une notion
essentielle expliquée par le Rav Kook dans sa lettre 555 (Igeret Takana).
L'action de l'homme est dirigée par deux choses : son choix et son identité
profonde qui réside dans sa néchama; la "segoula". Cependant, il y a
des temps d'histoire où le coté du choix est prédominant et des temps ou le
côté "segoula" est plus fort. A l'époque de la géoula, ce dernier est
prédominant. C'est pourquoi ce qui permet à l'homme d'agir justement est de
mieux connaitre son identité profonde, sa "segoula". Elle réside
entre autres dans son nom et surtout dans la source dans la Tora de son nom. Là
se trouve la racine de son identité. (Note de m.a.)
[277]
C'est ainsi que la michna dans pirké avot, les maximes de nos pères décrivent
la guématria, tel une mise en appétit pour apprécier la sagesse. Cependant, le
Gaon donne ici une autre interprétation du mot "parperaot" que nous
avons traduit par apéritif. (Note de m.a.)
[278]
Sifra de Tsiniouta p.34a.
[279]
Cf. ch.1-8.
[280]
Ce verset se trouve dans la prière de Moché Rabbénou suite à la faute des
explorateurs dans laquelle il demande à Hachem de permettre aux enfants
d'Israël d'entrer en Erets Israël. Le nom de D. employé par Moché Rabbénou est
spécifique à cette requête, et il a une puissance qui est expliquée ici par le Gaon. (Note de
m.a.)
[281]
C’est à ce sujet qu’il est écrit : «« De
grâce que la puissance d’Hachem se déploie… ». C’est à propos de
cette puissance qu’il est dit que celui qui ne connait pas la
guematria et les valeurs numériques afférents à sa personne finira par descendre
dans le Chéol (le séjour des morts), comme l’établit le Midrach Kohélet
(9) : « car il n’y a ni action, ni nombres, ni science, ni sagesse
dans le Chéol vers lequel tu te diriges » (Eccl. 9, 10) (Tikouné haZohar 5b).
Et dans le commentaire du Gaon il est dit : « Tous les comptes tirent
leur source de cette "puissance" et chacun en Israël à une
racine en bas dans ces calculs de son nom »
[282]
Le Rav Hillel Rivlin parle ici de la métempsychose, les "gilgoulé
nechamot".
[283]
La notion de "main" signifie les valeurs de l'action.
[284]Ibid.
Page 139b.
[285]
Le mot utilisé par la Michna "parperaot" que nous avons traduit par
apéritif, se prononce en araméen périphérie et est en effet le terme grec tel
que l'explique ici le Gaon : ce qui entoure la valeur de la sagesse, ou, selon
le langage de la Kabala, le "keli"-le contenant.
[286]
Formule secrète que le Gaon a transmise à ses élèves. Cf. par. 11 plus loin.
[287].
Reich Lakich dit : «Dans l’avenir, le Saint béni soit-Il ajoutera à
Jérusalem 1889 jardins, mille tours
doubles… » baba batra 75b. Le Rachbam commente ainsi: " il s'agit de
gematriot".
[288]
Voir plus loin chapitre 5.
[289]
Voir plus haut chapitre 4.
[290]
Voir plus haut chapitre 1, 1).
[291]
’Houlin 139b.
[292]
Yehochoua = Akiva ben Yossef = Né’hémia ve Ezra = 391. Voir plus haut chapitre 2, 62.
[293]
De même que nous avons le talmud de Jérusalem et le talmud de Babylone, nous
savons qu'ils correspondent de manière générale à deux approches différentes de
la Tora, celle d'Erets Israël et celle de l'exil. Celle d'Erets Israël est à la source de la Tora qui s'appelle la
Tora du machia'h. Cf. plus loin paragraphe 12). (Note de m.a.)
[294]
Cf. ch.1, 4.
[295]
Voir plus haut chapitre 2, 50).
[296]
Soit 606.
[297]
Soit 1200
[298]
Le mot Ra'hamim correspond à la sefira de Tiferet qui est celle de Moché
Rabénou.
[299]
Voir plus haut chap. 2, 141). « Midor dor » = Hillel ben Binyamin ben
Zalman (Rivlin-auteur du Kol Hator)= 480.
[300]
Tof = Lilit = 480.
[301]
Likouté haGra pg. 41a.
[302]
Au sujet de Moïse voir plus haut 4). Voir aussi plus haut chapitre 1, 1).
[303]
La notion expliquée ici est basée sur le principe dans la Kabala des lumières
et des ustensiles. Chaque chose existe de manière extérieure par son ustensile
et de manière intérieure par sa lumière. Le corps et l'âme en sont un exemple.
Ici, le nom est le contenu et le verset de la Tora le contenant. Le passage de
l'un à l'autre est basé sur le niveau d'exégèse qui s'appelle le
"remez", l'allusion et le principe permettant le passage de l'un à
l'autre est la valeur numérique équivalente - la guématria. (Note de m.a.)
[304]
Tikouné Zohar ‘Hadach 5b. :" et ce mot "'ho'hma" dans lequel se
trouvent "coa'h"et "ma". Combien de calculs et de
guématriot se trouvent là bas sur lequelles il est dit: l'astronomie et la
gématria sont les "apéritifs" de la sagesse ('ho'hma) … et elle sont
les dix sefirot".
[305] « kidor » =
« amalek » = 240.
[306] Samaël Lilit = Tora = 611. Esav
= Chalom = 376, voir encore à ce sujet ch. 2-1 paragraphe 45. Il faut rajouter
que la vertu d'Esav est la volonté d'accéder immédiatement au résultat,
contrairement au Machia'h fils de Yossef qui vient à petits pas. Le mot
maintenant "a'hchav" comme dans le mouvement "la paix"
"maintenant", a les même lettres que "keesav" c’est-à-dire:
comme Esav.(M.A.)
[307]
Voir plus haut chapitre 1, 18) et chapitre 2, 5).
[308]
Ch. 2-1, 5) dans la remarque et ch. 3 par. 8.
[309]
Ch.2-1,5)
[310]
Charei tsedek = 774.
[311]
Voir plus haut chapitre 1, 6) ce qui a été cité du livre "toldot
Ytshak". Voir l’introduction du Rav ‘Haïm de Volotzin au « sifra
detsiniouta » (édition Toledano) p.9. Voir l’introduction de Rav Avraham
fils du Gaon sur le livre « Chanot Eliahou" sur le seder Zeraïm. Et
l'introduction des fils du Gaon sur le commentaire du Gaon sur le Choul’han
Aroukh Ora’h ‘Haîm (Chklov 5563).
[312]
Biour haGrA sur les Proverbes 25, 11.
[313]"sifra
detsiouta" édition Toledano Page 7 et page 10. Le Rav Israël de Chaklov, a
écrit dans son introduction à son livre « Péat Hachoul’han » :
« J’ai vu un autre secret que notre ancêtre Yaacov a dévoilé au sujet de
ce que le Gaon ne comprenait pas dans les écrits de Rabbi Yts'hak Louria".
[314]
Voir plus haut chapitre 2, première partie,64).
[315]
Ben = Eliahou = 52. 13 fois 5 = 65 = Hillel. C'est le rédacteur de ce livre. La
notion de "Zeir anpin" dans la Kabala correspond à la lettre vav du
nom de Hachem et encore d'autres correspondances avec le Machia'h fils de
Yossef.
[316]
Voir le « Sifra de Tsiniouta » 33b.
[317]
Révélation des secrets.cf. ch. 2, première partie 122)
[318]
Voir plus loin chapitre 6, 4).
[319]
Sur la Rédemption vraie voir plus haut chapitre 3-12 et plus loin chapitre 5,
deuxième partie. Au sujet de l’union des deux Messies voir plus haut chapitre
2, deuxième partie.
[320] Cf. ch. 3,8)
[321] Yeruchalmi Berakhot , chap. 1,
Halakha 5. Yoma chap. 3 Halakha 2
[322]
Ligne où se trouvent toute les
sefirot médianes.
[323]
Voir « ‘Hazon Tsion » pg. 133.
[324]
Voir plus haut chapitre 1, 1).
[325]
Ces notions ont déjà été expliquées précédemment : la sefira de netsah
correspond au pied droit qui correspond au machia'h fils de David. La sefira de
hod correspond au pied gauche qui correspond au machia'h fils de Yossef. Le Nom
correspondant à netsa'h est Hachem Tsevakot et le Nom correspondant à Hod est
Elokim Tsevakot.
[326]
"L'autre côté": les forces de l'impureté qui s'opposent a tout
progrès dans la kedoucha.
[327]
Il s'agit des deux sefirot netsa'h et hod qui correspondent aux deux pieds.
C'est pourquoi le Gaon interprète le verset d'Ezéchiel dans le sens d'une
égalité entre les deux pieds qui est bien entendu une question d'équilibre et
donc de réussite (note de m.a.).
[328]
Leur rôle est justement cette capacité d'unir les deux valeurs. cf. ch.2-2, 2)
[329]
« N’aie point dans ta maison deux mesures inégales, une grande et une
petite » (Deut. 25, 14), c'est-à-dire « qu'il n'y ait pas de
discrimination dans "ta maison", c'est-à-dire en Erets Israël »
« Hamaguid dorech Tsion» pg. 113. Voir aussi « Midrach
Chlomo » Pg. 43, note 51.
[330]
Au sujet de Matat… voir plus haut chap. 2, 43).
[331]
Il faut dire : « iroussin » et « Je te fiancerai à Moi pour
l’éternité ». « Tu seras Ma fiancée par l’équité, la justice, par la
bienfaisance et la mansuétude, tu seras Ma fiancée par la fidélité et tu
connaîtras le Nom de l’Eternel » (Osée 2, 21-22). Ce texte est profond et
difficile à comprendre.
[332]
Les mots « ‘hodech » (mois) et « ‘hidouch »
(renouvellement) sont semblables. (*NDT)
[333]
Tov, le bien- qui s'écrit avec un "tet" et c'est cela le signe
favorable dont parle la guémara bera'hot ch. 9.
[334]
"Nous savons que la lettre « tet » est en Yessod, là où est
enfoui tout le bien de la lumière (de la création qui a été) mise en réserve
comme il est dit : « D. vit que la lumière était bonne »
(cf. Rachi), ce qui relève du sod de l’alliance des 613 (commandements, car la
valeur numérique de "et aor" - la lumière, est 613)… puisque
l’Ecriture a inauguré la notion du bien par cette lumière ". « Beer
Yts’hak » sur les « Likouté haGra » pg. 41a.
[335]
Chapitre 3 ou le Gra explique que chacun a un rôle spécifique à réaliser.
[336]
Osée ch.2, cf. plus haut ch. 2-1, 120). Sar Tsévaot (l’ange des armées) =
Haganat Israël (la défense d’Israël) = 999.
[337]
Ces versets parlent de la guerre menée à la sortie d'Égypte contre Amalek.
Moché Rabbénou est dans la ligne médiane - Tiferet et eux sont à droite et à
gauche. La notion de "main" représente toujours l'action comme nous
l'avons vu auparavant, et le combat avec Esav et Amalek est à ce niveau comme a
dit notre père Yts'hak : "la voix est celle de Yaacov et les mains sont
celles de Esav" (Gen.27, 22) (note de m.a.).
[338]
L'unification correspond à la réjouissance du marié avec son épouse comme dans
le cantique des cantiques.
[339]
En particulier dans son ouvrage « Ya’hel or » sod « barak
hacha’har », Chemot, parachat Vaera, pg. 1b.
[340]
Zohar deuxième partie pg. 27b. « Ya’hel or » sur Chemot, parachat
Vaéra 1b.
[341]
« L’union des deux Messies se fait par alef (ou elef = 1000) qui est dans
le sod du Alef hagadol… C’est le grand crocodile qui se vautre etc. entre les
deux fleuves, 499 et demi d’un côté et 499 et demi d’un autre. Il y a donc deux
armées et lui se trouve au milieu et complète jusqu’à mille » (« Beer
Yts’hak « sur les « Likouté haGra » 63a et 27b)
[342]
Du nom de D.
[343]
Vertu de Yossef.
[344]
Ce passage demande une connaissance de notions de Kabala dépassant le niveau de
nos commentaires.
[345]
Zohar. Deuxième partie 27b."Sitra a'hara": l'autre côté, les forces
qui s'opposent aux forces de la sainteté.
[346]
Osée ch.2, cf. plus haut ch. 2-1, 120).
[347]
« Et les pieds du bœuf et de l’âne sont les deux messies »,
« Beer Yts’hak leLIkouté haGra » 41a.
[348]
Ch. 2-1 11), 83).
[349]
Comme expliqué dans les « Biouré ha Gra » sur le livre « Ya’hel
or » parachat Michpatim, et dans les « Likouté haGra » 26, ainsi
que dans le « Beer Yts’hak » sur place, ou encore en plusieurs
endroits dans les « Biouré Hagra ».
[350] Car ils se partagent en 500 et 500:
« Beer Yts’hak » sur les « Likouté haGra » 27b. C'est
incroyable de penser qu'en fin de compte l'hymne de l'état d'Israël se nomme la
tikva ! (note de m.a.)
[351]
Comme nous l'avons vu précédemment: il s'agit des deux sefirot de Netsah et Hod
correspondant aux deux Messies. Dans cette dimension, ils représentent la
possibilité pour Hachem de résider dans le monde, dans la valeur de "pieds
sur terre", ce qui n'est possible que lors de la géoula, en Erets Israël,
à Jérusalem. Ce qui s'appelle le piédestal de D. (note de m.a.).
[352]
Car ils ont fait remarquer qu'il y a à priori contradiction entre le fait
d'hâter, d'accélérer et la notion du temps venu. (Sanhédrin 98a)
[353]
C’est-à-dire l'interprétation de ce verset qui prend en compte le principe du
temps fixé pour la guéoula et en même temps le facteur d'accélération de la
géoula. Cf. plus haut ch. 1 paragraphe 8 et ch. 3 paragraphe 4.
[354]
Cf. ch. 1,12. Nom de Yossef.
[355]
Cf. remarque 33.
[356]
Cf. ch. 2, 1ere partie 51.
[357] La guématria de : «Seconder le Seigneur parmi les
braves » = l’ange des armées = « les humbles hériteront de la
terre » = « C’est en pleurant que s’en va celui qui les grains »
= « comme le sable au bord de la mer » = « Le soir il se
couchera dans les larmes, et le matin ce sera l’allégresse » = les
fenêtres du ciel = la défense d’Israël = la porte de l’espérance = alors la
terre s’acquittera = 999.
[358] Hillel Ben Binyamin ben Chlomo
Rivlin = 999."Bechalem souco"(cf. 2-1 42) = Hillel ben Binyamim ben
Zalman = 458. « De génération en génération » = « C’est
en pleurant que s’en va celui qui porte les grains » = « tout le
travail des champs » = « Dans le calme et la sécurité » = Hillel
ben Binyamin (sans youd) ben Zalman = 448. « Dans la plaine » = la
fin dévoilée = Hillel ben Binyamin = 279.
[359]
Cette prière se trouve dans « Midrach Chlomo » pg 163.
[360]
Rav Chlomo Rivlas cité ici est le Gaon Rav Chlomo Zalman Rivlas (Rivlin) qui
était le cousin du Gaon de Vilna. Il fut le président de l'association
principale de Chklov. L’allusion ici mentionnée, cf. remarque 34, a pris une
grande place dans le cœur de Rav Hillel, auteur du « Kol hator ».
Cette allusion ainsi que d’autres révélations à son sujet et au sujet de ses
condisciples élèves du Gaon en lien avec des missions dans le cadre du
rassemblement des exilés (comme expliqué dans le livre : « ‘Hazon
Tsion) étaient en fait la base de leurs motivations enthousiastes dans l’œuvre
de la fondation de l’établissement en terre sainte.
[361]
Ce passage se trouve sur le manuscrit que j’ai sous les yeux. Une partie de ce
texte se trouve dans le chapitre 4, mais il est accompagné de la mention
« tout ce passage vient après les « tikouné Tsafnat panéa’h »
plus loin dans le chapitre 5 paragraphe 10. Voir plus haut chapitre 4, 3).
[362]
Voir plus haut chapitre 3, 4).
[363]
Voir plus haut chapitre 1, 9), note 53 du
Rav Chlomo Zalman.
[364]
Voir plus loin 2eme partie, la porte "beer chéva".
[365]
La valeur numérique de tor (tourterelle) est 600. Pour le Gaon, la voie de la
tourterelle correspond à l'éveil de l'an 5600, et c'est à ce titre que ce livre
est intitulé "kol ator".
[366]
Le manuscrit porte ici la mention « dans les drachot de Rav Meïr Magid, le
fils de Rav Hillel, l’auteur du « Kol Hator » : cependant cette
ligne est effacée ».
[367]
Voir « Midrach Chlomo » Pg. 53 qui ajoute : « « Yom
haesrim baomer » (le vingtième jour de l’Omer) = 999 qui est le plus grand
nombre de 999 dans Yessod. Ce jour est le cinq Iyar, le Yom Aatsmaout, jour de
l'indépendance de l'état d'Israël !
[368]
Selon le traité de Chabat 75a, il s'agit de connaissances scientifiques, en
l'occurrence l'astronomie. Cf. 5-2 paragraphe 10.
[369]
Dans la liste « Aliat Kir » sur les œuvres du Gra, jointe au livre
« Aliot Eliahou », il est rapporté que le Gra a rédigé un livre sur
la grammaire hébraïque sous le titre « Dikdouk Eliahou », un autre
sur les triangles et la géométrie sous le titre « Ayil mechoulach »,
et un autre long ouvrage sur l’astronomie qui est resté à l‘état de manuscrit
« ‘Hazon Tsion » pg. 23, fin de la note 24.
Le sujet de
la connaissance des sept sagesses est traitée dans le livre « Midrach
Chlomo » pg. 125-155 :« Selon la ligne de pensée de notre maître le
Gra et les instructions qu’il a donné à ses élèves et en se fondant sur de
nombreuses sources au sein des paroles du Gra lui-même et des dires de ses
élèves rapportés plus loin dans cet exposé; c’est une grande obligation
d’étudier les sept sagesses qui sont les sciences de la nature « les
sciences de la terre ». Plus particulièrement ce devoir s’impose aux Sages
de la Tora et à ceux qui craignent vraiment D. «La crainte de l’Eternel est
le commencement de la sagesse » (Ps. 111, 10), afin de comprendre et d'acquérir
davantage les profondeurs de la sagesse de notre sainte Tora et ses sublimes
secrets et pour la sanctification du Nom céleste et de la sagesse d’Israël aux
yeux des peuples… . Dans l’introduction de son livre «Peat
hachoul’han », où il évoque beaucoup la grandeur du Gra, le grand Rav
Israël de Chklov, élève du Gra, a entre autres dit dans ces termes :
« C’est ainsi qu'a dit le Gra: toutes les sagesses sont nécessaires à notre
sainte Tora et elle les contient… ». Et le Grand Rav Menahem Mendel de
Chklov, élève du Gra, dans son introduction au commentaire du Gra sur le traité
Avot (Chklov 5559) a dit dans ces termes au sujet des connaissances du Gra dans
les sciences de la nature : « Qui peut louer et raconter les
connaissances et les prodiges de sa sagesse, comment il connaissait clairement
toutes les sciences de la nature… de même les autres sciences… et toutes lui
étaient au service de la sagesse de notre sainte Tora… ». Les fils du Gra,
dans leur introduction au livre « Adéret Eliahou » (5564), ont
raconté des choses extraordinaires sur les connaissances du Gra « dans les
sept sagesses » déjà lors de sa jeunesse et sur sa méthode scrupuleuse
dans l’étude des sciences de la nature pour acquérir la sagesse de la
Tora » (Pg. 125 à 128). Voir le livre « Aliot Eliahou" pg. 23.
[370]
Le Zohar se base dans son commentaire sur le verset du déluge: "En l'an
six cent … ce jour-là se sont entrouvertes toutes les sources des grandes
nappes phréatiques et les fenêtres du ciel se sont ouvertes" (Gen.6, 11).
Il évoque aussi ici plusieurs choses qui relèvent du commencement de la
Rédemption, entre autres du Machia'h fils de Yossef.
[371]
Voir le livre « Toldot Yt’hak », commentaire sur le commentaire du
Gra sur le « Séfer hayetsira », deuxième partie Pg. 140, 141, et 144.
[372]
Il est dit dans le traité Chabbat (116a) : « elle en a sculpté sept colonnes » ce sont les sept livres de la
Tora. Et Rachi explique que ces versets (versets 10, 35-36 du livre des
nombres, encadrés par deux lettres noun inversées) sont considérés comme un
livre en lui-même. Il se trouve que ce qui le précède est aussi un livre et que
ce qui le suit en est un autre. Le livre Bamidbar (Les Nombres) est donc divisé
en trois livres, (donc cela nous donne sept livres) ce qui correspond aux sept
sagesses.
[373]
Ceci vise le fait bien connu que dans de nombreux cas, les ennemis d’Israël ont
attribué à des inconnus d’importantes découvertes faites par d’éminents
chercheurs juifs.
[374]
Selon ce qui est expliqué plus loin, le Rav Yossef Rivlin a compris que dans
cette explication, il n’est pas question d’une comparaison mais d’une
condition, à savoir que lorsque la terre développera ses plantes, alors D. fera
éclore la justice et la gloire. C'est-à-dire que la rédemption dépend de
la floraison d’Erets Israël.
[375]
La notion de "gloire"-"tehila"dans la Kabala correspond à
la sefira de "bina" traduite ici par "intelligence". (m.a.)
[376]
Peu à peu, selon nos sages dans le Talmud de Jérusalem Berah'ot 1,1:
« Telle est la rédemption d’Israël, elle vient peu à peu, comme
l’aube ».
La lumière
du Messie fils de Yossef. Voir plus haut le chapitre 1. «Toldot Yts’hak », « Sefer
Yetsira », pg 140.
[377] Voir « Aliot Eliahou »
pg.23.
[378] Olam Atsilout.
[379]
Sifra detsiniouta 34a.
[380]
Olam Assia.
[381]
Voir le commentaire du Gra sur ce verset.
[382]
Il s'agit de la bénédiction qu'a donnée Yaacov à Yossef. Ceci est encore une
allusion au fait que le rôle du Machiah fils de Yossef relève de la sagesse et
du réveil d'en bas.
[383]
Comme le dit le Midrach (17-7) sur le verset de Beréchit chapitre 2 « D.
fit tomber une torpeur »: "la Tora découle de la lumière
supérieure". « Les sources de l’abîme » Zohar parachat Vayéra
117.
[384]
Voir le livre « Toldot Yts’hak » sur le « Séfer
Hayetsira », deuxième partie 116b « Nous avons déjà rapporté plus
haut ce qu’a écrit le Rav hagaon le Gra sur les Tikounim que même maintenant
quelques individus de la génération, qui sont aptes à cela, reçoivent une
petite partie de ce que le Messie va renouveler dans la Tora. Ce qui est de
l’ordre de la notion « Nefech » (un des niveaux de l'âme)".
[385]
« Likouté ha Gra », « Beer Yst’hak », pages 40 et 63.
[386]
Parachat Vayira Pg. 117.
[387]
Selon le sens premier des paroles du Gra, il s'agit d'un télescope.
[388]
Ceci est aussi mentionné dans le chapitre « ‘Hayot hakodech » dans
les poèmes de la kedoucha de la fête de Chavouot, et dans de nombreux livres de
prière après la "amida", la prière des dix-huit bénédictions.
[389]
Un récit intéressant est rapporté à ce sujet dans le livre « Aliot
Eliahou » Pg. 23b, note 31.
[390]
Rav Hillel est né le deuxième jour de Roch Hachana 5518 dans la ville de
Chklov. Voir Midrach Chlomo Pg.140, note 41.
[391]
C’est le renégat bien connu Yakoubovitz qui a publié des mensonges et des
commentaires falsifiés sur la Tora.
[392]
Reise Ra’hel, l’épouse de Rav Binyamin, était la sœur de Rav Neta Natkin de
Chklov.
[393]
Ceci correspond à la sefira « Yessod », voir plus haut chapitre 2,
69.
[394]
Parachat Vayera 117.
[395]
Aliot Eliahou pg. 13.
[396]
Cf. plus haut ch. 3,3.
[397]
Voir le livre « Aliot Eliahou » Pg. 22.
[398]
Le Grand Rav, Rav ‘Haïm de Volozin a écrit dans son introduction au
« Sifra Detsiniouta » que lorsqu’il était encore un jeune adolescent
(avant 13 ans), le Gra a commencé à former un Golem. Mais, lorsqu’il était au
milieu de sa fabrication, il en a été empêché par le Ciel. Selon notre auteur
au chapitre 3, le Gra a pu faire ceci grâce à deux forces prodigieuses, grâce à
la combinaison des lettres et grâce à sa grande connaissance des sept sagesses.
[399]
La 'ho'hma et la bina-tevouna sont deux des sefirot supérieures, cf. le
glossaire. Nous les traduisons sagesse et compréhension-avisé.
[400]
L’auteur du « Kol hator » explique que la compréhension vient par l’ « éveil
d’en bas » avant la sagesse, dans le sens « de déduire une chose
d’une autre », et par rapport à elle vient et dans la même proportion la
sagesse dont l’essentiel provient d’un « éveil d’en haut ». Il y a
une allusion à ceci dans le fait que le mot « ‘hokhmatekhem » (votre
sagesse) a la même valeur numérique que le mot « binatekhem » (votre
compréhension).
[401]
Il est rapporté dans le livre « Chaar haguilgoulim » (pg.45) que
Matat. et Yossef ont la même racine, la racine de « la lumière
supérieure ». Et dans le livre précité (Pg.33) il est rapporté aussi que
cette nuit qui a suivi sa sortie de prison, Yossef a mérité d’atteindre le
niveau de la dimension de ‘Hanokh qui est celle de Matat...
[402] Yud, chin, tav, tsadik, vav mem =
cheva ‘hokhmot = 846.
[403]
Berakhot 55a.
[404]
Jusqu'après l'époque du deuxième temple, les gens les plus pieux avaient
l'habitude de consommer leur nourriture profane avec des exigences de pureté
ressemblantes à celle exigées pour la consommation des sacrifices.
[405]
Talmud de Jérusalem Chabat chapitre 1 halakha 3 : "Quiconque habite
de manière permanente en Erets Israël, mange la nourriture profane avec pureté,
parle la langue sacrée et lit le Chema matin et soir, est assuré d’avoir part
au monde futur".
[406]
Cf. talmud traité Berah'ot 12b et « Likouté
Agadot » 16, Agada 53.
[407]
Les forces d'opposition à tout processus de sainteté.
[408]
Dans le livre « Likouté
haGra » « Sod haotiot » page 40, le « Beer Yts’hak »
rapporte les paroles du Gra sur le verset : « Les rachetés du
Seigneur reviendront » (Is. 51,11), lorsqu’il dit que ceci est dit du
Messie fils de Yossef, le premier rédempteur, par qui se fait le rassemblement
des exilés, et alors, le sitra a’hara se renforcera lors des « pas du
Messie ».
[409]
Alphabet inversé où la dernière lettre
correspond à la première et ainsi de suite. (NDT)
[410]
Voir le livre « Midrach Chlomo, Dracha 30, Pg. 74, 75 : « Selon
nos Maîtres, nos Mères : Sarah, Rivka, Léa et Ra’hel étaient supérieures
aux Pères quant à l’inspiration sainte. Sarah a vu par inspiration sainte le danger
de l’ «écorce d’Ishmaël » plus que ce qu’Avraham, notre Père, a vu …
Ce qui nous apprend qu’Avraham était inférieur à Sarah en ce qui concerne la
prophétie, c'est-à-dire que le degré de la prophétie de Sarah était supérieur à
celui d’Avraham. Rivka a vu par inspiration sainte le danger de
l’ « écorce Esav »… Ra’hel a vu par l’inspiration de sa sainteté
le danger de l’ « écorce des téraphim (idoles) » de Lavan, son
père, ce que Yaacov n’avait pas vu. Pourquoi ces choses ont-elles échappé aux
yeux des Pères ? … Car le sitra a’hara savait qu’une abondance
d’inspiration sainte avait été donnée aux Pères, et elle a fait tout ce qui
était en son pouvoir pour qu’ils ne voient pas le danger des
« écorces », mais ils ne connaissaient pas le secret de l’inspiration
sainte qui a été donnée aux Mères. C’est pourquoi les Mères ont vu par
inspiration sainte le danger des « écorces » et se sont dévouées pour
prévenir le mal.
[411] Voir Midrach Chlomo Pg. 17, note 2.
[412]
Voir Midrach Chlomo Pg. 107, notre 2)
[413]
Le Rav Yechayaou Horowitz, auteur du livre :"chné lou'hot aberit".
[414]
Cf. le sujet précédent.
[415]
Voir le « Maamar haGuéoula » du Ram’hal (Rabbi Moché Haïm Luzzato)
Pg. 70 : « C’est pourquoi notre congrégation s'appelle: « Méa
charim » (selon le verset Gen. 26,22), et le nom de l’endroit est
« Ré’hovot », car « Il le nomma Ré’hovot disant :
Maintenant Hachem nous a élargi et nous nous multiplierons dans ce pays» (Gen.
26,22) ». « Il faut remarquer que d’après ces paroles explicites … Le
nom du quartier « Méa charim » était au départ
« Ré’hovot » » Midrach Chlomo Pg. 78, note 1.
[416]
Voir Rachi sur Beréchit 30, 11 « Ba Gad : un bon mazal vient…",
et ce qu’en dit le Midrach. Jérusalem aussi ainsi que tout Erets Israël sont
dans la ligne du bien, selon les versets « cette bonne montagne et le
Liban » (Deut. 3,25), « Voir le bien de Jérusalem"(Ps. 128,5),
« contempler le bien du Seigneur dans le pays de la vie » (Ps. 27).
Midrach Chlomo Pg. 118, et note 4.
[417]
« Arouka meerets mida » (plus étendue en longueur que la terre) =
Eliahou ben Chlomo Zalman = 606. Il s'agit là d'une métaphore de la sagesse.
[418]
Mer’hav i-ah est une des 156 notions, voir plus haut chapitre 2, et c’est aussi
un des noms de Jérusalem et d’Erets Israël. Et «D. faisait prospérer toutes les
œuvres de Sa main » (Gen. 39, 3), voir plus haut chapitre 2, 106. La
réussite par l’action. « D. faisait prospérer toutes les œuvres de Sa
main » a la valeur numérique de 613 (comme le nombre de mitsvot). Et
les initiales des mots de ce verset: Min hameitsar karati y-ah
anani bemer’havi-ah = ‘Hazon Tsion = 227, car mer’havi-ah est un
seul mot, voir Pessa’him 117. Midrach Chlomo Pg 121, note 13 et Pg 123, note
19.
[419]
Voir aussi Gen. 34 21 où l'on voit que cette expression signifie qu'il y a du
travail suffisant pour tous.
[420]
Cette comparaison n'est pas claire. Il me semble qu'il faut l'apparenter au
verset précédent à propos de la mer dans lequel l'Hébreu de "aux étendues
immenses" est en traduction littérale: "est spacieux pour les
mains" comme pour la terre. (Note de m.a.)
[421]
Cette 17ème extension correspond à l'idée dans la Kabala de l'union
des deux vertus de rigueur et de miséricorde. La muraille représente la
structure donc la notion de rigueur, et l'extension la vertu de hessed-grâce.
Or les deux doivent être liées. C'est à cela que le Gra fait allusion en citant
deux des pierres précieuses du pectoral du Cohen Gadol, la deuxième étant celle
de la tribu de Benyamin. (Note de m.a.)
[422][422][422][422] Sur le chant « ‘had gadia »
(« Un agneau »).
Le Rav
Cacher a écrit dans son livre « Hatékoufa haguedola » qu’il a trouvé
parmi des manuscrits, que ce chapitre fait partie du « Kol Hator » et
que sa place est ici. C’est pourquoi nous avons rapporté ici le commentaire de
ce chant, comme il est mentionné dans le livre « Midrach Chlomo » Pg.
47-48.
Ce chant
que nous chantons la nuit de Pessa’h à la fin de la Hagada, a un contenu
sublime et un sens très profond. On y trouve les tribulations d’Israël d’un
côté et d’autre côté ses rédemptions et le terme de la rédemption complète à la
fin.
Selon les
commentaires du Gra et le commentaire du « Kol Hator » son élève, on
nous présente dans ce chant une grande vision panoramique de l’histoire
d’Israël à chaque génération jusqu’à la venue du Rédempteur. Participent de
cette vision ces groupes : 1) L’Assemblée d’Israël dans son
ensemble ; 2) face à elle la jalousie et la haine qui règnent au sein
d’Israël ; 3) le groupe de ceux qui s’attaquent à Israël, à savoir :
Yichmaël, Esav, et Armiléus l’impie, l’ange du "Erev Rav" ; 4)
face à eux : le groupe des sauveurs, à savoir : Le bâton de D. par
l’ange Matat… le prince de l’intérieur, et le Messie fils de Yossef ; 5)
Le sauveur décisif : le Saint béni soit-Il Lui-même.
Explication
du chant : 1) L’Assemblée d’ Israël est ici surnommée « un
agneau » (‘had gadia) car elle est comme un agneau unique, seul au milieu
des nations du monde qui se dressent devant elle à chaque génération pour la
dévorer. Selon le commentaire de notre maître le Gra, l’allusion dans le surnom
d’« un agneau » vise la bénédiction que Yaacov, notre ancêtre, a
acquis de son père avec deux agneaux et qu’il a transmise à Yossef. Tel est le
sens de la formule : « Que mon père avait acheté pour deux
zouz ». 2) La jalousie et la haine sont surnommées dans ce chant « le
chat » » qui, d’après ce que le Gaon explique, a une nature jalouse
et haineuse. Ces vices sont la cause essentielle de tous les malheurs d’Israël
et de la domination des forces destructrices précitées qui sont Yichmaël, Esav
et Armiléus l’impie. 3) Le premier groupe d'ennemis à attaquer Israël est
Yichmaël, surnommé dans ce chant : « le chien » dont l’origine
est l’Egypte, comme il est écrit « Quant aux enfants d'Israël, pas un
chien n’aboiera contre eux » (Exode 11, 7). Le second groupe c’est Esav,
c’est Edom, c’est Amalek, qui est surnommé dans ce chant : « le
feu », comme c'est expliqué dans l’enseignement de la Kabbale. Le
troisième groupe c’est Armiléus, l’impie, l’ange du "erev Rav" qui
est surnommé dans ce chant « le taureau ». Et l’« ange de la
mort » c’est le Satan, le mauvais penchant. 4) Le groupe des
sauveurs : le premier « le bâton du Seigneur » est surnommé dans
ce chant « le bâton », et c’est celui qui fait pencher vers la vertu
de ‘hessed (la bonté), celui qui a donné et donne lieu à tous les miracles et
les prodiges que D. a fait et fait pour Israël dans le passé et le présent. Le
deuxième groupe c’est le mérite de la Tora qui est surnommé dans ce chant
« l’eau », comme l’ont dit nos Sages : « Il n’y a d’eau que
la Tora ». Et selon le commentaire du Gra, Israël est comparé à l’eau, car
l’eau est de l’ordre du « ‘hessed » et éteint le feu des malheurs et
des défauts. Le troisième groupe c’est le Messie fils de Yossef, qui est
surnommé dans ce chant « le boucher » (le cho’het), car il est l’ange
de la guerre contre tous ceux qui attaquent Israël et veulent le détruire.
C’est le premier Messie du tout commencement de la Rédemption et « les pas
du Messie ». 5) Le sauveur et celui qui amènera le dénouement final c’est
le Saint béni soit-Il Lui-même. Il mène à fin la Rédemption complète par le
Messie fils de David avec Moché, notre maître, au terme de l’ultime Rédemption,
qu'elle arrive bientôt, de nos jours.
Ce chant
nous montre combien est forte et grande la puissance de cet agneau unique.
Comment il se bat pendant des milliers d’années contre des forces destructrices
énormes qui n’ont pas réussi à l’éliminer. Le chat veut le manger mais il ne
l'a pas mangé! Le feu veut brûler le bâton mais ne le consume pas ! Armiléus
veut égorger le Messie fils de Yossef mais n’y réussit pas. Par lui se fait le
rassemblement des exilés « Yossef est encore vivant » et il est dit
aussi à son sujet « Le juste vivra par sa fidélité ». Bien des sujets
et des notions, des détails et des détails de détails, sont rapportés et
expliqués dans l’enseignement de la Kabbale au sujet de ce terrible combat
total, qui englobe d’un côté les tribulations d’Israël à chaque génération, et
d’un autre côté – les libérations. Nous avons devant nous quelque chose de
clair : l’origine principale, la cause des causes de toute cette suite
d’évènements, est la jalousie et la haine qui sévissent à l'intérieur d'Israël (cf. even chelema du Gra ch. 3, 2 et
remarques), et sans elles nous n’aurions pas connu tous ces malheurs et toutes
ces souffrances de l’exil. Et tous ces ennemis d’Israël, que ce soit Ychmaël,
Esav, ou Armiléus, n’auraient pas eu le pouvoir ni l’emprise pour atteindre
quelque peu Israël. Et si nous nous efforcions de rassembler toutes nos forces
et toutes nos armées spirituelles pour déraciner d’Israël le défaut de la
jalousie et de la haine, ainsi que les autres défauts, leurs origines et leurs
racines dont nous savons qu’ils font une importante différence entre une vie
riche et une vie misérable (selon la ligne des élèves du Gra, qui ont fondé la
réinstallation en Israël, selon le commentaire du Rav Moché Maguid zal), nous
aurions déjà mérité le rassemblement des exilés dans sa totalité, ainsi que la
reconstruction de notre Temple dans toute sa splendeur. Allons battons nous
dans ce sens et nous atteindrons la délivrance et la guéoula complète par les
nuées célestes. Amen.
[423]
Selon les commentaires du Gra sur les Tikouné haZohar ‘hadach Pg. 8, chaque
homme en Israël doit connaître la guematria de son nom selon son ascendance
familiale, qui fait allusion à sa mission dans le monde. Sinon, il risque de
finir au Chéol-que D. nous en préserve : « Car celui qui ne connait
pas la guematria (la numérologie) finira au Chéol ». Tikounim haZohar
‘hadach 8b, dans le commentaire du Gra : « Car tous les calculs
dépendent de cette force, et chaque Israël a une racine en haut dans la
guematria de son nom. Voir en détail sur ce sujet dans le chapitre 3 et dans le
livre « Midrach Chlomo" Pg. 38, note 9.
[424]
Rav Hillel a écrit "des Sanblat", faisant allusion aux habitants non
juifs du pays d'Israël qui résidaient déjà lorsque les Judéens revinrent au
début de la période du deuxième temple. Il s'agit de nos jours du problème
Palestinien (note de M.A.). Voir Néhémie Chap. 2, 19 et chap. 3, 33-34.
[425]
Voir ce qui est dit plus haut dans le chapitre 4, à la fin du paragraphe 1
« Voici les principes du début de la Rédemption en actes par
l’« éveil d’en bas » ».
[426]
Voir le livre « Maguid Dorech Tsion » Pg. 58, note 2 :
« L’éveil d’en bas » : Chaque mitsva qui est à l’initiative de
l’homme relève de la vertu du « Din ». Voir le commentaire du Gra sur
les Tikouné Zohar ‘hadach Pg. 26a, où il parle du verset : « Ave une
grande mansuétude Je te rassemblerai » : « Et ce sera un rachat
comme à l’époque de Cyrus ». Voir dans le livre « Maguid dorech
Tsion » ibid. note 3. Voir « Midrach Chlomo » Pg. 27,
"Hazon Tsion" Pg. 34, note 40. Le sujet dans son ensemble est
mentionné plus haut dans le chapitre 1, 6, note 40, et dans le chapitre 3.
[427]
Voir plus haut chapitre 3, 7. Il est dit dans ce passage de la Guémara :
Pourquoi ont-ils institué la bénédiction relative au rassemblement des exilés
après la bénédiction de la prospérité du pays? Parce qu’il est écrit : «Et
vous montagnes d’Israël, vous donnerez vos arbres et vous porterez votre fruit
pour mon peuple d’Israël, car ils sont près de revenir » (Ezech. 36,
8), et lorsque les exilés seront rassemblés, les méchants seront jugés… Et
lorsque Jérusalem sera reconstruite, le fils de David viendra ». Et Rachi
dit sur le verset : « Un rédempteur viendra à Tsion » (Is. 59,2) :
« tant que Tsion n’est pas reconstruite, le Rédempteur ne viendra pas
encore ».
[428]
"Lors de leur départ en Erets Israël, chaque élève du Gra avait emmené
avec lui une bêche afin d’accomplir les paroles du Midrach (Midrach Raba
parachat Kedochim ) sur le verset : « Quand vous viendrez
dans le pays et que vous planterez » : De même vous aussi, quand vous
viendrez en Erets Israël, ne vous occupez que de planter… Moché leur a dit : « Chacun d’entre
vous devra emmener sa pioche… »". Maguid Dorech Tsion Pg. 64. Ce
Midrach se trouve dans Vayikra Rabba paracha 28, verset 8.
[429]
Il a donné aussi une allusion à Rav
Hillel : « Kets hamegoulé » (fin dévoilée) a la même valeur
numérique que « Hillel ben Binyamin » (= 279). Voir ‘Hazon Tsion Pg.
66.
[430]
Message délivré par le pectoral du grand prêtre. Expression signifiant un
message Divin obligatoire. Cf. début du ch. 3.
[431]
Ange tutélaire d'Edom.
[432]
Dans l’introduction du Zohar au livre de Berechit à propos du verset :
« Jérusalem reconstruite, telle une ville réunie » (Ps. 122,3), il
est dit en ces termes : « J'affirme que Je ne rentrerai pas en haut
avant que ta population ne rentre en bas… » Et selon nos Sages (Berah'ot
58), il n’y a population à moins de six cent mille personnes». Nous
trouvons une référence importante dans les paroles du Gra, dans le livre
« Likouté haGra » (Pg. 40 et le « Beer Yts’hak » sur place)
sur le fait que le rassemblement des exilés se fera par le premier rédempteur,
le Messie fils de Yossef, selon le verset : « Ceux que Hachem
libèrera reviendront et rentreront à Tsion dans l’allégresse » (Is. 35,10)
et ce qui en est dit dans la Guémara (Chabat 88), que ce verset parle de six
cent mille personnes» (Hamaguid Dorech Tsion Pg. 64 et note 16). Le sujet de
six cent mille personnes est évoqué plus haut dans le chapitre 1,15.
[433]
Voir plus haut chapitre 1, 9 et chapitre 2, 118, ainsi que le Maguid dorech
Tsion Pg.64 et Midrach Chlomo Pg. 36, note 67.
[434]
« Ensemble avec nous les fils de la Cité fidèle, pour les préceptes de
« l’élargissement » nous allons tous nous soulever, et pour l’aide du
Messie, sortons nous les premiers, Celui qui se tient derrière notre murs, hors
de la muraille… Ici se trouve le lieu de son terrible combat, contre l’ennemi
Armiléus l’ange du sitra a’hara » (poème du Rav Yossef Rivlin auteur du
« Kol Yechoua »).
Voir le
Maguid dorech Tsion Pg. 101 et 63 au sujet de l’expulsion du "Sam.".
Voir plus haut chapitre 1, 42, 65, 66 et chapitre 2, 120. "La profondeur de l’âme de la sainte Tora"
signifie le coté ésotérique de la Tora.
(Remarque
dans la marge du manuscrit : "C’est un décret et une grâce"
signifie que le commencement sera d’abord comme à l’époque de Cyrus au temps du
deuxième Temple, selon les paroles du Gra. C’est pourquoi sa mise en œuvre et
ses détails doivent être faits comme à l’époque de Cyrus par Ezra et Néhémie.
C’est pourquoi il nous faut rechercher une tendance comme celle de Cyrus
( ?) parmi les nations. C’est dans ce sens que notre maître le Gra a dit:
lorsqu'un royaume ( ?) dominera Ichmaël, je revêtirai des vêtements de
fête, parce que c’est alors que le « temps de la tourterelle – Kol Hator»
entrera dans toute sa vigueur. Et quelle est la quantité du commencement du
rassemblement des exilés ? "Une personne par ville et deux d’une
famille"(Jer. 3,14)). Sur « le
décret et la grâce » voir « Midrach Chlomo »Pg. 96 chapitre 1,
19 et plus loin chapitre 7.
[435]
Jérémie 3, 14. Ce commentaire est selon le "pshat" – la lecture
littérale du verset, mais le Gra l’a aussi expliqué selon le Sod :
« deux par famille » c'est-à-dire les deux messies, le Messie fils de
Yossef et le Messie fils de David. Voir le commentaire du Gra sur les Tikouné
Zohar ’hadach Pg. 36, ceci est rapporté dans le livre ‘Hazon Tsion Pg. 134,
note 156.
[436]
Voir le discours de Rav Binyamin sur ce sujet, rapporté dans « ‘Hazon
Tsion » Pg. 21: « Cette ville Chklov, capitale en Israël et centre de
la Tora, est à l’extrémité du côté nord de notre exil dans le pays du Nord…
L’appel « Réveille-toi du Nord » nous est donc adressé » (Pg.
24-25).
(Remarque
dans la marge du manuscrit : « Nous avons demandé à notre
maître s’il est permis d’entreprendre cette action qui comporte un danger de
mort à chaque stade et à chaque pas ? Et notre maître nous a répondu :
« Notre ancêtre Yaacov qui a été le premier à procéder au « rassemblement
des exilés » quant il est parti en Erets Israël avec toute sa maisonnée
s’est mis en danger avec tous les siens, que ce soit lors de son départ quand
il s’est enfui de chez Lavan, que ce soit quand il est entré en Erets Israël
quand il a rencontré Esav. Pour finir Yaacov est arrivé sain et sauf à Soucot.
C’est à ce sujet qu’il est dit : « Il était entier à souca et sa
demeure était dans Tsion » (Ps. 79,3) » Et notre maître a encore
ajouté en réponse à cette question « Il est écrit : «Car c'est à
Tsion et à Jérusalem qu'il y aura des rescapés, comme il le sera, parmi les
survivants que D. invoque» (Joël 3,5)").
Au sujet du
combat de Yaacov, voir « Midrach Chlomo » Pg. 181 et 182.
[437]
Voir « Maguid dorech Tsion » Pg. 63, 8 et Pg. 70, 19. Voir
« Midrach Chlomo » Pg. 183.
[438]
Voir plus haut chapitre 1, 16.
[439]
Voir « Midrach Chlomo » Pg. 33 et la note 50 Pg.43.
[440]
Voir Maguid Dorech Tsion Pg.62, et 70. Midrach Chlomo Pg.44 note 57.
[441] Voir Midrach Chlomo Pg. 43 note 51.
Et Maguid dorech Tsion Pg. 59, et note 8 et Pg.112, 113. ‘Hazon Tsion
Pg. 173, 174 et la note sur la Pg. 33. Voir encore plus haut chapitre 1 note 6.
[442]
Tant qu’il n’existe pas une égalité satisfaisante dans tout cela, il n’y a
aucun espoir (à D. ne plaise) à la venue du Messie. Selon nos Sages :
« le fils de David ne viendra pas tant que les prix ne seront pas
égalisés », « Le fils de David ne viendra pas tant que toutes les
mesures ne seront pas uniformisées », d’après la version du
"Aroukh", sur la racine "m.d.", et dans la guémara
Sanhédrin 95a. Voir Maguid dorech Tsion Pg. 84, et note 1 et plus haut chapitre
1, 18).
[443]
Voir plus haut chapitre 1,9. Voir aussi Midrach Chlomo Pg. 32, et note 35 Pg.
42. Voir encore plus haut chapitre 1,9) et note 53. Sur le commentaire du Gra
sur le Cantique des Cantiques voir plus haut chapitre 1,6, note 31.
[444]
« Son commencement « à la porte de la Cité » qui est sur la
ligne médiane Ouest ». Voir plus haut chapitre 2,31. Voir plus amplement
sur ce sujet dans la dracha de Rav Moché Maguid dans le livre « Maguid Dorech
Tsion », Pg. 94 et 95. Et il est écrit dans le « Midrach
Chlomo » : « Le désir de la force de l’impureté pour s’emparer
du centre de la sainteté, « la porte de la Cité »… Elle se trouve sur
la ligne médiane qui est située entre le terrain des murailles et celui des
portes de Jérusalem… (l’endroit exact de la « porte de la Cité » a
été déterminé par les élèves du Gra et les Kabbalistes dans Jérusalem sur la
colline qui se trouve à côté de la tour arabe « Ail-Akcha », à côté
du côté oriental du quartier « Zikhon Moché », « Midrach
Chlomo » Pg. 107, note 4 et Pg. 166, note 24).
[445]
Cette idée de trois stades de rassemblement ne nous est pas connue. (m.a.)
[446]
Ce nom de D. est celui que l'on prononce à la place du tétragramme. Il
représente donc la valeur dévoilée de D.
[447]
Chaque action grande ou petite dans l’œuvre du peuplement d’Erets Israël et du
rassemblement des exilés, de la reconstruction de Jérusalem, de l’élimination
de l’esprit d’impureté de la terre par la fertilisation de la terre et
l’accomplissement de ses préceptes, toutes les actions du renforcement du
peuplement d’Erets Israël font toutes parties du « précepte
d’extension ». « Midrach Chlomo » Pg.117.
[448]
Il faut rapporter ici l’idée du Gra sur le verset : «Car tu seras appelée
celle que J’aime » (Is. 62,4): « Il y a deux sortes
d'aspirations pour Tsion. La première, une aspiration du Ciel… celle-ci est
permanente, même pendant l’exil. Et la deuxième, l'aspiration d’en bas,
d’Israël, par l’«éveil d’en bas ». La lamentation du prophète selon
laquelle il n’y a aucune aspiration pour Tsion se rapporte à la demande de la
deuxième sorte qui doit venir d’Israël, d’en bas, et d’elle dépend aussi
l'aspiration d’en haut, car comme cela est connu dans l’enseignement de la
Kabbale : tout influx d’en haut ne descend que par une aspiration d’Israël
en bas. C’est ainsi que le Gaon explique le verset : « Vous devez
aspirer à Sa résidence, et c'est là que vous viendrez» (Deut. 12, 5), car ce
n’est que lorsque la demande sera venue du peuple, qu’il viendra à
« l’endroit que D. choisira ». Et si, en vérité, la demande vient en
premier, le choix de D. la devance en élévation, c’est pourquoi « que D.
choisira » est dit en premier. « Adrat Eliahou » Pg. 99a. Voir
« Maguid dorech Tsion » Pg. 105-106.
[449]
« Yechouroun a la même valeur que « Messie fils de Yossef », et
« Eliahou ben Chlomo Zalman ben Issaskhar Dov » a la même valeur
numérique que « Et Yechouroun Je l’ai choisi », de même « Sa
soucca est entière et Sa demeure à Tsion » (Yechouroun = Machia’h ben
Yossef = 566). Voir plus haut chapitre 2, 64 et dans la note. « Eliahou
ben Chlomo Zalman ben Issaskhar Dov » = « Sa soucca est entière et Sa
demeure à Tsion » =« Et Yechouroun Je l’ai choisi » = 1200. Voir
plus haut chapitre 2, 42). Voir « Midrach Chlomo » Pg. 40, dans la
note 21.
[450]
Voir plus haut chapitre 1, 17 et le début du chapitre 5. L’existence de gens
intègres se base sur ce qui est dit dans la Guemara Sota 48 et Chabbat 119.
Voir « ‘Hazon Tsion » Pg. 39 et 135. Et aussi une allusion fournie
par les élèves du Gra : « Kiyoum anchei emouna » (L’existence de
gens intègres) en numérologie = 613 (comme le nombre de mitsvot).
Voir "Midrach Chlomo » Pg. 44 note 59 et dans la dracha
rapportée la-bas pages 70 à 73.
[451] Voir « Midrach Chlomo »
Pg. 46, note 73. Dans la dracha rapportée à la Pg. 105 à 111. Voir dans
la dracha de Rav Moché Maguid, « Maguid dorech Tssion » Pg. 72 à 74,
remarque 22. Et voir plus haut chapitre 4, paragraphe 1.
[452]
Comme c'est expliqué dans la dracha de Rav Moché Maguid : « des gens
intègres et la fin dévoilée ». Voir « ‘Hazon Tsion » Pg. 133 à
139.
[453]
Voir plus haut chapitre1, 11. Voir « Maguid dorech Tsion » Pg. 65,66
remarque 12 : « Un des objectifs du Gra et de ses élèves dans
l’œuvre du rassemblement des exilés était l’établissement à Jérusalem d’une maison
d’étude destinée à l’étude de la Kabale". En ce qui concerne l’étude de la
Tora voir le « Midrach Chlomo » Pg. 111-117.
[454]
« Dans l’avenir, toutes les synagogues et toutes les maisons
d’étude » : Meguila 29a. Voir plus haut chapitre 1, 10. Voir aussi le
« Maguid dorech Tsion » Pg. 70, 71. Paragraphe 2.
[455]
Tav kouf vav hé = Tora = 611.
[456]
Voir plus haut le chapitre 5 « la sixième réparation : le
renforcement »
[457]
*NDT : Sanbalat était le satrape de Samarie qui s’opposa à Néhémie en
bloquant la reconstruction de Jérusalem. Voir plus haut, remarque 2.
[458]
Voir la dracha de Rav Moché Maguid dans « Maguid dorech Tsion » Pg.
97-100, et dans « Midrach Chlomo » Pg. 86-88. Au sujet d’Ezra et
Néhémie voir plus haut chapitre 1,9. « Avec une grande mansuétude »
voir chapitre 1,2, note 13.
[459]
Elle a besoin de la guérison, et il est dit aussi « Je guérirai votre
terre » (Chroniques 2,7) : c'est-à-dire la terre d’Israël elle-même.
[460]
Voir ce sujet « Midrach Chlomo Pg. 96-101.
Il semble
que dans la suite de ce chapitre, il est question de «On habitera à Jérusalem
sans murailles » et de l’élimination de ce qui est du ressort d’Amalek,
ainsi que l'auteur l'a évoqués dans le chapitre 3, 3 : « Mon cœur me
dit clairement que si je n’avais été créé que pour saisir l’intention de cette
Guémara, c’en aurait valu la peine, comme cela est expliqué plus loin dans le
chapitre 7 », mais il est possible qu’il songeait au paragraphe 7 du
troisième chapitre. C'est encore à approfondir.
[461]
Cette prière se trouve dans « Midrach Chlomo » pg 163.
[462] ע"פ קול התור פרק א' אות כ"ד
Commentaires
Enregistrer un commentaire